Confessions Impures
155 pages
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Confessions Impures , livre ebook

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Description

Les maris violents se sentent portés par un sentiment de supériorité, qui ne connaît pas de limite, sur les êtres placés sous leur protection. « L’autorité » parentale est dévoyée en une sorte d’autorisation à dominer par la force ceux qui vivent sous leur toit. Comme pour l’ensemble de mes précédents romans, j’ai utilisé des faits d’actualité pour amener mes lecteurs à réaliser qu’en dépit des évidences, il se pouvait qu’avec un éclairage différent on puisse être amené à changer d’avis sans renier pour autant ce que nous sommes. Je traite au fil des pages de ce livre des violences faites aux femmes, mais aussi de sujets tabous comme de l’adultère ou des amours interdites pouvant naître au sein d’une famille. Il arrive que le reflet des choses, ou qu’un éclairage trop cru, masque une réalité ou nous la révèle très différente. Ce sixième roman est avant tout un plaidoyer pour les femmes, toutes les femmes qui en ces temps de violences ont besoin de se sentir soutenues, aimées et ont grandement mérité de décider elles-mêmes de la nature de leurs envies.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 juillet 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312074306
Langue Français

Extrait

Confessions Impures
Hilaire de l’Orne
Confessions Impures
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
Du même auteur a ux Éditions du Net
L’Exilé Volontaire tome I, « Convictions & Circonstances ».
L’Exilé Volontaire tome II , « Les Fiancées du Ministre ».
L’Exilé Volontaire tome III , « La résurrection du Réel ».
Les Baladines Malgaches .
Les Colères d’Hippocrate .
Taïnos
© Les Éditions du Net, 2020
ISBN : 978-2-312-07430-6
Avertissement
Ce roman est une œuvre d’imagination, qui ne saurait être considérée comme une source d’informations infaillibles. Tous les lieux décrits dans cet ouvrage sont réels, certaines situations et événements le sont aussi. Les personnages choisis dans cette intrigue demeurent néanmoins fictifs. Toute ressemblance avec des personnes réelles, existantes, ou ayant existé, ne serait bien sûr, que pure coïncidence.
H. De L’O.
Introduction
L’auteur traite au fil des pages de ce livre des violences faites aux femmes, mais aussi de sujets tabous comme l’adultère ou les amours interdites pouvant naître au sein d’une famille. Il arrive que le reflet des choses, ou qu’un éclairage trop cru, masque une réalité ou nous la révèle très différente.
Ce sixième roman est avant tout un plaidoyer pour les femmes, toutes les femmes qui en ces temps de violences ont besoin de se sentir soutenues, aimées et ont grandement mérité de décider elles-mêmes de la nature de leurs envies.
Hilaire De L’Orne
Chapitre 1
Ici, les esprits n’avaient pas le loisir de s’engourdir sous les effets de la canicule. Cherbourg, capitale des parapluies, ne laissait à aucune autre le soin de lui ravir le titre de métropole la plus humide de l’hexagone.
Ce fut sans surprise et avec le renoncement caractéristique des habitants de cette région qu’Antoinette rentra chez elle sous les morsures d’un crachin glacial.
Madame le procureur Antoinette Denis, aimait exagérer à l’excès certains traits de son caractère. Elle se réfugiait derrière l’épaisse carapace d’un corps qui vieillissait sans elle, la rendant insupportable. Elle avait naturellement un avis sur tout et le donnait avec assurance sans même qu’il ait été sollicité. En un mot comme en cent, Antoinette était une emmerdeuse.
Le sobriquet de « Botero » lui ayant été attribué autant par les prévenus que par ses collègues magistrats, laissait peu de place aux fantasmes masculins. On ne marchait pas à côté mais autour d’elle. Les mauvaises langues disaient même qu’elle était si lourde, qu’un jour son ombre avait écrasé un chien. La cinquantaine maussade, les joues et les ailes du nez marqués par la couperose, laissaient imaginer un excès de consommation alcoolique alors qu’elle ne buvait que de l’eau gazeuse.
Elle ne supportait aucune addiction mis à part celle de son mari, collectionneur de timbres-poste. Sa démarche pesante offrait aux regards l’élégance des phoques gris échoués sur le sable de la baie de Somme. Ses bourrelets recouvraient non seulement son corps mais aussi ses rêves, ses désirs et ses dernières illusions. Lorsque quelque chose n’allait pas, elle avait pris l’habitude de mettre en cause sa silhouette avant de se ruer sur des pâtisseries.
Ce soir-là, le poste de télévision transmettait à son habitude un débat pour lui-même. Georges, affairé en cuisine, laissait souvent le brouhaha soporifique des diffusions emplir les pièces de l’appartement pour lui tenir compagnie.
Antoinette passant devant le récepteur cru bon de s’immiscer dans la discussion en arguant que les principales erreurs de nos politiciens étaient d’ignorer les jugements des habitants de ce pays. Ces gens-là n’étant le plus souvent que des profiteurs élitistes d’un système corrompu.
Les gens de peu, les sans dents, ceux qui dans les dernières déclarations présidentielles n’étaient bons à rien, avaient de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment. La marchandisation des êtres humains comme la location du ventre des femmes, ne changerait rien à leur quotidien. Antoinette côtoyait suffisamment de misère sociale à longueur de journée pour estimer son opinion crédible. Elle était contre la PMA et la GPA et elle osait en faire part autour d’elle.
Elle avait été une ardente féministe et avec l’âge s’était assagie pour finalement passer dans le camp des conservateurs. Au début de leur mariage, désirant accueillir un enfant, ils avaient tenté le parcours de la fécondation in vitro. À la suite de multiples échecs, de fausses couches en fausses couches, elle s’était finalement rangée à l’avis de Georges en optant pour l’adoption.
Pour Antoinette la filiation passait avant tout par l’amour, mais certainement pas par la science.
L’arrivée du petit Elliott, aujourd’hui âgé de presque dix-huit ans avait apporté à leur famille de grandes joies. Ils savaient tous les deux combien il fallait être patient pour créer un attachement qui liait pour la vie. L’attitude de Lilou avait varié au fil des années en éprouvant le besoin aux différents stades de son âge de tester l’amour de ses parents adoptifs.
Accueillir un enfant au sein d’une famille manquant de ressource financière et ce en dépit de qualités humaines incontestables comme l’abnégation et l’altruisme, était un gage d’échec assuré. Antoinette voyait également défiler dans son tribunal des exemples de cas sociaux manquant d’équilibre psychologique, formant un frein réel au développement de leur progéniture.
Bien souvent, sans pour autant que ce soit une règle absolue, la pauvreté entraînait l’alcoolisme, les incestes et les mauvais traitements. Élever une famille c’était autre chose que de nourrir une portée de chatons, même lorsque grâce aux aides sociales l’on n’avait pas à se préoccuper du prix des croquettes.
– Allez chérie, range ta banderole et viens manger, c’est prêt.
– Non mais tu entends ça ! Au siècle prochain, n’importe quel couple, formé avec qui on voudra pourra choisir de se faire livrer par Amazon un gosse sélectionné sur catalogue. Si les parents éprouvent un certain goût pour l’exotisme, ils pourront le faire venir de Chine , en choisissant la couleur du ventre d’hébergement de leur fœtus. On se dirige tout droit vers une forme d’eugénisme social. C’est devenu la règle, les gens n’achètent plus ce dont ils ont besoin, mais d’abord ce qui leur procure du plaisir. Ce monde est devenu fou Georges ! Après avoir réclamé dans les années soixante la jouissance sans procréation grâce à la pilule, les femmes aujourd’hui militent pour une procréation sans jouissance ! Elles marchent sur la tête.
– C’est l’évolution. À chaque génération appartient une nouvelle philosophie de la vie.
– Nous avons souvent choisi de nier le réel des situations familiales en imposant seulement nos désirs. Il serait bon de restaurer les valeurs du mariage Homme-Femme.
– Il est trop tard pour ce choix de société, Antoinette les jeunes d’aujourd’hui sont déjà passés à autre chose.
Voyant que Georges ne souhaitait pas croiser le fer sur le sujet, elle changea de chaîne pour suivre sa série favorite. Georges était un homme qui laissait aux autres la liberté de ne pas être d’accord avec lui sans pour autant se sentir menacé. Antoinette aurait pourtant souhaité trouver ce soir-là une oreille attentive pour lui confier le déroulement de sa journée, mais depuis quelques années, ils ne partageaient plus le même enthousiasme pour ce qui se passait chez eux, ni dans le prétoire.
Georges, bâtonnier au barreau de Cherbourg, selon un rituel bien établi, préparait ses plaidoiries dans le bureau du rez-de-chaussée. Il rangeait ses timbres, vérifiait le carnet de correspondance de Lilou et jouait quelques airs au piano du salon qui servait aussi de salle d’attente du cabinet avant de rejoindre leur chambre.
C’était l’année du bac pour leur fils. Après avoir redoublé sa sixième et sa seconde, ils se désespéraient de le voir si peu assidu. Ils avaient rêvé pour lui d’une voie passant par khâgne et hypokhâgne en vue de devenir lui aussi magistrat, ou simplement prof de lettres, mais à l’évidence, Lilou préférait courir les filles. Contrairement à ses parents adoptifs, il était grand, mince, d’un

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