Le poids des maux
118 pages
Français

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Le poids des maux , livre ebook

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Description

Des mots sur l’indicible


Mélanie, jeune aide-soignante, vit un conte de fées auprès de Charles. Tout bascule le jour où il lève la main sur elle. Commence alors une descente aux enfers, subissant tous les fantasmes d’un pervers narcissique, qui ne la laissera pas partir. Trouvera-t-elle une issue face à ce monstre psychopathe ? Ou sera-t-elle une énième victime d’un féminicide tragique de celui que la presse surnomme « le tueur sanguinaire » ?

En parallèle, la commissaire Lavilla enquête sur un macabre tueur en série sévissant dans la région. À l’aide de Steve, un profiler hors norme, ils vont vivre une multitude d’émotions, mettant leurs désirs et leurs peurs les plus profondes en avant.

Le poids des maux n’est pas seulement une histoire imaginaire, c’est le quotidien de femmes et d’hommes qui ne trouvent pas de mot à poser sur leur souffrance.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 novembre 2021
Nombre de lectures 13
EAN13 9782381538730
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

ISBN : 9782381538730
 
L’œuvre présente sur le fichier que vous venez d’acquérir est protégée par le droit d’auteur. Toute copie ou utilisation autre que personnelle constituera une contrefaçon et sera susceptible d’entraîner des poursuites civiles et pénales.
 
 
 
Le Poids des Maux

La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ils produisent à la demande et pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité

Lény BOUGEARD
Le Poids des Maux


 
Je dédicace ce livre à ma femme, que ton sourire continue d’illuminer ma vie.
Prologue

—  Police secours, j’écoute.
—  J’habite au 36… ??? J’ai besoin de vous, venez m’aider…
—  Que se passe-t-il ?
—  Il y a du sang partout, je sais pas ce qui s’est passé…
La ligne se coupa. Le policier de garde envoya une unité sur place, sans réellement savoir ce qui se passait. Léa posa le téléphone et prit sa tête entre ses mains. Elle regarda ses parents au sol, une mare de sang les entourant. Assise sur le canapé, en pleurs, les minutes semblaient interminables et la tristesse prit la place de la peur.
Les sirènes retentirent dans l’allée de la maison, un homme tapa à la porte, alors la jeune fille, en sanglotant, ouvrit.
 
Chapitre 1
« Et c’est ainsi que tout commença… »
Mélanie finissait d’écrire son exposé. Pendant quatre heures, elle avait donné son point de vue à l’écrit pour valider son examen d’aide-soignante. Un diplôme qu’elle espérait depuis si longtemps, la réussite était enfin au bout de ses doigts. Elle posa son stylo, ferma sa trousse et se leva.
Elle marcha jusqu’au bureau de l’amphithéâtre où se trouvait le professeur et se dirigea vers la sortie. Mélanie prit ses longs cheveux noirs dans sa main, attrapa son chouchou accroché à son poignet et attacha ses cheveux. Elle poussa la porte du centre de formation, sortit un paquet de cigarettes et rejoignit son nouveau petit copain, Charles.
Elle l’avait rencontré dans un bar, lors d’une soirée entre amis. Sa meilleure amie, Laetitia, lui avait présenté Charles, qui était l’un de ses amis. Tout de suite, une complicité était apparue entre eux. Comme chien et chat, ils ne pouvaient pas se voir sans se taquiner ou rigoler de tout ce qui les entourait.
Ils échangèrent un baiser et ils montèrent dans la voiture.

—  Comment ça s’est passé ? demanda-t-il.
—  Bien, j’ai écrit quatre pages sur les différentes manipulations possibles pour faire la toilette d’une personne ainsi que les soins nécessaires en fonction de ses pathologies.
Mélanie regardait dehors, la vitre ouverte, elle aimait voir la ville disparaître derrière elle. Le bruit, la foule et la pollution n’étaient pour elle pas son idéal. Elle avait fait des études de médecine, comme son père. Il était un modèle pour elle, le genre de père que tout le monde aimerait avoir. Elle avait toujours pu compter sur lui, malgré les longues heures d’absence à cause de son travail.

—  Tu peux accélérer ? demanda-t-elle.
Charles ne répondit pas, appuya sur l’accélérateur de son Audi Q5 et s’engagea sur la rocade à toute allure traversant le paysage qui défilait à toute vitesse.
Une demi-heure plus tard, il tourna dans un chemin qui menait à une grande grille noire en fer forgé. Il appuya sur le bouton de sa télécommande et celui-ci s’ouvrit lentement. La grille laissait place à une belle maison bourgeoise des années 1970, entourée d’un jardin entièrement boisé. Ils avaient trouvé ici leur bonheur dans une maison de 120 m 3 , avec quatre chambres, une cuisine américaine donnant sur un salon avec une cheminée. Ils avaient construit une terrasse à l’arrière donnant sur une grande piscine, juste à l’orée du bois. Mélanie adorait cette maison, elle était tombée sous son charme dès le début. Elle avait trouvé là son havre de paix, avec le chant des oiseaux et avec de la chance, des chevreuils passant dans le jardin, pas de vis à vis, pas de voisins. C’était le nid idéal pour un jeune couple un peu aisé, qui souhaite construire une famille, mais la jeune femme était réticente, elle trouvait qu’il était encore trop tôt, et que sa carrière était une priorité.
Charles était plus âgé, il arrivait sur ses trente ans. Directeur d’un restaurant, il avait, comme on dit, eu du flair et avait fait fortune en achetant un local au centre de la ville. C’était un homme connu, respecté et adulé par les femmes.
Il était brun, élégant, toujours bien habillé et coiffé. Il ne sortait jamais sans avoir mis de la crème sur son visage et du parfum. Mais Mélanie lui faisait confiance malgré le regard des femmes sur son copain. Elle, c’était une jeune femme de vingt-et-un ans, elle avait de longs cheveux noirs, des rondeurs harmonieuses et des yeux bleus qui mettaient en valeur tout son visage poupin.
Charles éteignit le véhicule, et ils pénétrèrent enfin dans la maison. Elle prit une tasse et se fit chauffer un café. Charles qui la talonnait, mit les clés dans la corbeille déposée sur le petit meuble de l’entrée et alla s’asseoir sur le canapé, la télécommande à la main. Il alluma la télé.
 
Édition spéciale Flash Info
Laura, une jeune femme, mère de trois enfants, a été retrouvée morte dans la cave de son domicile alors que son compagnon était en déplacement depuis des mois. La jeune maman, qui n’avait plus donné de signes de vie depuis huit jours, a été victime, sans doute, d’un cambriolage qui aurait mal tourné. Les trois enfants qui étaient depuis quelques jours en vacances chez la sœur de la victime ont heureusement été épargnés.
Plus d’informations dans l’édition de ce soir.
 
Charles se retourna et dit :

—  Comment peut-il ne pas appeler sa femme pendant huit jours sachant qu’il a des enfants ?
—  Peut-être parce que les hommes se sentent libres dès qu’ils quittent la maison.
Ironisa Mélanie.
Il éteignit la télé, prit une cigarette dans le sac de sa copine et sortit un instant fumer sur la terrasse. Elle le rejoignit enlaçant ses bras autour de sa taille, posant sa tête sur le dos de Charles, qui inhalait la fumée lui remplissant les poumons.
Le lendemain après-midi, le téléphone sonna.

—  Allo ?
—  Madame Danuro ?
—  Oui ?
—  J’ai une très bonne nouvelle à vous annoncer ! Je vous appelle pour vous informer que vous avez été reçu à l’examen d’hier.
Mélanie resta sans voix, elle était enfin devenue aide-soignante. Elle balbutia :

—  Merci beaucoup de m’avoir prévenu.
—  De rien, madame, passez une excellente journée.
La communication coupa. Elle avait enfin atteint son but. La jeune femme voulait appeler Charles, mais son téléphone était sur répondeur. Il était 15 h 30.
Elle sortit dans le jardin, et alla faire quelques brasses dans la piscine pour se détendre. Mélanie pensait que Charles aurait dû finir son service, mais apparemment il avait encore des clients. On tapa à la porte, Mélanie cria d’entrer. Sa meilleure amie, Laetitia, avait reçu son SMS où elle lui expliquait qu’elle avait été admise. C’était une jeune maman de vingt-trois ans, qui avait rencontré Mélanie pendant les cours de préparation au concours, mais avait dû abandonner son projet suite à sa grossesse.
Mélanie sortit de l’eau, toute heureuse de voir sa copine, et sauta dans ses bras.

—  Ah, tu es folle, tu es trempée !
Mélanie éclata de rire.

—  Arrête de te plaindre et allons boire un verre à l’intérieur.
Laetitia avait l’habitude des crises passagères de sa confidente. C’est cette complicité qui les rapprochait toutes les deux. Elle avait donné naissance à une petite fille, quatre mois plus tôt.
Elle avait un air fatigué depuis, traînait quelques kilos en trop et avait un agenda bien rempli entre le travail, la crèche et la maison. C’était une jeune femme blonde et fragile, et pour cause. Son conjoint, le papa de la petite était mort 1 mois avant la naissance de celle-ci d’un accident de moto. Elle s’était effondrée avant d’accoucher et avait décidé de se battre, contre vents et marées, en voyant les yeux de son bébé. Elle avait encore des moments de dépression, mais Mélanie, en véritable amie, était toujours là pour la soutenir.

—  Alors, que vas-tu faire maintenant ?
Tout en préparant deux limonades bien fraîches, elle répondit :

—  Je vais postuler au CHU, dans le service de gériatrie.
—  Et pas de bébé pour l’instant alors ?
Demanda Laetitia, un sourire aux lèvres.

—  Je sais pas. J’ai vraiment envie d’avoir un contrat avant et de profiter un peu, je me sens pas prête.
Laetitia changea de sujet, et elles passèrent la fin d’après-midi à papoter.
Charles rentra peu de temps après, épuisé par cette journée interminable.
 
Chapitre 2
« Un rêve inaccessible ?... »
Les mois passèrent, Mélanie vivait son rêve, elle travaillait depuis peu au CHU, elle avait obtenu la place qu’elle espérait et avait enfin commencé sa carrière.
Charles était ravi pour elle, mais le couple, qui depuis le début vivait d’amour et d’eau fraîche, rencontrait quelques difficultés. En effet, Charles voulait un enfant, mais Mélanie refusait. La tension au début imperceptible montait peu à peu, mais, amoureux, ils se réconciliaient toujours sur l’oreiller. Beaucoup de couples se déchirent pour un enfant, mais eux savaient comment réussir à continuer à vivre ensemble, faisant des concessions sur certaines choses…
Mélanie finissait son service, comblée, les patients étaient tous ravis de l’avoir auprès d’eux. Elle faisait un travail méticuleux et soigné, prenant toujours le temps avec ses patients, même pour discuter de leur vie. C’était pour elle l’évidence même de son métier, qui ne consistait pas seulement à apporter des soins, mais aus

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