Légendes des prairies canadiennes
78 pages
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Légendes des prairies canadiennes , livre ebook

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Description

Le recueil Légendes des prairies canadiennes de Louisa Picoux suscitera un vif intérêt pour les prairies canadiennes et la richesse de leur folklore. Ces récits, qui donnent l’impression de remonter dans le temps, s’inspirent de l’histoire orale des Premières Nations, des Métis, de Louis Riel, des pionniers et des Voyageurs.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 23 octobre 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782896115624
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

L gendes des prairies canadiennes




Louisa Picoux
Tous droits r serv s.
2017 Louisa Picoux
2017 ditions des Plaines
Aucune partie de ce livre ne peut tre reproduite ou transmise sous aucune forme ou par quelque moyen lectronique ou m canique que ce soit, par photocopie, par enregistrement ou par quelque forme d entreposage d information ou syst me de recouvrement, sans la permission crite de l diteur.
Les ditions des Plaines remercient le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts du Manitoba du soutien accord dans le cadre des subventions globales aux diteurs et reconnaissent l aide financi re du gouvernement du Canada par l entremise du Fonds du livre du Canada et du minist re de la Culture, Patrimoine et Tourisme du Manitoba, pour leurs activit s d dition.

ISBN 978 2 89611 560 0
Mise en page : ditions des Plaines
Design de la couverture : Relish New Brand Experience
Ce recueil de contes et l gendes est une uvre litt raire qui repr sente l expression artistique de l auteure et ne correspond pas n cessairement au point de vue de l diteur.
D p t l gal, 2017 :
Biblioth que et Archives Canada,
Biblioth que nationale du Qu bec et Biblioth que provinciale du Manitoba.
ditions des Plaines
C.P.123 Saint Boniface (Manitoba) Canada R2H 3B4
Tel. : 204 235 0078 admin plaines.mb.ca
www.plaines.ca
TABLE DES MATI RES

1 Captive des M tis
2 La picote
3 Le chapelet
4 Feu follet
5 Le n nuphar
6 Le colon et les ours
7 La lune affam e
8 La maison Galarneau
9 Les tourtes
10 Wendigo
11 Tr sor du chemin Dawson
12 Fille du Paradis
13 Fort Garry
14 L incident
15 La chaudi re
16 L talon noir
17 Celle qui parlait avec les chiens
18 La vieille aux m taux
19 Le castor
20 Les porcelets de madame Gauthier
21 Le faiseur de vent
22 Le jongleur
23 Le passeur de la Rouge
24 Le scalp
25 Le totem
26 Les maringouins
27 L esprit du mort
28 Mesure de fusil
NDLE : Autrefois, les termes " indien , " tribu et " sauvage faisaient partie du vocabulaire tr s peu usit de nos jours, sinon proscrit, pour d crire les membres des Premi res Nations. Ces termes sont employ s uniquement pour assurer la fid lit historique de l uvre.
1 CAPTIVE DES M TIS
C leste Lagimodi re ne s attendait pas remplir la mission qui l attendait en ce matin de 1859 alors que le printemps éclatait de partout le long de la route Pembina.
Le M tis Dumont tait venu la trouver la veille.
-Nous avons besoin de quelqu un de confiance. Tu es une brave fille, C leste. Aide nous Mais, ce que je vais te dire doit rester secret.
Il lui expliqua que dans la Plaine du Cheval Blanc la p nurie de m decins se faisait cruellement sentir. Or, s ur Sainte Th r se que la maison m re Ottawa avait envoy e dans l Ouest et qui partageait son temps entre la Rivi re Rouge et le couvent de Grantown, situ au bord du lac Manitoba, avait des connaissances m dicales.
La jeune religieuse avait t d abord enseignante, mais, bien vite, elle donna surtout des soins aux malades, car on reconnut et appr cia tr s rapidement son savoir exceptionnel dans ce domaine.
En toutes saisons, on pouvait voir sa gracieuse silhouette v tue de son habit sombre de nonne parcourir les chemins. D vou e et g n reuse, la missionnaire de Dieu rendait visite ses patients, consciente de son devoir. Elle se d pensait sans se plaindre et, emport e par la foi, elle encourageait les gens avec son sourire plein de bont . Tous t moignaient une grande affection celle qu ils appelaient leur " s ur Docteur et en qui ils avaient une confiance absolue.
Cependant, Ottawa ne pr tait ses religieuses que pour une certaine p riode seulement. Le contrat pour trois ans de s ur Sainte Th r se arrivait son terme dans l Ouest. Elle devait respecter cette entente.
L heure des adieux approchait, faisant couler des larmes de regret chez tous ceux qui la connaissaient.
Ainsi, le d part de la religieuse, d une de ses compagnes de couvent et de l v que Grandin qui se rendait l tranger, fut c l br par une messe dans la Cath drale de Saint Boniface. Dehors, la foule grossissait, esp rant encore pouvoir la garder. Celle ci tait sensible la ferveur qu on lui manifestait. Ses beaux yeux taient embu s de larmes. taient l aussi les braves gens de Grantown qui la remerciaient pour tout le travail accompli.
Au milieu de la foule mass e devant le parvis de la Cath drale, on ne remarqua pas des hommes en ceinture fl ch e et coiff s d un bonnet qui observaient ces manifestations, le visage ferm . Malgr les suppliques de chacun, m re Valade, la sup rieure du couvent de la Rivi re Rouge, demeurait inflexible. Elle n avait pas l autorit de r voquer un ordre venu d en haut et ne pouvait rien faire pour retenir davantage s ur Sainte Th r se.
Peu peu, l assembl e se dispersa. Seuls quelques cavaliers m tis s attardaient. Tous les arguments n ayant eu aucun effet, ils s taient d cid s d agir.
Les deux religieuses s install rent sur des si ges dans une des charrettes, tandis que les M tis suivaient la caravane des yeux. Ils avaient remarqu que monseigneur Tach et l v que Grandin taient partis en avant o ils attendraient les nonnes Pembina.
Les M tis retourn rent chez eux Grantown. Mais, nullement d courag s par le refus de la sup rieure du couvent, ils avaient mis en route un plan diabolique : il s agissait tout bonnement d enlever s ur Sainte Th r se et de la garder malgr les ordres des autorit s religieuses.
Apr s avoir pass la nuit sous la tente au bord d une rivi re, les voyageurs furent pr ts lever le camp et tout le monde, y compris les deux s urs, grimpa dans les charrettes. La caravane cheminait tranquillement vers le sud quand on entendit des cris aigus.
-Qu est ce que c est demand rent les voyageurs apeur s.
Il y avait encore en ce temps l des Premi res Nations en grand nombre la fronti re am ricaine. tait ce eux qui venaient les attaquer
Soudain, des coups de fouet siffl rent dans l air au moment o des cavaliers au grand galop fonc rent droit sur eux. La caravane s arr ta. Aussit t, quelques hommes mirent pied terre.
Stup fi s par la sc ne qui se d roulait sous leurs yeux, les guides n eurent pas le temps de r agir assez vite. D j , le si ge sur lequel tait assise s ur Sainte Th r se tait enlev par dessus le rebord de la charrette avec son occupante, et elle se retrouva solidement transpos e dans celle que conduisait C leste Lagimodi re. On n avait pas mis un doigt sur la femme de Dieu, sachant que l excommunion attendait quiconque touchait ne serait ce que l ourlet de sa robe.
En se voyant soulev e dans les airs arrim e son si ge, la nonne n eut aucune crainte, rassur e par ces visages familiers, dont celui d une femme.
-Je suis votre captive demanda t elle gaiement.
Sans lui r pondre, C leste, suivie par son escorte, lan a un hue retentissant au cheval qui partit au galop.
Le retour du petit groupe fit sensation dans Saint Boniface et arracha des hourras d all gresse la population accourue leur faire la f te. La communaut tout enti re salua cet exploit. Par la force, quelques risque tout qui ne voulaient en aucun cas voir s en aller leur " s ur Docteur avaient forc la main de m re Valade.
La maison m re de Bytown accepta alors de permettre la religieuse de rester son poste, pour la plus grande joie de cette derni re.
Durant plusieurs ann es encore, la jolie nonne fit la navette entre les deux couvents pour apporter tous ses soins, son savoir et son r confort aux braves gens qui avaient r ussi contre vents et mar es garder la religieuse chez eux.
2 La picote
l ge de seize ans, le commis P pin venait d tre embauch par la Compagnie de la Baie d Hudson. Il tait fier du contrat qui lui garantissait un salaire de base pour toute une ann e. Cela lui permettrait de venir en aide sa famille.
Nouvellement recrut , il s tait joint au groupe de voyageurs en partance pour le fort Edmonton, qui traversaient la prairie la t te d une longue caravane de charrettes tir es par des b ufs et lourdement charg es de marchandises.
P pin, au doux visage, encore pr s de l enfance, avec peine un l ger duvet au menton, tait d termin devenir un vrai voyageur. Il se montrait enthousiaste, faisait de son mieux pour se faire accepter par le groupe, soulevant de lourds chargements et ob issant aux ordres de ses a n s sans se plaindre. S il devenait le meilleur, il pourrait se mesurer ces hommes qu il admirait.
Tout en marchant au pas lent des b ufs, P pin, que le voyage s duisait, attendait tout de la vie. Il s exclamait devant les paysages sauvages qu ils traversaient en jouissant du spectacle de la nature. Tout n tait qu ondoiement de verdure avec un ciel limpide au dessus.
Le chemin tait long. Au cr puscule, ils faisaient halte pour la nuit. Apr s avoir d tel et soign les b ufs, ils pouvaient prendre leur repas du soir en toute qui tude. C tait le moment que P pin pr f rait. Tout en mangeant la pur e de pois au lard, le commis observait ses compagnons au teint h l par le grand air, en chemise de flanelle et gilet, le pantalon maintenu la taille par la ceinture fl ch e laquelle ils suspendaient leur bourse, le " sac feu bien pratique pour y ranger pipe, blague tabac et briquet. Sur le c t , ils avaient port e de main un couteau dans sa gaine. Les mocassins, les mitasses, le foulard autour du cou et la tuque compl taient leur tenue. P pin se souvenait que monseigneur Tach disait : " Les M tis sont une race de beaux hommes, grands, forts, bien faits, intr pides et infatigables voyageurs, admirables par leur force et leur agilit .

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