Le Club des Légataires
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Description

Tom BROWNING et son associé Césaire RABASCASSE, détectives privés, ont été chargés par une dame brésilienne, Madame Adalgiza Garcia, de découvrir les empoisonneurs de son beau-frère. Son fils, en effet, a été condamné comme étant le coupable, et elle le croit innocent.


BROWNING et RABASCASSE se rendent à Pernambuco, pour procéder à une enquête qui va les confronter à une terrible organisation...

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9791070034408
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

AVANT-PROPOS
Dans la littérature populaire française, il est des auteurs encore plus cultes que les plus cultes des auteurs populaires.
Ainsi, s'il est indéniable que Georges Simenon, Frédéric Dard, Léo Malet… sont parvenus à des sommets dans l'esprit des lecteurs, d'autres écrivains qui, parce qu'ils sont demeurés inconnus aux yeux du grand public actuel alors que leurs textes émerveillent encore l'esprit des lecteurs d'antan et de trop rares passionnés d'aujourd'hui, ont réussi à supplanter, dans la tête de ceux-ci, leurs célèbres pairs susnommés.
Car, là où certains ont atteint la postérité grâce à une édition systématique de leur production sous le format pérenne du roman « classique », d'autres ont échoué dans la quête d'« immortalité littéraire » malgré quelques livres gravés de leurs noms – Rodolphe Bringer, Gustave Gailhard, Jean-Toussaint Samat…, par exemple.
Mais, qu'en est-il des écrivains dont les textes n'ont jamais inondé les pages d'un « vrai » bouquin qui dure, qui se prête, se revend et s'échange ?
Un auteur, en particulier, connaît la réponse puisque son surnom de « écrivain sans livre » explique, à lui seul, pourquoi il demeure inconnu de la plupart des lecteurs de notre époque.
Pourtant, son immense production, les genres dans lesquels il a œuvré, les personnages qu'il a animés, écrasent toute concurrence.
Son nom : Joseph Théophile Maurice MOSELLI alias José MOSELLI .
José MOSELLI est né le 28 août 1882 à Paris et est mort le 21 juillet 1941 au Cannet.
Parlez de José MOSELLI à un passionné de littérature populaire et vous êtes assurés de voir ses yeux clignoter de plaisir. Évoquez-le devant un lecteur lambda et vous constaterez immédiatement que ce nom ne lui évoque rien.
L'auteur est devenu tellement « Culte » auprès des aficionados de littérature populaire, autant par son parcours que par sa production, que l'on peut encore croiser des lecteurs, dont les pères ou grands-pères leur contaient, enfants, leurs souvenirs de feuilletons désormais introuvables dont l'écrivain a abreuvé les journaux de l'époque.
Son parcours est celui d'un enfant de famille aisée qui, avide d'aventures, fugue à treize ans pour s'engager comme mousse sur un navire. Les années suivantes furent un gage de souvenirs d'évènements, de personnages et de lieux qui nourriront sa plume plus tard.
Brimé, maltraité, le gamin s'offre corps et âme à son boulot. Mais son esprit voyageur en fait un déserteur malgré lui. Alors, il continue à naviguer et à découvrir le monde avant de rentrer en France pour être traduit en « conseil de discipline ». Les juges furent cléments et organisèrent l'éducation du jeune homme qui devint Officier de la Marine marchande. Ses aventures se poursuivirent, mais, lassé, José MOSELLI chercha à se stabiliser en acceptant un poste de journaliste en charge de la rubrique « L'actualité maritime ».
En parallèle, il écrit des contes et des nouvelles et entrera en contact avec les Éditions Offenstadt pour lesquelles il produira un nombre incalculable de feuilletons pour divers journaux et magazines.
Parmi ces séries, on pourra citer l'une de ses premières si ce n'est la première : « W... vert » édité dans le magazine « L'Intrépide » de 1910. Mais, également : « John Strobbins, détective cambrioleur », « Les aventures fantastiques d'un jeune policier », « Le roi des boxeurs », « Le baron Stromboli », « Les champs d'or de l'Urubu », « Les naufrageurs de l'air », « La prison de glace », « Le Club des Trois », « M. Dupont, détective », « Iko Terouka », « La momie rouge », « Triplix l'insaisissable »… et des dizaines d'autres qui s'étalaient sur des centaines d'épisodes à travers des années et des années.
Parmi ces feuilletons, certains sont devenus « cultissimes » et plusieurs fois réédités et d'autres sont comme le Saint Graal, tout le monde en parle, tout le monde les cherche, mais personne n'a réussi à mettre la main dessus – du moins, plus grand monde de vivant.
Si, certains de ses feuilletons d'anticipation, comme « La fin d'Illa », « Le messager de la planète » ou « La guerre des océans » ont eu le privilège d'être réédités à la fin du siècle dernier, toute la partie « policière » de l'œuvre de José MOSELLI a lentement disparu avec ses supports papier vieux de plus de 80 ans.
Dans cette production particulière, si certains personnages ou certaines séries, comme « John Strobbins, détective cambrioleur » , évoquent quelque chose aux plus férus passionnés des textes de l'auteur, d'autres, comme « M. Dupont, détective » ou « Le Club des Trois », étaient même oubliés de ceux qui n'oublient pourtant pas.
Mais il existe deux séries policières qu'il était inenvisageable, jusqu'à ce qu' OXYMORON Éditions mette son nez dans la production de l'auteur, de pouvoir lire ou relire un jour ou l'autre.
La première se nomme de façon éponyme « Iko Terouka » (1) et conte les enquêtes d'un détective japonais à travers le monde.
La seconde est « Browning & C° » , une série diffusée dans le magazine « Le Cri-Cri » à partir d'octobre 1922, et ce jusqu'à février 1935.
Réunir l'intégralité de la série relevait donc de la « mission impossible ». Mais l'équipe d' OXYMORON Éditions, mue par une passion pour la littérature populaire sans commune mesure et une volonté de proposer aux lecteurs d'aujourd'hui, des textes introuvables d'hier, ne s'est pas avouée facilement vaincue. Notre volonté étant de faire revivre notre patrimoine culturel en général et celui de José MOSELLI, en particulier, – ce n'est pas pour rien que vous pouvez retrouver dans notre catalogue, du même auteur, « John Strobbins, détective cambrioleur », « M. Dupont, détective », « La momie rouge » – nous avons mené un combat perdu d'avance pour dégotter les textes de la série « Browning et C° ».
Mais comment parvenir à réunir plus de 600 numéros consécutifs d'un magazine qui date de près d'un siècle ?
Car, si la série est évoquée sur des sites ou des ouvrages consacrés à l'auteur, aucun renseignement ne précisait s'il s'agissait d'une seule et même histoire – ex. : « La momie rouge » – ou bien de plusieurs épisodes collés les uns aux autres sans délimitation précise – comme pour la série « M. Dupont, détective » , même si l'expérience du travail sur les différents textes de l'auteur laissait présager de la seconde hypothèse.
Pour en savoir plus, il fallait donc réussir à mettre la main, non pas sur le Saint Graal, mais sur plus de 600 Saint Graals.
Malgré toute notre passion, notre bonne volonté et notre patience, nous devons avouer qu'au bout de plusieurs mois de vaines recherches durant lesquelles nous nous étions procuré quelques dizaines de numéros consécutifs – juste assez pour faire naître l'espoir et, surtout, prendre conscience que la série était bel et bien composée d'épisodes non délimités qui se suivaient les uns les autres –, nous avions baissé les bras et envisagions d'abandonner notre quête, quand le hasard nous a permis de croiser la route d'un collectionneur passionné des magazines jeunesses des éditions Offenstadt ! Le même passionné qui nous avait déjà apporté son aide pour les aventures d' Iko Terouka.
Heureusement, les passionnés sont généreux et, grâce à cette personne, nous pûmes entrer en possession de l'intégralité des textes qui nous manquaient pour compléter les épisodes afin de pouvoir les proposer ensuite à nos lecteurs.
Pour terminer, il nous semble important de préciser que nous vous proposerons, tant que faire ce pourra, les épisodes dans l'ordre de première édition à quelques exceptions près.
Car, du fait de la disparité de tailles des épisodes, afin que le lecteur ne se retrouve pas surpris, d'un achat à l'autre, de ne pas avoir un même temps de lecture et ne se sente floué, nous avons décidé de regrouper les épisodes dans le but de former, comme pour les aventures de « John Strobbins, détective cambrioleur » et « Iko Terouka », des tomes de tailles homogènes. Seulement, pour ce faire, il est possible qu'un épisode soit déplacé afin de faciliter notre tâche. Rassurez-vous, comme les épisodes n'ont pas de réels liens entre eux, cela ne nuira pas à votre lecture non plus.
Pour cette réédition, et comme cela avait déjà été le cas pour « La momie rouge », « M. Dupont, détective » et « Iko Terouka », la découpe en chapitres des épisodes respecte l'édition d'origine. En clair, chaque chapitre correspond au contenu d'un numéro du magazine de l'époque. Aussi, pour vous replonger dans la peau du lecteur d'hier, vous pourrez vous contenter de lire un chapitre par semaine – la série était éditée dans un magazine hebdomadaire –, mais il y a fort à parier que vous ne pourrez résister à l'envie de dévorer les épisodes le plus vite possible.
Avant de vous laisser découvrir les aventures de « Browning et C° », comme promis, voici une liste des premiers épisodes composant la série. Cette liste, amenée à tendre vers l'exhaustivité à mesure de notre travail sur les textes, est développée selon l'ordre chronologique de première édition et ne correspondra pas, pour les raisons invoquées plus haut, parfaitement à l'ordre d'édition que nous vous proposerons – mais les titres des épisodes seront de toute façon signifiés dans chaque tome. Les titres des épisodes n'étant pas précisés par l'auteur, ils sont juste indicatifs et résultent d'une lecture en diagonale des épisodes – sauf ceux qui ont déjà été travaillés pour cette réédition – et pourront être amenés à être changés en cours de route pour mieux coller à l'histoire.
Nous avons donc dénombré ??? épisodes :
1) Le document 3136 (n° 212 à 223)
2) Le Club des Légataires (n° 223 à 239)
3) La Diamond Corporation (n° 240 à 254)
4) Le sceptre du Roi Snofrou (n° 255à 274)
5) L'affaire Hornux (n° 275 à 286)
6) Le plan des mines du Roi Salomon (n° 287 à 301)
7) L'aiguille de plomb (n° 302 à 311)
8) Les dents de diamant (n° 312 à 329)
9) Le Yacht fantôme (n° 330 à 344)
10) Les éclusiers du Canal de Panama (n° 345 à 358)
11) Les pirates de la voie ferrée (n° 359 à 368)
12) …

« OXYMORON Éditions » souhaite que, grâce au travail passionné de son équipe, un grand nombre de lecteurs découvre ou redécouvre le talent d'un auteur injustement oublié.

N.B. Pour en savoir plus sur José MOSELLI , sa vie et son œuvre, procurez-vous l'ouvrage intitulé « L'Apothéose du roman d'aventures, José MOSELLI et la Maison Offenstadt » publié par Encrage Édition en 2001, du regretté Jean-Louis Touchant, passionné de littérature populaire en général et de l'œuvre de José MOSELLI , en particulier, ancien président de l'association « 813 : Les Amis des Littératures Policières ».
N’hésitez pas, également, à vous rendre à l’adresse suivante – http://www.oeildusphinx.com/moselli_00.html – vous y découvrirez une mine d’informations sur l’auteur.

(1) « Iko Terouka » est une série qui a été écrite pour le magazine « Le Petit Illustré pour la Jeunesse et la Famille » des éditions Offenstadt et qui a été diffusée entre le mois de décembre 1919 et le mois d'avril 1935 à raison d'une page par semaine – page alternant illustrations et texte.
« Iko Terouka » navigua donc sur près de 800 numéros dudit magazine, et ce, sur presque 16 ans.
OXYMORON Éditions a déjà débuté la réédition de la série, en la décomposant selon les différentes affaires que le détective japonais eut à résoudre. Les premiers recueils, composés d'une ou plusieurs enquêtes, sont désormais disponibles aux formats numériques. [Retour]
LE CLUB DES LÉGATAIRES

Feuilleton policier

par José MOSELLI
I

… I l était cinq heures du soir. Les deux amis se disposaient à sortir, lorsque le garçon de bureau qu'ils avaient engagé la veille, pénétra dans leur luxueux cabinet et leur tendit une carte de visite gravée sur fin vélin et portant ces mots :

Senhora dona Adalgiza Garcia
Pernambuco (Brazil)

— Faites entrer ! ordonna Browning, après avoir échangé un coup d'œil avec son associé.
Le garçon se retira, et, presque aussitôt, s'effaça pour laisser passer une vieille femme à cheveux blancs, complètement vêtue de noir.
Les deux associés s'inclinèrent et, ensemble, prièrent leur visiteuse de s'asseoir.
La vieille dame s'installa sur une chaise et, ayant relevé son voile, parla :
— Je suis M me Adalgiza Garcia, veuve de M. Ernesto Garcia, le grand planteur de l'État de Pernambuco.
« J'ai lu dans les journaux, il y a une quinzaine de jours, le récit de la façon vraiment merveilleuse dont vous avez retrouvé les plans dérobés au ministère de la Marine à Paris…
« C'est ce qui m'a décidée à faire le voyage… J'ai pris le premier paquebot en partance pour l'Europe, et suis arrivée cet après-midi à Paris…
« Je viens, messieurs, vous demander de sauver mon fils ! Vous seuls le pouvez ! Le…
Et la vieille dame, tirant un fin mouchoir de son sac, essuya ses yeux embués de larmes.
— Si c'est possible, nous le ferons, madame, fit Browning.
— Nous ferons même l'impossible ! assura Rabascasse.
— Je vous remercie, messieurs !... Voilà ce dont il s'agit !... Mon beau-frère, le frère de feu mon mari, le banquier Cristobal das Tiendas, est mort récemment dans sa villa d'Olinda, près de Pernambuco. L'on crut à une embolie au cœur, tant la mort fut subite. Or, mon beau-frère léguait toute son immense fortune à son neveu, mon fils. Ce fut notre malheur ! Car une lettre anonyme fut envoyée à la justice, accusant mon fils d'avoir fait périr son oncle en l'empoisonnant avec de l'arsenic. L'on fit l'autopsie du cadavre, et l'on trouva de l'arsenic dans les intestins.
« Mon fils fut arrêté ! Le malheureux avait justement passé avec son oncle l'après-midi précédant la mort de ce dernier.
« Mon fils eut beau nier. On ne le crut pas. Tout l'accusait ! Il fut traduit en cour d'assises et condamné aux travaux forcés à perpétuité. On l'envoya au bagne de l'île de Fernando de Noronha, où il est depuis deux mois.
« Et pourtant, messieurs, il est innocent ! Je le sais, je le jure !
La pauvre femme s'interrompit pour éclater en sanglots.
Les deux détectives respectèrent la douleur de cette mère infortunée, et, lorsqu'elle se fut un peu calmée, Browning reprit :
— Nous vous croyons, Madame ! Mais, avez-vous, au moins, une idée sur la personnalité du coupable ?
— Pas la moindre, hélas… Mon pauvre enfant !...
II
 
U n silence suivit les déclarations de M me  Adalgiza Garcia. Pendant quelques instants, les sanglots de la vieille dame s'entendirent seuls.
Browning et Césaire Rabascasse, après avoir échangé un long regard, interrogèrent la malheureuse femme. Ce fut Browning qui commença.
— Excusez-moi de vous poser une pareille question, madame, dit-il, mais, comme vous le comprendrez, nous devons, dans votre propre intérêt, recueillir tous les renseignements possibles. Vous êtes riche ?
— Mais… oui, monsieur ! Mon mari m'a laissé deux mille contos de reis ! (Près de trois millions de francs.)
— Et votre fils, combien a-t-il hérité ?
— Peu de chose, monsieur ! Mon mari m'a tout laissé, sachant bien que notre fils ne serait privé de rien et qu'après ma mort il aurait...

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