Chronique du 3 juillet
13 pages
Français

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Chronique du 3 juillet , livre ebook

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Description

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Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.


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Des ouvrages précis et élaborés par les meilleurs auteurs des Éditions Chronique, réputées pour leur sérieux depuis plus de 30 ans.



Une collection à prix découverte unique pour apprendre sans se ruiner.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 janvier 2014
Nombre de lectures 5
EAN13 9782366023381
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture

Petite chronique du 31 juillet

Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.

Éditions Chronique
EAN : 9782366023169
Éditions Chronique
Mediatoon Licensing
15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris
E-mail : contact@editions-chronique.com
Site Internet : http://www.editions-chronique.com
1940 - La Royal Navy tire sur la « Royale »
Mers el-Kébir, Golfe d’Oran, Algérie

Le drame aura duré moins de vingt minutes. A 17 h 54 aujourd’hui, le vice-amiral James Somerville de la Royal Navy britannique ouvre le feu sur la marine française au mouillage dans la rade de Mers el-Kébir, à 6 km d'Oran. Gênés par l'éperon rocheux qui ferme la rade, les cuirassés français, mouillés le long des quais, ne peuvent riposter. Seul le Strasbourg, suivi de cinq contre-torpilleurs, parvient à s'échapper. La Bretagne coule avec son équipage, tandis que le Dunkerque doit se réfugier au fond de la rade et que la Provence s'échoue. 1 297 marins français sont morts. Les Britanniques ont pour leur part perdu 4 avions et déplorent 2 morts.

Comment en est-on arrivé là ? Arrivé devant la base navale tôt ce matin, l’amiral Somerville a tout de suite adressé au vice-amiral d'escadre Marcel Gensoul un télégramme imposant un ultimatum dont le terme échouait six heures plus tard. Il lui faisait plusieurs propositions : se joindre à la Royal Navy dans sa lutte contre les forces de l'Axe ; gagner les ports britanniques, américains ou un port français des Antilles afin d'être désarmée ; ou se saborder. Dans son message aussitôt transmis au gouvernement de Vichy, Gensoul omit de mentionner la possibilité qui lui était offerte de rallier les Etats-Unis ou les Antilles. En l'absence de l’amiral Darlan, injoignable, le vice-amiral d’escadre Le Luc, son collaborateur direct, donna l'ordre à Gensoul de résister. Il lui fit savoir par radio que les escadres françaises de Toulon et d'Alger se portaient à son secours. Les Britanniques captèrent ce message et Londres ordonna à Somerville, qui ne pouvait attendre indéfiniment sans mettre en péril ses navires, d'ouvrir le feu.

Cette bataille de Mers el-Kébir est l’une des trois phases de l'opération Catapult. Une deuxième a consisté pour les Britanniques à s’emparer, par la ruse ou par la force, des bâtiments français réfugiés en Grande-Bretagne. Lors de cette opération « Dynamo », un officier français du sous marin Surcouf et trois marins de la Royal Navy perdront la vie. La troisième phase de Catapult a conduit à la neutralisation, sans combat, de l'escadre française mouillée dans le port d’Alexandrie en Egypte. Cette escadre était composée d’un cuirassé, de deux croiseurs lourds, de trois torpilleurs et d’un sous-marin.

Le Royaume-Uni, alors seul devant l'ennemi allemand et italien, craignait que l'armistice signé par le gouvernement français avec l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste quelques jours auparavant ne fasse tomber la flotte française dans les mains d'Hitler. Ce qui aurait gravement remis en cause la suprématie maritime britannique et lui faisait courir un grave péril. Le 27 juin, Churchill décida donc de mettre hors d'état de nuire la marine française.

Les historiens ne sont aujourd’hui pas d’accord sur le nombre et la teneur exacte des propositions de Sommerville. Celle de rejoindre les ports américains était en effet très différente de celle de rejoindre les ports britanniques, puisque les États-Unis n'étaient pas encore entrés en guerre. Ce serait le gouvernement de Vichy qui fit croire que l'ultimatum ne laissait le choix que de se rallier à l'Angleterre ou de se saborder. Selon les marins français rescapés, il semblerait que l'intention de Gensoul était de saborder et qu'il en aurait fait part à Somerville. Mais Gensoul aurait attendu les ordres du gouvernement, en train de s'installer à Vichy. L'armistice prévoyant...

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