Quête solitaire
94 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Quête solitaire

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
94 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Un recueil de 67 poèmes dans lequel l'auteur aborde son vécu peu ordinaire. Ses amours à la fois passionnées, tourmentées, ses rêves dorés, ses espoirs déçus, ses joies et ses désillusions. Tous les aspects de la vie, l'amitié, la foi, l'espérance et la mort y sont omniprésents.

Découvrez toute la collection Harmattan Cameroun !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 décembre 2011
Nombre de lectures 32
EAN13 9782296474956
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0068€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


Découvrez toute la collection Harmattan Cameroun !
" />

Quête solitaire
Littératures et Savoirs
Collection dirigée par Emmanuel Matateyou
Dans cette collection sont publiés des ouvrages de la littérature fiction mais également des essais produisant un discours sur des savoirs endogènes qui sont des interrogations sur les conditions permettant d’apporter aux sociétés du Sud et du Nord une amélioration significative dans leur mode de vie. Dans le domaine de la création des œuvres de l’esprit, les générations se bousculent et s’affrontent au Nord comme au Sud avec une violence telle que les ruptures s’accomplissent et se transposent dans les langages littéraires (aussi bien oral qu’écrit). Toute réflexion sur toutes ces ruptures, mais également sur les voies empruntées par les populations africaines et autres sera très éclairante des nouveaux défis à relever.
La collection Littératures et Savoirs est un espace de promotion des nouvelles écritures africaines qui ont une esthétique propre ; ce qui permet aux critiques de dire désormais que la littérature africaine est une science objective de la subjectivité. Romans, pièces de théâtre, poésie, monographies, récits autobiographiques, mémoires… sur l’Afrique sont prioritairement appréciés.
Déjà parus
Simplice KAMGA, Le revers de l’amour. Nouvelles, 2011.
Emmanuel MATATEYOU, Comment enseigner la littérature orale africaine ?, 2011.
Charles SOH, Un enfant à tout prix, 2011.
Valérie Joëlle KOUAM NGOCKA, À cause d’elle (roman), 2011.
Sophie Françoise BAPAMBE YAP LIBOCK, Le Dévoilement du silence, 2010
Pierre Olivier EMOUCK, Les chiens écrasés, 2010.
Duny FONGANG, À l’ombre du doute, 2010.
Grégoire NGUEDI, La Destinée de Baliama, 2010.
Floréal Serge ADIEME, La Lionne édentée (roman), 2010.
Jean-Claude ABADA MEDJO, La parole tendue (poésie), 2010.
Fidèle Mohdestes Tagatsing Tankou


Q UÊTE SOLITAIRE


Poèmes
© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-55858-8
EAN : 9782296558588

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012

Remerciements
J’adresse une grande reconnaissance :
Au Dieu qui m’a créé et suscité en moi la passion de la Poésie et de la Recherche…
À mon père l’Adjudant Tankou Norbert qui fut mon premier guide sur le chemin de la connaissance. Puisse la lumière de son esprit continuer de m’éclairer de l’au-delà.
À ma Tata, madame Kuetche Simone, mon Tonton, le Magistrat Sandeu Emmanuel et au couple Kamdoum Justin pour l’extrême patience qu’ils ont dû observer à l’égard de mon caractère impétueux !
À Sakam Jean de Dieu, cet aîné qui n’a cessé de m’encourager pour la publication de cet ouvrage.
À Sa Majesté Takoukam Jean Raymond dont la sagesse rayonne sur le peuple Baméka.
Aux camarades de l’Amicale des anciens des terminales du Lycée Classique de Bertoua (AMAT-LCB) qui m’ont toujours manifesté leur indéfectible amitié.
Particulièrement à son président M e Etaba Tina Mathieu et à son épouse Florette Nadège, à la Vice-présidente, madame Abessolo Gisèle, épouse Amougou.
À Charles Atéba Eyéné qui pour nous est une lumière dans cette société à la recherche de nouveaux repères.
Au Dr Sylvie Handy Dissak, une amie véritable comme on n’en rencontre plus aujourd’hui dans notre société de « hauts calculs » !
À monsieur Zanga Mbazoa Maurice, notre illustre professeur de français au Lycée, que nous surnommions injustement “Néron” pour sa rigueur dans la transmission de la langue de Racine.
Que tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué de quelque manière que ce soit à la réalisation de cet ouvrage, et qui ne sont pas nommément cités, trouvent ici mon remerciement sans limite.
Confidences
à Léa Phallet
Dans ma longue quête sur terre
Tout fut pour moi un mystère
J’ai tant erré au début
Me trompant sans cesse de but.
J’ai couru après un rien,
Espérant trouver du bien.
Je n’ai eu droit qu’à des leurres
Qui ont suscité mes pleurs.
Bien que tout en étant las
J’ai marché par-ci par-là
Accompagné du silence
Tout au long de mon errance.
Les femmes, j’en ai fait un doute ;
Préférant aller ma route.
Absorbé par le mystère
Je suis resté solitaire
Mais tout au fond de moi-même,
J’ai tant espéré qu’on m’aime.
Dans le secret de mon cœur
J’ai attendu une âme sœur,
Qui de sa sollicitude
Comblerait ma solitude.
Abidjan, 2 avril 199718 heures
Les rebuts
Tant de chemins j’ai couru
Dès l’aube naissante de ma vie
Tant de savoirs ai-je acquis
Depuis lors que je naquis.
Ce savoir accumulé,
Tout au long assimilé,
La nature m’en a fait don,
Innombrable et sans fond.
Tout ce chemin que j’ai fait,
Toutes ces connaissances acquises
En tous temps, même ceux de crises
Me reviennent quand souffle la brise.
J’ai acquis grande expérience,
De ces chemins parcourus.
De ma vie j’en ai tant vu
Pour me perdre face aux rebus ;
Êtres dépourvus d’élégance,
Que leur ampute l’arrogance
Qui va à l’extravagance.
Au cœur de leur ignorance
Ils se donnent tant d’importance,
Mais me laissent l’indifférence
De ne souffrir leurs manigances !
Yaoundé, 1988
Serment d’amour
à Annick Ziké
Aux grandes heures matinales
Alors que le jour s’annonce,
Défiant la bise glaciale
Et, majestueux comme un nonce,
Je m’en irai les mains jointes
Par les humides senteurs
Sans manifester de plainte,
Dans le sous-bois en fleurs,
Cueillir pour toi des lilas
Sans que jamais je ne sois las !
Suivant inlassablement
La ronde éternelle des jours,
Je m’arrêterai seulement
Lorsque, banni pour toujours
De l’assemblée des vivants,
L’un d’entre nous s’en ira
Parmi les esprits errants
Séjourner dans l’au-delà !
Yaoundé, 1986
Rosine
à Rosine Phallet
Ta gaieté comme une rose,
De l’île de Formose
Qui fraîchement éclose
Au petit jour morose
Vient à bien grande dose,
Plus que toute autre chose,
Conjurer la psychose
Que souvent en moi cause
Au moment du réveil,
Un matin sans soleil !
Abidjan, janvier 1996
Tel un mirage
à Housseinatou Adama
Qui est cette personne
Qui à mon cœur sonne
Tout en s’esquivant
Tel un léger vent ?
Qui est cette femme
Causant en mon âme
L’éclosion d’une flamme
Qui peu à peu s’étend
Puis partout se répand ?
Voulant faire sa conquête
Dès que j’eus levé la tête
Qu’aussi vive qu’une comète
Elle avait disparu
Dans le coin de la rue !
En vain scrutèrent mes yeux
Sous l’éclat bleu des cieux ;
Déjà elle était loin,
Poursuivant son chemin !
En mon cœur brûle encore
La douce flamme que le sort
En lui suscita
Quand elle passa par là !
Yaoundé, 26 juin 1996
Jérusalem l’infidèle
Dès un passé très lointain
Quand tout était incertain,
Dieu t’a choisie la première
Parmi les nations entières
Pour que tu portes l’étendard
Et que tu demeures son phare
Dans tous les temps à venir
Sans que rien te puisse ternir
Te donnant tout son amour,
Il a fait de toi une tour ;
Les nations t’ont prise pour cible
Il t’a rendue invincible
Il t’a confié les joyaux
Garants d’un monde nouveau.
Sans qu’on puisse émettre de doute
Il t’a aimée plus que toutes.
Eh, quoi donc, Jérusalem !
Tu t’es rendue anathème,
En reniant le fils de Dieu
Celui descendu des cieux
Te porter la Bonne Nouvelle
De son alliance éternelle.
En le clouant sur une croix,
Tu renias ainsi ta foi.
Tu fus jadis la première,
Aujourd’hui, tu es dernière
Parmi les nations du monde
L’orgueil t’a rendue immonde
L’hypocrisie de tes prêtres
T’a fait lapider ton maître
Et désormais tu t’appelles
JERUSALEM L’INFIDELE
Abidjan, octobre 1995

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents