Thway Le Sang
255 pages
Français

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Thway Le Sang , livre ebook

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Description

Yumi, une jeune japonaise d'Osaka, veut retrouver son demi-frère afin d'honorer la promesse faite à son père. Cet ex-officier de l'armée impériale, qui sévit en Birmanie de 1942 à 1945, lui a avoué sur son lit de mort avoir eu un enfant d'une Birmane, abandonnée lors de la débâcle de 1945. Mais le contact avec le jeune homme sera rude...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2012
Nombre de lectures 48
EAN13 9782296479586
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0124€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

THWAY
LE SANG
Lettres Asiatiques
Collection dirigée par Maguy Albet


Déjà parus


GUAN Jian, La clé de mes songes , 2011.
VO THI TRANG, Entre les neuf bouches du dragon , 2010.
TU TRI Jean, L’ombre du passé , 2010.
BALAIZE Claude, Saigon ! Regard d’éternité… , 2010.
PREMCHAMD, La Marche vers la liberté , trad. du hindi par Fernand OUELLET, 2008.
LIYANARATNE Jinadasa, Les esclaves et autres nouvelles , 2007.
TRAN Thi Hao, La jeune fille et la guerre , 2007.
PREMCHAND, Godan. Le don d’une vache , 2006.
HOURCADE Etsuko, Adieu Capitaine Kamimura , 2001.
KIM Sok Bom, La mort du corbeau, 2000.
LARROCHE Christine de, Rencontres en Corée , 1999.
POOPUT Wanee, D’HONT Annick, Le Bodhisattva Mahosot l’Intelligent , 1999.
PREMCHAND, Délivrance , 1999.
RIGAUDIS Marc, Japon, mépris… passion…, 1998.
SINGHASENI Anchalee, Bangkok – Rennes. Le chemin d’une vie , 1997.
VOISSET Georges, Histoire du genre pantoun , 1997.
PREMCHAND, Lettres asiatiques , trad. du hindi par Fernand Ouellet, 1996.
WICKRAMA SINGHE Martin, Virogaya. Le non-attachement , trad. du cinghalais par M. Pannawansa, 1995.
JOURNAL-GYAW MA MA LAY, La Mal-Aimée, trad. du birman par J.-C. Augé et Kh. L. Myint, 1994.
PHAN HUY DUONG, Un amour métèque , 1994.
KIM Rim, Sophat ou les surprises du Destin , trad. du khmer par G. Groussin, 1994.
MYA TCHOU Khing, Les femmes de lettres birmanes , 1994.
BHANDARRI Mannû, Le festin des vautours , trad. du hindi par N. Balbir de Tugny, 1993.
SAKAI Anne, La parole comme art, le rakugo japonais, 1992.
MA MA LAY
Adaptation Jean-Claude AUGÉ


THWAY
LE SANG


Traduit du birman par Khin Lay Myint


L’Harmattan
Autres ouvrages de Jean-Claude Augé


La Mal-Aimée , L’Harmattan, 1994, co-traduction du roman
Mone yway mahu de Ma Ma Lay
La Pagode d’or , L’Harmattan, 1995
Chroniques birmanes, Nouvelles de Voyage , L’Harmattan, 2004
Nouvelles Chroniques birmanes, L’Harmattan, 2004


Illustration de couverture :
Akari Aso, actrice interprétant le rôle
de « Yumi » dans le film japonais Thway de Koji Chino


1 ère édition : Ak R, 2006
51 rue de Genève 93 120 La Courneuve


L’Harmattan, 2012
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-56002-4
EAN : 9782296560024

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012
INTRODUCTION
« Journal-Gyaw » Ma Ma Lay est l’un des auteurs contemporains les plus célèbres du Myanmar, ex-Birmanie. Vous vous en rendrez compte, si vous effectuez un séjour dans ce pays. Beaucoup de gens, tant soit peu cultivés, connaissent son nom. Ils ont – sinon lu ses œuvres – du moins en ont-ils entendu parler et surtout de Thway, son dernier roman. Au cours de mon dernier voyage au Myanmar, il m’est arrivé d’en discuter avec toutes sortes de gens : guides, employés d’agences de voyage ou d’hôtels, hôtesses de l’air, étudiants… Et même avec un conducteur de cyclo-pousse de Mandalay (étudiant reconverti, il est vrai). Un écrivain est vraiment consacré s’il est populaire dans son pays. C’est donc le cas de Ma Ma Lay, qui fut non seulement femme de lettres, mais aussi journaliste, éditrice et militante politique. Féministe convaincue, ardente nationaliste, elle s’engagea dans la lutte contre le joug colonial britannique, puis l’impérialisme japonais, dont Thway porte témoignage.
Ma Ma Lay est née en 1917 près de Bogalay, une petite ville du delta de l’Irrawaddy, alors le « grenier à riz » de l’Empire des Indes dont faisait partie la Birmanie. Ce vaste territoire limoneux mis en valeur par les Britanniques, secondés par leurs associés indiens, a servi de cadre à son autre roman très populaire La Mal-Aimée {1} dont l’intrigue, située entre 1939 et 1942, se déroule au moment où s’intensifie la lutte nationaliste, sous la direction du héros populaire Aung San, contre le pouvoir colonial. Son père était alors le directeur de la banque britannique Dawson. Malgré ce statut social privilégié que lui conférait la colonisation, Ma Ma Lay fut révoltée dès son plus jeune âge par la condition infligée à son peuple. Très tôt douée de conscience politique, elle participa dès 1936 – année marquée par de violentes manifestations nationalistes (grèves, émeutes anti-indiennes) – à la lutte contre le pouvoir britannique, en devenant membre de Do Bama ( Nous les Birmans ) . Cette organisation indépendantiste, fondée en 1934, avait pour but d’obtenir la séparation de l’Inde, ce qui fut fait en 1937. La Birmanie, simple province de l’Empire des Indes, devenait une colonie à part entière. Nommée déléguée aux affaires féminines pour la région du Delta (Basse-Birmanie) dont elle était originaire, Ma Ma Lay assuma également la présidence de l’organisation féministe Thet Khit.
En 1938, elle épousa U Chit Maung, un nationaliste marxisant, rédacteur en chef de la revue indépendantiste New Light of Burma. L’année suivante, il créa sa propre revue Journal-Gyaw ( Journal Célèbre ) , dans laquelle Ma Ma Lay écrivit ses premières nouvelles. D’où le surnom désormais accolé à son nom.
Dès 1940, elle fut une ardente supporter d’Aung San, le leader de la lutte pour l’indépendance. Ce dernier, accusé de communisme par les Britanniques, dut s’enfuir en août au Japon, dont il rechercha l’alliance militaire. Fin 1941, le Japon envahit la Birmanie au lendemain de Pearl Harbour. Sous prétexte d’avoir libéré le pays du joug colonial, voulant faire de la Birmanie un membre de leur « Sphère de Coprospérité de la Grande Asie », les Japonais exercèrent une occupation de plus en plus brutale. Ma Ma Lay adhéra alors à la Ligue Antifasciste fondée par Aung San, qui joua double jeu, pour lutter clandestinement contre l’impérialisme japonais… avec l’appui des Britanniques. C’est cette période trouble (1942-1945), avec son lot d’humiliations et d’exactions à l’encontre du peuple birman, qui est à l’origine de Thway.
Mars 1945, date de la reprise de Rangoon par les alliés, marque la reconquête de la Birmanie. L’armée nationale birmane, créée à l’origine par les Japonais, se soulève contre l’occupant nippon (mouvement du 27 mars 1945, mentionné dans Thway ). Ce fut alors la débâcle de l’armée impériale, mais la Birmanie était redevenue une colonie britannique. Ma Ma Lay reprit alors son combat indépendantiste en dirigeant l’ association des Journalistes et écrivains de Birmanie.
En 1946, veuve à trente et un an, laissée sans ressources avec trois enfants à charge, elle réussit néanmoins à mener de front ses carrières de journaliste, écrivain, éditrice et de féministe engagée. Elle fonda sa propre maison d’édition et lança Le Cri du Peuple. Cette publication lui valut d’être accusée de soutenir les communistes. Les bureaux et l’atelier d’imprimerie furent saccagés et la maison d’édition fermée.
L’année de l’assassinat de Aung San, en 1947, elle devint éditrice en chef du magazine Kalaungshin, publié par l’ association des Femmes écrivains de Birmanie , dont elle devint présidente en 1948, créant la même année une nouvelle maison d’édition. De santé fragile, elle s’intéressa à la médecine traditionnelle, l’étudia et écrivit un livre sur le sujet, soigna même des malades. La Birmanie ayant enfin obtenu son indépendance, Ma Ma Lay entreprit plusieurs voyages à l’étranger. En 1950, elle se rendit au Japon et deux ans plus tard, elle accompagna des délégations birmanes en Chine, puis en Union soviétique, en tant que responsable des affaires culturelles. En 1955, elle participa à la conférence des écrivains asiatiques de New Delhi, au cours de laquelle elle apprit qu’elle avait obtenu le Prix national de littérature ( Sarpay Beikman Literary Prize ) pour son roman La Mal-Aimée, publié la même année. En 1958, soit treize ans après le bombardement d’Hiroshima, elle se rendit de nouveau au Japon comme déléguée pour assister à un congrès international contre l’armement nucléaire. À son retour, elle rédigea un vigoureux pamphlet contre l’utilisation de l’arme atomique à Hiroshima (60 000 morts, 100

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