Douche froide sous les tropiques
137 pages
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Douche froide sous les tropiques , livre ebook

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Description

Sous le soleil de Guadeloupe, un drame perturbe gravement la petite plage de la Douche à Saint-François. Un cadavre est découvert, et dans une même journée, d’autres meurtres vont être commis... La série ne s’arrêtera pas là.


Dépassés par les évènements, le Commandant de gendarmerie et le Procureur de la République vont faire appel à Robert Marvin, un enquêteur réputé de Boston, qui est justement en vacances à Saint-François avec sa femme et sa mère. Mais arrivera-t-il à dénouer cette affaire qui prend des proportions désastreuses sur toute l’île ? Et si tous ces meurtres étaient liés ?


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782381536941
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Douchefroide sous les Tropiques
LaSAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires deproduction participant à la réalisation de cet ouvragene sauraient être tenus pour responsables de quelque manièreque ce soit, du contenu en général, de la portéedu contenu du texte, ni de la teneur de certains propos enparticulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ilsproduisent à la demande et pour le compte d’un auteur oud’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entièreresponsabilité
Marcel PINEAU
Douchefroide sous les Tropiques
À Fabienne, ma muse qui éclaire mes jours et mesnuits de son soleil et de son amour
CHAPITRE 1
Philippe Nossul,Commandant de gendarmerie à Saint-François, gara savoiture à 8h45 précises devant le poste de police deMorne-à-Caye. Il sortit de son véhicule et marcha d’unpas décidé. Grand, mince, les cheveux courts, les yeuxnoirs et perçants, cet homme de cinquante-deux ans portait sonâge avec une grande distinction et beaucoup d’allure.
On était unsamedi matin de janvier et le soleil brillait fortement de nouveauaprès presque deux journées de pluie intense. L’odeurde la canne à sucre répandait désormais sonparfum sucré sur toute l’île et sur ses vastesplages de sable, en particulier celle des Raisins Clairs à unjet de pierre du centre-ville en mêlant les richessesbotaniques des vanilliers, des cacaoyers et des caféiers. Dansces lieux magiques, on hésitait souvent entre recueillement etémerveillement. Les couleurs étaient maintenantperceptibles et lumineuses  : le bleu profond de l’eause mélangeait à celui à peine plus clair du cielse fondant en légers dégradés dans le vert descollines environnantes.
Bonjour Ceylia  !...Comment ça va ce matin  ? lança leCommandant avec son doux accent créole qui illuminait toutesa personne d’une grâce majestueuse.
Le Lieutenant CeyliaDuval, Officier de Police Judiciaire, assurait la permanence pendantdeux jours et deux nuits par semaine. Elle avait été deservice hier vendredi et la nuit du vendredi au samedi.
Vous pourrez rentrer chez vouspour vous reposer, dès que vous aurez transmis lesinformations des dossiers que vous avez ouverts au CapitaineDominique Touvion quand il sera arrivé. Après m’avoirfait votre rapport, bien sûr.
Ceylia avaittrente-sept ans et était originaire de Marie-Galante oùsa famille habitait depuis plusieurs générations. Elleétait toujours d’une grande bienveillance avec tout lemonde et possédait une intelligence hors pair, ce qui luipermettait très souvent de résoudre une affaire en untemps record. Des cheveux bruns bouclés retombaient sur sesépaules et sa taille grande et fine dans son uniforme depolicière, lui donnait une vraie allure de mannequin. Elleavait un visage fin, délicatement dessiné, d’oùjaillissaient de grands yeux en amandes. On connaissait sa fortepersonnalité, mais elle était toujours souriante,généreuse, douce et affectueuse, aimée etrespectée de tous.
Bonjour mon Commandant. La nuit aété calme. Cependant, hier nous avons eu uncambriolage dans une habitation du chemin de Bouquet qui relie laroute du Moule à la chapelle de la Baie Olive. La villa estoccupée par quatre personnes, des touristes de la métropole.Ils sont allés visiter la Maison du Sucre entre 10h et 13h etquand ils sont revenus, ils ont trouvé toutes leurs affairesà terre. Ils ont constaté le vol de matérielinformatique, de produits de toilette et de vêtements.Pourtant l’ensemble était protégé par unealarme, mais celle-ci ne s’est déclenchée quetardivement puisque les cambrioleurs se sont introduits par unechambre qui n’était pas sous surveillance. En effet,les voleurs ont utilisé une grande épuisette qui sertà nettoyer la piscine et ont passé le manche par lesclaires-voies d’une chambre pour actionner le loquet de lafenêtre et s’introduire. En fait l’alarme afonctionné quand ils sont sortis de la chambre qui donne surle hall d’entrée, mais ils ont pu se sauver rapidementavec leur larcin avant même que la personne qui estresponsable de la maison et chez qui l’alarme est reliée,ait pu se déplacer. Quand celle-ci est arrivée, ellen’a pas constaté d’effraction de la ported’entrée et est repartie croyant à un défautde signal.
PhilippeNossul s’était appuyé contre le chambranle de laporte et écoutait attentivement le récit de Ceylia. Ilfixait son regard bien au-delà de la porte vitrée de lagendarmerie, comme s’il s’imaginait la scène pourmieux la comprendre.
Ces personnessont-elles venues déposer  ?
Non pas encore.Nous nous sommes déplacés pour faire les premièresconstatations et les relevés d’empreintes. Lestouristes doivent venir ce matin pour effectuer leur déposition.
Trèsbien. Nous les interrogerons à leur arrivée. Lesempreintes ont-elles parlé  ?
Non, continuaCeylia. Les voleurs devaient porter des gants car les seulesempreintes relevées sont celles des occupants de la maison.
Merci Ceylia.Vous pourrez m’apporter le dossier  ?
Il est déjàsur votre bureau, mon Commandant.
Ilgagna son bureau, une petite pièce au plancher de marqueteriequi comportait une table en chêne, chargée de dossiers,une chaise capitonnée qui semblait assez confortable et deuxsièges ordinaires en bois blanc pour recevoir les visiteurs.Des rayonnages en métal chromé entouraient le bureau.Ils débordaient de livres, codes de lois, annuaires et autresclasseurs. Une grande fenêtre aux rideaux légersrépandait abondamment les premiers éclats de la lumièrechaude du jour.
Ilprit place et ouvrit le dossier concernant le cambriolage de laveille. À ce moment, le téléphone sonna. Ildécrocha.
Commandant Nossul, j’écoute...
Bonjour mon Commandant, c’estJérémy.
Ah  ! Jérémy.Comment allez-vous  ?
J’ai un gros problème...J’ai été dérangé à 8h30, aumoment où j’allais sortir de chez moi pour aller àla gendarmerie, par un ami qui a découvert un cadavre sur laplage de la Douche. Comme c’était sur ma route pourvenir, je m’y suis arrêté. Et effectivement, s’ytrouve le corps d’un homme, la tête immergée dansle bassin.
Attendez-moi, Jérémy,j’arrive. Ne touchez à rien et protégez la scènedu crime en évitant toute intrusion de touristes.
Je m’en occupe. Àtout de suite, mon Commandant.
Philippe Nossul sortitrapidement de son bureau et lança en direction de Ceylia :
Je file à la plage de laDouche, celle qui est sur la route de la Pointe des Châteaux.Jérémy est là-bas. Un cadavre a étéretrouvé sur le site. Ceylia, vous appelez immédiatementle médecin légiste et les services de la policed’investigation pour qu’ils nous rejoignent sur place leplus vite possible. J’avertis le Procureur.
À vos ordres, monCommandant. Je le fais immédiatement.
Le Commandant Nossulsauta dans le véhicule de service et actionna le gyrophareafin de ne pas se laisser absorber par les embouteillages, trèsnombreux en ce samedi. Et il fallait qu’il passe par le marchéde la Rotonde, très fréquenté à cetteheure. Il traversa le rond-point à toute vitesse et sirèneshurlantes.
Lesmarchands et les nombreux clients, toujours très matinaux,tournaient la tête, étonnés de voir une voiturede police filant à si vive allure.
Ilralentit cependant et baissa sa vitre afin de profiter pendantquelques instants de toutes les saveurs, des odeurs et des couleursd’un des plus beaux marchés de Guadeloupe.
Il longea le golfinternational, pas encore ouvert, l’aérodrome deSaint-François, et prit la route du bord de mer vers la Pointedes Châteaux, là où balayées par les ventset érodées par les vagues, les roches déchiquetéesrappelaient les côtes de Bretagne. La légèrebrise chassait devant elle quelques fragments de nuages dans le bleudu ciel et rabattait sur les terres l’air marin chargéde sel.
Il savait que la plagede la Douche était exactement située à 2,8kilomètres du virage de la coulée. Il regarda soncompteur afin de ne pas la dépasser. Ce lieu était trèsprisé par les touristes qui pouvaient y attendre de longsmoments que le reflux des vagues vienne les arroser. Les sensationsétaient garanties.
Quand il gara sonvéhicule sur le côté près d’unecamionnette bleue, il comprit que la police scientifique étaitdéjà sur place.
CHAPITRE 2
Philippe Nossul prit lesentier pour accéder à la plage de la Douche. Iltraversa le petit bosquet et dut franchir la rubalise et le cordon desécurité qui en

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