Le point trigonométrique des mouvances
148 pages
Français

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Le point trigonométrique des mouvances , livre ebook

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Description

"Un point trigonométrique mais non un point fixe. L'orientation d'un regard, je, tu, il. Dans la fluctuation des perspectives, une constante, un invariant qualitatif...critique expérimental, le regard est aimant. Source objet. Au miroitement séducteur, aux assonances syncopées des images correspondent l'effarement né du choc, le doute délétère de l'esprit."

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2010
Nombre de lectures 264
EAN13 9782296687790
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0082€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Le point trigonométrique des mouvances

Trigonometrischer Punkt des Wandelns
Arto Tchakmakchian, Composition avec ‘objet trouvé’,
In : Arto, Rétrospective, éd. Litho Mille-Îles, Terrebonne,
Québec, Canada, 2003
Béatrice Golkar


Le point trigonométrique
des mouvances

Trigonometrischer Punkt
des Wandelns


Bilingue français-allemand


L’Harmattan
© L’Harmattan, 2009
5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-10401-3
EAN : 9782296104013

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
Sum
M AHNUNG
Alles, was ich nicht sage,
wendet sich
gegen
dich.
R ÈGLE
Et si le plomb du ciel
Me plaque au sol dans la boue,
J’extirperai de ma peur
Le caillou mordoré
Avec lequel les anges jouent.
M ISE EN GARDE
Tout ce que je ne dis pas
se retourne
contre
toi.
D E SYMÉTRIQUE
en oblique
puis asymétrique
je m’oblige
à suivre
le cours d’une pensée
qui ne songe pas
à filer droit
qui me plonge
sans ange
ni garde-fou
au fond du sens
du sans rien
du j’y songe
du j’en reviens
rien de vrai
rien de sûr
mais un vrai songe
qui dure
un murmure dans la pénombre
émacié
et pur.
E T C’EST un terme qui cherche
L’un après l’autre sa voix.
Et l’exégète est mort,
et ses ailes sont pourries.
Et j’ai compris le cri
Et je veux y répondre.
Je ne trouve pas les mots
Et je suis seule dans l’ombre.
Et puis plus rien
et qui tremble.
M A TÊTE est un chaos
où les coups pèsent
en violence
ce que l’acharnement,
lilas,
la persistance,
minent
dans l’assourdissante
forge des flèches
plantées dans mes yeux
de je veux.
T ÊTE DE MULE
Qui rue
Dans les brancards
Ne fait de mal
Qu’à elle seule
N’avance plus
Vers aucun râtelier
Ne traîne plus
de bagage
Ne connaît plus
aucun langage
de maître.
Les brancards disloqués
en contrebas,
Perdue dans les nuages,
Une chimère pour toute lueur,
Pour avancer une chanson.
Articuler dans la douleur,
Jeux d’amour, paroles d’enfant.
T OUT GESTE
Un symbole
Et quand je me lave
un symbole : fontaine ou puits
Et quand je souffre
je me perds
Et quand je bois
l’eau pure
d’un ruisseau qui n’existe plus
une lubie
Je suis sans art
je suis sans règle
sans légitimation
qui me protège
sans drogue
pour m’enfuir
une goutte d’eau
sur un appui
de fenêtre
qui s’évapore
,, A UF DER S PUR DER S ÜNDER‘‘
(Johann Christian Günther
Abendlied)


Auch diese Frucht werde ich kosten,
süß, rot und saftig.
Ich weiß, ich kriege Bauchweh.
Schon fast zu reif.

Die Paare sind auseinandergefallen
auf dem Verkaufstisch des Händlers.
Ich esse sie trotzdem,
mit Genuß,
obwohl ich so lange gewartet habe.

Herbstkirschen im Juli
schmecken nach Ernte,
ich schwinge die Sense.

So muß ich sein,
kirschrot
und tanzen
mit
Bauchweh
ohne Seil
« S UR LA TRACE DES PÉCHEURS »
(Johann Christian Günther
Chant vespéral)


Ce fruit aussi, je le goûterai,
rouge de jus, rouge de sucre.
Maux de ventre assurés.
Trop mûr déjà, presque.

Les paires se sont désunies
sur l’étal du marchand.
Je les mange quand même,
avec délectation,
bien que j’aie attendu si longtemps.

Cerises d’automne en juillet
goût de moisson dans
mes mains, la faux tournoie.

Voilà ce qu’il me faut être,
rouge cerise
et danser,
le ventre noué,
sans filet
A FFINITÉS DE MONDES
Meine Spezialität ?
Vermudich
Fragen aufwerfen,
verbrauchte Bälle.
Trübe Wasser aufwühlen
für eine
Seifenblase, ein
Hörwort.
Schnellen Händen
fremd und leer.
Atemgetragene
Luftspiegelung.
Ein Kuß,
ohne Anspruch,
und doch nichts-
gezwungen.
Atemberaubend,
die schwebende
Vereinigung
zweier Küsse.
Ein Wunder,
nicht digital und
trächtig vielleicht
real.
Unmittelbar
am KrakenNet
vorbei.
Und an der Fliegenklatsche.
A FFINITÉS DE MONDES
Ma spécialité ?
Leveuse de questions
sans doute,
de balles usées.
Brasseuse d’eaux troubles
pour une
parole d’écoute, une
bulle de savon.
Etrange et vide
pour les mains lestes.
Jeu de reflets aérien
né d’un souffle.
Un baiser,
sans prétentions
et pourtant mû
par le néant.
Saisissante,
l’union
en vol
de deux baisers.
Un miracle
non digital et
porteur de peut-être
réel.
Rescapé
du net
tentaculaire.
Et du tue-mouche.
J ’ÉCRIS,
je suis un cinq,
indivisible et premier.
Tout mon système d’action,
tous les chiffres ronds

de ma pensée décimale
se fondent sur mes traits
droits et courbes,
ambivalents et déliés,
protéiformes, omniprésents.

Ich bin das A und O der Welt,
ein kinderfreundliches Experiment,

ein Zahlversteck für obdachlose
Zecher, die sich bewußt

mit meinem Zerr-und Spiegelbild vergnügen,
mit der so streng verspielten Zwei,

bis sich das runde Nichts entfaltet,
aus dem auch ich entsprang.
Je suis l’alpha et l’oméga du monde
une expérience pour enfants

une cachette numérique pour noceurs
sans abri qui, consciemment,

s’amusent avec mon reflet déformé,
mon deux tout de rigueur et de jeu,

jusqu’à voir éclore le néant circulaire
dont moi-même je suis né.
I MAGE DE SYNTHÈSE
Ce sont les rêveurs qui donnent corps au monde.

Abattu.
Ecorcé.
Les entrailles suffoquent
au jour malsain.

Il s’en dégage,
rampante,
une fleur moite,
capiteuse,
insipide.

Une tache crue de plus,
sur l’arbre immense qui
respire mes rêves qui
laboure la terre
blanche des souffrances.
Chaque larme,
soutirée
Lymphatiques et blêmes,
ses veines me traversent,
m’incorporant au spectre
de son tronc anthropophage.

Au battement sourd
de sa houle boueuse
et verte,
les yeux de morts
engloutissent,
opaques, mes plus farouches noèmes.

Défi de pesanteur. Chevauchée de
Regards qui sombrent
dans l’absence.
Dennoch {1} .
S ECHSTER S TOCK
Sonne,

eine Taube auf einem Ast
vom Wind geschaukelt,
die du von oben erspähst
in ihrer Neugier.

Nicht für dich bestimmt
und doch
deine Taube,
für die Stunden von unten,

im Dunklen,
wenn du erblindest.

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