L homme nocturne
37 pages
Français

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Description

Robert LACELLES, le gentleman-cambrioleur au grand cœur, est fâché d’apprendre que les bijoux d’Ethel, avec qui il flirte, ont été dérobés alors qu’elle était en séjour, avec son père, dans une vieille auberge en Normandie.


Cette offuscation n’est pas due aux sentiments qui l’unissent à la jeune femme, mais tout simplement parce qu’il s’était rapproché d’elle dans le but, justement, de la délester de ses joyaux.


Aussi, Robert LACELLES va-t-il se rendre, incognito, dans l’hostellerie afin d’éclaircir le mystère qu’elle abrite et dans l’espoir de pouvoir... voler le voleur.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 3
EAN13 9782373475005
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Robert LACELLES,
Gentleman-Cambrioleur
L’HOMME NOCTURNE
Roman policier
par Claude ASCAIN
CHAPITRE PREMIER
UN MYSTÈRE À ÉCLAIRCIR
Robert Lacelles, après avoir serré la main de M. Walter Ferguson et de sa fille Ethel, regarda démarrer la puissante auto et rentra dans le hall du palace. Un instinct obscur l'avertissait qu'il avait peut-être eu tort de refuser cette excursion de quatre jours en leur compagnie. Ferguson s'en allait en Normandie pour séjourner au manoir de Lanceville. C'était un authentique petit château transformé depuis une année environ, en hostellerie de grand luxe. Rien ne pouvait mieux séduire l'Amér icain et sa fille qui en avaient noté l'adresse dans une revue new-yorkaise où paraissait régulièrement, dans les Petites Annonces, une flatteuse photographie de l'endroit.
Robert Lacelles, qui menait un flirt avec Ethel, avait résisté aux offres du père. C'est qu'il comptait mettre à profit ces quelques jours de liberté pour préparer avec sa minutie et son habileté habituelles, le cambriolage nocturne des splendides bijoux de la jeune fille, peu après leur retour à Paris.
Tous les jalons avaient déjà été posés. Lacelles, d ont les Ferguson avaient fait la connaissance dans le palace même – il y était descendu sous le nom de Jacques Sombreuse – connaissait les habitudes de la jeune fille et savait notamment qu'elle avait horreur de confier ses bijoux à la direction de l'hôtel.
Quelle ne fut pas sa consternation de constater, après le retour des deux excursionnistes, qu'Ethel ne portait plus son collier de perles ni ses bagues !... La conversation adroitement amenée sur ce sujet, il apprit des choses tellement stupéfiantes, invraisemblables, qu'il se refusa d'abord à y croire, et se demanda s'il ne s'agissait pas d'une défiance brusque du vieux Ferguson à son égard.
Cependant, l'attitude de l'Américain et de sa fille restait aussi ouverte, aussi confiante qu'auparavant. Et quand ils partirent pour la Suisse, Lacelles ne resta pas vingt-quatre heures de plus au palace.
Il avait décidé de se rendre au manoir de Lanceville.
En cours de route, après réflexion, il modifia légèrement son projet primitif et stoppa à lle Conches, dans un hôtel, d'où il téléphona à M de Lanceville. Il savait par Ferguson que le château-hostellerie était dirigé par cette personne, en compagnie de sa mère.
Une heure plus tard, l'hôtelier, respectueux et empressé, à qui il avait demandé l'usage exclusif de son petit salon, pour une conversation avec la personne qu'il attendait, apparut sur le seuil pour lui annoncer la jeune fille. lle M de Lanceville portait un élégant costume de sport. Lacelles remarqua qu'elle se
contraignait au calme, mais la pâleur du visage, la nervosité des mains attira son attention secrète.
Il salua avec aisance et désigna une chaise.
— Je m'excuse, mademoiselle, de vous avoir dérangée, alors qu'il m'eût été si facile de me rendre directement chez vous, mais...
Il ne termina pas et s'assit près d'elle.
— Vous venez, demanda-t-elle d'un ton oppressé, de la part de M. Walter Ferguson ?
— Oui, affirma-t-il, mentant avec une superbe aisance. Permettez-moi de me présenter : Jacques Sombreuse, détective privé.
lle Les lèvres de M de Lanceville eurent un petit tremblement. Mais elle se ressaisit et sourit mélancoliquement. — M. Ferguson m'avait formellement promis le secret... commença-t-elle. Il l'interrompit avec douceur.
— Oui, mademoiselle, souligna-t-il, et il a tenu parole puisqu'il n'a pas averti la police officielle. Mais vous comprenez qu'en la circonstance, il ne peut renoncer de gaieté de cœur à la perte des bijoux de sa fille Ethel... Une valeur d'au moins dix millions...
La jeune fille eut un geste d'assentiment muet. Il poursuivit :
— Aussi, m'a-t-il prié de... d'essayer de déchiffrer l'énigme, d'éclaircir le mystère. Soyez assurée qu'il n'a aucunement l'intention de porter plainte... À moins que... n'est-ce pas, j'échoue dans ma tâche... Et je...
Elle s'exclama impulsivement :
— Oh, après tout !... Oui, cela vaut mieux... Il a eu raison de vous envoyer, monsieur Sombreuse... Si cela continue, ma mère et moi, nous allons devenir folles !... — Ce qui serait vraiment terrible !... dit Lacelles avec un sourire sympathique. Mais je réussirai, mademoiselle... La tournure des choses s'avérait favorable à Lacelles. Le génial gentleman-cambrioleur, qui n'avait nullement renoncé à l'espoir de s'appro prier les bijoux, avait trouvé un moyen merveilleux de simplicité pour entrer de plain-pied dans les confidences de la jeune fille. Car il lui fallait connaître un certain nombre de détails avant d'être à même de mener ses projets à bien.
— Voyons, murmura-t-il, que se passe-t-il exactement, mademoiselle ? M. Ferguson m'a dit que les bijoux de sa fille s'étaient volatilisés d'une manière tellement stupéfiante, en plein dîner, au milieu d'une assistance assez nombreuse !
— C'est exact, monsieur, dit-elle. C'est affolant... Et... Elle hésita douloureusement avant de dire d'une voix assourdie :
— Et ce n'est pas la première fois ! — Quoi ?... Il y a eu d'autres... d'autres disparitions ? L'exclamation de Lacelles était sincère. Intérieurement, il éprouva une sorte de volupté. lle L'aventure allait être d'autant plus passionnante. M de Lanceville hocha la tête affirmativement.
— C'est la troisième, monsieur Sombreuse... La prem ière victime fut une riche dame hollandaise... Puis il y a eu un couple d'Américains avant M. Ferguson et sa fille...
— Et vous avez réussi à obtenir le secret ? Les victimes ont accepté de ne rien dire ?
Le sourire de la jeune fille reparut, plus amer encore :
— Les deux premières fois, nous avons pu obtenir de notre compagnie d'assurances le remboursement des bijoux. Mais pour le cas de M. Ferguson, je sens que notre contrat sera déchiré... Nous...
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