Paria d’hier, notable d aujourd’hui
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Description


Quand le désastre mène à l'euphorie





Tayeb n'a pas la vie facile et son entourage ne fait que l'enfoncer encore plus dans les turpitudes de sa vie. Une existence de misère, sous les insultes incessantes et les coups de plus en plus fort.


Un jour, c'est le drame ; un geste de défense qui vire à la tragédie. Le mal est fait. Il trouve refuge chez les seuls capables de l'accepter : les terroristes.


Ainsi commence la nouvelle vie de Tayeb, faite de sang et de larmes. La rédemption est-elle proche ? son ascension, de l'ombre à la lumière, suffira-t-elle à la sauver ?




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EAN13 9782381538204
Langue Français

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Exrait

ISBN : 9782381538204
 
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Paria d’Hier Notable d’Aujourd’hui

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Khaled BOUDAOUI
Paria d’Hier Notable d’Aujourd’hui
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Illustration de couverture : Nadjib Chennoufi Mohammed
Préface
Lorsque Khaled Boudaoui prend la plume, c’est par nécessité. Il n’est pas de ces auteurs qui écrivent juste pour son plaisir. Oubliez le feel good. Les textes de Khaled sont testimoniaux, engagés et parfois dérangeants, rien n’est anodin chez lui.
Dans son premier Roman Vivre en deux moi , il abordait le sujet de la double appartenance culturelle et de la (sa) difficulté à exister entre deux mondes, un texte apprécié et reconnu des deux côtés de la méditerranée.
Ce nouveau roman, Paria d’hier, notable d'aujourd’hui parlera à tous ceux qui constatent, subissent ou tolèrent l’injustice, notamment celle des hommes qui depuis des millénaires se revendiquent de Dieu ou d’un autre maître pour assouvir leur soif de revanche, de gloire et de richesse, ceux avides de pouvoir qui sont prêts à toutes les exactions et compromissions pour le conquérir et le garder.
Quand je vous disais que ce texte pouvait déranger !
Cette histoire qui prend place en Algérie est universelle et intemporelle.
***
Khaled est un érudit son métier de journaliste lui a enseigné la tempérance ; il observe avec curiosité et analyse les faits sans les juger. Sans illusion, il reste toutefois optimiste car il connaît l’Histoire.
On comprend à la lecture de ce texte qu’à l’instar de J.J. Rousseau il reste persuadé que «  L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt  », et que la justice finit être rendue. La justice, celle des notables, des gouvernants ou celle de la rue grondante et révolutionnaire ? Cette rue qui n’en peut plus d’accepter l’inacceptable.
Khaled Boudaoui est un résistant.
Lecteur, sauras-tu te montrer courageux et affronter une réalité dérangeante ?
Merci l’Ami de cette rencontre avec ton pays l’Algérie.
 
Gilles Arnoult éditeur
 
Chapitre 1
Dans un bled, en rase campagne, loin, très loin de la civilisation, c’était un jour pareil aux autres jours. Dans les années quatre-vingt, ce petit patelin situé tout près d’une départementale ressemblait à un dédale de venelles, bordées d’habitations précaires. Aussi, les gens avaient-ils l’habitude d’emprunter d’étroits passages en guise de ruelles pour se rendre d’un endroit à un autre. Si ce n’étaient les rares conducteurs de poids-lourds qui faisaient halte dans l’unique gargote, la bourgade semblait coupée du monde. Pour la plupart miséreux, les habitants n’avaient pas d’autre alternative que de se réunir en petit groupe pour échanger, à l’ombre d’un arbre à moins de se rendre au bord de l’oued, situé à une encablure, pour y remplir leurs jerrycans d’une eau douteuse. Peu d’entre eux se résolvaient, en désespoir de cause, à quitter cette espèce d’enclave dans l’espoir d’une vie meilleure.
Un gamin, qui semblait effrayé, sortit de chez lui en rasant les murs.
— Hé toi, viens !
Le gosse baissa la tête, soupira et s’approcha de lui à contrecœur.
Il le prit par l’oreille et dit :
— Porte mon sac, petit morveux.
— Aïe, aïe, d’accord Jamel, tu me fais mal, laisse-moi tranquille.
— Porte mon sac, je te dis, et suis-moi !
Il lui donna un coup sur la tête en criant :
— Porte mon sac, espèce de…
Le gamin mit le sac sur son épaule et marcha tête basse :
— Garde mes affaires pendant que je joue, lui ordonna Ja-mel.
— Mais ! Mais, je peux pas ! je dois aller acheter du tabac à chiquer pour tonton Makhefi.
— Écoute bien ! Pas de Makhefi, ni qui que ce soit ! Tu vas garder mes affaires, point final, sinon…
— Non ! d’accord, d’accord, je garderai tes affaires, dit-il tristement en hochant la tête.
Il s’assit au bord de la touche en serrant le sac contre lui. Il regardait le match, feignant d’ignorer les insultes proférées par les jeunes du douar. Quand soudainement quelqu’un le frappa violemment en criant :
— Hé le borgne, je ne t’ai pas dit de me laver la voiture ? Elle est toujours sale !
— Euh, o..u..i, il n’y avait pas d’eau, bégaya Tayeb.
— Alors, rends-moi mes vingt dinars.
— Je ne les ai plus, Mazouni. Il me reste que huit dinars, parce que j’ai acheté une ampoule et des biscuits.
Joignant le geste à la parole, il lui tendit les pièces de monnaie.
— C’est à moi, hurla Mazouni en les lui arrachant bruta-lement et se mit à compter :
— Deux, quatre, six, huit. Eh ! le compte n’y est pas, tu me dois encore douze dinars !
— Je ne les ai plus, parce que je t’ai dit que j’avais acheté une ampoule et des biscuits, mais je te promets de laver ta voiture dès qu’il y aura de l’eau. S’il te plait, rends-moi les huit dinars, j’en ai besoin, supplia Tayeb.
— Lave la voiture d’abord, et après on verra. Pour le moment, cet argent je le garde, lui dit-il.
— Non s’il te plaît, insista le petit.
Mazouni mit l’argent dans sa poche, le frappa encore une fois, et s’en alla.
Tayeb se mit à pleurer. Il pleurait sur son sort peu enviable, et pour la vie misérable qui était la sienne depuis sa naissance. Tout le monde l’insultait, le frappait, l’humiliait. Il n’avait personne pour le défendre à part sa mère. N’ayant jamais connu son père. Il y’en a qui prétendaient qu’il était le fils d’un marchand ambulant, et d’autres qui affirmaient que c’était le fils du facteur du village. Nul ne savait qui était vraiment son père, si ce n’est, peut-être, sa mère, dont il portait le nom. C’est dans le Douar Essam non loin de la ville de Relizane qu’il vivait avec sa mère.
Tayeb était jeune quand il perdit un œil en sautant au-dessus d’une clôture en fil de fer de barbelé. En effet, le malheureux qui chapardait du raisin s’était fait surprendre par un gardien. Depuis ce jour-là au douar la plupart des gens le sur-nommaient le borgne.
 
Tayeb était amoureux fou de sa voisine Fatma, qui ne partageait pas ses sentiments, car ce n’était un secret pour personne qu’elle aimait quelqu’un d’autre. Tayeb avait beau le savoir, il ne cessait pas de la harceler parce qu’il était prêt à tout pour la posséder. Tout le monde le montrait du doigt en se moquant : « Voilà le borgne de Fatma ».
Chaque matin, il la croisait, quand elle allait chercher de l’eau au puits. Il la fixait d’un regard languissant :
—  Wech 1 , Fatma, ça va ?
Il ajouta :
— Même pas un petit bonjour ?
Elle continuait de l’ignorer parce que, dans son esprit, il n’était qu’un pauvre bougre frustré à qui il manquait un œil.
En son for intérieur, il se...

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