16.000 lieues à travers l Asie et l Océanie (livre 2 : Nouvelle-Zélande, Indes, Himalaya)
260 pages
Français

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Description

Le jeune Russell – qui n’est pas encore le célèbre pyrénéiste – part de Bagnères-de-Bigorre pour un voyage qui va durer trois ans, de 1858 à 1861 : Saint-Pétersbourg, la Sibérie, le désert de Gobi, la Mongolie, Pékin, Shang-Haï, Hong-Kong, Macao, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Ceylan, les Indes jusqu’au pied de l’Himalaya, voilà, à grands traits, le périple que va mener Henry Russell à travers l’Asie et l’Océanie. Tout cela, bien évidemment, ponctué d’aventures aussi variées que les contrées visitées, et, déjà, de quelques ascensions qui préfigurent le futur “montagnard” des Pyrénées que deviendra Russell à son retour. Un ouvrage qui connaîtra un succès certain lors de sa parution, et dont Jules Verne s’inspirera abondamment pour écrire les aventures de Michel Strogoff.


La dernière édition des 16.000 lieues... date de 1866, et Russell en fit également paraître un abrégé qui sera d’ailleurs inclus dans la partie “varia” des Souvenirs d’un montagnard de 1908.


Voici donc le temps, enfin, de faire redécouvrir, dans sa version longue et intégrale, cette fabuleuse équipée, longue de 16.000 lieues...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9782366345131
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0082€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Tous droits de traduction de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays. Conception, mise en page et maquette : © Eric Chaplain Pour la présente édition : © PRNG EDITIONS — 2002/2013 PRNG Editions (Librairie des Régionalismes) : 48B, rue de Gâte-Grenier — 17160 CRESSÉ ISBN 978.2.36634.027.3 (papier) ISBN 978.2.36634.513.1 (électronique : pdf/epub) Malgré le soin apporté à la correction de nos ouvrages, il peut arriver que nous laissions passer coquilles ou fautes — l’informatique, outil merveilleux, a parfois des ruses diaboliques... N’hésitez pas à nous en faire part : cela nous permettra d’améliorer les textes publiés lors de prochaines rééditions.
COMTE HENRY RUSSELL-KILLOUGH
16.000 lieuesà travers l’Asie et l’Océanie LIVREII
Chapitre XXV.
Immutabilité du caractère anglais. — Retour à Nelson par la vallée de la Waïrao. — Cent vingt lieues à pied. — Détroit de Cook. — Tempête. — Wellington et visite aux Maoris. — Adieux aux missionnaires catholiques et à la Nouvelle-Zélande. — Remarques sur les Maoris. — Anthropophagie. — Ressources de cette belle colonie. a souffrance ennoblit et épure. Qui ne l’a point senti ? qui ne l’a point dit ? qui ne l’a point écrit ? Obligé pour la première fois de rester tranquille, arrêté subitement par une y aLde beau et de salutaire dans la résignation ; et, au moment où le livre de la nature avait failli catastrophe inattendue, et comme renversé par l’orage, moi aussi j’appris bientôt ce qu’il se fermer à jamais pour moi, je sentis se remuer les plus saintes profondeurs de moi-même. Un dimanche soir surtout, au moment de m’endormir, j’entendis s’élever, de la chambre voisine, des chœurs qui me touchèrent bien plus que ceux de l’Opéra. C’était la voix chevrotante du vieux berger, accompagné par tous ses enfants, qui célébraient le dimanche en chantant des hymnes. Sans doute, ces bruits religieux m’eussent ému partout ; mais là, couché sur un lit de douleur, à cinq mille lieues de l’Europe, au fond d’une vallée à laquelle je n’aurais jamais voulu voir d’autre nom que celui de « vallée de la Désolation », ils me semblèrent presque séraphiques. Heureuse nation, me dis-je, dont les fils ont emporté leur culte aux lieux mêmes les plus déshérités du monde !Solidité, tel est le mot le plus universellement applicable à la race anglaise : solidité dans ses croyances, dans l’amitié, dans ses institutions, ses armées, et jusque dans ses plats et dans ses meubles... Rien d’anglais qui ne soit solide : tout le reste est plus ou moins versatile : il n’y a pas jusqu’à l’erreur d’où, lorsque l’Anglais y tombe, il ne soit presque impossible de le faire sortir ; et s’il est parfois lourd et âpre comme le rocher, il est fort et immuable comme lui. Il faut le dire, le Français transplanté est bien vite transformé : il subit la tyrannie de la mode jusque dans ses idées politiques et religieuses ; le Russe perd sa physionomie et son accent, il adopte tout et s’adapte à tout ; l’Espagnol n’est plus reconnaissable ; l’Allemand devient cruel.... Il n’y a qu’un peuple, aussi grand que bizarre, dont les enfants restent partout inflexibles comme le fer et roides comme leur charpente. Oui, je fus profondément touché de la piété de la patriarcale famille qui m’hébergeait ; mais je ne le fus pas moins des soins de toute espèce que l’on me prodiguait. Pendant les deux ou trois premiers jours, mon estomac ne pouvait rien digérer, et la nuit j’avais de telles crampes que je me levais, poussais des cris en faisant lever tous mes hôtes. Jamais je n’entendis un mot de murmure : on me préparait du thé le sourire sur les lèvres, et le jour on empêchait les enfants d’être trop espiègles. Parmi les vieux bouquins enfouis dans la poussière d’une petite bibliothèque, se trouvait un Paradis perduje me mis donc à lire quand les fils aînés s’absentaient pour soigner les : troupeaux ou chasser le sanglier, et une semaine s’envola bien vite. Déjà l’appétit avait reparu : je dévorais du mouton qui me semblait, à tort ou à raison, le meilleur du monde ; enfin le septième jour, les ravages de la faim s’étant beaucoup effacés, et mes forces s’étant un peu refaites, j’allai à pied jusqu’à un rocher situé à deux cents mètres de la porte ; c’est tout ce que jpus faire. La santé revint cependant si vite que deux jours après, craignant d’abuser dee l’hospitalité vraiment écossaise que l’on m’accordait, je ressaisis mon bâton, et, la jambe légère, repris la route de la Waïrao et de Nelson. Puisse le tribut de reconnaissance que je viens de payer au berger de la Nouvelle-Zélande, trouver le chemin de sa lointaine vallée, et ne diminuer en rien celle que je dois à M. Elliot, qui permit qu’on me fît si bien les honneurs de chez lui ! Enjambant le premier jour les dix lieues qui me séparaient de la Waïrao, j’allai le lendemain au petit port deBeavertown, avec l’idée de m’y embarquer pour Nelson ; mais je découvris que le vapeur Tasmanian Maid, affecté à ce service, était maintenant occupé à transporter à Nelson les malheureuses familles chassées de l’île du Nord par les horreurs de la guerre. J’attendis trois jours un départ de navire à voiles, craignant que mes forces ne me trahissent si jpied ; mais enfin ma patience se lassa, et, ne voulant pas revenir à Nelson par lae revenais à route que j’avais suivie en venant, je résolus, au lieu d’aller au nord, de remonter à l’ouest la magnifique vallée de la Waïrao, pour tourner ensuite au nord-est. J’accomplis ce projet en entier, et franchis, en cent vingt heures, cinquante lieues qui auraient pu éprouver le plus rude marcheur. Je ne saurais assez faire l’éloge de cette grande et belle vallée. La rivière qui lui donne son
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