Absence de mémoire
312 pages
Français
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Description

1994: un tragique accident de la route se produit. La conductrice de l'un des deux véhicules décède sur le coup. Les deux membres du véhicule responsable s'en sortent sans la moindre égratignure et s'enfuient. La même nuit, une société est cambriolée. Les recherches permettront de découvrir que la victime avait une fillette de douze ans introuvable depuis une semaine. Quatorze ans plus tard, la découverte du cadavre d'une enfant va relancer l'affaire. Que s'est-il passé le soir de cet accident? Qu'est-il advenu de cette enfant disparue? Les mystères ensevelis sous le poids de ces quatorze années passées reviennent hanter ces protagonistes. Car le passé finit toujours par vous rattraper... Chacun entre dans une relation amoureuse avec ses secrets, ses traumatismes, ses zones d'ombre, ses désirs inavoués... Mais que se passe-t-il quand ceux-ci ont trait à la vengeance, au crime et à l'inavouable? Et quel avenir pour une telle relation? Noeuds qui se forment justement au cours de ce roman de B. Martin qui, autour de Luca et Caroline, organise un suspense mi-policier mi-amoureux qui joue avec habilité sur les non-dits entourant ses héros.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 février 2013
Nombre de lectures 93
EAN13 9782342002331
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0098€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Absence de mémoire
Benoît Martin Absence de mémoire
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0117498.000.R.P.2012.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2013
« Il est trop triste de savoir que la vie ressemble à un jeu d’échecs, où une seule fausse démarche peut nous obliger à renoncer à la partie, avec cette aggravation que dans la vie nous ne pouvons même pas compter sur une partie de revanche. »
Sigmund Freud
Avril 2008
1.
Sur le mur de la pièce était épinglée une photo couleur. Le portrait d’une jeune fille de douze ans. Sa maman avait coiffé ses jolis cheveux bruns en une belle queue-de-cheval. Elle avait les yeux marron, un nez encore légère-ment en trompette et un peu épaté. Les pommettes rondes et un large sourire d’enfant illuminaient son visage. Elle portait une chemise blanche dont le col ouvert laissait apercevoir une chaînette en or. Au bout, un pendentif re-présentait la vierge Marie. Elle semblait heureuse. Elle était assise devant son bureau comme une petite fille sage. Derrière, on devinait un coin de sa chambre ; un lit aux barreaux blancs, sur le mur au-dessus, des images de chats et à gauche une fenêtre qui donnait sur un jardin fleuri. Très souvent, il pensait à elle. Il avait cette photogra-phie depuis bientôt quatorze années. La même image était visible dans les gendarmeries, les commissariats, les gares. Elle venait compléter la liste des enfants disparus. Ceux dont les parents n’avaient jamais pu faire le deuil. Elle s’appelait Magali. Le commissaire Pujol était assis à son bureau et obser-vait le visage de la fillette. Elle aurait vingt-six ans maintenant, songea-t-il. Les souvenirs de cette affaire lui revenaient en vrac. Tout le poussait à un certain ennui qu’il ne pouvait nommer mais qui n’était rien d’autre que de la mélancolie. Elle le gagnait ce matin-là comme cette pluie fine qui avait envahi l’horizon. On la croyait anodine et on ne s’en méfiait pas mais en réalité, elle vous péné-trait, vous perçait la chair et vous glaçait jusqu’aux os.
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Il avait beau savoir que des crimes non résolus étaient choses courantes et qu’il avait tout fait pour éluder ce mystère, rien n’y faisait. Quand il se mettait à repenser à cette affaire, une tristesse s’emparait de lui et l’étreignait comme une main gigantesque et invisible, le laissant au bord de l’étouffement. Parfois, il la promenait tout le long de la journée comme une gueule de bois. De la fenêtre de son bureau, derrière le rideau de pluie, il apercevait à peine le fleuve. C’était un vrai temps d’automne. Le printemps avait bien du mal à percer. Il se souvenait que l’année dernière à la même époque, il faisait une chaleur torride. Elle s’appelait Magali, Magali Lachaut.
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