Le Manuscrit de Cayeux-sur-Mer
126 pages
Français

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Le Manuscrit de Cayeux-sur-Mer , livre ebook

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Description

Je suis revenue maintenant mais ces visions d'horreur, je crois, ne pourront plus jamais me quitter, et d'ailleurs je ne veux pas oublier, les Français oublient eux beaucoup trop vite et surtout ceux qui n'ont pas souffert c'est-à-dire ceux qui ne sont pas passés entre les mains des Allemands. Ce sont là les dernières lignes du texte reproduit dans ce livre que Denise Holstein a patiemment tapé à la machine durant l'été 1945 pour extérioriser ce qu'elle vient de subir de mai 1942 jusqu'à son retour de déportation en mai 1945. Ces trois ans qui ont brisé son adolescence et son univers, sont racontés avec la bouleversante simplicité de ses dix-huit ans et la précision due à la proximité des événements dramatiques qu'elle évoque : l'assassi

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782304019698
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0012€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Denise Holstein
Le Manuscrit de Cayeux-sur-Mer juillet-août 1945
Rouen - Drancy - Louveciennes -Birkenau - Bergen-Belsen 1943-1945
Collection
T É moignages de la Shoah

Éditions Le Manuscrit


ISBN: 9782304019698
© 2019 Le Manuscrit
Denise Holstein




Présentation de la colle ction « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technologies de communication, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victimes et des témoins des années noires des persécutions antisémites, de 1933 à 1945.
Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques.
Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité des récits peut s’en approcher.
En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique.
Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques.
Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité.
Consultez le site Internet de la FMS : www.fondationshoah.org


Comité de lecture de la collection (2011)
Serge Klarsfeld, président
Henri Borlant, survivant de la déportation
Isabelle Choko, survivante de la déportation
Olivier Coquard, historien
Katy Hazan(OSE), historienne
Dominique Missika, historienne
Denis Peschanski, historien
Paul Schaffer, survivant de la déportation
Annette Zaidman, enfant cachée
Philippe Weyl, responsable de la collection
Correction : Laurence Beilvert
Voir les autres titres de la collection en fin de volume .


Dans la même collection
, de Rachel Chetrit-Benaudis.
, d’Alex Mayer.
suivi de ,
de Claude Zlotzisty.
,
de Katy Hazan et Éric Ghozlan.
, d’Albert Bigielman.
, de Claude Hirsch.
, de François Lecomte.
, de Salomon Malmed.
, de Benjamin Schatzman.
Volume I : ; volume II : .
, de Jacques Salon.
, de Mireille Boccara.
, de Guy Kohen.
, de Jean-Jacques Bernard.
, de Théodore Woda.
, d’Anna Traube.
, de Jean Oppenheimer.
, de Jenny Masour-Ratner.
, de Moniek Baumzecer.
, de Georges Loinger avec le concours de Katy Hazan.
,
de Jacques Saurel.
, de Thérèse Malachy-Krol.
, de Julien Unger.
, d’André-Lilian Mossé et Réjane Mossé.
, de Simone Veil.
, de Simon Grunwald.
, d’Éliezer Lewinsohn.
, de Robert Borgel.
, collectif.
, d’Adèle Grossman.
, d’Erich Altmann.
, D r Gaston Lévy.
, de Denise Toros-Marter.


Biographie de Denise Holstein
1927 6 février : naissance de Denise à Rouen, 17 rue Jeanne-d’Arc, au domicile de ses parents. Sa famille se compose de Bernard Holstein, son père, né le 20 août 1890 à Kovno (Kaunas) en Lituanie, chirurgien-dentiste, de Juliette, sa mère, née Cohen, le 16 octobre 1902 à Paris où vit sa famille, et de Jean, son frère, né le 26 juillet 1924.
Denise Holstein fréquente les petites classes du lycée Corneille, puis le lycée Jeanne-d’Arc.
1938 La famille procède à l’acquisition de l’immeuble du 79 rue Jeanne-d’Arc à Rouen et s’y installe. Son père transfère son cabinet à cette adresse.
1939 3 septembre : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne nazie à la suite de son invasion de la Pologne deux jours plus tôt : début de la Seconde Guerre mondiale.
Bernard Holstein, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, est mobilisé comme lieutenant. Il dirige les Gueules cassées de la 3 e Région militaire à l’hôpital de Rouen.
1940 10 mai : fin de la « drôle de guerre » et passage à la phase armée du conflit.
Mai-juin : Rouen est durement bombardée. Exode : Juliette Holstein s’engage comme conductrice d’ambulance et suit son mari. Sur la route du replit vers le sud, ils sont victimes d’un bombardement. Ils garderont des séquelles de l’accident.
Denise et Jean font l’Exode avec leur grand-mère et arrière grand-mère maternelle, par Vierzon.
Toute la famille Holstein se retrouve en Avignon. Le père de Denise décline l’offre de reprendre le cabinet dentaire de son frère, récemment décédé dans cette cité.
Octobre : les Holstein regagnent Rouen, en zone occupée. Denise entre au lycée Corneille.
Bernard Holstein, dans le cadre des lois raciales du gouvernement de Vichy, reçoit l’autorisation d’exercer son métier de dentiste. Il est le seul dentiste recensé comme Juif à recevoir cette autorisation sur la rive droite de Rouen.
1942 6 mai : Bernard Holstein est raflé à son domicile avec 76 autres hommes reconnus comme Juifs pour être interné au camp de transit de Drancy (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) .
Juin : Jean Holstein, avant ses 18 ans, est mis à l’abri en Avignon dans sa famille ; malade, il est envoyé à la montagne à Vil lars-de-Lans (Isère).
8 août : Bernard revient chez lui, avec une seule autre victime de la même rafle également libérée.
1943 15 janvier, 21 h : Denise est arrêtée avec son père et sa mère à leur domicile, dans la rafle de tous les Juifs de Rouen et de la Seine-Inférieure (de nos jours Seine-Maritime). Ils sont conduits au camp de Drancy le lendemain au petit matin.
5 mars : Denise est envoyée du camp de Drancy à l’hôpital Claude-Bernard de Paris pour soigner diphtérie et oreillons. Elle recevra des nouvelles écrites de ses parents par l’intermédiaire de sa grand-mère maternelle, mais ne les reverra plus.
31 mars : Denise Holstein, à sa sortie de l’hôpital, est placée à Paris dans des maisons d’enfants juifs orphelins de leurs parents déportés (centres de l’UGIF). Elle poursuit ses études au lycée Lamartine (IX e arr t de Paris).
Début de l’été : elle est conduite au centre de l’UGIF de Louveciennes (de nos jours dans les Yvelines) ; elle continue ses études par correspondance, puis devient monitrice d’un groupe d’enfants.
Avril : Denise reçoit la visite clandestine de sa grand-mère maternelle et de sa camarade Christiane Le Rouxel qui prend les clichés du centre de Louveciennes reproduits dans le présent volume.
1 er novembre : Denise est de retour à Louveciennes après une opération de l’appendicite.
20 novembre : Bernard et Juliette Holstein sont déportés par le convoi n° 62, à Auschwitz II-Birkenau où ils sont immédiatement assassinés.
1944 22 juillet : arrestation des enfants du centre de Louveciennes, avec leurs monitrices, dans le cadre d’une rafle plus large.
31 juillet : déportation par le convoi n° 77 – l’avant dernier en partance du camp de Drancy –, des raflés de Louveciennes. De la chambrée de Denise, deux enfants seulement survivront : l’un, déporté à Bergen-Belsen comme fils de prisonnier de guerre, Samuel Przemisliawski, et Paulette Sklarz, qui se trouvait à l’hôpital de Saint-Germain au moment des arrestations. Parmi les autres en fants du centre de Louveciennes, survivront les trois enfants Nelson, Pierre, Josette et François, et les deux autres enfants Przemisliawski, Régine et Maurice, déportés au camp juif de Bergen-Belsen en raison du statut de prisonnier de guerre de leurs pères.
Nuit du 2 au 3 août : arrivée à Birkenau. Denise est « sélectionnée » pour le travail forcé. Elle survit dans différents , et effectue deux séjours dans des (« hôpital ») jusqu’à la fin de l’année.

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