Au pas, camarade
44 pages
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Au pas, camarade , livre ebook

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Description

Lorsque le directeur de l'école annonce une nouvelle politique relative aux uniformes, les amis d'Ian font pression sur lui pour qu'il s'y oppose. Sa meilleure amie Julia l'incite fortement à protester, mais le directeur est également déterminé à convaincre Ian que les uniformes sont une bonne chose. Ian ne veut pas s'en mêler—pour commencer. Puis il fait une découverte qui l'oblige à prendre position—peu importe le prix à payer.



The principal announces that the school is implementing uniforms, and Ian finds himself caught in a conflict. His friend Julia wants him to devise a plan to fight the decision, and the principal is determined to convince Ian the uniforms are a good idea. Ian wants nothing to do with the issue. While doing research for a social justice class, he learns that the manufacturer of the uniforms is on the top-ten list for human-rights violations. When he tells the principal this, all he gets is a reminder that the penalty for refusing to wear the uniforms is suspension, and Ian finds himself caught in a whole new conflict—one with himself.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2011
Nombre de lectures 24
EAN13 9781459800052
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0470€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Au pas, camarade
Eric Walters Traduit de l anglais par Lise Archambault

ORCA BOOK PUBLISHERS
Copyright 2010 Eric Walters
Tous droits r serv s. Aucune partie de cette publication ne peut tre reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, lectronique ou m canique, y compris la photocopie, l enregistrement ou tout syst me de mise en m moire et de r cup ration de l information pr sent ou venir, sans la permission crite de l diteur.
Catalogage avant publication de Biblioth que et Archives Canada
Walters, Eric, 1957- [Branded. Fran ais] Au pas, camarade / Eric Walters ; traduit de l anglais par Lise Archambault.
(Orca currents) Traduction de: Branded. Publ. aussi en formats lectroniques.
ISBN 978-1-4598-0003-8
I. Archambault, Lise, 1954- II. Titre. III. Titre: Branded. Fran ais. IV. Collection: Orca currents PS 8595. A 598 B 7314 2011 JC 813 .54 C 2011-903463-8
Publi en premier lieu aux États-Unis, 2011 Num ro de contr le de la Library of Congress : 2011929408
R sum : Ian d couvre qu il y a de fortes chances que le fabricant des uniformes scolaires emploie des enfants.

Orca Book Publishers se pr occupe de la pr servation de l environnement; ce livre a t imprim sur du papier certifi par le Forest Stewardship Council .
Orca Book Publishers remercie les organismes suivants pour l aide re ue dans le cadre de leurs programmes de subventions l dition : Fonds du livre du Canada et Conseil des Arts du Canada (gouvernement du Canada) ainsi que BC Arts Council et Book Publishing Tax Credit (province de la Colombie-Britannique).
Nous remercions le gouvernement du Canada pour l aide financi re re ue dans le cadre du Programme national de traduction pour l dition du livre.
Conception de la page couverture par Teresa Bubela Photo de la page couverture par Getty Images ORCA BOOK PUBLISHERS ORCA BOOK PUBLISHERS PO BOX 5626, STN. B PO BOX 468 Victoria, BC Canada Custer, WA USA V 8 R 6 S 4 98240-0468
www.orcabook.com Imprim et reli au Canada.
14 13 12 11 4 3 2 1
Pour ceux qui ont le courage de joindre le geste la parole.
Table des mati res
Chapitre premier
Chapitre deux
Chapitre trois
Chapitre quatre
Chapitre cinq
Chapitre six
Chapitre sept
Chapitre huit
Chapitre neuf
Chapitre dix
Chapitre onze
Chapitre douze
Chapitre treize
Chapitre premier
- " Il y a des causes pour lesquelles je suis pr t mourir, mais aucune pour laquelle je serais pr t tuer , dit M. Roberts. Qui est l auteur de cette citation?
- Vous, M. Roberts, dit Oswald.
Quelques l ves rient. M. Roberts les fait taire d un regard.
- Je vous ai souvent dit que je suis plus attentif que j en ai l air, dit Oswald. M me quand j ai les yeux ferm s, mon esprit M. Roberts tourne les yeux vers Oswald et le fixe intens ment, ce qui lui coupe le sifflet.
Julia l ve la main.
- C est Gandhi, dit-elle, homme politique indien qui a obtenu l ind pendance pour son pays.
- Tr s bien, Julia, dit M. Roberts, mais je n en attendais pas moins de ta part.
- Merci, dit-elle.
Julia et M. Roberts ont des rapports " polis . Étant donn le point de d part de leur relation, on peut dire que c est un grand pas en avant.
M. Roberts est directeur de l cole depuis quelques mois seulement. Il veut introduire de nombreux changements et Julia, pr sidente du conseil tudiant, croit que c est son r le de s y opposer. Elle a tent d organiser une gr ve g n rale des l ves et l a trait "d abruti qui abuse de son autorit sur Facebook. Il l a exclue de l cole pendant cinq jours.
M me lorsqu ils se parlent poliment - tr s poliment - , j ai l impression que Julia cherche un pr texte pour l attaquer. Julia a une m moire d l phant : elle n oublie jamais, surtout une exclusion. Avant M. Roberts, elle n avait m me jamais cop d une retenue.
- Quelqu un d autre a quelque chose dire au sujet de Gandhi? demande M. Roberts.
Je l ve la main et M. Roberts me fait signe.
- Ian, dit-il.
- Gandhi a triomph des Anglais, qui gouvernaient l Inde, par la r sistance passive.
- C est quoi, a? demande Oswald.
- Il a persuad les Indiens de ne pas combattre la violence par la violence. Ses partisans devaient recevoir les coups et ne pas les rendre, dis-je.
- C est plus difficile qu il n y paraît, dit M. Roberts. Beaucoup de gens pensent qu il faut tre brave pour se battre, mais il faut tre encore plus brave pour ne pas se battre.
Oswald l ve la main.
- Oui, Oswald?
- Je ne vous suis pas, dit-il.
- Ce n est pas nouveau, dit M. Roberts.
Tous les l ves rient, y compris Oswald. Oswald et M. Roberts ont de curieux rapports. Pas particuli rement polis, mais chacun semble y trouver du plaisir.
- D sol , dit M. Roberts. Je ne voulais pas t offenser.
- H , vous en faites pas. Si je ne vous suis pas, c est parce que vous semblez dire qu aucune cause ne justifie de tuer. Vous avez pourtant t officier de marine N tiez-vous pas form s rendre les coups et tuer si possible?
M. Roberts laisse chapper un petit rire.
- Nous tions pr par s d fendre notre pays.
- Et si vous aviez d tuer quelqu un? demande Oswald.
- J aurais fait mon devoir.
J imagine M. Roberts tuant quelqu un. Il n aurait probablement m me pas besoin d une arme. C est un ex-marine, mais il a encore l air d un soldat : grand, forte carrure, cheveux coup s en brosse. Je ne voudrais pas le contrarier - en tout cas, pas une seconde fois.
Nous avons eu un affrontement au d but mais, chose trange, je pense qu il a fini par m admirer pour m tre oppos une de ses politiques.
- J admire beaucoup Gandhi, continue M. Roberts, mais je crois qu il y a des causes pour lesquelles on doit tre pr t se battre, mourir et oui, tuer.
- Quelles sortes de causes? demande Oswald.
- Nous devons combattre l oppression et le terrorisme. Nous devons nous battre lorsque notre mode de vie est menac . Pour d fendre la d mocratie
- Est-ce que Gandhi n a pas contribu cr er la plus grande d mocratie au monde en refusant de se battre? dis-je sans lui laisser le temps de finir.
- Oui, c est vrai. Tu sembles en savoir long au sujet de Gandhi, dit M. Roberts.
- J ai lu un tas de choses, dis-je.
Le cours de justice sociale de M. Roberts m a incit lire plus que les titres obligatoires.
- Certaines personnes croient qu il faut se battre pour la justice, m me s il faut enfreindre la loi, dit M. Roberts.
- On a le devoir moral de d sob ir une loi injuste, dis-je.
- Ah, maintenant tu voques Martin Luther King, dit M. Roberts. On pourrait dire que le pasteur King a adopt les principes et les pratiques de Gandhi.
Voil la discussion lanc e. D autres l ves y vont de leurs opinions, citations et arguments. Ce cours d passe souvent les th mes prescrits, mais a ne le rend que plus int ressant.
Comme M. Roberts dirige l cole, personne ne va lui reprocher de s loigner du plan de cours. En fait, c est lui qui a labor ce cours et insist pour l enseigner. Il croit fermement que tous les directeurs devraient enseigner au moins un cours pour garder le contact avec les l ves.
Et M. Roberts est en contact troit avec ses l ves. On le voit toujours dans les corridors, la caf t ria, dans la cour. Il assiste toutes les joutes sportives et m me aux soir es dansantes l cole. Il semble tre partout. Pas grand-chose ne lui chappe. On dirait qu il sait tout ce qui se passe et connaît tout le monde l cole.
Mais qu il vous connaisse ou non importe peu si vous ne respectez pas le r glement. Et les r gles enfreindre sont nombreuses. M. Roberts en a ajout plusieurs depuis qu il est directeur. Les chapeaux, les iPod et les cellulaires sont interdits. Aucune mauvaise conduite n est tol r e, sans exception. Donc, pas question d enfreindre le r glement, sinon Ça me donne une id e.
Je l ve la main.
- Ian?
- Je me demandais Si Gandhi n tait pas d accord avec votre interdiction du chapeau et qu il en portait un l cole, est-ce que
- Gandhi ne portait pas de chapeau! interrompt Julia.
- Mais supposons qu il porte un chapeau pour des raisons religieuses, comme les sikhs et leurs turbans ou certains juifs et leurs calottes. Alors quoi?
- Ça n irait pas contre le r glement, dit M. Roberts, puisque a fait partie de leur religion.
- Je devrais donc pouvoir porter ma casquette des Yankees, dit Oswald. Ils sont ma religion.
- Les Yankees ne sont pas une religion, dit fermement M. Roberts. Mais si tu avais dit les Red Sox de Boston, alors on aurait pu discuter, ajoute-t-il en souriant.
- Boston? Sans blague! s exclame Oswald. Pour rien au monde je ne porterais une casquette des Red Sox
- Bon, bon, d accord, dis-je. Et si Gandhi portait une casquette des Red Sox?
- Alors il devrait l enlever, dit M. Roberts.
- Et s il refusait de l enlever?
- Alors il serait exclu temporairement, dit M. Roberts.
- Mais Gandhi ne porterait un chapeau que s il croyait que c tait son devoir moral, dis-je.
- Peu importe son opinion, je suivrais mon r glement et l exclurais.
- Je ne peux pas croire que vous excluriez Gandhi, dit Oswald, suffoqu .
- S il ne suivait pas le r glement, j aurais le regrettable devoir de l exclure.
- Gandhi se pr senterait devant vous avec son chapeau et vous mettrait au d fi de l exclure, dis-je. Il d fierait le r glement pour attirer l attention sur son caract re injuste.
- Oui, sans doute
La cloche sonne, couvrant ses derniers mots.
- Cette cloche-l r veillerait les morts, dit M. Roberts lorsqu elle se tait. N oubliez pas l assembl e, dit-il. Elle est obligatoire et, comme vous le savez, j

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