BLACK CAT CITY
156 pages
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BLACK CAT CITY , livre ebook

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Description

Samuel GUIGUI est magistrat et sa sœur Lydi mécanicienne dans l’aviation, ils sont nés dans une ville nommé BIZIVAL des moments très tragique fond partie de leurs histoire depuis qu’ils ont tout petit, tous deux n’avaient plus de nouvelles de leurs parents, jusqu’à la réception d’une lettre leur annonçant un problème qui les concernent. Franck à surprit une conversation entre des mafias qui veulent écouler de l’argent sale dans la ville ou il se trouve. Il est accusé d’avoir écouté à la porte, il se dit innocent. S’ils ne dit pas la vérité sur ce qu’il à entendu, lui et sa femme seront exécutés dans un bref délai. Cela se passe dans une ville ou mafia veulent prendre le pouvoir. Ils ont déjà investie près de 200,000 euros pour la naissance, ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. La lettre de Franck va surement compliquer leurs affaires. Pour les sortir de ce Guetta pant. Trois hommes courageux se dévouent à cette tâche, avec de nombreuses surprises qui ne va pas leurs facilités la tâche : le sergent Yonnes CONDE, les lieutenants Bob DIGY et Ralf BOUTY, tous de la police. Que vont-ils découvrir qui fait si peur et pourquoi cet endroit s’appelle-t-il BLACK CAT CITY ? Leur mission est de ramener les parents à PINTVILLE pour y être entendu par la justice.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 19 mai 2014
Nombre de lectures 4
EAN13 9782312027890
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0012€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Black Cat City

Pierre Periac
Black Cat City















LES ÉDITIONS DU NET 22 rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
© Les Éditions du Net, 2014 ISBN : 978-2-312-02789-0
Chapitre 1
Quand ils ont quitté BIZIVAL, leur province qui se trouve à six heures de vol de PINTVILLE, le jour était à peine levé et il ne faisait que sept degrés, pas de quoi vous donner la pêche ni le même le courage et encore moins l’envie de rester. Ils ne roulaient pas sur l’or, mais Franck GUIGUI a su rassurer sa famille en disant que tout irait bien, le tout c’était de rester ensemble. Ils ont habité pendant si longtemps au fin fond de la campagne à l’ouest du chef-lieu qu’ils ont fini par se décider à partir. Même le petit chemin de terre qu’ils avaient aménagé jusqu’à leur maison n’avait pas assez d’attrait pour d’éventuels visiteurs, il n’a pas souvent été emprunté. C’était un lieu sans vie disait souvent Syli. Ça avait même des allures de décor de films d’horreur quand les arbres décharnés par l’hiver agitaient leurs branches devant les façades des maisons abandonnées alentour. Ils se sentaient vraiment seuls et voyaient très peu de monde, excepté quelques voisins pas toujours agréables à regarder ni à entendre qui prenaient un malin plaisir à faire l’aller-retour devant chez eux en guise de promenade sans même les saluer au passage, allant jusqu’à les toiser d’un air méprisant, attitude injustifiée selon Franck qui connaissait depuis longtemps la rumeur qui courait sur sa femme. Il ne l’en aimait pas moins pour autant.
Aux veillées mortuaires il n’y avait pas foule, les héritiers partis depuis longtemps ne revenaient pas se disputer le terrain et les quelques biens laissés par leur parent défunt et tout tombait dans l’oubli. Quand il faisait beau au printemps, le soleil teintait d’un vert majestueux les feuilles émergeant des bourgeons. A l’automne, le petit étang qui se trouvait à quelques mètres des habitations était recouvert de ces mêmes feuilles, mortes alors. Les familles les plus pauvres y emmenaient les enfants le dimanche pour leur faire prendre l’air et, pendant qu’ils jetaient des cailloux sur les grenouilles venant respirer à la surface, les parents finissaient le paquet de cigarettes déjà bien entamé de la veille. A l’époque, l’habitude était de n’ouvrir qu’un paquet par foyer, que ce soit pour un ou plusieurs fumeurs. Pour ne pas avoir à partager leur « trésor », ils se cachaient derrière les deux seuls arbres côte à côte qui servaient aussi de parapluie géant parfois. A qui pourrait s’étonner d’un tel comportement, il faut dire que vu leur petits moyens (la plupart ne roulait pas sur l’or) et la distance qui séparait le village du tabac le plus proche, personne n’allait s’acheter ses cigarettes tous les jours. Beaucoup ont voulu partir pour aller chercher une vie plus aisée et plus belle ailleurs mais pour la grande majorité le rêve est parti en fumée.
Le spectacle quasi quotidien était assuré par les pitreries des voisins éméchés dans le meilleur des cas, voire par la femme d’un voisin proche qui engueulait son mari parce qu’il avait donné le dernier morceau de viande de la marmite au chien. Les pires habitaient un peu à l’écart des autres, c’était le couple GOSTY. Lui gros, gras, graisseux à souhait pesait dans les cent vingt kilos et sa moitié, du même tonneau, environ une centaine. Le soir, on pouvait les entendre de loin se disputer, ils faisaient la risée ou l’indignation de leurs concitoyens sans s’en rendre compte.
Hé le bouseux, qu’est-ce t’as foutu avec la bouffe pour ce soir ?
De quoi tu parles, femme ? Tu vas pas recommencer à me faire chier avec ta vieille bouffe, merde ! Y en a marre !
Tu peux toujours causer, tu l’as bien dévorée ma vieille bouffe jusqu’à maintenant, gros tas ! Regarde-toi donc !
Ben justement, c’est à cause de ta bouffe de merde que je suis comme ça !
Ben voyons. Tu serais moins gras si tu te levais tous les matins pour aller bosser comme tout le monde ! Mais non, Môssieur a un handicap ! T’as même pas été foutu d’avoir une pension avec ton handicap, Môssieur l’abruti ! Alors maintenant, Môssieur le bouseux va bouger son cul pour aller chercher de quoi bouffer ou il y aura des couilles bouillies de verrat bien gras à midi demain !
Les voisins ne manquaient pas une miette de ces disputes qui finissaient toujours par s’arranger. M. GOSTY trouvait toujours la solution pour contenter sa femme, laquelle était quotidiennement ivre, tout le monde le savait. Et puis chacun rentrait chez soi commentant la scène et le langage des deux protagonistes, espérant un autre épisode ou tout autre événement qui leur ferait passer le temps, si monotone dans cet endroit merdique.
Les jours de pluie, c’était la catastrophe pour ceux qui n’avaient pas réparé leur toit pendant les beaux jours, faute de moyens bien souvent. Les plus aisés avaient fait appel à Franck et M. GOSTY qui, étant habiles de leurs mains, venaient accomplir de menus travaux dans la maison et effectuer certaines réparations à l’extérieur moyennant une somme le plus souvent laissée à la discrétion de la personne, les deux hommes sachant que la plupart de leurs voisins étaient fauchée.
Même s’ils ont fait avec, même si, quand Samuel et Lidy étaient malades, le docteur ne se déplaçait pas toujours et que Syli concoctait des remèdes de grand-mère qui fonctionnaient bien la plupart du temps, ça leur avait suffi pour tenir le coup jusqu’à maintenant. Et aujourd’hui, lassés de végéter sur place, désireux d’aller voir si la vie était plus belle ailleurs et fermement décidés à tout faire pour qu’elle le soit, ils s’en allaient tenter leur chance à PINTVILLE.
Syli GUIGUI est âgée de quarante-cinq ans et Franck, son mari, en a cinq de plus. Garçon plutôt mignon aux yeux noisette dans sa jeunesse, Franck est resté pas mal pour son âge et a conservé tout son charme. Il a toujours été très mince, il dit que c’est parce qu’il ne mangeait de gâteau qu’à son anniversaire et aux fêtes et qu’il n’a pas été gavé de sucreries et autres cochonneries bien chimiques comme les enfants de maintenant dont certains sont déjà obèses à moins de cinq ans.
A dire vrai, il n’a jamais eu de cadeaux à ses anniversaires, bienheureux quand quelqu’un parmi ses proches, telle sa grand-mère Marcia qui n’oubliait jamais, pensait à le lui souhaiter. Elle le faisait en cachette, il n’avait jamais su pourquoi, et lui glissait une petite enveloppe avec un billet de cent euros à chaque fois qu’elle le pouvait. De peur que son père le lui prenne pour aller jouer ou boire, il le planquait dans une boîte derrière le frigo, si lourd et si vieux qu’on ne l’avait pas changé de place aussi loin qu’il s’en souvienne. A part elle, personne ne pensait à lui offrir de cadeaux à son anniversaire ni même à le lui souhaiter. Malgré tout, c’était un jour important pour lui et il était content que quelqu’un d’autre que sa mère y pensât. Il se contentait de son bisou maternel sur le front et d’un reste de gâteau qu’elle lui rapportait de son travail.
Il n’a jamais été le beau garçon dont rêvait son père et a dû subir ses moqueries quotidiennes à propos de sa coiffure. Contrairement à d’autres grands ados de son âge qui adoptent des coupes de plus en plus courtes ou qui optent carrément pour la boule à zéro, il a longtemps gardé ses cheveux longs et a réussi à échapper aux poux et autres problèmes capillaires. Il n’a jamais eu non plus la carrure d’Arnold Schwarzenegger, malgré ses 1,80 m. Quand il pense à son père, il l’entend encore lui répéter qu’il n’était qu’un tas d’os que seule la peau tenait ensemble et se revoit, luttant pour rester stoïque sous le déluge d’insultes, serrant les poings derrière son dos et ravalant son chagrin pour que personne ne voie couler ses larmes. A dix-sept ans il est très dur d’entendre certains mots de la bouche de ses propres parents, il y avait des jours où il préférait se retirer pour ne pas avoir à subir ces humiliations à répétition.
Son point fort, c’est qu’il était travailleur. Il passait la majeure partie de son temps dans le petit atelier de fortune qu’il s’était aménagé. Il n’avait pas d’amis avec lesquels se distraire, même pas un seul à qui confier ses joies, ses peines, ses secrets dont le plus important était qu’il souhaitait plus que tout pouvoir approcher Syli qu’il voyait passer de temps en temps près de chez lui. La mésentente entre ses parents était ce qui lui causait le plus de peine, il était persuadé que le jour où tout ceci se terminerait il resterait orphelin. C’était aussi un garçon soigné qui prenait soin de son apparence. En se préparant pour aller à l’école, il essayait de faire son maximum pour &

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