Le chien qui croquait les chatons
145 pages
Français

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Le chien qui croquait les chatons , livre ebook

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Description

On rencontre parfois de drôles de cabots dans le milieu du cinéma. Arthur Bony, détective-enquêteur à la MO.R.S.E., la Mondiale de Recherches, Sécurité et Enquêtes, se voit confier une mission qui le laisse perplexe : retrouver une star du grand écran, kidnappé dans un chenil de luxe. Car l’idole a le poil lustré et n’accepte que la croquette bio ! Persuadé de ramener l’animal en moins de temps qu’il n'en faut pour abandonner son chien au bord de la route avant de partir en vacances, il tombe rapidement sur un os, puis s’aperçoit qu’on tente de la manipuler. L’enquête s’annonce plus difficile que prévu quand l’épouse du commanditaire, l’une des plus célèbres actrices de cinéma, lui demande d’en mener une autre. Les deux seraient-elles liées ? Entre un ancien légionnaire reconverti dans la sécurité, un petit malfrat et une comédienne sans grand talent, mais non sans imagination, Bony se voit promené entre Nantes et Loudun, sous le soleil de plomb de juillet, toujours cerné par des chiens dont un roquet prénommé Néron qui aimerait bien goûter aux mollets du privé.
J-M Pen partage son temps entre la peinture et l’écriture. « Le chien qui croquait les chatons » est son cinquième roman, et le troisième relatant les enquêtes de son héros, Arthur Bony, détective-enquêteur. Amateur de lectures variées, de la BD aux romans, polars et récits d’aventures, il réside à Nantes et fait partie de l’association des Romanciers Nantais.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2015
Nombre de lectures 8
EAN13 9782359626834
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Résumé
On rencontre parfois de drôles de cabots dans le milieu du cinéma. Arthur Bony, détective-enquêteur à la MO.R.S.E., la Mondiale de Recherches, Sécurité et Enquêtes, se voit confier une mission qui le laisse perplexe : retrouver une star du grand écran, kidnappé dans un chenil de luxe. Car l’idole a le poil lustré et n’accepte que la croquette bio ! Persuadé de ramener l’animal en moins de temps qu’il n'en faut pour abandonner son chien au bord de la route avant de partir en vacances, il tombe rapidement sur un os, puis s’aperçoit qu’on tente de la manipuler. L’enquête s’annonce plus difficile que prévu quand l’épouse du commanditaire, l’une des plus célèbres actrices de cinéma, lui demande d’en mener une autre. Les deux seraient-elles liées ? Entre un ancien légionnaire reconverti dans la sécurité, un petit malfrat et une comédienne sans grand talent, mais non sans imagination, Bony se voit promené entre Nantes et Loudun, sous le soleil de plomb de juillet, toujours cerné par des chiens dont un roquet prénommé Néron qui aimerait bien goûter aux mollets du privé.

J-M Pen partage son temps entre la peinture et l’écriture. « Le chien qui croquait les chatons » est son cinquième roman, et le troisième relatant les enquêtes de son héros, Arthur Bony, détective-enquêteur. Amateur de lectures variées, de la BD aux romans, polars et récits d’aventures, il réside à Nantes et fait partie de l’association des Romanciers Nantais.
Jean-Marie PEN

Le chien qui croquait les chatons

policier

ISBN : 978-2-35962-683-4
Collection Rouge
ISSN : 2108-6273

Dépôt légal février 2015

© Couverture Ex Aequo – JM PEN
© 2015 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays.
Toute modification interdite.





Éditions Ex Aequo
6 rue des Sybilles
88370 Plombières les bains

www.editions-exaequo.fr







Merci au docteur Brulliard, vétérinaire à Nantes,
pour ses conseils et avis éclairés.




1



Vendredi 28 juin

Fallait-il attendre la fin du générique pour peut-être avoir la surprise de visionner un bêtisier ? En même temps, un bêtisier pour un film policier où l’humour était aussi rare que le talent des acteurs, mieux valait ne pas trop y compter. Pierre se tourna vers lui avec un demi-sourire. Apparemment, son fils avait apprécié le film. Il se leva pour enfiler son manteau. Son père fit de même. Parfois, un bêtisier en fin de générique peut éviter au réalisateur la livraison de dix kilos de popcorn de la part du spectateur mécontent, afin qu’il s’en étouffe, si possible dans d’atroces souffrances et avec beaucoup de bruit, comme celui produit par les irresponsables qui viennent tout exprès cerner votre siège avec leur baril de maïs transgénique sucré lorsque vous désirez tranquillement regarder le film. Cette fois-ci, il ne put même pas compter là-dessus pour tenter de faire remonter sa note critique de 2 (pour les décors) à 3 !
Superbe, hein ?
Arthur Bony et son fils Pierre ne partageaient pas les mêmes goûts cinématographiques. La chose était entendue.
Qu’on puisse aussi bien se moquer du monde ? répondit Arthur.
T’as pas aimé le film, c’est ça ? Non, je te parlais de la nana, Camille Lawrence.
OK. Une jolie personne dont la beauté est au moins aussi grande que son talent est infime. Non, mais franchement ! Tu l’as vue sangloter lorsqu’elle apprend que son amant s’est fait tuer ? On dirait qu’elle coupe des oignons en mâchant du chewing-gum !
Ben moi j’ai bien aimé, et j’adore les oignons. Peut-être qu’il y en avait hors champ pour qu’elle pleure réellement ?
Il décida d’oublier, et les oignons et ce navet et proposa à Pierre d’aller boire un pot. Il ne faisait pas encore nuit, l’air était doux, les gens flânaient le long des quais, d’autres se dépêchaient de rentrer chez eux afin sans doute de partir en week-end. C’était vendredi, à la mi-juin. Il était heureux de partager ces quelques heures avec son fils qui habitait maintenant un petit studio en périphérie nantaise. Ils avaient quelques jours de vacances qu’ils utilisaient au mieux de leurs envies, enfin surtout son fils. Pierre faisait le tour de ses potes et Arthur avait une multitude de choses à faire, qu’il ne faisait pas. Chaque jour il se disait qu’il partirait le lendemain dès l’aube prendre l’air sur la côte ou respirer une bonne bouffée de gas-oil sur le périph parisien. Et le lendemain il laissait défiler les heures comme on laisse passer le train. Il avait hâte qu’on veuille bien s’occuper de remplir ce temps libre en lui confiant un travail, une occupation motivante, quelque chose d’utile. Son ressort était cassé depuis un certain temps. Depuis qu’il s’était retrouvé seul chez lui en fait.
Pouvait-il se plaindre ? Non. Théoriquement, et eu égard aux « travailleurs » classiques qui pointaient à l’usine ou étaient soumis à l’autorité d’un petit chef malfaisant, il était un privilégié. L’agence qui l’employait la MO.R.S.E. la Mondiale de Recherches, Sécurité et Enquêtes le payait raisonnablement en fonction des succès remportés en tant que détective privé. Encore fallait-il qu’il puisse exercer ses talents, et en cette période pré-estivale, on ne se bousculait pas pour faire appel à lui. À croire que ses contemporains étaient entrés dans un état de grâce compassionnelle où chacun accueillait la méchanceté d’autrui avec la sérénité d’un moine tibétain shooté au beurre de yack nourri au cannabis. Devait-il s’expatrier dans des terres plus propices, au Moyen-Orient ou bien en Afrique centrale par exemple, voire même dans une belle démocratie comme les États-Unis où certains hommes savaient encore exercer sur leurs compatriotes mille tortures morales ou physiques et où l’on pouvait prendre option « tir groupé » au collège ? Il pourrait certainement être engagé là-bas pour retrouver un meurtrier ou un escroc. Car ici, c’était le calme plat. C’était même pour ça qu’il avait pris quelques jours de congé. Enfin, c’était plutôt Rosamund, la directrice de l’agence, qui lui avait ordonné de lui lâcher la grappe et de rester chez lui. Non, avait-elle dit, il n’y a pas beaucoup de demandes d’enquêtes, et les rares missions disponibles avaient déjà été confiées à ses collègues.
Enfin quoi Moneypenny ! Tu aurais pu penser à moi, quand même, avait-il dit au téléphone.
D’accord Arthur. Voyons voir… Ah ! Une mission exaltante pour toi : j’ai là une dame qui demande qu’on lui retrouve Zouky, un charmant caniche abricot qui a disparu hier matin. Ou alors peut-être ce monsieur, directeur d’un magasin de bricolage qui voudrait quelqu’un pour planquer dans son entrepôt parce qu’on lui vole des parpaings. Quelle mission préfères-tu James ? Je préviens aussitôt Q pour t’équiper avec des chaussures à croquettes incrustées dans les talons ou une caméra HD à vision nocturne intégrée dans tes lunettes. Alors ?
Euh… sans rire, c’est tout ce que tu as comme boulot à nous confier ?
Eh oui Arthur ! Crois bien que j’en suis autant désolée que toi. Inutile de te dire que Zouky et le bricoleur iront s’adresser ailleurs. En ce moment, c’est calme plat. Alors, cesse de m’appeler. Occupe-toi comme tu l’entends, pars quelque temps en vacances, et si jamais j’hérite d’une mission intéressante, je te passe un coup de fil.
Il avait donc obéi à Rosamund, et de toute façon on obéissait toujours à Rosamund ! Il allait profiter de ces congés pour ranger les cartons de son déménagement. C’est du moins ce qu’il s’était dit.
Après la séance de cinéma avec Pierre et la bière en terrasse près du fleuve, il décida d’aller se promener vers le quartier de Bouffay et du côté du château où l’on pouvait trouver de l’animation, des concerts en plein air, des connaissances avec qui partager un verre. Il ne se trompait pas. Sur la place carrée où avait été dressée la guillotine en 1793 et aujourd’hui traversée par les flâneurs et les touristes, il aperçut deux de ses bons amis. Dans les rues esc

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