Cœur en os
347 pages
Français

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Description

Abel est un jeune-homme sans histoire qui rêve d’améliorer son quotidien. Mais un choix décisif va.
le plonger ainsi que son meilleur ami dans un monde insoupçonné. Prenant conscience de ses capacités ainsi que de son affiliation particulière, Abel et son ami Angel vivront de nombreuses péripéties afin de parvenir à rentrer chez eux.
« Laissez-moi vous raconter une courte histoire oubliée de tous. Comme toute fiction, elle fait appel au merveilleux et à votre imagination. Ouvrez votre esprit et laissez-vous bercer par cette formidable épopée qui décidera sans doute de l’avenir de milliards de personnes.
À l’aube des temps, la planète fut divisée en trois mondes distincts : Le Bast, le Middar et l’Elios. Chacun d’entre eux obtint une fonction. Le Bast fut le gardien de la nature sous toutes ses formes. Le Middar avait pour privilège les humains sous tous leurs aspects. L’Elios régnait sur les airs. »

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 octobre 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312076881
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0017€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Cœur en os
Anaïs Votquenne
Cœur en os
Les artéfacts de pouvoir
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2020
ISBN : 978-2-312-07688-1
Extrait du journal d’une Daïkini
Laissez-moi vous raconter une courte histoire oubliée de tous. Comme toute fiction, elle fait appel au merveilleux et à votre imagination. Ouvrez votre esprit et laissez-vous bercer par cette formidable épopée qui décidera sans doute de l’avenir de milliards de personnes.
À l’aube des temps, la planète fut divisée en trois mondes distincts : le Bast, le Middar et l’Elios. Chacun d’entre eux obtint une fonction. Le Bast était le gardien de la nature sous toutes ses formes. Le Middar avait pour privilège les humains sous tous leurs aspects. L’Elios régnait sur les airs.
Ces trois mondes, forgés par la magie, attisèrent la convoitise de certains membres de leurs peuples respectifs. Il s’ensuivit des guerres sauvages et sanglantes, faisant sombrer de nombreuses nations. Chaque dirigeant désirait posséder le pouvoir infini que les trois mondes réunis pouvaient apporter. Qui est à l’origine de cette tragédie ? Nul ne le sait. La tristesse, la souffrance et la mort accablèrent les habitants durant des décennies. Le Bast utilisa la magie des profondeurs pour appauvrir les sols et affamer les peuples. Le Middar envoya des armées de spectres, tueurs immortels et sans peur. L’Elios fit déferler sur Terre ses animaux mécaniques à la puissance destructrice inimaginable, guerriers dangereux capables de voler et de se fondre dans le paysage. Tous les dirigeants participèrent à la course au pouvoir, écrasant inlassablement les faibles et opprimant les peuples. La Terre était un champ de ruines.
Une quatrième civilisation vit alors le jour, s’élevant des vestiges du monde en lambeaux et ayant atteint un plan supérieur d’existence. Qualifiée de sage, cette nouvelle communauté proposa de couper à jamais tout contact entre les trois mondes afin de protéger la magie de chacun d’entre eux. Les dirigeants les plus avisés des quatre civilisations fermèrent alors les chemins existants entre le Bast, le Middar et l’Elios. Leurs bibliothèques et leurs savoirs ayant été perdus au cours de luttes incessantes, la tradition orale de cette époque maudite s’estompa peu à peu dans l’esprit des gens. Et bientôt, ce qui n’était qu’un vague souvenir devint légende. La légende devint murmure et le murmure oubli. Les trésors incommensurables que la magie de ces quatre mondes fournissait généreusement à l’homme disparurent.
De nos jours, on raconte que certaines personnes ont franchi les chemins scellés faisant le pont entre le Bast et le Middar, mais aucun de ces heureux voyageurs n’est revenu pour partager cette fabuleuse découverte.
Le sol, autrefois riche et fertile, se meurt sous l’assaut des cultures, des produits chimiques et des inventions de l’homme. Sans oublier le bestiaire fantastique et destructeur qui jaillit parfois des profondeurs de la terre. L’homme ne croit plus en la nature ni en la magie. La pauvreté, la sécheresse, la maladie, la peur : autant de fléaux frappant les habitants du Middar que ses savants ne peuvent enrayer.
Le monde court-il à sa perte ? Est-ce la fin de tout ou le Middar a-t-il encore un avenir ? Mais il s’agit là d’une autre histoire.
Chapitre 1
La nuit était déjà tombée sur la petite ville de Leuze -en- Hainaut et les rues désertes, bien que très correctement éclairées, incitèrent le jeune homme à accélérer le pas en passant au niveau de la rue de Condé . Les lampadaires jetaient des ombres menaçantes sur les trottoirs, rendant le moindre recoin terrifiant. Depuis 2012, la ville voyait aboutir des projets architecturaux, tels que la réhabilitation du site Motte en un centre sportif Leuz’Arena – destiné à devenir l’un des plus grands halls sportifs de Wallonie – et le développement du zoning industriel Leuze - Europe . Malgré cette nouvelle dynamique, les routes de l’ancienne cité, où avaient dominé les bonneteries, étaient toujours aussi désertes après vingt-deux heures.
Un chat noir jaillit de l’arrière d’une voiture à l’arrêt, cracha en faisant le gros dos et disparut d’un bond derrière une poubelle de la grande surface, sur la gauche. Dans un coin du parking, un sans-abri se mit à tousser, se pliant en deux contre une benne à ordures.
L’adolescent accéléra la cadence et dut trotter encore une dizaine de minutes avant de s’engouffrer dans le hall d’entrée de l’immeuble en briques rouges. Il se dirigea sans hésiter vers la seconde porte du sas et l’ouvrit avec sa clef. Pour seule lumière dans le couloir, une lampe en coupole contre le mur faisait face à l’ascenseur se trouvant à sa droite. Le jeune homme enleva la capuche de son sweat gris qu’il ouvrit et passa la main dans ses cheveux mi-longs dégradés afin de les remettre en place. Il remonta discrètement son jean bleu foncé sur ses hanches étroites avant d’entamer les trois étages d’escalier qui le mèneraient chez lui. Arrivé à destination, il se dirigea vers la gauche et ouvrit la porte de son appartement.
La lumière de l’applique murale clignota brièvement, signe que l’ampoule devait prochainement être changée. Un rafraîchissement général des communs était à prévoir par le syndic. Certes, le complexe Les Araucarias avait été une innovation architecturale lors de sa construction, dans les années soixante-dix, mais actuellement, il faisait vieillot au sein de ce quartier résidentiel où se côtoyaient maisons bourgeoises et immeubles flambant neufs.
– Bonsoir , Abel Langton ! M’as-tu apporté de quoi étancher ma soif ? bougonna une voix dans son dos, accompagnée d’un vent froid.
Abel se retourna vers la seconde porte de l’étage, qui faisait face à celle de son domicile, et aperçut la silhouette de sa voisine de palier. La femme, qui venait de jaillir de la pénombre, était de taille moyenne et très maigre. Elle portait des mitaines grises, une longue robe noire éthérée qui descendait jusqu’à ses pieds nus et un châle vert pâle dans lequel elle s’emmitouflait. Mary Belle, tel était son nom – très mal porté, selon Abel. Ses cheveux noirs méchés de blanc étaient coupés en un carré plein. Son visage anguleux, ses petits yeux sombres enfoncés, sa bouche mince, son nez tombant, ses joues creuses dues à la malnutrition et son teint jaune lui donnaient l’apparence d’une sorcière. Sa voisine n’avait jamais été réellement méchante avec lui, mais Abel savait qu’il ne devait pas trop la contrarier : elle aimait qu’on abonde dans son sens.
– Je t’ai demandé si tu m’avais apporté de quoi boire, gronda-t-elle en glissant vers lui, son visage à quelques centimètres de celui de l’adolescent. J’ai soif !
Abel soupçonnait que Mary Belle aurait vendu père et mère pour quelques gouttes d’alcool. Ce vice lui avait d’ailleurs été fatal : un incendie, dû à l’explosion de sa télévision, avait ravagé son logement tandis qu’elle cuvait inconsciente sur son canapé. Les signes de ce drame étaient encore visibles car la porte d’en face affichait sur tout le long des traces de suie. À la décharge de la malheureuse alcoolique, une erreur médicale lors d’une opération chirurgicale l’avait contrainte à arrêter son travail des années auparavant, rendant ses conditions de vie plus précaires. Cela expliquait en partie qu’elle ait sombré dans la dépression, puis l’alcoolisme, jusqu’au jour du terrible incendie qui avait détruit sa demeure. Fort heureusement, les pompiers étaient intervenus rapidement et aucun dégât n’était à déplorer chez les Langton.
Il lui lança un sourire charmeur et lui fit un petit signe de la main pour la saluer.
– Bonsoir, Mary Belle ! Je n’ai pas pu vous apporter d’alcool, les magasins étaient fermés.
– J’ai juste besoin d’une petite goutte. Ce n’est quand même pas trop demander ! Je te l’ai réclamé plusieurs fois. On ne pas compter sur les jeunes, de nos jours ! s’emporta l’ombre en élevant la voix.
– Désolé, mais j’ai couru partout aujourd’hui.
– Et c’est mon problème, peut-être ?
– Si je n’ai pas pu, c’est parce que ma journée de travail a été chargée.
– Tu essaies de m’embobiner ? vociféra-t-elle. Tu es en secondaire, donc pas de journée ouvrée pour toi.
– J’ai terminé mes études sup

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