Tapas littéraires TOME II
176 pages
Français

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Tapas littéraires TOME II , livre ebook

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Description

Le tome 2 des Tapas Littéraires de Rob Mos reprend les mêmes « ingrédients » qui ont fait le succès du Tome 1 : vivacité du style, fantaisie, imagination, sensibilité, humour (parfois noir).


Un autre recueil de nouvelles à déguster sans modération.



La légende veut qu’il y a longtemps le Roi d’Espagne décida de faire une promenade par une belle journée d’été. Souhaitant se rafraîchir, il entra dans une taverne et commanda un verre de vin frais. Le tavernier redoutant de voir une mouche tomber dans le verre du Roi, le recouvrit d’une tranche de jambon en guise de couvercle (tapa en Espagnol). Le « mariage » du vin et du jambon plut beaucoup eu Roi. Le Concept des tapas était né et n’a cessé de se développer et de se diversifier avec succès depuis.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782381240763
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,003€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Du même auteur :
Tapas Littéraires
A Pierre, humaniste et musicien
Rob Mos
Tapas Littéraires
Tome II
© 2021 Robert Moskovits (alias Rob Mos)
ISBN : 978-2-38124-076-3
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit.
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnées par les articles 425 et suivants du Code Pénal, sauf autorisation expresse de l’auteur.
Cette œuvre est un œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction.
Traduit du Français par Robert Moskovits
Menu
Tour de roux
Conte de fées Comptes de faits
D.R.A. ?
La saucière mal aimée
La vache et l’assassin
Les couleurs du destin
Ni crues, ni cuites Carottes libres
Y a des jours comme ça
Phantom ?
Mutatis NON Mutandis
Sibérie m’était comptée
Tour de roux
Mille mercis à mon ami Daniel Pey
pour ses précieux conseils sur le monde du cyclisme
Julien en plein effort
Une belle journée d’été à profiter sans modération.
Ciel bleu, grand soleil, chaleur estivale, le rêve pour un barbeuc dans le jardin. Merguez, chipo, côte de bœuf et rosé bien frais.
Petite sieste à l’ombre.
Détente langoureuse.
Décompression assurée.
Eh bien non, pas pour moi. Je suis là sur mon vélo à pédaler comme un malade, suant sang et eau, mal partout, jambes de plomb.
Être un coureur cycliste professionnel en plein été, pas vraiment de tout repos.
Mais bon, ça va le faire.
Je vais atteindre mon but. J’y suis presque.
Plus que 2 kilomètres et j’en aurai fini avec la montée. Virage à gauche peu après le refuge, trois bornes de faux plat, une dernière rampe pour l’arrivée à Niveclaire et avec 5 minutes 15 d’avance la victoire d’étape assurée, le maillot jaune consolidé et le Tour dans la poche.
Mon premier grand tour et pas n’importe lequel, le Tour de France, la plus prestigieuse des courses cyclistes.
Avec tout ce que cela signifie : la notoriété, l’argent, l’avenir garanti.
Encore quelques efforts mon bon Julien et tu vas passer le sommet de ce foutu Col de la Boucle. Mais quelle montée, franchement l’Alpe d’Huez à coté c’est presque facile. Enfin, presque. Quand même, faut pas exagérer, l’Alpe ça ne se monte pas les doigts dans le nez. Mais la Boucle, c’est encore autre chose.
Et pourtant je le monte avec un développement de folie, alors que les autres galèrent.
Van Runeberg, le grand favori, mon - meilleur - ennemi, il va devoir aller se rhabiller.
Le champion c’est moi. Ah pardon le Champion, c’est MOI !!! Julien Lambert !!!
C’est vrai que ce foutu col je le connais bien.
Je suis né et j’habite à Seillans, le seul bourg de la vallée de la Mélanche.
De là à dire que c’est mon terrain de jeu, c’est peut-être un peu beaucoup, car, la Boucle, on ne l’apprivoise jamais complètement.
Ce col c’est le diable personnifié.
Au début, il paraît facile et la tentation d’y aller à fond est grande, mais soudain, il se dresse comme un mur et te casse les jambes. Il se respecte, se mérite et avant de gagner la récompense d’atteindre son sommet, il faut tout lui donner.
Mais nous les gens de la vallée de la Mélanche, on a l’habitude de se battre.
La vie ici, elle n’a jamais été facile.
La vie dans la vallée de la Mélanche
Durant des siècles, l’activité principale de la région avait été l’élevage ovin traditionnel.
Le printemps venu, les bergers montaient aux alpages avec leurs troupeaux.
Pas de route, juste la montagne : de l’herbe, des arbustes et des cailloux. Et la montée prenait plusieurs jours.
Ascension difficile, voire dangereuse surtout si la pluie, le vent et le froid se mettaient de la partie. Avec le précipice comme compagnon de parcours. Un refuge pour les bergers fut construit à l’endroit où bifurquait vers la gauche le semblant de chemin, en fait la partie où la répétition des marques des sabots des bêtes depuis des années et des années avait marqué le terrain.
Ce refuge marquait la fin de la partie la plus dure de la montée.
Exténués, les bergers pouvaient enfin prendre un peu de repos.
Ils y passaient la nuit et reprenaient des forces avant, le lendemain aux aurores, de mener les troupeaux et dans un ultime effort atteindre les pentes plus douces des alpages où les bêtes pouvaient enfin paître.
Hommes et bêtes passaient là les mois d’été, dans une relative tranquillité. Il y avait bien quelques attaques de loups, mais les chiens et les bâtons des bergers arrivaient, la plupart du temps, à faire fuir les fauves.
A l’arrivée des premiers frimas, la migration se faisait dans l’autre sens et les troupeaux, les chiens et les bergers redescendaient dans la vallée. Ces transhumances avaient rythmé la vie de la vallée pendant des siècles. Les retours des alpages étaient l’occasion de fameuses fêtes, rares moments vraiment heureux et propices aux rencontres qui bien souvent se traduisaient par des mariages puis des naissances. Ou parfois, juste des naissances…
Ces fêtes étaient les bienvenues, car, il faut bien l’admettre, le reste du temps, la vie dans la région n’était pas des plus joyeuses.
Un dur labeur quotidien, des conditions rudes, seuls quelques rares et chétifs légumes arrivaient à pousser dans une terre aride et pour peu que le climat fasse quelques caprices, la vie des habitants de la vallée prenait alors un tour souvent misérable.
Une vie âpre et sans aucun espoir d’amélioration.
Mais c’était ainsi, on choisit rarement son destin, la plupart du temps il s’impose.
Aussi, c’est avec une grande satisfaction que fut accueillie l’annonce de l’ouverture d’une usine métallurgique, la révolution industrielle atteignait enfin la vallée.
Le barrage créé quelques années auparavant pour réguler le débit de la Mélanche apportait grâce à la force hydraulique l’énergie nécessaire pour faire tourner les machines.
Et en prime avec la création d’un joli lac.
Rapidement l’usine de Métal-Vallée devint le principal employeur local dont les salariés étaient considérés presque comme des privilégiés.
L’usine employait beaucoup de femmes et même si le travail était pénible, leur maigre salaire ajouté au revenu de l’élevage de leur mari, augmentait sensiblement le niveau de vie.
Du coup, toute la vallée s’ouvrit à la modernité ; de nombreux commerces ouvrirent à Seillans dont une banque, un collège, un lycée et même une clinique !!!
Toutefois, rapidement, des troubles apparurent : on ne comprenait pas bien pourquoi, mais le taux d’infertilité des femmes employées chez Métal-Vallée grimpât en flèche (on en comprit bien plus tard la raison : l’usine rejetait beaucoup de déchets de métaux lourds).
De plus en plus de femmes refusèrent alors de travailler chez Métal-Vallée.
Afin de palier la défection de la main d’œuvre locale, la direction de l’usine - importât - des travailleuses d’Irlande où sévissait alors une terrible famine.
Corolairement, le nombre d’enfants roux augmentât de façon fort sensible.
Et puis un jour, la situation économique se dégradant, l’usine fermât.
Fort heureusement, un nouvel élan fut apporté par le développement des sports d’hiver.
De toute pièce, fut créée la station de Niveclaire.
Avec pour conséquence, un boom économique sans précédent.
Le refuge fut trans formé en hôtel.
L’immobilier connut une croissance spectaculaire, faisant au passage la fortune de la famille Moulin.
Quant aux gênes d’infertilité et de chevelure rousse, ils continuaient leur vie, avec tout le hasard inhérent à la génétique.
L’accident
C’est drôle quand même ; alors que je suis en train de réaliser le rêve de ma vie en gagnant le Tour, j’ai l’esprit qui vagabonde au lieu de me concentrer sur les derniers kilomètres.
C’est comme Caroline. Ah, elle va être fier de son homme ce soir !
Voilà qui devrait arranger nos rapports. Je l’aime ma Caro, presque plus que le vélo. C’est dire !!!
Elle, apparemment ce n’est plus pareil. Apr&#

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