Amours cruelles, beauté coupable
182 pages
Français

Amours cruelles, beauté coupable

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Description

Imaan est une fille des quartiers résidentiels à qui ses parents austères "assignent à résidence surveillée". Mais avec sa copine Anna plus libre dans ses mouvements, elle va jouir de quelques instants de liberté à l'insu de ses deux "éducateurs" et va faire la connaissance fatale de Karim, un jeune homme qui prétend l'aimer. Sa vie alors nimbée d'innocence qui se bornait aux quatre murs de sa demeure explose, elle devient - et sans exagération aucune - un train en perdition dans une ville humaine...

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Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2012
Nombre de lectures 380
EAN13 9782296500396
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0101€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


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AMOURS CRUELLES,
BEAUTÉ COUPABLE













Collection : Nouvelles Lettres Sénégalaises (NLS)








Nouvelles Lettres Sénégalaises (NLS)

Collection dirigée par
Mamadou Bâ, Bassirou Coly et Abdoulaye Diallo


CHÉRIF Souleymane Abdelkérim, Quand l’évidence ne suffit
plus, roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », mars
2012.
SAMBE Fara, Lettre du retour au pays natal, roman,
« Nouvelles Lettres Sénégalaises », février 2012.
GUISSÉ Ameth, Femmes dévouées, femmes aimantes, roman,
« Nouvelles Lettres Sénégalaises », septembre 2011.
THIOUNE Bassirou, Gott. Le retour vers la terre, roman,
« Nouvelles Lettres Sénégalaises », septembre 2011.










RABIA DIALLO





AMOURS CRUELLES,
BEAUTÉ COUPABLE









NLS

























































© L'HARMATTAN-SÉNÉGAL, 2012
« Villa rose », rue de Diourbel, Point E, DAKAR

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
senharmattan@gmail.com

ISBN : 978-2-296-99518-5
EAN : 9782296995185















DÉDICACE
À Fatou Sy et Isaac Ibrahim,
Maman vous aime, infiniment…
À Allah, je vous confie…




















REMERCIEMENT
Alhamdoulillah rabbil alamiin, je rends infiniment grâce à
Allah, et prie sur notre bien-aimé, le Prophète Muhammad
(SAW).
Merci à toi, Maman, merci de m’aimer aussi intensément,
merci d’avoir été et d’être, toujours, ce socle sans lequel les
abîmes de la vie m’auraient engloutie. Merci d’être ce regard
rassurant, cet amour réconfortant, ces paroles revigorantes.
Je t’aime profondément, chère Maman.
Merci à toi, Papa, merci de m’aimer autant, merci d’être ce
point de repère éclatant dans les nuits sombres de mon
existence. Merci d’avoir été et d’être le super héros qui m’a
guidée, protégée, supportée, depuis mon premier cri. Merci
d’être si intègre, si droit, si honnête. Merci de m’avoir inspiré la
droiture, papa. Je t’aime profondément, cher Papa.
Merci à mon époux, Papa Samba. Sans toi, je n’y serais
jamais arrivée… Tu es ce compagnon qui me prend toujours la
main, m’accompagne, et m’insuffle la force d’avancer. Je t’aime.
Merci à ma grand-mère, Aïcha, je t’aime très fort.
Merci à Tonton Rachid, Tonton Mehdi, Tonton
Moustapha, Tata Khadija, Tata Nadia, Tata Khajiba, merci
pour votre amour. Je vous aime aussi.
Merci à ma Maman Raby, merci d’avoir été là, de m’avoir
montré le droit chemin. Je t’aime.
Merci à Aïcha, Abdel, Nadia, Fatou, Amadou, Ibou,
Moussa, Néné, Massouda, Aissata, Toubiba, Abou, Libasse,
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RABIA DIALLO
Ousmane, Ndèye Diallo, Dicko, Saly, Suzanne, Djiby, Demba,
Ckeikh Omar, Isaac, Patrick… je vous aime très fort.
À Mamy Diouf, merci d’être cette grande sœur
exceptionnelle. Je t’aime.
Merci à Maman Fatou Sy, pour ton amour, ton affection,
ton soutien, je t’aime très fort.
Merci à Maimouna, Fatima, gogo, Khadija, Zora, Gnagna,
mes sœurs de coeur, Georges, Modou, Jazz, Coby, Noel,
Alioune Touré, Alex, Bassirou, mes frères de cœur, vous avez
toujours été là, dans les bons, comme dans les malheureux
moments. Merci. Je vous aime.
Merci à Tata Pauline Sankara, à toute la famille Sankara, à
Mawa pour votre soutien inconditionnel.
Merci à Mansour Dieng (Icone Magazine), qui a été le premier
à croire en moi.
Merci à Massamba Mbaye (Dakar Life), qui a aussi cru en
moi.
Merci au professeur El Hadji Ibrahima Sall. Merci d’avoir
accepté de préfacer cet ouvrage. J’en suis très honorée.
À la direction générale d’Expresso Sénégal, M. Hamez,
M. Mahfoud, Fatou Kamara. C’est grâce à vous que la
publication de cet ouvrage a été possible.
Merci à toute la famille du Maroc et du Sénégal.
Merci à tous ceux qui m’aiment et que j’aime.
À la mémoire de mes grands-parents :
Amadou Diallo Pith, Néné Penda Soumaré, Mouhamed
Boukhar, Massouda Aïdara.
Et de mon père Ali Diallo.
Qu’Allah prenne soin de vous dans son beau paradis.
Reposez en paix.
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PRÉFACE
« Amours cruelles, beauté coupable » est une tranche de vie
servie crue, avec talent, par Rabia Diallo. Tout au long du
roman, la vie déroule son drame pendant que les destins, au
fil du temps, se nouent. Les personnages, porteurs de
destinées, choisissent des itinéraires, des voies, des chemins,
souvent à leur insu, sur fond de malentendus, pour se
retrouver, en fin de parcours, artisans d’une vie qu’ils n’ont
pas vue, mais qu’ils ont bien façonnée.
Au fil de plusieurs chapitres, admirablement écrits et
agréables à lire, trois destins au moins. Imaan, Anna, Karim :
une réussite, un échec, une aventure… Les deux premiers
destins, dans leur radicalité, sont portés par des cœurs de
femmes. Celui de Karim, ouvert vers l’extérieur, porte les
traces d’internet, et d’une métisse. Étymologiquement, c’est
le nom que les Grecs donnaient à toutes les formes de
l’intelligence humaine, au point de caractériser le héros de
l’aventure humaine : Prométhée. Trois personnages, trois
destins, trois temporalités : le succès se déroule sur fond de
temporalité moderne, l’échec sur une temporalité
traditionnelle, et l’aventure sur la postmodernité d’internet.
Les plans sont superposés, et se renvoient des échos !
C’est une tragédie grecque à l’envers. Aucun sort, aucun
rayon de soleil qui frappe les nouveau-nés à la naissance.
Aucune prédestination... Les personnages du roman ne sont
héritiers d’aucune faute, ni d’aucun privilège. Que des
personnes libres, souvent sans boussoles, ni balises, appelées
à se débrouiller dans les méandres de l’existence. Mais des
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RABIA DIALLO
personnes dont les délibérations feront patiemment et
irrémédiablement les destins.
La fin de ces parcours, aussi divers que riches, inspire
regret, repentir. En un mot toutes ces figures de l’irréversible
et de la nostalgie. Le roman de Rabia Diallo est une réflexion
dense sur la vie et ce qui en fait le drame : le temps. Plus que
l’espace incompressible, c’est le temps irréversible qui
nourrit ici les douleurs, les peines, et les souffrances.
« Et si c’était à refaire » se demandent tous les personnages
du roman, en même temps, dans une rétrospection solitaire ?
Revenir, même sous la forme de souvenir, appartient
nécessairement au devenir. Rien à faire, il est impossible de
refaire, de revenir sur le cours de la vie, sur les
incompréhensions qui nourrissent, entre parents et enfants,
les crises d’adolescence. Revenir, c’est encore faire advenir.
Le temps est toujours à l’endroit, jamais à l’envers. On ne
rebrousse chemin que dans sa tête. Quand Rabia et ses
personnages croient remonter le fil du temps, ils
s’aperçoivent, impuissants que le temps va toujours de
l’avant. Quel drame !
On sait que les personnages veulent recommencer, pour
annihiler les incompréhensions, refaire son adolescence pour
corriger une vie que ses parents ont tenté aussi
passionnément que maladroitement de protéger. Puisque,
comme disait le philosophe, le commencement est comme
Dieu, car il finit par tout sauver… Mais l’impossibilité de
revenir n’est rien d’autre que l’impossibilité de revivre,
impossibilité à la fois de rétro vivre et de revivre les
événements déjà vécus ! Rajeunir, cesser de vieillir, revivre
sont autant d’impossibilités que le reflux des fleuves vers
l’amont. On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve.
Et pourtant, l’imagination de Rabia nous y invite. C’est ici
plus qu’un instrument de connaissance qui est invité.
L’imagination qu’éveille Rabia, à la lecture de ses amours
cruelles, n’est pas un instrument au service d’une vérité.
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Amours cruelles, beauté coupable
C’est bien plus. L’imagination qu’elle appelle à meubler nos
vides, nos doutes, nos espérances est le lieu d’une
négociation existentielle où l’enjeu essentiel est notre
adhésion au monde. À défaut de nihiliser les faits du roman,
on peut essayer d’en annihiler les conséquences.
Des vies comme on en a tous vécu. Faites de choix et de
regrets. Et où, à la dernière minute, nous fonctionnons,
individuellement, comme toutes les sociétés humaines. À
trouver des boucs émissaires, autour desquels la paix
intérieure sera retrouvée. Ici, le mécanisme victimaire de
Rabia va désigner deux boucs émissaires les amours, dites
cruelles, et la beauté, dite coupable.
Quelle audace !
Certainement, la même audace qui l’inspira, à solliciter de
ma modeste personne une préface, pour ouvrir un roman
aussi intelligent, riche que passionnant.

El Hadji Ibrahima Sall
Écrivain, essayiste
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Le soir était frais, un beau soir d’été, un été de rêve pour une
jeune fille de 17 ans. Un été qui succédait à une dure année
scolaire de labeur. Un été qui devait fêter un grand succès : le
baccalauréat.
Imaan jubilait ; elle attendait impatiemment que le ciel vête
sa robe noire, que le soleil aille éclairer d’autres horizons et que
la lune prenne la relève. Elle attendait impatiemment que
Morphée enlève ses parents, qu’ils sombrent dans un sommeil
profond que rien ne dérangerait, surtout pas le bruit que
feraient sûrement ses talons quand elle arpenterait le long
couloir qui menait vers le garage, ensuite la porte de la maison
qu’elle ouvrirait avec mille précautions. Et si par malheur ses
parents ne dormaient pas encore, il y avait une solution très
efficace qui s’appelait « somnifère » ; c’était infaillible comme
moyen de les plonger dans un sommeil sans rêves et que rien
ne les réveille, mais ça, c’était dans les cas critiques.
Elle profita d’une petite course à la boutique pour faire un
crochet chez Anna, en vue de « coordonner » ; il fallait que ça
soit bien, qu’elles fassent la différence, qu’elles soient « classe »
et surtout très belles. Anna lui passerait son collier bleu qui irait
très bien avec son jean taille basse, et son haut dos nu bleu
agrémenté de rayures argentées. Elle mettrait ses mules noires
Zara qu’elle ne gardait que pour les grandes occasions. Pour ses
cheveux, un béret bleu très « stylé » ferait l’affaire. Et pour
couronner le tout, elle accrocherait à son bras le joli petit sac
noir Dior qu’elle avait piqué à sa maman. Décidément ! Imaan
préparait avec beaucoup d’ardeur cet anniversaire. Mais
pourquoi donc ? Peut-être était-ce parce que tous les jeunes de
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RABIA DIALLO
la cité allaient se retrouver là-bas, et que, telle Cendrillon, elle
avait envie de briller. Cela n’allait pas être difficile pour elle, car
son physique l’y aidait beaucoup déjà ; Imaan était d’une beauté
frappante, ce genre de beauté qui attire le regard et qui le retient
comme si elle l’hypnotisait. Elle était grande, avec une taille de
guêpe et des formes généreuses. Elle avait une poitrine qui
n’avait rien à envier à celle de Pamela Anderson et des jambes
fines interminables. Elle avait de longs cheveux volumineux
qu’elle entretenait avec beaucoup de soins ; de grands yeux un
peu bridés, les traits fins. Une vraie princesse peule avec un
sourire qui aurait fait tomber même une statue de marbre. Elle
venait de fêter ses 17 ans, mais paraissait en avoir plus.
Les gens se retournaient toujours sur son passage et elle
attirait particulièrement l’attention des garçons de son âge :
« waouh ! Quelle bombe ! Mais sama rakk yangui gaagn han ! Mais
1yow yaa mool ! Amoul noo toyèwoul ! » Toutes ces expressions, elle
les détestait. C’était trop vulgaire pour elle. De nature timide,
cela ne l’enchantait pas. Elle portait un masque impassible et
indifférent sur le visage sauf si, bien sûr, elle rencontrait une
connaissance. Là, un sourire illuminait instinctivement son
visage angélique. Imaan était pourtant inconsciente de sa beauté
et cela renforçait son charme. Elle déambulait dans la rue,
saluant timidement les personnes âgées, les appelant poliment
« tonton et tata ». Elle adorait ses amis, même si elle en avait
très peu et était pleine de vie, toujours souriante. Tout le
monde la connaissait dans la cité ; elle était une sorte de star.
Bien évidemment, elle n’avait que quelques copines, car les
deux tiers des filles la détestaient. Elles brûlaient de jalousie
devant sa beauté et son innocence, mais surtout devant son
succès auprès des garçons. Pourtant, Imaan n’avait trouvé
jusqu’ici aucun garçon à son goût : à ses yeux, ils étaient trop
immatures ou trop ringards. Elle ne fréquentait que les
« grands » et c’était une manière pour elle de mieux

1 « Waouh ! Mais tu fais des ravages ma grande ! T’es vachement
bonne ! »
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Amours cruelles, beauté coupable
appréhender sa vie sentimentale. Elle cherchait toujours conseil
auprès de ces derniers et ceux-ci lui en donnaient
généreusement.
Imaan et Anna étaient en pleine discussion :
« Ça va être super ce soir, lui dit Anna.
Ouh ! j’ai l’impression ! en tout cas, je veux vraiment
m’amuser ce soir !
C’est clair ! en plus, il y aura mon cousin Karim ; je te le
présenterai, il est beau gosse, tu sais !
Qui ça ? demanda Imaan, avec une moue de
désapprobation.
Hum… répondit Anna. Et puis-je savoir pourquoi ?
Arrête ! franchement, il n’est pas vraiment mon genre. En
plus c’est un… gamin, toi aussi !
C’est quand même dommage. T’aurais pu être ma belle
cousine, tu sais, dit Anna en riant. Mais pas de problèmes, c’est
à toi de voir.
Écoute ma petite, c’est vraiment gentil, mais je peux me
débrouiller toute seule et puis, de toute façon, ton cousin ne me
plaît pas. Il a l’air impoli en plus !
Ohooo ! arrête de le massacrer comme ça ! dit Anna, l’air
faussement contrarié. Il te plaît pas, c’est bon, je sais que t’es
amoureuse de Loscar, ce gars qui se pète la gueule avec sa
bouteille de diluant et son mouchoir puant ! T’as même pas
honte, ah ah ! »
Elles éclatèrent de rire ensemble, un rire jeune, joyeux qui
leur allait si bien. On sentait de la joie de vivre dans leurs
paroles, dans leur attitude. Une innocence si charmante, si
touchante. Elles étaient à la fleur de l’âge ; elles croyaient au
prince charmant, à l’amour inconditionnel et elles le
cherchaient inlassablement. Elles n’avaient aucun souci, à part
les études, et leur petite vie de jeune fille qui se limitait à bien
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RABIA DIALLO
s’habiller, apprendre à plaire à tout le monde, ce qu’elles
arrivaient à faire sans trop de difficultés.
Imaan hâta le pas jusqu’à chez elle. Elle trouva sa maman
qui l’attendait de pied ferme devant la porte, le regard trahissant
une grande fureur. Imaan savait d’avance ce qui l’attendait et de
toute façon elle en avait l’habitude. Certes, elle avait tort, mais
sa maman en faisait toujours trop. « J’espère seulement qu’elle
n’a pas envoyé Momo me chercher dans la cité », se dit-elle.
Elle prit un air innocent, avança courageusement vers sa
mère et lui tendit le paquet de sucre. Cette dernière la fusilla du
regard et arracha le paquet de ses mains avant de la bombarder
de reproches, comme d’habitude « pute, imbécile, conne, têtue,
irrécupérable… » Tout y passait ; sa mère avait toujours un
vocabulaire très enrichi quand il s’agissait de la réprimander.
Imaan choisit la solution classique : faire la sourde oreille. Elle
entra précipitamment dans la maison et alla se réfugier dans sa
chambre qu’elle ferma instinctivement à clé. Elle avait pris
l’habitude de s’isoler, car en vérité elle ne se sentait jamais bien
chez elle ; elle avait l’impression d’y étouffer. Sa mère la
« fatiguait » : elle la surveillait matin, midi et soir, l’empêchait de
sortir et fouillait tout le temps dans ses affaires.
Elle n’avait pas droit aux visites de garçons et même ses
copines passaient difficilement la barrière de sa porte. Quant
aux coups de fil, elle n’y comptait même pas ; au mieux, si ses
parents ne raccrochaient pas au nez ses correspondants, ils
n’hésitaient pas alors à écouter ses conversations. Elle avait
l’impression de vivre dans une prison dorée et son seul rêve,
qui était de quitter la maison après le bac, s’était envolé quand
son père lui avait annoncé que finalement elle allait rester au
pays. Elle avait pleuré toutes les larmes de son corps, de
déception surtout. Mais c’était la fatalité. C’était ses parents qui
décidaient. Et elle s’était pliée. Elle gardait beaucoup de
rancœur en elle et la rue était la seule échappatoire à son foyer
qui était devenu comme un étau pour elle.
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