Le contrat
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Le contrat , livre ebook

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Description

C'est si facile de prendre une décision sur un coup de tête.
Agir précipitamment sous le coup de la colère, qui ne l'a jamais fait sans regretter ensuite ?
Cathy en fera les frais. Engager un tueur à gages pour tuer son mari n'était pas une idée lumineuse.
Lorsqu'elle décide de se rétracter, il se fait déjà Tard. Le contrat est signé.
Le Code des tueurs n'admet aucun retour possible.
Désormais, Cathy devrait se battre pour maintenir son mari en vie. Et elle ne tardera pas à découvrir qu'elle vient de mettre ses pieds dans un engrenage qui l'emmènera très loin, jusqu'à déterrer certains Secrets de famille.
Le contrat, ou les pièges d'une impulsivité, est un roman d'action sous fond de romance.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 mai 2021
Nombre de lectures 108
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0000€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture à venir























2
Ernestine MBAKOU
LE CONTRAT
Roman
MEN EDITION


3



4

Du MEME AUTEUR :

J’ai vendu mon âme au diable tome 1, MEN Edi-tion, Cameroun, 2019.
Roman de : 151 pages
Langue : Français
ASIN : B07SHSZJ2V
Vendu à plus de 1 000 exemplaires physiques et numériques à travers le monde.


Obsession , Proximité, Cameroun, 2018.
Roman de : 190 pages
Langue : Français
ASIN : B07BJMT4YK

L’amour ne traverse pas l’océan , Shanaprod, Ca-nada, 2020
Roman de : 262 pages
Langue : Français
ISBN-10 : 2925010008
ISBN-13 : 978-2925010005

L'auteur publie constamment des Ebooks sur son site internet : www.ernestinembakou.cm


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Titre de l’édition originale Le contrat.

Nouvelle édition.
Produite à Bafoussam Cameroun, Novembre 2020.

Distribuée dans tout le monde, à travers le site internet et Facebook par l’Association MEN.

Couverture : MEN CREATIVE.

ISBN :
Copyright © 2020, by Association MEN.
Tous droits réservés.

6


Me
rci à vous chers lecteurs, fans, abonnés qui me témoignez

votre soutien chaque jour.


Merci pour tout ce que vous m’avez

apporté. Vous êtes formidables.






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CHAPITRE 01

J'avais quarante-huit heures pour tout arrêter.
Je m'étais jetée inconsciemment dans une situation inextricable.
Maintenant, j'avais le temps contre moi.
Voici mon histoire.
J'en avais marre de ma vie. Impulsive et têtue, j'avais toujours eu un fort caractère. Une jeune femme qui avait réussi dans un milieu généralement réservé aux hommes. Mon père possé-dait la moitié de la ville. Malgré cet héritage familial, j'avais tenu à me faire un prénom car le nom, mon grand-père et mon père avant moi s'en étaient déjà chargés.
Être une femme n'avait jamais constitué un véritable han-dicap pour moi mais je devais travailler deux fois plus pour me faire respecter.
On m'appelait "Iron woman", on me voyait comme la dame de glace. Mon mariage avec un inconnu, pauvre de surcroît avait fait les choux gras de la presse. Les gens avaient jasé.
On ne comprenait pas que j'aie pu finalement me caser.
Certains ont même demandé qui portera le pantalon chez moi.
9

Bizarrement, Armand a réussi où les autres avaient échoué.
Je me suis retrouvée rapidement plongée dans une relation que je n'aurais jamais imaginée.
Tout est allé trop vite... Les fiançailles, le mariage.
La vie à deux demandait de faire des concessions. J'étais prête à les accorder car je désirais la paix et le bonheur dans mon couple.
Mon père avait essayé de me décourager. Déçu de me voir épouser un "pauvre", il n'hésitait pas à saboter Armand lorsque l'occasion se présentait. Mon mariage n'a pas diminué son animosité à son égard. Au contraire, il trouvait qu’Armand était un croqueur de diamant.
Je fis fi de toutes ses mises en garde et je me concentrai à mon bonheur.
Les premiers mois furent idylliques... Après, la réalité reprit le dessus.
Armand n'était jamais là. Il faisait ce qu'il voulait. Il me délaissait. On se disputait régulièrement.
Un jour, mon père m’appela :
10

— Cathy, voici tous les documents qui prouvent que ton mari te trompe. Il a décidé de s'enfuir avec sa maîtresse. Tout est là.
Le monde s'était écroulé autour de moi... Je ne le croyais pas. J'avais tout lu. J'avais tout dévoré. Tout était vrai. Armand allait me trahir. Il allait se servir de mon argent pour me quitter.
C'était la trahison de trop.
En colère ce soir-là, je suis entrée dans le premier bar sur mon chemin... J’avoue avoir bu plus que de raison... J'étais émé-chée lorsqu'un homme, grand, brun s'est approché de moi :
— Alors, que fais une belle jeune femme seule ?
Je l'ai regardé, les yeux mi-clos :
— Les hommes sont des salauds...
Ai-Je répondu en levant mon verre.
Il a souri.
— Je ne vous dirais pas le contraire. Alors, que puis-je pour vous ? Ricky peut tout....
Je l'ai lorgné :
— Pouvez-vous me débarrasser de mon mari ?
Il a ricané :
—Je peux même vous débarrasser du diable. Quel est votre prix ? C'est comme si c'était fait.
11

— Vous êtes sérieux ?
— Aussi sérieux que le pape, alors ?
J'ai sorti une photo d'Armand de mon sac à main. Je l'ai glissée vers Ricky.
— C'est lui... Votre prix est le mien.
Ricky a pris la photo, l'a observée et a souri.
— Considérez que C'est fait... Dans 72h... Vous n’enten-drez plus parler de lui... Voici mon prix, une première avance et le contrat est signé... Mais je vous avertis, je ne romps jamais un contrat. Une fois le chèque encaissé, je vais jusqu'au bout.
J'ai levé mon verre...
— Débarrassez-moi de ce salaud.
J'ai sorti mon chéquier et j'ai signé une somme énorme...
Ricky l'a pris en souriant :
— Le contrat est signé !
On s'est serré la main.
J'ai éclaté de rire.
Je m'étais vengée.
Je ne sais pas comment, je me suis réveillée avec une gueule de bois... Je ne me rappelais plus exactement les événements de la veille.
12

Armand était en voyage. Je pris une aspirine pour calmer mes céphalées. J'avais l'impression d'avoir une armée qui se li-vrait à une bataille dans ma tête.
J'ai appelé mon mari qui n'a pas décroché.
Je suis tombée sur mon porte document… les fameuses preuves fournis par mon père.
Une tasse de café me calma un peu. J'essayais de réfléchir à l'implication de tout ceci lorsque la sonnerie arracha presque ma tête.
Seigneur ! Qui était l'intrus ?
J'ouvris. C'était un livreur avec un bouquet énorme de roses....
Un mot y était épinglé :
" À la plus merveilleuse des femmes... ces roses représentent tout l'amour que j'éprouve pour toi... il y en a des milliers... je t'aime mi amor. Ne doute jamais de mon amour. Quoi qu'il arrive, je serai toujours là pour toi. Pardonne-moi si je t'ai blessée sans le savoir. Je me ferais pardonner à mon retour. Je t'embrasse partout..."
Je suis restée sur le pas de la porte hébétée... un bouquet de roses plus grand que moi. Je ne comprenais plus rien....
J'ai appelé Armand qui a décroché cette fois en disant : 13

— joyeux anniversaire de notre rencontre mon amour.
Je l'avais complètement oublié. Il m'a raconté comment il apprêtait sa surprise depuis des semaines... son absence et tout son silence, il arrangeait tout...
J'ai vu ma maison envahie par les violonistes... les ca-deaux... les fleurs par milliers.
Armand est apparu en chantant une sérénade.
C'était la joie extrême.
Pour la première fois de ma vie, j'ai donné une significa-tion au mot bonheur !
Je me suis réveillée ce matin-là dans les bras de mon époux. J'étais aux anges. Et subitement, je me suis rappelé d'une chose... j'ai couru fouiller mon sac à main... la photo d’Armand que je gardais toujours dans mon sac avait disparue.
J'ai commencé à paniquer... un numéro se trouvait au fond du sac avec un seul nom : RICKY...
Non... non... non... je ne l'avais pas fait... non... non...
non... c'était impossible.
J'ai appelé le numéro qui tardait à décrocher. J'ai failli devenir folle.
Au vingtième appel, il a enfin décroché :
— Oui allô ?
14

— Hummm.... salut... C'est la femme du bar... Cathy...
vous vous rappelez ?
— Bien sûr... le contrat sera respecté dans 48heures...
— Non... non... non... attendez.... Je voulais vous dire que j'ai changé d'avis... je romps le contrat... vous comprenez...
c'est annulé...
Une minute de silence et enfin un mot.
— Désolé, j'ai touché le chèque. Le contrat est signé. Il n'y a plus rien à rompre. Nous allons continuer.
— Non... non... non... Gardez l'argent... arrêtez tout...
— Ce n'est pas une question d'argent, mais d'honneur...
Ma réputation dans ce domaine est en jeu. Je continue... bonne journée madame...
Il avait raccroché.
J'ai hurlé de rage...
Comment arrêter le tueur à gage que j'avais recruté pour tuer mon mari ?

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CHAPITRE 02

Tout semble nous filer entre les doigts lorsque nous pre-nons des décisions irréfléchies sans mesurer l'impact qu'elles pourraient entraîner sur nous et nos proches .

J'étais en plein cauchemar.
J'avais déclenché une série d'événements incontrôlables.
J'avais ouvert une porte et malheureusement je ne possé-dais plus la clé.
Je me retrouvais entrain de lutter contre le temps.
Ce n'était pas ce que j'avais réellement voulu.
Mon père me disait souvent : " Généralement dans la vie, trois personnes sont sincères : un enfant, un fou et un Homme ivre."
J'avais pour prétexte d'avoir bu ce soir-là. Avais-je inconsciemment voulu tuer l'homme que j'aimais ? Non, c'était impossible. Je n'avais été guidée que par la colère, mon impulsivité.
J'en payais le prix aujourd'hui.
Une course contre la montre s'engageait donc.
17

Très tôt ce matin, après mon coup de fil qui m'avait lais-sée songeuse, Armand avait voulu me faire une surprise en ville.
Il me dit :
— Cathy, viens... je t'enlève... Nous passerons une belle journée.
Nous étions dans la voiture lorsque je l'ai vu. Je me suis arrêtée à un feu rouge. C'est moi qui étais au volant. Il a garé juste à côté de nous de l'autre côté. Comme muée par un sixième sens, nos regards se sont croisés. Je l'ai reconnu. J'ai voulu ouvrir la bouche pour crier. Il avait sorti une arme qu'il pointait sur Armand.
J'eus juste le temps de braquer le volant. Une seconde plus tard, la première rafale s'annonçait. Armand cria. Ma voiture entra droit dans le poteau devant nous. J'avais cogné au pas-sage deux autres véhicules. Tout le monde criait. Ricky accéléra et partit.
J'ai regardé Armand.
— Ça va ?
— Que s'est-il passé ? Ce type tirait sur nous ?
Je ne pouvais répondre à ses questions. La police était arrivée pour notre déposition. On conclut à un malheureux hasard. Nous étions au mauvais endroit au mauvais moment.
18

Je ne pouvais rien dire. J'ai commencé à paniquer.
Ricky était donc sérieux. Armand me tira dans un restaurant pour me remonter les idées malgré la situation rocambolesque. Il refusait de rentrer à la maison. La voiture était foutue et était au garage. Je tremblais. Il me consolait. Il ignorait contre quoi je luttais exactement. Nous n'étions pas censés être là.
Après cet événement, on se serait attendu à ce que nous rentrions chez nous, traumatisés. Mais mon mari ne l'entendait pas de cette oreille.
C'était un non-événement pour lui.
Mais je savais que les choses n’allaient pas s'arrêter là.
Je le savais instinctivement.
Cette journée allait être la plus longue de ma vie.
Nous étions au restaurant lorsque je l'ai encore vu. Atta-blé pas loin de nous, il faisait semblant de lire son menu.
Comment avait-il fait pour nous suivre jusqu'ici ?
Comment avait-il su ?
J'ai sauté sur mes pieds, prête à me diriger vers lui. Je me suis rappelé des conséquences de mes décisions prises sous le coup de la colère. Je me suis rassise. Je l’observais. Je n'écoutais pas Armand. Je cherchais et je réfléchissais à un moyen de l'approcher.
19

L'occasion me fût offerte lorsque Armand s'est levé pour se rendre aux toilettes. J'en ai profité pour me glisser à sa table
— Laissez-nous tranquilles !
Il leva son bras. Je vis ce tatouage de serpent qui formait une image monstrueuse. J'eus un frisson.
— Tiens, madame mon commanditaire !
— Nous ne nous connaissons pas. J'ai rompu le contrat.
Je peux vous payer la dernière partie pour vous dédommager...
je....
— Est ce que vous m'avez écouté au téléphone ce matin?
Le contrat tient toujours tant qu'il n'est pas rempli....
— Mais non... puisque je vous dis que j'ai changé d'avis.
Vous voulez combien ?
— Rien... juste tuer votre mari !
— Vous êtes malade, ma parole ! Laissez-le s'il vous plaît.
— Non... il me reste moins de 48 heures. Apprêtez mon argent à la fin du contrat...
Je m'apprêtais à répondre lorsque Armand est revenu. Je suis allée à notre table.
— Qui est ce gars ? Tu le connais ?
Je cherchais mes mots :
20

— Non... non... J'ai cru que c'était un client de la société...
bon je me suis trompée...
Moi-même je n'étais pas convaincue par mes explica-tions. Armand m'a regardée bizarrement.
— Tu as à peine touché à ton plat mon amour. Oublie l'incident de tout à l'heure et mange.
Je ne pouvais rien avaler même avec la meilleure volonté du monde. Je réfléchissais.
À la sortie du restaurant, Armand et moi étions debout, attendant un taxi.
Armand sortit son téléphone, il appelait son ami. J'ai envoyé ma main dans mon sac à main, j'ai levé la tête, j'ai juste eu le temps de voir la voiture qui fonçait droit sur Armand. Je l'ai tiré de toutes mes forces. On s'est retrouvé au sol, les pieds sou-levés.
Le conducteur avait pris la fuite...
— Ça va... ça va ? Ce monsieur voulait vous écraser ma parole... disait une voix de femme.
Les curieux se sont entassés pour nous aider. Une foule de curieux avec de témoins oculaires qui avaient vu la voiture foncer sur Armand.
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Une fois de plus, la police est arrivée. Elle nous a regardés :
— Encore vous ?
En moins de trois heures, j'étais à deux dépositions.
La police décida de nous garder en cellule pour une in-vestigation plus sérieuse.
Je ne pouvais pas rester là. Armand non plus. Je pus grâce aux relations de mon père réussir à nous faire libérer.
— Rentrons à la maison Armand. Partons de cette ville pour quelques jours s'il te plaît. Il arrive des choses bizarres.
Nous devons partir.
Je tremblais.
— Que se passe-t-il ma chérie ? Y-a-t-il une chose que je devrais savoir ?
Je levai le regard vers lui. Je voulus tout lui confier mais je savais que tout lui dire allait sonner le glas de notre mariage.
Je ne voulais pas que mon mari me quitte.
Je ne voulais pas qu'il meure.
J'allais devoir choisir.
Armand refusa de bouger. Pour lui, la journée avait tout simplement mal débuté.
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Armand insista pour rester en ville malgré deux tentatives d'assassinat. Soit il était inconscient, soit il était vraiment naïf.
C'était fou et irresponsable.
Nous étions sortis pour la fête, il était hors de question de rentrer à cause d'un fou, disait-il.
— Mais, tu n'es pas sérieux ? C'est impossible de rester après ce qui vient de se passer !
— On a tiré sur nous par hasard et une voiture a perdu le contrôle. Ça peut arriver. Juste de malheureuses circonstances de la vie. Ça ne doit pas nous empêcher de vivre.
J'ai secoué la tête.
Armand me traîna contre ma volonté dans les rues ani-mées de la ville. J'étais prudente, je regardais toujours derrière moi. Il termina en me proposant une plongée dans les eaux gla-cées du plus grand fleuve de la ville. C'était un exercice péril-leux. Il fallait un moniteur pour nous assister. Les gens s'y adon-naient à cause de l'adrénaline que ce jeu procurait. Je n'avais jamais aimé la plongée. Je savais pourtant nager.
Le temps pour Armand de payer et de se mettre en mail-lot de bain, je regardais les personnes présentes.
Rien d'alarmant à l'horizon.
23

Armand plongea. J'attendais impatiemment... rien ne se passait.
Des minutes s'étaient écoulées lorsque j'ai commencé à paniquer... où était passé mon époux ?
J'ai hurlé au moniteur :
—Mon mari a disparu...
Cherchez-le...
Il me prit pour une folle en furie. La troupe de curieux qui se formaient déjà était embarrassante.
Je me débarrassais de mes vêtements, prête à plonger lorsque Armand réapparut en riant :
—J'étais au fond de l'eau chérie... j'espère que tu n'as pas été inquiète.
Je faillis hurler.

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