Fièvre mortelle
324 pages
Français

Fièvre mortelle , livre ebook

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Description

Chloé a été admise à l’hôpital en raison d’une violente fièvre, soudaine et inexpliquée.
Pendant la nuit, elle entend les bruits d’une bagarre et les cris de quelqu’un qui appelle au secours. Est-ce la fièvre qui lui a donné des hallucinations ou un véritable meurtre a-t-il été commis ?
Chloé tente désespérément de découvrir ce qui s’est passé cette nuit-là. Mais plus elle pose de questions… plus sa vie est en danger.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 10 mai 2018
Nombre de lectures 17
EAN13 9782762597592
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Soudain, un cri perce la nuit.
Un cri rempli de terreur, à faire
dresser les cheveux sur la tête.
— Non, je t’en prie, ne fais pas ça !
Quelle est
Il fait si chaud… si chaud…cette ombre
qui s’enfuit Chloé entend un bruit sourd,
puis des petits sons inquiétants : dans la nuit ?
Flap fap, fap fap… Collectionne
Clic clic, clic clic…
et assemble rûlante de fèvre, Chloé a entendu des bruits
Chloé s’agite, grogne Bdans la nuit. Une bagarre. Les cris de quel­les signets
et essaie de se lever.qu’un qui appelle au secours…de la série
Était­ce un rêve ? A­t­elle été victime d’une
— Qui est là ? demande-t-elle.Frissons
hallucination ?
et découvre Pas un bruit. Une faible lueur
une scène Et si un meurtre avait éclaire brièvement la pièce
qui donne lorsque la porte s’ouvre. vraiment été commis
Puis, celle-ci se referme des frissons ! dans sa chambre d’hôpital ?
et la lumière disparaît.
Chloé tente désespérément de découvrir ce qui Silence.
s’est passé cette nuit­là. Mais plus elle pose de Fièvre
questions… plus sa vie est en danger. mortelle
ISBN 978-2-7625-9758-5
9 782762597585 DIANE HOH
HER_Frissons_Fievre mortelle_CV .indd 4-5,1-1 17-09-22 15:33
Frissons
Frissons
Frissons
Frissons
DIANE HOH
Fièvre mortelleCopyright © 1992 by Diane Hoh. All rights reserved.
Published by arrangement with Scholastic Inc., 557 Broadway, New York, NY 10012, USA.COLLECTION
Frissons
Un mot
de l’éditrice
Il est minuit. Le silence règne dans la maison en­
dormie. Le silence? Pas tout à fait. Dans l’une des
chambres, à l’étage, on entend un bruissement de pa­
pier. Par la porte entrouverte, on aperçoit une lueur
blafarde. Tapi sous les couvertures, quelqu’un est
toujours éveillé. Il devrait dormir. Il y a école demain.
Mais il ne peut fermer les yeux avant d’avoir décou ­
vert l’identité du meurtrier !
Une lampe de poche à la main,
il tourne la page d’un livre de la collection
FRISSONS…

FIÈVRE MORTELLE
Ce lecteur passionné, cela pourrait être vous, cela
pourrait être moi… Et aujourd’hui, cela pourrait être
nos enfants avec qui nous avions envie de partager
ces livres qui nous ont fait frissonner de plaisir !
Dernièrement, j’en ai relu plusieurs. J’ai replongé
dans ces histoires palpitantes, cette atmosphère qui
donne froid dans le dos, ce suspense qui tient en ha ­
leine… Et savezvous quoi ? C’était toujours aussi bon!
Pendant des années, de nombreuses personnes ont
écrit aux éditions Héritage pour demander la réédi ­
tion des livres de la collection FRISSONS. C’est main­
tenant chose faite et nous espérons que vous aurez
autant de plaisir à les (re)découvrir que nous, à les
publier.
Je suis donc très fère de vous présenter
la nouvelle édition de la collection
FRISSONS dans une traduction améliorée
et mise au goût du jour.
8UN MOT DE L’ÉDITRICE
Certains romans signés R.L. Stine, Carol Ellis ou
Sinclair Smith sont aujourd’hui des best-sellers de la
littérature jeunesse mondiale, et au fl du temps, nous
espérons vous faire découvrir de nouvelles histoires…
Bonne lecture et bons FRISSONS!
Sylvie Payette
9Fièvre mortelle
TITRE ORIGINAL
The FeverFièvre mortelle
TITRE ORIGINAL
The FeverDIANE HOH DIANE HOH
Fièvre mortelle
Roman
Traduction de l’anglais par Louise Binette
Adaptation par Mathilde Singer

PROLOGUE
Des bruits
dans la nuit
rûlante de fèvre, Chloé se tourne et se retourne Bdans le lit. Son sommeil est agité. Chaud…
chaud… il fait si chaud… Elle a l’impression que sa
peau brûle. Elle sufoque, elle a soif. Si seulement elle
pouvait respirer un peu d’air frais…
Tout à coup, elle entend un bruit étrange.­
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FIÈVRE MORTELLE
« Qu’estce… qu’estce que c’est ? » s’interrogetelle.
« Non… non… je ne veux pas me réveiller… non…
Laissezmoi tranquille… », pensetelle, l’esprit en ­
gourdi de sommeil.
Les bruits deviennent de plus en plus forts, comme
si on frappait du métal contre du métal.
Chloé entend un cri étoufé, efrayé…
— Qu’est… qu’estce que tu…
Puis elle perçoit un doux murmure, fap, fap, fap,
fap, comme de petites vagues qui viennent mourir
sur la rive d’un lac…
Soudain, un autre cri perce la nuit. Un cri rempli
de terreur, à faire dresser les cheveux sur la tête.
— Non, je t’en prie, ne fais pas ça !
Il fait si chaud… si chaud…
Chloé entend un bruit sourd, puis des petits sons
inquiétants :
Flap fap, fap fap… Clic clic, clic clic…
Chloé s’agite, grogne et essaie de se lever.
Le « clic clic » s’arrête brusquement.
— Qui est là ? murmure Chloé.
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DES BRUITS DANS LA NUIT
Mais ça lui est trop pénible de s’asseoir. Chloé re ­
tombe sur l’oreiller de son lit d’hôpital.
— Qui est là ? répètetelle.
Pas un bruit. Une faible lueur éclaire brièvement la
pièce lorsque la porte s’ouvre. Puis, celleci se referme
et la lumière disparaît.
Silence.
19­
1
Réveil
à l’hôpital
ans sa chambre au quatrième étage de l’hôpital Dde SainteLaurence, Chloé Nantel ouvre les
yeux.
Étourdie, elle se souvient de sa fèvre nocturne. Ce
sentiment d’être engloutie, cette sensation que son
21­
­
FIÈVRE MORTELLE
corps brûlait tout entier. Elle se rappelle les fashs de
couleurs vives, rouges, violets, jaunes. En observant
la blancheur des murs de sa chambre d’hôpital, elle a
l’impression de revenir d’un autre monde.
Chloé sait qu’elle a été admise à l’hôpital en raison
d’une poussée de fèvre soudaine. Depuis son arrivée,
l’odeur des antiseptiques dans laquelle baigne le qua­
trième étage est son seul lien avec la réalité. Les rares
fois où elle a émergé d’un sommeil perturbé, l’odeur,
bien que déplaisante, lui prouvait qu’elle était tou­
jours en vie, et ce, même si elle se sentait isolée.
Instinctivement, Chloé tourne la tête vers le lit
voisin. Il est vide.
Vide…
Alors pourquoi atelle entendu ces bruits étranges ?
Cette nuit, elle aurait juré qu’il y avait quelqu’un d’autre
dans la chambre… mais elle a dû rêver. Elle se sou ­
vient que le lit était inoccupé quand elle est arrivée,
jeudi soir. Elle revoit ses parents se précipiter à l’hô ­
pital au volant de leur familiale. Chloé était étendue
sur la banquette arrière, marmonnant des choses in­
sensées, en proie à un violent délire fébrile. Elle ne se
22­
­
­
­
RÉVEIL À L’HÔPITAL
souvient pas exactement de son arrivée à l’hôpital
deux jours auparavant, mais elle est certaine d’une
chose : personne ne se trouvait dans le lit voisin à ce
momentlà.
Qu’atelle entendu, alors ? Quels étaient ces bruits?
Ces étranges bruits métalliques
qu’elle est convaincue d’avoir entendus…
Des bassines de métal, peutêtre ?
Elle a toujours chaud… si chaud… On étoufe
dans cette pièce. Elle a la bouche très sèche… sèche
comme les tampons d’ouate avec lesquels on désin­
fecte son bras avant de lui enfoncer ces afreuses ai ­
guilles dans la chair.
Chloé a soif. Ses mains, cependant, n’ont plus de
force. De plus, on a inséré dans sa main gauche une
aiguille reliée à un soluté qui lui permet de recevoir
des médicaments pour combattre la fèvre par voie
intraveineuse.
Qu’étaient donc ces autres bruits qu’elle a entendus?
Le choc sourd… les cliquetis…
23FIÈVRE MORTELLE
Et… elle se souvient de cet appel à l’aide désespéré,
terrifé…
Non, c’est impossible. Elle a dû rêver.
Elle a si chaud… comme si elle était étendue sur la
plage sous le soleil brûlant de juillet.
Il faut absolument qu’elle boive.
— J’ai besoin d’aide, murmure-t-elle,
j’ai besoin d’aide…
« Où sont donc passées les infrmières? »
Un visage apparaît dans l’embrasure de la porte.
C’est son médecin, le docteur Alexandre Morand. Il
est jeune, barbu, et porte un anneau à l’oreille. À ses
pieds, elle remarque des chaussures de sport. En fait,
il ne ressemble pas vraiment à un médecin. Le mé ­
decin de famille de Chloé, le docteur Boyer, est chauve
et grisonnant. Quand elle le consulte, il lui prescrit
des médicaments et la renvoie se reposer à la maison.
Alors que le docteur Morand lui a fait passer une
série d’analyses, lui a posé un millier de questions…
mais ne l’a pas renvoyée chez elle.
24­
­
­
RÉVEIL À L’HÔPITAL
Il ne semble pas savoir sourire. Il fronce plutôt les
sourcils et paraît prendre l’état de santé de Chloé très
au sérieux. La jeune flle suppose qu’elle devrait lui en
être reconnaissante, mais elle a plutôt envie de lui
dire de se montrer un peu plus joyeux.
Il prend son pouls, ausculte ses poumons et ordonne
à l’infrmière qui l’accompagne de lui faire une autre
prise de sang.
— Encore? gémit Chloé. Je ne crois pas qu’il me reste
assez de sang. Vous en avez déjà pris plusieurs litres.
Le médecin ne sourit pas. Elle ne s’attendait pas à
ce qu’il le fasse de toute façon.
— Nous ne savons toujours pas de quoi tu soufres,
expliquetil d’un ton grave. C’est probablement une
grippe très sérieuse, mais nous devons en être certains.
Quelques minutes plus tard, il sort, les épaules voû ­
tées, sans doute préoccupé par le mystérieux mal qui
afecte sa patiente.
— Êtesvous venue dans ma chambre la nuit der­
nière? demande Chloé à la grande infrmière qui,
après avoir pris sa température, procède maintenant
à la prise de sang.
25­
FIÈVRE MORTELLE
— Moi ? Non, j’ai commencé ce matin à sept heures.
Pourquoi ?
— Je voulais savoir. Quelqu’un est venu…
— Une autre infrmière, probablement. Ta tempéra ­
ture doit être prise régulièrement.
Pourtant, personne n’est venu prendre sa tempé ­
rature hier soir. Du moins, pas au moment où elle a
entendu les bruits.
Et si une infrmière était réellement passée pen ­
dant la nuit ? Après tout, elle a très bien pu oublier.
Tout est tellement confus
dans son esprit.
Comment peutelle être certaine de quoi que ce
soit ? Hier, sa mère lui a raconté les propos insensés
qu’elle a tenus durant le trajet vers l’hôpital. Entre
autres, elle a conseillé à sa mère d’apporter son para ­
pluie puis a crié à son père de changer les ampoules
dans la cuisine.
L’infrmière sort de la chambre et est aussitôt rem ­
placée par une de ses collègues, jeune et jolie, qui fait
26RÉVEIL À L’HÔPITAL
la toilette de Chloé, l’aide à enfler une jaquette d’hô­
pital propre et lui masse le dos.
Cependant, elle non plus n’a pas travaillé durant la
nuit et ne peut aider Chloé à identifer les bruits que
la jeune flle a entendus. Elle déclare à son tour qu’il
devait s’agir d’un membre du personnel.
Mais, étrangement, aucune infrmière n’avait ré ­
pondu lorsque Chloé avait appelé à l’aide.
Un peu plus tard, c’est Amélie Sénécal, qui était
dans la classe de Chloé au secondaire, qui lui apporte
son déjeuner. Amélie étudie en soins infrmiers et fait
un stage à l’hôpital.
Chloé aime bien Amélie… maintenant. À l’école,
elle avait à peine remarqué cette élève timide et ef ­
facée, avec ses vêtements bon chic bon genre – d’hor ­
ribles jupes en tissu écossais et des chandails marins
de petite flle modèle ! Amélie n’a jamais une mèche
de cheveux déplacée, sa chevelure blonde est toujours
emprisonnée dans une queue de cheval très serrée.
À l’hôpital, toutefois, Chloé apprécie les qualités
d’Amélie. Elle est gentille et serviable.
27­
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FIÈVRE MORTELLE
— Tu viens à peine de te réveiller, paresseuse ? de ­
mande Amélie tout sourire tandis que Chloé s’étire
en grognant.
Elle dépose le plateau sur la table de chevet en dé­
sordre et se penche pour aider Chloé à prendre une
position semiassise.
— Tu as passé une mauvaise nuit ? demande la jeune
stagiaire d’un ton plein de sympathie en dépliant la
table portative d’une main experte et en la plaçant en
travers du lit.
Elle pose le plateau devant Chloé.
— Pauvre toi! C’est la première fois que tu passes au­
tant de temps à l’hôpital, n’estce pas ? Je m’en suis
aperçue. Tu n’as pas l’habitude de tous ces gens qui
tournent autour de toi.
Chloé secoue la tête. C’est toujours si difcile de se
réveiller le matin et d’entendre les bruits routiniers
de l’hôpital.
— Non, murmuretelle. Je n’ai jamais été malade.
Pas comme ça, du moins. Et je déteste ça !
28­
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­
­
RÉVEIL À L’HÔPITAL
Amélie prend un paquet d’ustensiles dans sa poche
et en retire l’emballage en plastique. Puis, elle fait
glisser un bol de bouillon sur le bord du plateau.
— Je sais que c’est terrible d’être malade. Estce qu’on
a pris ta température ce matin ? Elle a peut être baissé.
Amélie est d’un naturel optimiste.
Chloé fait la grimace.
— Je n’en sais rien. L’infrmière qui l’a prise n’était
pas d’humeur à m’en parler. Quand je lui ai posé la
question, elle s’est contentée de secouer la tête, comme
si on allait la jeter en prison si elle osait me répondre.
Tu sais, c’est cette infrmière aux cheveux gris et aux
épaules larges comme celles d’un joueur de football.
— Marguerite. C’est une bonne infrmière, Chloé.
Amélie a adopté un ton sévère.
— Pourquoi ne peutelle pas me dire comment je
vais, alors? Personne ne me dit quoi que ce soit ici.
Chloé regarde Amélie.
— Ne pourraistu pas jeter un coup d’œil dans mon
dossier pour voir si ma température a baissé ?
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FIÈVRE MORTELLE
— Chloé ! s’indigne Amélie. Je n’ai absolument pas le
droit de consulter les dossiers des patients. Si on me
surprenait à en ouvrir un, j’aurais de sérieux ennuis.
Elle déplie une serviette en papier et la place sous le
menton de Chloé.
— Ton médecin t’en dira probablement plus long lors­
qu’il reviendra te voir cet aprèsmidi.
— Non, il ne le fera pas, gémit Chloé. Il ne me dit ja ­
mais rien non plus.
Ses mains tremblent. La cuillère cliquette contre
le bol. Mais… il ne s’agit pas du même bruit, se
ditelle.
Le bruit qu’elle a entendu
la nuit précédente était… plus aigu.
Elle se sent si fatiguée. Elle regarde le bol de bouillon
d’un air furieux.
— C’est mon déjeuner, ça? On dirait plutôt ce genre
de liquide qu’on vaporise sur les feurs pour tuer les
insectes.
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­
­
RÉVEIL À L’HÔPITAL
Elle pousse brusquement le bol et le bouillon se
renverse sur le plateau.
— Si j’avale ça, je vais vomir!
Amélie s’empresse d’essuyer le liquide avec une
autre serviette en papier qu’elle extirpe de sa poche.
« Bien sûr, elle traîne toujours des serviettes sup ­
plémentaires», pense Chloé. Elle est cependant recon ­
naissante à Amélie de ne pas lui faire de reproche.
— Chloé, tu dois manger, se contentetelle de dire.
Tu dois reprendre des forces. Tu veux sortir d’ici,
n’estce pas ?
— Oui, répond doucement la jeune flle. Je veux sortir
d’ici.
— Alors, tu dois manger. Viens, je vais t’aider.
Amélie s’assoit sur le bord du lit pour faire manger
Chloé.
Celleci ouvre la bouche à contrecœur.
Chaque fois que la cuillère heurte le bol,
cela lui rappelle les bruits
qu’elle a entendus durant la nuit.
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