Luminaire
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Description

Dans la nuit du peuple / S'est levé le soleil, / Car une voix a semé / Dans l'esprit d'un jeune chevalier / La lumière et l'a consacré poète / Et en lettre de feu dans le ciel / S'est gravé : "Quand le poète écrit / C'est le divin qui parle en lui."

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Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2012
Nombre de lectures 32
EAN13 9782296478305
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0104€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


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Luminaire
Littératures et Savoirs
Collection dirigée par Emmanuel Matateyou

Dans cette collection sont publiés des ouvrages de la littérature fiction mais également des essais produisant un discours sur des savoirs endogènes qui sont des interrogations sur les conditions permettant d’apporter aux sociétés du Sud et du Nord une amélioration significative dans leur mode de vie. Dans le domaine de la création des œuvres de l’esprit, les générations se bousculent et s’affrontent au Nord comme au Sud avec une violence telle que les ruptures s’accomplissent et se transposent dans les langages littéraires (aussi bien oral qu’écrit). Toute réflexion sur toutes ces ruptures, mais également sur les voies empruntées par les populations africaines et autres sera très éclairante des nouveaux défis à relever.

La collection Littératures et Savoirs est un espace de promotion des nouvelles écritures africaines qui ont une esthétique propre ; ce qui permet aux critiques de dire désormais que la littérature africaine est une science objective de la subjectivité. Romans, pièces de théâtre, poésie, monographies, récits autobiographiques, mémoires… sur l’Afrique sont prioritairement appréciés.


Déjà parus

Fidèle Mohdestes TAGATSING TANKOU, Quête solitaire , 2011.
Simplice KAMGA, Le revers de l’amour. Nouvelles , 2011.
Emmanuel MATATEYOU, Comment enseigner la littérature orale africaine ? , 2011.
Charles SOH, Un enfant à tout prix , 2011.
Valérie Joëlle KOUAM NGOCKA, À cause d’elle (roman) , 2011.
Sophie Françoise BAPAMBE YAP LIBOCK, Le Dévoilement du silence , 2010
Pierre Olivier EMOUCK, Les chiens écrasés , 2010.
Duny FONGANG, À l’ombre du doute , 2010.
Grégoire NGUEDI, La Destinée de Baliama , 2010.
Benoît Massa Zibi


Luminaire

Poésie
Nous savons qu’il reste dans ce livre des imperfections ; nous prenons cependant l’option de le faire circuler, à petit tirage, remerciant d’avance tous ceux qui nous aideront à le perfectionner dans les tirages successifs.


© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-55887-8
EAN : 9782296558878

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012
A mon père et à ma mère


A mes frères et sœurs


A la jeunesse Camerounaise et Africaine


Dédicace spéciale à tous les artisans
des belles pages de l’Afrique.


« Mon chant est un hymne de célébration
Le son de mon tambour la voix des aïeux
Et mon poème une mélodie d’espoir » .
AVANT-PROPOS
J’ai voulu par le présent recueil apporter ma modeste pierre à la construction de l’édifice Camerounais en particulier et Africain en général. Pour moi le poète est un tremplin entre le divin et la société ; dans cette optique l’inspiration est comme une perle, une flamme déposée dans l’esprit du poète et son rôle est d’ouvrir à celle-ci les portes de son rayonnement extérieur. Ceci fait du poète un éclaireur social, c’est-à-dire le médecin des consciences. Quand je prend la plume et que je mouille les pages d’encre, je sens dans mon fort intérieur que j’accomplis une mission. En tant que poète, j’aimerais me faire le chantre de la paix, de l’amour et de la beauté.
Au moment où les mœurs se pervertissent à travers le monde, il est indispensable à mon avis que la jeunesse Africaine ne devienne pas dans la mondialisation ce que Rabelais qualifiait de « moutons de panurge ». C’est dans cette voie que je dépeins les maux tel l’homosexualité ou encore la pédophilie. De plus la société contemporaine soufre d’une véritable crise d’amour quand on sait que perdure encore en Afrique de nombreux foyers de tension et que la jeunesse Africaine excédée par les difficultés de la vie se livre à l’émigration clandestine…
Comme écrivait Gambetta au 19 ème siècle à la suite du boom démographique qui suivit la révolution industrielle : « le peuple étouffe dans le vieux continent » ; aujourd’hui en Afrique avec les vagues sans cesse croissantes des masses l’émigrés qui crient famine aux portes de l’Europe, on pourrait être tenté de dire : « le peuple étouffe de misère dans le berceau de l’humanité », dans la mesure où on assiste à une véritable flambée de la pauvreté. L’Afrique a besoin pour se développer que ses filles et ses fils se serrent les coudes au lieu de servir des intérêts égoïstes car là où les énergies humaines se mettent ensemble, il n’y a pas de problème qui puisse demeurer sans solution.
L’Afrique s’est assez saoulée du vin des conflits, elle a présent besoin plus que jamais que ses enfants se tournent vers la bataille du sous-développement et c’est en étant unis que les Africains viendront à bout de la pauvreté. Le continent Africain ne saurait éternellement demeurer spectateur au concert du progrès et de l’innovation animé autour de nous par le monde industrialisé, il doit se frayer un chemin dans les méandres d’une mondialisation intransigeante. C’est en ce sens que j’invite l’Afrique à suivre les pas des géants de l’Asie. En effet, l’Afrique jusqu’ici a fait preuve d’une riche littérature qui ne s’est pas moins illustrée aux côtés des grandes littératures mondiales, il s’agit à présent pour elle de s’affirmer sur le terrain des sciences et techniques. Pour moi il est indispensable que les Africains apprennent à transformer eux-mêmes leurs richesses du sol et du sous-sol, et c’est de cette façon que le rêve d’une Afrique « aux autoroutes luxuriantes et aux boulevards épars » prendra corps. L’Afrique pourra ainsi devenir un « eldorado » où ses fils et ses filles n’auront plus à se livrer à l’émigration clandestine. Je ne saurai clore mon propos sans dire ce que voici : le rêve est une fenêtre ouverte sur l’avenir à travers laquelle se dessinent les printemps futurs.
BAKASSI : LE RETOUR ÉMOUVANT
Je me souviens ta terre
Buvait monotone notre sang brûlant
A l’ombre pâle de ta forêt aux mailles de la guerre
Et l’écho funèbre du cruel duel avec acharnement
Nous venait transpercer le cœur d’effroi.
Nos nobles et vaillants soldats
Nous revenaient de l’arène des combats
Froids et sans voix
Et le tourbillon de nos larmes enragées
Allait blêmir les nues dorées.
Je me souviens tes chemins
Jadis joviaux et sereins
Violés, soupiraient à nos âmes en rafale
La rime en délire des crépitements fatals
Et les rudes voix des canons
Allaient au firmament pétillant d’un frêle décor
Voiler les clartés de l’aurore
Du sombre linceul de la folle haine pourtant sans raison.
Et aux doux flots du vent de la mer en face
L’ouragan de la barbarie vorace
Et le dernier soupir des combattants coulés au tapis
Allaient troubler et froisser l’harmonie.
Aujourd’hui Bakassi,
Toute l’Afrique en miniature
Acclame les génies matures
Par lesquels tu es rétrocédé à la mère patrie.
A l’ombre du dialogue
L’onde de la paix a tu le monologue
Des canons féroces et voraces
Et vivifié la voix de la sagesse.
Evades toi ô Afrique,
De la caverne de la servilité
Et du labyrinthe de l’instabilité
Et devient l’Afrique pacifique
Dont le pétillement de la paix inspire
Aux soleils couchants
La liesse qu’ils impriment magnifiquement
Aux suaves zéphyrs.
14 août 2008
CHANTE LE POÈTE
Chante le poète
Chante l’artiste
Le poète chante
Le poète chante la paix
Le poète chante la joie
Le poète chante l’amour
Le poète chante la beauté
Le poète chante la prospérité.
Chante le poète
Chante l’artiste
L’artiste chante la gaieté
L’artiste chante la fête
L’artiste chante l’espoir
Il chante pour que naisse la liesse
Il chante pour que tarissent
Guerres et guéguerres
Il chante pour que tarisse
La misère
Il chante au cœur qu’il change.
Fredonne le poète
Fredonne l’artiste
Le poète chante à la vie
Pour qu’elle s’assagisse
Le poète fredonne
Pour que se brisent les chaînes
Des haines humaines
Le poète fredonne
A l’oreille des Nations
La société idéale
Il chante et s’en régale
Il chante pour conjurer le mal
Il chante pour exciser l’illégal.
Chante le poète
Chante l’artiste
Chante sans rancœur
Aux hommes de toutes les couleurs
Chante sans peur
Ton temps à ton heure
Chante la vie sans leurre
Chante avec vigueur
En faveur du bonheur.
RÉCITAL VESPÉRAL
Le soleil tropical
Penche sa chevelure originale
De molles clartés ornementales
Sur le front des prairies septentrionales
Elle, la déesse d’ébène aux cuisses
Que polissent d’éclats lisses
Les suaves lueurs vespérales
Balade sa phénoménale
Et scintillante sveltesse
Dans le pré qui dresse avec adresse
A son honneur son tapis pourpre et cordial
Où l’ébène pétille pareil aux perles du Natal.
Sa voix, géniale étale virginale
Au vespéral carnaval
Des molles senteurs florales
De son Cameroun natal
Sous mes yeux ahuris jaillit et régale
Mon cœur d’une saveur impériale.
Joviale demoiselle, elle étale triviale
Son époustouflante haleine de pétale astrale
Comme disque de cristal
Au frêle courant des ondes musicales
De zéphyr que le déferlement pluvial
De sa chevelure pure et royale
De soleil de Ngaoundal
Précipite sur mon regard sentimental
Pareil à une éblouissante brume fluviale.
REPENTIR
Je suis une fille odieuse
Je suis une fille hideuse
Je suis une fille ignoble
Je suis une âme désagréable
Mon âme baigne dans l’océan
De mes infamies
Et dans mon cœur coule
Le fleuve affreux de mes crimes
De jeune fille frivole.
Je pleure ma jeunesse
Je pleure ma sécheresse
Je pleure ma solitude
Je pleure mon hébétude
Je pleure mes horreurs
Et je cherche le bonheur
Je pleure car je suis une terre infertile
Je pleure car je suis un champ
Où on sème et ne récolte que néant
J’ai honte de ma vie
J’ai honte de mes ignominies.
Je suis une âme impure
Je suis un être impie
Et mon cœur brûle de blessures
Et je fais peur
Et je pleure
Ma jeunesse qui rima
Avec crimes
Car j’ai anéanti des vies
Et mon esprit pu l’agonie.
Je pleure mes filles grâces du ciel
Je pleure mes fils présents de l’éternel
Par moi offerts aux poubelles
Et aux canines
Des latrines
Je crie mon repentir
A mes fœtus martyrs
Car le temps est venu pour moi
D’expier mes perfidies
Je crie mon désarroi et ma croix
Car mon cœur sans bonheur est meurtri.
Oh ! Mes fœtus avortés
Oh ! Mes doux bébés
Comme je vous veux
Comme je vous aime
Ah ! Comme je suis un être affreux
Ah ! Comme je suis une infâme femme
Je pleure les pleurs d’un enfant
Je pleure le sourire d’un enfant
Je pleure les caprices d’un enfant
Et j’implore au maître du firmament
La grâce d’être maman.
LE BALAI DES NUES
Magnifique drapé
De nuages argentés
Engendre le firmament
Loin dans les cieux se suspend
Plane galant
Comme un goéland
Se masse
S’amasse
Se tasse en liasse
Et lasse, s’efface.
Balai émouvant des nues
Elles s’amoncellent
Comme du sel
Se gèlent
Se dégèlent
Se flagellent
Se querellent
Forment des cavaliers en scelle
Bâtissent des dômes pêle-mêle
Forment des collines belles et rebelles
Tissent des frasques en échelle
Erigent des édifices au zèle
Des tours jumelles.
Sublime drapé
De nuages argentés
Loin dans le firmament
Elles, les nues se regardent
Se narguent
S’évadent
Glissent lisse
Tissent des vagues plissées en hélice
Que le soleil décore
De ses perles d’or.
Course folle
D’écume blanchâtre fugace
Sagace et rapace
Engendre le firmament
D’en bas m’agace
Et égard
Mon regard
Plein d’émoi
Qui épie sans voix
Cette liesse du ciel.
Neige légère du ciel se débat
Çà et là
Tisse des flocons longs puis ronds
Aux sons de violon
Abonde
Vagabonde
Sonde ses ondes
Et en rafale s’en va
Ma tête d’en bas
Lasse se rabat
Sous l’éternelle
Et rebelle
Douceur du ciel
Qui m’étreint pêle-mêle
Comme miel
Sans fiel.
Divine laine frêle
Du naturel
Qui m’étreint avec entrain
Comme serein refrain
Elles, les nues se remuent
Nues
Se muent
Et affluent dru
Puis la nuit
Y luit sans bruit
Une pluie
D’étoiles jolies
En une nuée fleurie
Fruit d’une étrange harmonie.
À LA RUE DU SIDA
Une belle fille
Toutes les nuits
S’en va
Là-bas
A la rue du Sida
Une belle fille
Qui toutes les nuits
Gémit à l’infini
Dans la rue de l’infamie.
Une belle fille
Toutes les nuits
S’en va
Là-bas
A la rue du Sida
Et la beauté
De la belle de nuit
S’en va lasse
D’être maltraitée
Et malmenée
Et la beauté
De la belle de nuit
Perd son éclat
Et la beauté
De la belle de nuit fane
Comme vieille cabane
Et la beauté
De la belle de nuit
S’en va
Et le Sida
Hérite du trône…
RIEZ PAS MON ARGOT
Ho ! Ho !
Ho la go
Aux beaux lolos !
Djoum dans ma niol
On go
A ma piol
Se gâter à gogo.
Salo
Je ne suis pas un marigot
Où pour all le mot l’eau
Coule à flot
J’aime mon djo
Je suis fidèle à mon gars
Et donc barre
Toi Connard.
Allo ! Allo !
Ma go
C’est moi man for préso
Je suis au tourne dos
De Mbankomo
Kem tchar les dos
Pour go
A l’hosto
Teck tes résultats
Du test du Sida
Docta
M’a tell bravo
Car je suis séro
Négatif Gnango
Et je eat un gros morceau
De maquereau
Et un gigot
De veau
Gnango je suis mal en haut
Et je ya et check du slow
En solo.

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