Brunehilda première reine de France
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Brunehilda première reine de France , livre ebook

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Description

Sa vie a le parfum d’un thriller.


Elle en a le goût de plomb, de fer et de feu. Pourtant tout avait bien commencé.


Princesse wisigothe, pétrie de romanité, enfant gâtée par la richesse et le pouvoir, la voilà mariée... et amoureuse. Reine d’Austrasie, épouse de Sigebert Ier. Tout est paradis dans le meilleur des mondes.


Mais c’est sans compter avec une fortune contraire. Nous sommes en 565.


La pythie lui avait dit : va vers ton destin que personne ne peut t’envier.


L’engrenage s’enclenche et les assassinats successifs de sa sœur à la cour de Neustrie et de son époux par traîtrise vont lui forger une volonté de fer. Elle a encore cinquante ans à vivre, cinquante ans de combats permanents. Dotée d’un caractère hors norme, elle voudra protéger sa descendance jusqu’à la folie. Sa dernière action sera de confier une armée à son arrière-petit-fils de douze ans. Ainsi en allaient la vie et la mort sous les Mérovingiens.


C’est le portrait sanglant d’une dynastie qui se meurt sur les marches du monde moderne. Brunehilda aura donné à son royaume de caractère germanique un destin européen.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782374538839
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Présentation
Sa vie a le parfum d’un thriller.
Elle en a le goût de plomb, de fer et de feu. Pourtant tout avait bien commencé.
Princesse wisigothe, pétrie de romanité, enfant gâtée par la richesse et le pouvoir, la voilà mariée… et amoureuse. Reine d’Austrasie, épouse de Sigebert Ier. Tout est paradis dans le meilleur des mondes.
Mais c’est sans compter avec une fortune contraire. Nous sommes en 565.
La pythie lui avait dit : va vers ton destin que personne ne peut t’envier.
L’engrenage s’enclenche et les assassinats successifs de sa sœur à la cour de Neustrie et de son époux par traîtrise vont lui forger une volonté de fer. Elle a encore cinquante ans à vivre, cinquante ans de combats permanents. Dotée d’un caractère hors norme, elle voudra protéger sa descendance jusqu’à la folie. Sa dernière action sera de confier une armée à son arrière-petit-fils de douze ans. Ainsi en allaient la vie et la mort sous les Mérovingiens.
C’est le portrait sanglant d’une dynastie qui se meurt sur les marches du monde moderne. Brunehilda aura donné à son royaume de caractère germanique un destin européen.




Passionnée par l'histoire et les religions anciennes, Christine Machureau s’est aussi adonnée aux voyages lointains. Toujours curieuse de documents non utilisés, sa formation scientifique lui donne l’avantage d’une grande rigueur dans ses recherches. C’est ainsi qu’alliant ses deux passions, elle nous rend, dans un contexte historique et aventureux, des romans extrêmement attachants.
BRUNEHILDA
PREMIÈRE REINE DE FRANCE
La Gloire et le Sang
Christine MACHUREAU
Les Éditions du 38
À Jacques, mon mari.
Pour toujours et à jamais.
Tu as pris toutes mes larmes
et emporté mon cœur.

Advienne que pourra…
Préambule
Nos ancêtres les Gaulois… Combien de fois avons-nous entendu cela ?
Oui, c’est vrai. En partie.
Les Gaulois sont des Celtes dont l’histoire est riche de résistances et d’intelligence. La Pax Romana les a amollis. Mais qu’importe, ils jouissent de leurs acquis et survivent dans le souvenir de grandeurs déchues, la leur et celle de l’Empire romain, affaibli et noyé justement par trop de grandeur. Déferlant en bandes sauvages, les Germains, toujours en quête de richesses aisément acquises, saisissent un pouvoir laissé vacant par Rome. Ils franchissent le Rhin et ne rencontrent pratiquement pas d’obstacle à leur voracité.
Ces Germains sont des Francs. Ils poseront sans le vouloir vraiment les fondations de notre pays. Comment peut-on créer les prémices d’une nation sans grande passion pour une terre ? Sigebert, troisième fils de Clotaire, en aura la grandeur et, plus surprenant, c’est son épouse, Brunehilda, princesse wisigothe venue du pays chaud d’au-delà des Pyrénées qui, délaissant la quenouille, représentera la force nécessaire à cette formidable ambition.
C’est l’histoire secrète de cette reine d’exception que je vous propose ici. Mais c’est la sœur putative du roi Sigebert qui vous la contera, car rien ne vaut les contemporains pour disséquer l’intimité de l’Histoire.
Avertissement
J’ai longuement songé au nom que je donnerai à mes héroïnes. En ce qui concerne l’identité de Brunehaut, il y avait pléthore de dénominations. Il me fallait choisir et tout en restant dans l’histoire, je voulais me démarquer un peu. Depuis le XIIIe siècle, donc après son existence, c’est Brunehaut, mais il y eut l’aspect germanique et l’allure latine. On entend donc Brunehaut, Brunehilde, Brunichildis. Alors ce sera Brunehilda, rarement employé, mais tout aussi authentique. Reine magnifique.
Et il y a la demi-sœur de Sigebert… Je voulais un son germanique, sans être trop rude à l’oreille, j’ai trouvé Carlyne. Personnage ambigu.
Je vous laisse découvrir ce roman.
REGNUM FRANCORUM
LA GLOIRE ET LE SANG
Chapitre 1
An 565

— Bruni ! Bruni !
La voix de la mère de Brunehilda résonne dans l’escalier de pierre. Ses deux suivantes se raidissent au garde-à-vous en attendant la tornade imminente. La reine est ronde sans être grasse. De taille moyenne, elle agite les bras comme des roues de chariot, chacun sachant que le geste double l’efficacité de la parole. De la parole, elle ne manque point, une voix de stentor la précède souvent. Pas toujours… quand le roi Athanagild est présent le ton se fait murmure, un moyen comme un autre de forcer son époux à tendre l’oreille devant tous. On repère la reine Goswinthe de loin, car elle promène dans tout le palais une chevelure d’un roux flamboyant. Elle a d’ailleurs tendance à mettre le feu partout où elle passe. Eligease, sa secrétaire, ouvre la porte en grand pour laisser passer la reine.
— Brunehilda, ton père te réclame au salon de réception. Arrange-toi un peu !
La jeune fille a quinze ans et justement elle se préparait à aller voir son amie Cloaram… Ho ! Pas tellement pour elle… mais pour son frère… il est beau comme un Dieu de l’Olympe ! Ce petit jeu dure depuis un certain temps. Alors elle a mis une nouvelle tunique.
— Changez-moi cela. Je veux qu’elle porte sa robe bleu et or, avec ce diadème.
Le ton ne supporte pas la réplique.
Brunehilda comprend que ce n’est pas pour la punir ou la réprimander que son père a besoin d’elle. Comme depuis bientôt deux ans, c’est encore un prétendant qui veut la voir. Quand Athanagild comprendra-t-il qu’on ne mène pas les filles comme des génisses au taureau ? Elle ne veut pas se marier ! D’ailleurs sa sœur aînée ne l’est pas encore. Elle veut rester à la cour de son père où les distractions sont nombreuses, dans un cadre qui lui convient. Il espère toujours que la vue d’un homme va la séduire… Les hommes, ce n’est pas ce qui manque ! Ils ne sont pas aussi beaux que son dieu de l’Olympe qui, lui, n’est pas encore aussi beau que son père ! Cette prestance indéniable que cultive le roi est soigneusement entretenue par différents artifices… Il ceint dès le matin une couronne de laurier d’or tel un empereur romain. À propos, il a duré sur son trône plus que le dernier de ces patriciens. Une barbe amoureusement brossée, parfois même tressée, est juste raccourcie pour laisser la place à un torque où s’enchâsse une pierre bleue qui vient d’au-delà des mers. Et sa toge, une nouvelle tous les matins, est bordée de fils d’or. Sa chevelure châtaigne parsemée de nattes et d’amulettes est la seule concession qu’il fait à ses ancêtres issus des plaines herbeuses si lointaines que l’on peine à s’en souvenir…
Richild relève les cheveux bouclés de sa maîtresse avec des pinces de fer que cachera le diadème amené tout exprès par sa mère. En deux ou trois mouvements, voilà Brunehilda parée comme une châsse. Le nez droit et le regard aigu, son visage est empreint d’une beauté martiale. Le cou souple et les bras ronds, son buste généreux s’appuie sur une taille fine. Grande et musclée, elle est couronnée de la même chevelure brûlante que sa mère. Elle n’est pas sainte, même si un poisson orne sa peau de vierge. La mère attend, le menton levé et c’est en frôlant les dalles que les deux femmes, têtes droites et épaules raides, toujours précédées par Eligease, se dirigent vers la salle principale du palais. Des flambeaux noircissent les murs dans les recoins sombres, agitant les ombres passantes. Elles rejoignent une porte colossale en bois de cèdre du Liban que gardent pas moins de six soldats qui se mettent à quatre pour faire pivoter un énorme vantail. C’est un dallage à la romaine parsemé de griffons qui déroule ses couleurs ocre et bleu sous leur pas vif. Juste face à la porte, Athanagild, roi des terres d’Hispanie, siège sur une estrade en ébène, ce qui ajoute de la solennité aux entrevues. Il n’est pas seul.
Sur sa droite deux barbares aux épaules larges, à la peau rougie de soleil, se campent fermement sur leurs jambes, telles des statues de bronze. Les deux femmes se postent sur le devant du trône venu de Syrie, incrusté de nacre. Elles inclinent le chef et attendent que leur époux et père leur adresse la parole, ce qui ne tarde pas. Ni la mère ni la fille n’ont jeté un regard aux invités. Goswinthe par un mouvement tournant se retrouve sur un siège à deux pas de l’époux roi, mais en retrait. Brunehilda est debout derrière sa mère. Elles peuvent maintenant détailler les émissaires du roi Sigebert d’Austrasie.
Ils sont bels hommes. Aussi grand

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