CHRONIQUES D’UN PORT : L’AMANT DE LA MER
331 pages
Français

CHRONIQUES D’UN PORT : L’AMANT DE LA MER , livre ebook

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Description

Entre orient et occident, le passé et le présent se rencontrent dans un voyage à travers l'espace - temps.Paris, Istanbul, un passé futuriste, et un présent suranné.La mer, la fuite , l'horizon ; quand l'histoire personnelle se mêle à l'histoire du monde.Années folles, sagesse nouvelle...deux mondes que relie un seul élément: : La mer illuminée, Deniz Aydin kiliç.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9789938073270
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,05€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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ALYSSA BELGHITH
CHRONIQUES D’UN PORT : L’AMANT DE LA MER
Arabesques 2018
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Livre : L’Amant de la mer Auteure : Alyssa Belghith Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés à l’éditeur : ARABESQUES EDITIONS Couverture : ISBN : 978-9938-07-327-0 33, rue Lénine-Tunis 1000 www.arabesques-editions.net E-mail :editionsarabesques.tunis@gmail.com
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Prologue tome 1
Le bouchon sauta.
1 « — Que fêtons-nous, mon ami par ce balthazar que tu nous a offert ?
— Mon premier livre !
— Aydin, tu as écrit un livre et tu n’as rien dit ! s’exclama Breton. En voilà un qui cache bien son jeu !
— Oh non ! Je ne pense pas pouvoir un jour en écrire un mon ami !
— Alors Deniz ? s’exclama Dimitri agacé. Qu’est-ce que c’est ?
— J’ai traduit mon premier livre entier !
— C’est qui ? demanda Aragon.
— L’ « Ulysse » de Joyce !
— Sacré morceau, mon vieux ! Il fallait le faire !
— Oui, il fallait le faire et je l’ai fait !»
1  Le balthazar est une bouteille en verre conçue pour contenir l'équivalent de seize bouteilles de 75 cl, soit douze litres.
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Préface
Le roman « l’amant de la mer » est une version originale du rapport quasi fusionnel de l’homme et de la mer. Il rend de manière poétique hommage aux éléments de la nature dans leur proximité et leur hostilité. L’écriture parfois purement aphoristique de ce texte à plusieurs entrées, puise dans le patrimoine mythologique de l’Humanité où des figures ancestrales tiennent des rôles profanes. Différentes scènes du voyage initiatique des personnages peintre et marin jettent le lecteur dans une atmosphère spirituelle voire mystique. La gageure de ce roman est d’avoir évité, malgré l’abondance des références littéraires et picturales, une préciosité qui aurait nui à sa lecture.
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RACHIDA TRIKI
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I Les chaises de la mer
Reliant la mer Noire à la mer de Marmara, il y a le Bosphore. Là où Io transformée en génisse a nagé pour se soustraire à la vengeance d’Héra. À sa pointe sud, la Corne D’Or, zone portuaire d’Istanbul. Assis sur une chaise tournée vers le néant de l’étendue bleue, un homme, un vieil homme réfléchissait en regardant les profondeurs marines… Trop vieux pour ça... Est-ce qu’on devient trop vieux pour ça ? Un promeneur, marcheur aguerri de ce qu’en témoignent des chaussures usées, d’une couleur indéfinissable, et dont l’odeur pestilentielle envahissait joyeusement l’atmosphère, un promeneur, s’arrêta devant le vieil homme, le tirant olfactivement de son état méditatif. Le vieux tenait un gobelet à peine vidé qui fut rempli d’une substance indéfinissable dont l’odeur restait dans l’air dégageant une émanation désagréable de poisse marine. Le promeneur s’approcha, y mit quelques lirasi et dépassa le vieillard attristé, en sifflotant ingénument. Trop vieux… On me prend déjà pour un mendiant. Une chaise au port. De vieilles chaises avalent la mer
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Elles s’y baignent, elles s’y noient… Le vieux était l’âme de cette chaise, qu’il tournait face au port, aux navires, qui passent et reviennent, jamais les mêmes, jamais différents, mais plus vieux, plus jeunes, plus abattus ou victorieux. Le vieux se levait chaque matin, dans une auberge, au port, il quittait son lit fait au carré, et allait rejoindre sa chaise jusqu’au soir. Certains l’appelaient par ironie « Ministre du port », d’autres pensaient qu’il l’était vraiment, cette âme qui veille de loin sur les astres de la mer comme le gardien d’un phare universel. Le soir, cette ombre privait à regret les docks d’une présence essentielle, et c’est comme si, par son départ, le port se 1 déchirait dans un crépuscule sanglant où Phρbus lui-même pleurait.
Le vieil homme quittait la chaise du port avec un dernier regard, triste comme un adieu, pour le siège et les flots, ce regard bleu où se reflétaient si bien l’azur et la mer, l’infini. De chaise en chaise passait ainsi la vi e de l’homme.
Il trainait les pieds jusqu’à un bar miteux, tristement encrassé, joyeusement rempli de voix, et avec enseigne, titre ironiquement parlant : « Bon port ». Il s’asseyait ainsi chaque soir sur un tabouret dans cet estaminet au titre pompeux, arrivé enfin là où il devait être, arri enfin à « Bon port ».
À « Bon port », tout était empreint d’une atmosphère épaisse, surréelle, la fumée coiffait tout et tous, d’un voile brumeux, mystérieux, et translucide.
1 Phébus ou Phρbus (du grec ancien ΦοƢοƲ / Phoíbos) est le nom d'Apollon en latin « le brillant » est considéré comme le Soleil, c'est le dieu du soleil personnifié.
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