Le Carnaval du quotidien
119 pages
Français

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Le Carnaval du quotidien , livre ebook

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Description

Le Carnaval du quotidien, version française de Dressing up for the Carnival, est le troisième et dernier recueil de nouvelles de Carol Shields. Les nouvelles de Shields dévoilent le côté ludique et l’imagination féconde de cette grande dame de la littérature canadienne. Une grève de météorologistes provoque une suspension totale du climat (Acclimatement). Le gouvernement instaure une taxe sur les fenêtres qui incite la population à se replier dans la noirceur en recouvrant toutes les surfaces vitreuses des demeures (Fenêtres). Stop! aborde la réclusion d’une reine qui est allergique à tout, même à la marche du temps. Reportage porte sur la découverte d’un amphithéâtre romain au Manitoba qui transforme l’économie locale. On rencontre également Titus, un berger de l’Antiquité, qui invente la rêverie dans la nouvelle intitulée Invention. D’une nouvelle à l’autre, le lecteur est invité dans l’univers de Shields où la vie est synonyme de spectacle et le quotidien n’est ni banal ni ordinaire.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 février 2014
Nombre de lectures 4
EAN13 9782760308152
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,003€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LE CARNAVAL DU QUOTIDIEN
à Noémie
CAROL SHIELDS
LE CARNAVAL DU QUOTIDIEN

Traduit de l’anglais (Canada) par Élise Fournier Lévêque
Les Presses de l’Université d’Ottawa 2014 Collection Traduction littéraire
Les Presses de l’Université d’Ottawa (PUO) sont fières d’être la plus ancienne maison d’édition universitaire francophone au Canada et le seul éditeur universitaire bilingue en Amérique du Nord. Fidèles à leur mandat original, qui vise à « enrichir la vie intellectuelle et culturelle », les PUO proposent des livres de qualité pour le lecteur érudit. Les PUO publient des ouvrages en français et en anglais dans les domaines des arts et lettres et des sciences sociales.
Les PUO reconnaissent l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour leurs activités d’édition. Elles reconnaissent également l’appui du Conseil des arts du Canada et de la Fédération canadienne des sciences humaines par l’intermédiaire des Prix d’auteurs pour l’édition savante. Nous reconnaissons également avec gratitude le soutien de l’Université d’Ottawa.
Révision linguistique : Jocelyne Bisaillon
Correction d’épreuves : Nadine Elsliger
Mise en page : Atelier typo Jane
Maquette de la couverture : Johanna Pedersen

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Shields, Carol, 1935-2003[Dressing up for the carnival. Français]           Le carnaval du quotidien / Carol Shields ; traduit de l’anglais (Canada) par Élise Fournier Lévêque.
(Collection Traduction littéraire) Traduction de : Dressing up for the carnival. Nouvelles. Publié aussi en formats imprimé(s) et électronique(s).ISBN 978-2-7603-0815-2 (epub).
        I. Lévêque, Élise Fournier, 1985-, traducteur II. Titre. III. Titre : Dressing up for the carnival. Français III. Collection: Collection Traduction littéraire
PS8587.H46D7314 2014        C813’.54              C2013-908502-5              C2013-908503-3
Original title: Dressing up for the Carnival Copyright © 2000 Carol Shields Literary Trust
All rights reserved
Published by arrangement with Random House Canada, an imprint of the Knopf Random Canada Publishing Group which is a division of Random House of Canada Limited.
Carol Shields, 1935-2003
French language translation copyright © 2014 by Les Presses de l’Université d’Ottawa
Dépôt légal :
Bibliothèque et Archives Canada
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
© Les Presses de l’Université d’Ottawa, 2014
Table des matières

Préface
Tableaux carnavalesques
Le foulard
Acclimatement
Les galettes: variétés et usages
Mourir d’amour
Mes consorts
Stop !
Miroirs
La harpe
Nos experts
Clés
Absence
Fenêtres
Reportage
Edith-Esther
Une nouvelle musique
Soupe du jour
Invention
La mort d’un artiste
Le prochain baiser
Éros
Tableaux nus
Préface

C arol Shields nous a légué une œuvre empreinte d’une vive perspicacité et d’un humour subtil, une œuvre qui rassemble des textes riches en images, regorgeant de merveilles stylistiques. Elle a affirmé à maintes reprises s’intéresser plus à l’aspect langue qu’à l’intrigue du texte fictif ou, en d’autres termes, plus à la narration ou à la composition qu’au récit proprement dit. Cette prédilection se manifeste tout particulièrement dans le cas des nouvelles, genre littéraire qui se prête peut-être plus aisément que le roman à l’expérimentation et aux exercices de style. La nouvelle littéraire est caractérisée par la concision : rien de ce qu’elle renferme n’est fortuit ou superflu. À ce chapitre, Edgar Allan Poe a affirmé que ce type de récit « ne doit pas renfermer un seul mot qui ne contribue pas, de manière directe ou indirecte, à l’objectif fixé 1 ». L’auteur d’une nouvelle ne dispose généralement que d’un petit nombre de pages pour réaliser son projet, contrairement au romancier, qui est plus libre de digresser – p. ex. en explorant des fils narratifs secondaires. Puisque la nouvelle doit opérer à l’intérieur de limites strictes, son auteur est tenu d’exploiter le plein potentiel esthétique de cet espace restreint. Chaque mot est soigneusement pesé, ce qui transforme la narration en un texte hautement poétique et évocateur. Sans vouloir insinuer qu’il existerait, en traduction, une hiérarchie des difficultés des genres littéraires, il est possible d’avancer que dans la nouvelle, chaque décision langagière est lourde de conséquences. Ce type de prose comporte une multitude de défis pour la traductrice qui en assure le passage interlinguistique, car les solutions qu’elle trouve ne produisent pas toujours la même image ou la même sonorité que dans la langue d’origine du texte. Qui plus est, dans le cas d’un recueil, l’exercice se renouvelle sans cesse, puisque chacune des nouvelles renferme son propre lot distinct de contraintes stylistiques. Malgré la présence de certains leitmotivs tels que l’aspect autoréférentiel et les thèmes métafictionnels – où Shields utilise la narration pour présenter, de manière directe ou métaphorique, des réflexions sur la nature de la fiction, l’acte de l’écriture et la figure de l’auteur –, le présent recueil forme un tout nettement moins uniforme que le roman traditionnel.
La traduction de ce recueil a été une occasion de relever ces défis, qui ne peuvent qu’enchanter une traductrice littéraire, en plus de permettre la parution, pour la toute première fois en français, de nouvelles d’une de nos plus grandes écrivaines canadiennes de langue anglaise, dont les textes explorent des idées tantôt touchantes, tantôt complètement saugrenues. J’ai aussi été motivée par l’espoir que ma traduction permettrait au lectorat francophone de découvrir un côté de l’œuvre de Shields qui reste trop souvent dans l’ombre. De manière globale, ses romans ont joui d’une plus grande notoriété : d’une part, en raison des nombreux prix qu’ils ont remportés et, d’autre part, parce qu’à ce jour, un seul de ses trois recueils de nouvelles a été publié en français ( Miracles en série 2 ). Les nouvelles de Shields semblent avoir été écrites dans un esprit autre que ses romans, lesquels ont concouru à lui tailler la réputation de chantre du quotidien . Bien qu’elles abordent des thèmes semblables à ceux qui reviennent dans ses romans, les nouvelles de Shields dévoilent son côté ludique et une imagination féconde. Il est néanmoins intéressant de constater que les critiques s’en tiennent presque systématiquement à la réputation que lui ont value ses romans, même lorsqu’il est question d’un recueil comme Le Carnaval du quotidien. En effet, malgré la nature assez fantaisiste et expérimentale de ce recueil, nombre des comptes rendus de chroniqueurs et de critiques littéraires semblent tellement influencés par ce qui déjà a été dit de Shields qu’ils délaissent largement son côté loufoque et ne s’attardent qu’aux éléments qui semblent concorder avec les attentes du public à l’égard de l’auteure. Pourtant, on compte dans ce recueil plusieurs nouvelles où l’idée de base n’a rien de banal : une grève de météorologistes provoque une suspension totale du climat (« Acclimatement »); le gouvernement instaure une taxe sur les fenêtres qui incite la population à se replier dans la noirceur en recouvrant toutes les surfaces vitreuses des demeures (« Fenêtres »); la réclusion d’une reine qui est allergique à tout, même à la marche du temps (« Stop ! »); la découverte d’un amphithéâtre romain au Manitoba qui transfigure l’économie locale (« Reportage »); ou encore, l’histoire de Titus, un berger de l’Antiquité qui invente la rêverie (« Invention »). Certes, les personnages de Shields ont une vie domestique, mais cette domesticité est-elle forcément synonyme de banal et d’ordinaire ? De son vivant, Shields s’est souvent dite étonnée de l’importance que l’on consacrait à cet aspect

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