L inconnu de l autobus
42 pages
Français

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L'inconnu de l'autobus , livre ebook

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Description

Robert LACELLES, le gentleman-cambrioleur, assiste à un drôle de manège dans un autobus : un pickpocket qui, plutôt que de délester un passager du contenu de ses poches, lui glisse une enveloppe dans sa veste.


Curieux, Robert LACELLES subtilisera la missive sans se douter qu’elle va le mettre sur les traces d’une machiavélique machination...


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9782373477474
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Robert LACELLES,
Gentleman-Cambrioleur
L’INCONNU DE L’AUTOBUS
Roman policier
par Claude ASCAIN
CHAPITRE PREMIER
SINGULIÈRE HISTOIRE
Robert Lacelles prenait rarement l'autobus. Il se s ervait surtout de sa petite voiture pour circuler dans Paris. Mais ce matin-là, il avait donné son auto à mettre au point, car il préparait un voyage en prov ince.
Ce qui explique pourquoi il se trouvait sur la plat e-forme d'un véhicule public et fumait sa cigarette, tout en observant d'un œil apparemment distrait les voyageurs installés sur les banquettes.
Il y avait notamment un couple sur lequel ses regar ds vinrent se poser à quelques reprises.
La jeune femme était ravissante. L'homme qui l'acco mpagnait se montrait rempli d'égards et sa conversation devait être inté ressante, car il se penchait souvent vers sa compagne, chuchotant à mi-voix, cep endant qu'elle approuvait par de petits signes de tête.
Elle avait des yeux noisette, de très longs cils, u ne petite bouche ferme et décidée. L'homme paraissait avoir atteint la cinqua ntaine et sa vêture était impeccable.
Un voyageur qui était assis derrière eux se leva et se prépara à gagner la sortie. Il vacilla un peu, se rattrapa au compagnon de la jeune femme, s'excusa, et s'engagea dans l'étroit couloir central.
Au moment où il arrivait sur la plate-forme, Lacell es s'effaça légèrement pour le laisser passer.
Il se produisit un incident assez curieux, et qui a u surplus, se termina presque aussitôt que commencé.
Le receveur de l'autobus avait barré la route au vo yageur.
— Un instant, monsieur !... Un instant...
— Eh bien, quoi ? Je veux descendre... Que me voule z-vous ? J'ai payé ma place...
— Oui, je sais, mais ce n'est pas de ça qu'il s'agit... Je...
L'homme l'écarta brusquement, plongea vers la rue, alors que l'autobus filait assez vite en remontant les Champs-Élysées, et disp arut. Le receveur avait frénétiquement agité son cordon de signal, les frei ns grincèrent, il y eut quelques jurons étouffés, car les voyageurs avaient été jeté s les uns contre les autres.
Le receveur poussa un hurlement, en désignant l'hom me qui galopait vers
une rue adjacente :
— Arrêtez-le... Arr... ! ... Ah, il a fichu le camp ...
— Mais que se passe-t-il ? murmura Lacelles, paisib lement.
— C'est un pickpocket !... Je l'ai vu... En passant devant ce monsieur – il désigna le compagnon de la jolie femme – il a rapid ement introduit sa main dans la poche du veston et...
L'homme désigné fouilla nerveusement son vêtement, regarda le receveur d'un air incompréhensif et hocha négativement la tê te.
— Je n'ai rien senti !... dit-il. On ne m'a rien pris d'ailleurs...
— Vous en êtes sûr ? insista l'employé.
— Voyons... Je sais bien ce que j'ai dans mes poche s... Mais non, il n'a rien pris... Je vous remercie de votre vigilance. Mais – il sourit – êtes-vous sûr vous-même qu'il a tenté de me voler ?
— Ah ! je ne suis pas « miraud », s'exclama le rece veur. J'ai vu !...
Il regarda autour de lui comme pour chercher un autre témoin.
— Tenez, vous, monsieur... Vous étiez là, juste à l a porte... Vous avez dû remarquer le geste ?
Il s'adressait à Lacelles qui conservait un geste n eutre.
— Non, fit ce dernier. Excusez-moi... Je n'ai rien vu de suspect.
— Puisqu'il ne me manque rien !... répéta le quinqu agénaire qui avait vérifié le contenu de ses poches.
Des sourires apparaissaient, ironiques. Le receveur , devenu rouge de confusion, haussa les épaules, marmonna quelques mo ts confus, et conclut :
— Bon, ça va !... Mettons que j'aie rien dit...
Le véhicule avait poursuivi sa route. Le couple des cendit près de la Porte Maillot. Sans savoir pourquoi, Lacelles quitta l'au tobus derrière eux. Ce n'était pourtant pas là qu'il se rendait.
Il était intrigué par ces deux personnes. Non pas q u'ils eussent quelque chose d'anormal dans leur comportement, mais Lacell es était un observateur aigu, et toutes sortes de pensées confuses lui trot taient par la tête, depuis l'épisode un peu grotesque de l'autobus.
La jeune fille et son compagnon marchaient devant l ui. Ils pénétrèrent dans un hôtel de bonne apparence. Lacelles alluma une ci garette sur le trottoir et s'éloigna lentement. Arrivé à l'extrémité de la rue , il revint sur ses pas de la même allure peu pressée. Il vit l'homme ressortir, le sourcil froncé.
Lacelles eut un sourire. Le personnage paraissait n erveux. Il fouillait dans ses poches, sans arrêt. À droite, puis à gauche... Puis à nouveau... Finalement, le quinquagénaire héla un taxi et la voiture démarr a. Lacelles enregistra l'adresse donnée.
L'amusement du jeune homme provenait de ce qu'il sa vait ce que cherchait le quinquagénaire, dans son veston…
Une petite enveloppe blanche, format carte de visite.
Le compagnon de la jeune fille ne pouvait la trouve r pour la bonne raison que l'enveloppe se trouvait dans la poche de Robert Lacelles !
Le gentleman-cambrioleur avait fort bien remarqué l a petite scène de l'autobus. Le contrôleur ne s'était pas trompé. L'i nconnu avait bel et bien glissé sa main dans le vêtement du quinquagénaire.
Seulement, ce n'était pas pour prendre, mais pour m ettre que le geste avait été accompli. Lacelles, en effet, avait constaté la présence de quelque chose de blanc dans ladite main lorsqu'elle avait disparu l'espace d'une seconde.
Elle était vide en ressortant. Et Lacelles, aussitô t, avait décidé, en manière de jeu personnel, de se rendre compte si lui-même n 'avait rien perdu de sa dextérité.
Au moment où le couple avait passé devant lui pour quitter l'autobus, l'enveloppe avait changé de propriétaire.
L'attitude du quinquagénaire, après avoir...
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