Emma
99 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
99 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Tu aimes les témoignages? Tu adoreras ce livre! C’est un roman basé sur une histoire vraie.
— Mais pourquoi tu te donnes autant de mal? me répond mon amie.
J’ai une hésitation. C’est vrai, pourquoi? Qu’est-ce que tout ce travail me donne? Je chasse aussitôt ce doute. Je n’arrive même pas à concevoir l’idée de ne pas étudier à fond, de ne pas connaître tous les sujets sur le bout de mes doigts, de ne pas les maîtriser à la perfection. Quel genre d’élève serais-je si je ne le faisais pas? Si je n’avais pas les meilleures notes? Je ne serais pas fière de moi, sachant que je n’ai pas réalisé mon plein potentiel, c’est certain. Et tout le monde serait déçu de moi.
— Je sais pas, Noémie. Je sais juste qu’il faut que je réussisse.
— Mais tu réussis déjà! T’es super bonne, même quand tu étudies presque pas. Tu surpasses pratiquement tout le monde. C’est pas assez pour toi?
Je perçois dans sa voix à la fois de l’inquiétude et de l’agacement.
Psst ! L’auteure de ce livre s’appelle Evelyne. Elle adore tout ce qui est sucré avec une préférence pour le chocolat et la réglisse rouge. Elle aime l’écriture, le dessin, la danse et la musique (mais n’aime pas qu’on l’entende chanter!). Elle déteste la méchanceté, le mensonge et l’injustice. Comme Emma, elle était une première de classe et a déjà été une championne de karaté. Elle voulait aussi être auteure de BD, mais est plutôt devenue romancière.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 11 avril 2018
Nombre de lectures 11
EAN13 9782897584825
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0450€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Guy Saint-Jean diteur
4490, rue Garand
Laval (Qu bec) Canada H7L 5Z6
450 663-1777
info@saint-jeanediteur.com
saint-jeanediteur.com

Donn es de catalogage avant publication disponibles Biblioth que et Archives nationales du Qu bec et Biblioth que et Archives Canada.

Nous reconnaissons l aide financi re du gouvernement du Canada ainsi que celle de la SODEC pour nos activit s d dition. Nous remercions le Conseil des arts du Canada de l aide accord e notre programme de publication.

Gouvernement du Qu bec - Programme de cr dit d imp t pour l dition de livres - Gestion SODEC
Guy Saint-Jean diteur inc., 2018
R vision: Isabelle Pauz
Correction d preuves: milie Leclerc
Conception graphique de la couverture et infographie: Christiane S guin Photo de la page couverture: Depositphotos/gregorylee
D p t l gal - Biblioth que et Archives nationales du Qu bec, Biblioth que et Archives
Canada, 2018
ISBN: 978-2-89758-481-8 ISBN EPUB: 978-2-89758-482-5 ISBN PDF: 978-2-89758-483-2
Tous droits de traduction et d adaptation r serv s. Toute reproduction d un extrait de ce livre, par quelque proc d que ce soit, est strictement interdite sans l autorisation crite de l diteur. Toute reproduction ou exploitation d un extrait du fichier EPUB ou PDF de ce livre autre qu un t l chargement l gal constitue une infraction au droit d auteur et est passible de poursuites p nales ou civiles pouvant entra ner des p nalit s ou le paiement de dommages et int r ts.
Imprim et reli au Canada 1 re impression, avril 2018

Guy Saint-Jean diteur est membre de l Association nationale des diteurs de livres (ANEL).
EVELYNE GAUTHIER

Roman
Table des mati res
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
pilogue
Chapitre 1
Je d teste les lundis matins. Plant e c t de l arr t d autobus, je sautille sur place et je souffle sur mes mains dans un effort vain pour les r chauffer. Mes gants en petite laine et mon veston peine doubl ne sont vraiment pas suffisants pour maintenir mon corps une temp rature acceptable. Je suis transie.
On dirait que tout est pire, le lundi. La m t o, le bruit d sagr able du r veille-matin qui me tire du lit, m me le go t des c r ales. Je ne sais pas si c est la fatigue, mais je trouve r solument qu une journ e comme celle-ci a une teinte gris tre.
Les nuages de vapeur s chappent de ma bouche alors que je grelotte, pour s vanouir rapidement dans l air en minces volutes, emport es par le vent glacial.
Au-dessus de ma t te, les nuages gris et mena ants se d placent lentement. La pluie ne va pas tarder tomber.
Pour la premi re fois depuis longtemps, je me dis que j aurais d couter ma m re. Rendue en novembre, je le savais bien qu il ferait froid. Mais pas question que je commence enfiler des giga mitaines en polar ou un gros manteau d hiver aussi t t dans l ann e!
Je suis d j la boll e de service, je ne vais pas an antir le peu de coolness qu il me reste - enfin, consid rant que j en ai d j eu - en m habillant comme une esp ce de chasseuse inuite dans le Grand Nord. C est connu, plus t es cool, moins tu t habilles quand il fait froid.
Bon, c est vrai qu tre in , a ne m a jamais int ress e et que l opinion des autres, je m en fous un peu. Mais je ne ferai pas expr s non plus pour avoir le mot " nerd crit sur le front. Y a des limites! Et puis, le fait que je n en aie pas trop l apparence, m me si j ai les notes, a me donne un petit quelque chose de marginal.
J adore tre premi re de classe, mais je d teste les gens trop straights . J aime aussi sentir que je suis anticonformiste. Et puis, je prends plaisir l id e de surprendre les gens, de ne pas correspondre l image qu ils peuvent se faire d une personne comme moi.
Je suis une des rares l ves, l cole, qui peut porter des jeans trou s ou un peu d chir s, par exemple. Je connais plein de parents qui l interdisent encore la maison. Il me semble que rendu 14 ans, et en secondaire 2 en plus, on peut bien porter ce qu on veut, non? moins que a soit vraiment ind cent. Mes amis n arr tent pas de r p ter que mes parents sont vraiment cool. Faut dire que je ne leur cause pas tellement d ennuis et qu ils savent qu ils peuvent me faire confiance. J ai toujours t la fille sage, qui fait ce qu on lui demande, alors je pense bien que j ai m rit d tre trait e comme une personne mature.
Zut! Il arrive bient t, cet autobus? Je suis vraiment gel e, moi! J aurais d tre raisonnable et m habiller plus chaudement!
En temps normal, j essaie de profiter de l attente l arr t de bus pour r viser ou pratiquer des mouvements de karat , mais j ai trop froid en ce moment. M adonner des arts martiaux a cet avantage de me donner des airs de Karat Kid et att nue un peu mon c t impopulaire.
Au moins, j ai t d barrass e de mes horribles broches l ann e derni re. Y a rien de plus nul avoir, quand on est une boll e, que des broches dans la bouche. part des lunettes.
Benjamin Laram e, lui, s tait fait briser les siennes peine quelques jours apr s la rentr e au secondaire. Il n avait vraiment pas t chanceux. croire qu il a tout ce qu il faut pour avoir des probl mes: il a longtemps t petit, maigre, habill comme un vrai geek et il tra ne toujours un truc genre intello sur lui: un cube Rubik, des figurines Donjons Dragons , un jeu d checs ou des cartes Magic .
Mais cet t , il a singuli rement allong et depuis qu il a pris un bon 30 centim tres, il d passe presque tout le monde d une t te. Curieusement, m me s il est toujours aussi maigre, a a un peu refroidi les ardeurs de certains cr tins qui le prenaient comme punching bag il y a tout juste quelques mois.
Quant moi, le fait que je pratique les arts martiaux depuis des ann es suffit garder distance la plupart des terreurs de l cole.
La seule et unique fois o Zacharie Matte, un des grands niaiseux, a essay de s en prendre physiquement moi - au lieu de se contenter des insultes habituelles - il en est rest presque traumatis . Et pour tre honn te, moi aussi.
Il avait fait une simple connerie. Alors que je me dirigeais vers la sortie de la caf t ria, il s tait faufil discr tement derri re moi en essayant de retenir un fou rire. Mais j avais senti sa pr sence, cet idiot. Il avait alors essay de voler le berlingot de lait que je tenais. Et l , tout s tait pass la vitesse de l clair. M me moi, je n avais rien vu venir.
Avant m me qu il ait fini le mouvement avec son bras pour ramener le berlingot lui, je m tais retourn e, je lui avais ass n un coup de poing au ventre et, de l autre main, je lui avais arrach le berlingot presque au vol. J avais regard mes propres bras agir sous le coup de l impulsion, sans r fl chir. Un peu comme s ils avaient cess de m appartenir et qu ils avaient eu leur propre volont pendant un court moment. Le tout s tait conclu en un quart de seconde et Zacharie s tait retrouv pli en deux au sol, abasourdi et trop touff pour pouvoir me crier des noms comme il en a l habitude.
C est d ailleurs la seule fois de ma vie o je me suis retrouv e dans le bureau du directeur. Pourtant, ce n tait pas ma faute! Mais donner un coup un autre l ve, c est impardonnable.
Zacharie et moi avons d passer une bonne semaine rester en retenue apr s l cole. La retenue l endroit d sign des derniers de classe M y retrouver a t une des pires humiliations de ma vie. Surtout quand je voyais, par la fen tre, les amis de Zacharie d conner dans la cour ou nous faire des signes en rigolant pour m emmerder.
En tout cas, j ai tout de m me une consolation, dans tout a: j ai la preuve que mes cours de karat sont utiles et que si on tente r ellement de m agresser un jour, je saurai me d fendre.
En fait, non, j ai deux consolations. Car depuis ce temps-l , Zacharie m achale pas mal moins. Il m en veut mort, mais il se tient loin. Il a beau continuer de m injurier, je m en contrefiche. Maintenant, je sais qu il a peur de moi et je n ai qu le fixer du regard avec un grand sourire pour qu il se calme.
Et a, a vaut bien une semaine de retenue.
Le bruit des freins de l autobus qui s arr te devant moi me tire de mes pens es et me fait sursauter. Le chauffeur ouvre la porte et je monte, pour aller m asseoir sur un des bancs d en avant. Je sors un livre afin de me tenir occup e. Le voyage dans le bus est un des moments de la journ e que je d teste le plus. C est encore pire que l cole.
- Eille! Emma Carpentier!
Je soupire en entendant mon nom. Cette fois, je reconnais la voix de Mathis P loquin, un autre cr tin. En fait, c est surtout le boss des cr tins. Zacharie n est peut- tre qu un peureux qui n agit jamais seul, mais Mathis, lui, n a pas peur de grand-chose.
- Eille, la petite Emma, je te parle!
Grrr je d teste quand il m appelle ainsi. La voix s est approch e. Je sais que je ne pourrai plus faire semblant de ne pas l entendre bien longtemps encore et que je vais devoir lui parler.
- Qu est-ce que tu veux, Mathis? que je lui demande sans lever les yeux de mon livre.
- J ai pas eu le temps de faire mon devoir de chimie en fin de semaine. Je peux-tu copier sur le tien?
Je grimace. Comment peut-on "ne pas avoir le temps pendant toute une fin de semaine? Il me prend pour une dinde ou quoi? Je lui r ponds d un air aussi froid que possible.
- Qu est-ce que t as fait pendant tout ce temps? Une fin de semaine, c est deux jours. Ou quarante-huit heures, si tu pr f res. C est trop dur de trouver une heure l -dedans pour faire ton devoir?
- J avais trop de trucs faire pis j ai ou

  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • Podcasts Podcasts
  • BD BD
  • Documents Documents