À 50 ans j ai fait un bébé toute seule
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Français

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À 50 ans j'ai fait un bébé toute seule , livre ebook

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Description

Maman à 50 ans et célibataire. Pourquoi un tel choix ? Un coup de tête ? Que nenni ! À 40 ans, je voulais fonder une famille. Papa, maman, bébé. Dix ans après, je faisais un bébé toute seule.
Les problèmes de santé à répétitions, le mépris des médecins, les déboires sentimentaux n’ont pas eu raison de mon obstination : Être mère. Avoir un bébé. Mon bébé. C’était devenu ma raison de vivre. Mais le temps s’était écoulé et en France, les portes s’étaient fermées depuis bien longtemps.
Alors, je n’ai pas hésité. Contre vents et marées, malgré les critiques de toutes parts, malgré l’opinion des médecins : « Avoir un enfant à quarante ans, quelle idée ! » ou « À votre âge, on ne pond plus ! J’avais alors quarante-six ans.
C’est ma vie ! C’est mon corps !
Docteur, j’aurai un enfant !
Alors, j’ai traversé la frontière et grâce à l’Espagne, j’ai réalisé mon rêve. Un enfant !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 octobre 2019
Nombre de lectures 8
EAN13 9782312070148
Langue Français

Extrait

À 50 ans j’ai fait un bébé toute seule
Brigitte Leroi
À 50 ans j’ai fait un bébé toute seule
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2019
ISBN : 978-2-312-07014-8
Chapitre 1
Ma décision était prise. Je venais de fêter mes quarante ans. Il était temps que je réalise mon vœu le plus cher.
Un enfant !
Je désirais un bambino depuis bien des années sans pouvoir jusqu’à présent concrétiser ce souhait.
Et aujourd’hui, les conditions étaient réunies :
Un appart,
Un boulot que je quittais. il était bien trop prenant. Il m’avait volé ma vie privée. Trop tard pour porter plainte, mes années s’étaient envolées.
Un patrimoine, engrangé grâce à lui quand même,
Et la condition primordiale. Un homme qui m’a dit « oui ». Pas pour le mariage, non, non. Pour le bébé !
Quarante ans, déjà ! Alors, au boulot !
Pas celui que je laissais tomber après quinze ans de vie commune mais mon utérus depuis trop longtemps au repos.
Depuis des années, mes week-ends et mes congés avaient été totalement absorbés par le travail. J’avais été prise dans un tourbillon de responsabilités, d’horaires impossibles avec une volonté de réussite professionnelle.
Pendant près de quinze ans de présence dans la société Provam, filiale d’une banque, j’avais gravi les échelons d’année en année. J’étais devenue responsable du contentieux immobilier.
Comme j’étais libre de toute obligation, je ne rechignais pas à rester tard le soir, au bureau et à bosser sans me tracasser pour une nounou à prévenir ou un mari énervé par mes retards répétés à la maison.
Ensuite, pour me défouler, je filais à mon club de sports. Idéal pour évacuer le stress. Passage en salle fitness pour du step, puis poids et haltères à la grande salle.
Tout pour prendre du muscle !
« Ouah ! » s’exclama toute étonnée, Marine , une de mes collègues un jour d’été. Elle me regardait sortir du placard un paquet de dossiers, avec des yeux sortis de leurs orbites. « Quels biceps ! ».
Après, croyez-moi, je ne mis plus de chemisier sans manches et pris la précaution de prendre les dossiers un par un.
Je menais une vie trépidante. Le week-end, Pom, un ami, directeur de courses automobiles, m’emmenait sur les circuits automobiles où je pouvais assouvir ma passion pour la photographie. Le circuit des 24 heures du Mans, la F1 à Magny cours, j’ai pu ainsi côtoyer les plus grands pilotes, comme Michael Schumacher et son frère Ralph, Jean Alesi, Damon Hill, David Coulthard… Je vivais ces moments, intensément.
Lorsque j’étais de retour au bureau le lundi matin, j’avais encore les yeux remplis de ces images. Je faisais quelques envieuses.
Bien que me vie soit très animée, j’aspirais maintenant à d’autres cieux.
Une vie de famille, quoi !
Malheureusement, on n’a pas toujours le choix. Ce n’est pas parce qu’on désire rencontrer quelqu’un pour nous faire un bébé, qu’il va se présenter à notre porte, là, un beau soir « Je passais par-là, j’ai vu de la lumière… » .
Divorcée à 30 ans d’un homme qui n’avait pas la même conception que moi de la vie, déménageant tous les quatre mois et travaillant la nuit, j’ai préféré me stabiliser professionnellement.
Et pourtant lui, voulait un enfant pour me retenir. Mais , moi, je n’en voulais pas. Parce que je savais que j’allais bientôt le quitter.
Pfff ! La vie est mal faite !
Je n’ai pas eu la chance ensuite de rencontrer l’âme sœur. Il est vrai que je n’étais pas vraiment disponible.
J’ai bien partagé quelques moments de ma vie avec des compagnons. Mais pour certains, une femme qui travaille si tard n’est pas concevable. « T’as vu l’heure ! Il est vingt heures ! Tu ne vas pas me dire que t’as travaillé jusqu’à cette heure-là ! » . Y avait-il de la jalousie dans l’air ?
Pour d’autres, je devais être à la maison le soir de bonne heure pour que le repas soit prêt. Dès leur arrivée. « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » . Les vrais machos, quoi.
Et puis, d’autres ne désiraient pas d’enfants. Et là, c’était rédhibitoire. Circulez, y’a rien à espérer.
De leur côté, les hommes, eux, s’arrogent le droit de rentrer tard chez eux pour quelle que raison que ce soit. Pendant ce temps, la femme, elle, en sortant du travail, va faire les courses, chercher les enfants à l’école. Court chez elle pour faire la cuisine, aider ses enfants à faire les devoirs, leur préparer à manger, les consoler après leurs disputes, les coucher.
Ouf ! Elle s’assoit, enfin, pour souffler un peu. Et là, le mari arrive ! S’assoit. « Sers -moi un verre, ma chérie . Je suis fatigué, mooah. J’ai travaillé toute la journée ! ».
Joyeuses perspectives familiales !
Jusqu’à présent, j’avais continué mon petit bonhomme de chemin. Toute seule. Pas de marmots pour sauter sur le lit à sept heures du mat le dimanche. Me dire « Debout maman. J’ai faim ». Ou un mari pour me regarder d’un air de reproche « t’as pris des cuisses, toi … ».
Le samedi soir, je me cuisinais un énooooorme gâteau au chocolat que je dégustais sans aucune gêne, affalée sur le canapé. Cool , relax, en jogging et grosses chaussettes. Regardais la télé, toute la nuit, des thrillers les uns après les autres. Personne derrière mon dos.
Mais malgré cette vie à la fois trépidante et tranquille, j’avais envie d’un bambin qui me réveille la nuit pour avoir son biberon. Je voulais entendre « maman ».
Les années ont passé. Trop vite.
L’idée d’avoir un enfant ne m’a jamais quittée. Mais le travail et tous ces échecs sentimentaux ne m’ont guère donné l’occasion d’être enceinte !
Puis, Ô miracle ! Tout est arrivé en même temps.
L’année de mes 40 ans.
La rencontre avec l’homme de ma vie (du moins je le croyais).
L’aubaine de quitter mon travail.
Tous les ingrédients étaient à présent réunis. Enfin !
Cet homme, Marvin était charmant, gai, plein d’humour, sécurisant. Prévenant, il m’ouvrait même la portière de sa Mercedes. « Cà existe, encore ! ».
Par sa façon de s’exprimer avec un verbe haut, son tempérament, sa large stature, ses cheveux bruns peignés en arrière, il m’a séduite. Complètement.
Et du haut de mon mètre soixante, talons hauts compris (oui, oui !) son mètre quatre-vingt-cinq, était impressionnant.
A quarante-huit ans, ses activités professionnelles de travaux publics l’appelaient souvent dans d’autres départements. Il me téléphonait fréquemment dans la journée ou dans la soirée « Ma chérie, je pense à toi. » « Tu me manques » . Nos retrouvailles étaient à chaque fois plus touchantes que, finalement, je ne regrettais pas ses absences.
Lors de nos soirées tous les deux, nous nous découvrions de plus en plus d’affinités.
Nous étions rapidement tombés amoureux l’un de l’autre et, point le plus important, un enfant « ah oui ».
Mon métier m’occupait encore beaucoup. Beaucoup trop. Il me stressait même de plus en plus. L’ambiance avait terriblement changé avec les fusions absorptions à répétition. Elle était devenue exécrable, invivable.
Le stress était devenu si infernal que je n’arrivais plus à dormir. Et les rendez-vous à Paris avec le PDG de la banque pour rendre compte des résultats obtenus qui n’étaient pas toujours à la hauteur de ses espérances n’arrangeaient rien. Mes congés refusés pour des réunions avec les experts-comptables ne me permettaient pas non plus de récupérer. J’étais épuisée. Moralement et physiquement.
Cerise sur le gâteau : en tant que femme, j’avais été avisée que je ne pourrais obtenir un poste plus important. « Informer Madame Lemarque qu’elle ne sera jamais directrice du service. » Et le message était passé.
J’avais les fonctions de directeur sans en avoir ni le titre et encore moins le salaire. La haute direction me demandait de former des hommes parachutés de je ne sais où, et puis, une fois façonné, ils étaient nommés peu de temps après « directeur ».
Inutile de vou

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