Le roman d un guérisseur
141 pages
Français

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Le roman d'un guérisseur , livre ebook

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Description

Au milieu du XIXe siècle, l’économie va mal en Europe. Rudolf, un jeune tailleur de pierre des montagnes du Voralberg autrichien, rêve de partir pour la France où il paraît qu’il y a de riches mines d’argent.
En fait, Rudolf a des « mains en or ». Ses mains font autant de miracles sur les pierres qu’il sculpte admirablement bien, que sur les corps, car il est un guérisseur. Il a hérité ce don de ses ancêtres.
Quand il arrive en Franche-Comté, dans le pays de Belfort, sévit la seconde épidémie de choléra du siècle et qui décime la population. Le tailleur de pierre n’est pas vraiment le bienvenu, pourtant, il se met au service des Belfortains contaminés. Les médecins locaux vont alors tenter de le discréditer, de le faire jeter en prison, mais on croit encore aux miracles en ce milieu de siècle, et Rudolf guérira tant de gens qu’il sera innocenté. Le corps médical tentera de le faire disparaître, mais le renom de Rudolf sera tel qu’il trouvera des protections parmi le peuple.
Quand le guérisseur arrive enfin à Lure, il sera immobilisé par une importante crue de la rivière, Ognon. Pourtant il restera, commencera à créer des statues tombera amoureux de Joséphine. Mais ce bref amour va lui faire à nouveau frôler la mort à cause de la haine de l’étranger et de la jalousie d’un chef de bande qui a des vues sur la jeune fille.
François MATH est né à Cannes en 1943. Il est professeur émérite en neurophysiologie, ancien neurologue au CHUR de Nancy.
Il a écrit plusieurs ouvrages médicaux : Neurosciences cliniques, 2008, Ed De Boeck, Guérisseurs et médecines non conventionnelles, Ed PUL, 2014, Comprendre la violence des Enfants, Ed Dunod, 2015.
Et des romans :
La lumière noire de la Moineaudiére, Ed Gerard Louis, 2013, La Juive et le Bolchevik, Ed Des Paraiges, 2014. Vivre une famille dans la diversité culturelle et confessionnelle, Ed PUL, 2014. Les femmes de la Forge, Ed Cetre, sous presse. Parano chez les Rats, Edilivre, sous presse. Quelques histoires rimées, mais pas très poétiques, Ed Aspect, sous presse.
L’auteur est aussi sculpteur sur pierre et il anime un atelier de sculpture à Villers-lès-Nancy, 54, et il a été Président de l’association des artistes médecins de Lorraine.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 25 mai 2016
Nombre de lectures 12
EAN13 9782359628289
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


Table des matières

Résumé
Le roman d’un guérisseur
Dans la même collection
R é s u m é

Au milieu du XIXe siècle, l’économie va mal en Europe. Rudolf, un jeune tailleur de pierre des
montagnes du Voralberg autrichien, rêve de partir pour la France où il paraît qu’il y a de riches
mines d’argent.
En fait, Rudolf a des « mains en or ». Ses mains font autant de miracles sur les pierres qu’il
sculpte admirablement bien, que sur les corps, car il est un guérisseur. Il a hérité ce don de ses
ancêtres.
Quand il arrive en Franche-Comté, dans le pays de Belfort, sévit la seconde épidémie de choléra
du siècle et qui décime la population. Le tailleur de pierre n’est pas vraiment le bienvenu,
pourtant, il se met au service des Belfortains contaminés. Les médecins locaux vont alors tenter
de le discréditer, de le faire jeter en prison, mais on croit encore aux miracles en ce milieu de
siècle, et Rudolf guérira tant de gens qu’il sera innocenté. Le corps médical tentera de le faire
disparaître, mais le renom de Rudolf sera tel qu’il trouvera des protections parmi le peuple.
Quand le guérisseur arrive enfin à Lure, il sera immobilisé par une importante crue de la rivière,
Ognon. Pourtant il restera, commencera à créer des statues tombera amoureux de Joséphine.
Mais ce bref amour va lui faire à nouveau frôler la mort à cause de la haine de l’étranger et de la
jalousie d’un chef de bande qui a des vues sur la jeune fille.

François MATH est né à Cannes en 1943. Il est professeur émérite en neurophysiologie, ancien
neurologue au CHUR de Nancy.
Il a écrit plusieurs ouvrages médicaux : Neurosciences cliniques, 2008, Ed De Boeck, Guérisseurs et
médecines non conventionnelles, Ed PUL, 2014, Comprendre la violence des Enfants, Ed Dunod, 2015.
Et des romans :
La lumière noire de la Moineaudiére, Ed Gerard Louis, 2013, La Juive et le Bolchevik, Ed Des Paraiges,
2014. Vivre une famille dans la diversité culturelle et confessionnelle, Ed PUL, 2014. Les femmes de la
Forge, Ed Cetre, sous presse. Parano chez les Rats, Edilivre, sous presse. Quelques histoires rimées,
mais pas très poétiques, Ed Aspect, sous presse.
L’auteur est aussi sculpteur sur pierre et il anime un atelier de sculpture à Villers-lès-Nancy, 54,
et il a été Président de l’association des artistes médecins de Lorraine.







François Math
Le roman d’un guérisseur


Roman historique





Dépôt légal avril 2016
ISBN : 978-2-35962-828-9
Collection Aventure
ISSN : 2104-9696


©2016 - Ex Aequo
© 2016 — Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle,
réservés pour tous pays. Toute modification interdite.

Éditions Ex Aequo
6 rue des Sybilles
88370 Plombières les bains

www.editions-exaequo.fr







Préambule :


Cette histoire de guérisseur a été un peu inspirée par les aventures de mon ancêtre. Son
parcours, ses démêlées judiciaires ont été retrouvées dans les archives de Besançon grâce à Jean
Claude Dubos (décédé l’an dernier), un cousin de l’auteur, bibliothécaire et généalogiste à la
médiathèque de Besançon, qui a donné pas mal de documents conducteurs pour bâtir ce texte.
Merci aussi au « pfarant » (curé) de Bregenz (Autriche) qui m’a envoyé les extraits des registres
paroissiaux de 1830 à 1840.





« Je remercie mon épouse et ma fille qui ont accepté une dure relecture du livre.
Un hommage à mon cousin Jean-Claude Dubos, bibliothécaire à la médiathèque de
Besançon, généalogiste et historien de ma famille, décédé l’an dernier.
Je lui dois beaucoup de documents d’archives qui ont servi à retracer l’itinéraire de Rudolf.
À mes petits enfants, que le courage et la générosité de Rudolf leur servent d’exemple. »





Première partie





La longue marche du guérisseur



En ce début de dix-neuvième siècle, en Europe, les guerres napoléoniennes et un grand nombre de
mouvements de révolte ont mis les finances des états à mal et le travail est rare pour tout le monde. En
Franche-Comté, le bruit a couru qu’il y avait de l’or et de l’argent dans les Vosges du sud. Alors certains
hommes attirés par cette promesse de richesse quittent famille et pays pour cette ruée vers l’or de l’Europe
de l’ouest. La plupart ne trouveront rien, que du cuivre.
Beaucoup resteront dans les Vosges comtoises pour s’y installer. Ils étaient des étrangers. Comment
s’intégrer dans un village où tout le monde se connaît et se ligue pour rejeter ceux qui viennent prendre le
travail et manger le pain des honnêtes Français... Voilà ce qui est arrivé à Rudolf, l’Autrichien qui a tout
quitté, risqué sa vie dans la traversée des Alpes, pour atterrir dans un village comtois, le Magny-Vernois,
où il croyait que ses ancêtres avaient vécu il y a très longtemps, où il croyait qu’il était attendu et où il n’a
rencontré que méfiance et animosité.



Ce samedi 8 avril 1837, Rudolf arrivait tout près du village lointain de la Franche-Comté que
son père et son grand-père lui avaient décrit comme un endroit où il y avait des quantités de
mines d’argent et de cuivre. D’ailleurs, il avait en poche une gravure défraîchie et déchirée qui
représentait ledit village.
Aujourd’hui, Il n’y avait plus de travail dans l’Autriche affaiblie par les guerres. La richesse
annoncée du sous-sol de Franche-Comté avait de quoi tenter un jeune homme ambitieux.
Cela faisait maintenant des semaines qu’il avait quitté l’Autriche et l’atelier de taille de
pierre où son père et son grand-père lui avaient appris son métier. Il espérait aussi retrouver
làbas des traces de lointains ancêtres qui avaient été aussi des Maîtres tailleurs de pierres réputés
et qui l’aideraient certainement à s’installer.
En réalité, la famille de Rudolf n’avait jamais vu ce village merveilleux autrement que sur la
gravure jaunie et déjà pas mal détériorée qui était accrochée depuis longtemps dans la grande
chambre des parents. L’image présentait quelques maisons aux toits de tuiles plates entourant
une petite église, et par-derrière, un bâtiment qui pouvait être une abbaye avec sa chapelle. On
remarquait aussi à droite une grande bâtisse flanquée d’une haute cheminée et d’un moulin à
eau au bord d’une rivière.
La gravure avait été apportée, il y a longtemps, par un colporteur qui suivait la grande
armée, ou par un des grenadiers des troupes de Napoléon en déroute. On ne savait plus très bien
comment elle était arrivée là.
Peut-être était-ce un des nombreux malades qui venaient se faire « guérir » par le grand-père
de Rudolf qui avait donné la gravure pour payer l’imposition des mains et en fait, la gravure ne
représentait peut-être même pas le village qu’ils croyaient tous reconnaître comme le lieu
abritant beaucoup d’ancêtres.
Les hommes de la famille de Rudolf étaient des guérisseurs réputés. Chaque jour, une
dizaine de personnes souffrant de grosse gorge, d’une tumeur, du croup ou de convulsions, ou
qui avaient reçu un coup de sabot de bœuf, venaient voir le vieux tailleur de pierre, comme on
va chez le médecin.
C’est vrai qu’ici, à Laterns, à 2000 mètres d’altitude, le médecin de Bregenz montait
rarement, surtout en hiver. Alors, par une sorte d’accord tacite, à Laterns et dans les environs,
c’était le vieux père Natz qui soignait.
Et le guérisseur de Laterns ne chômait pas.
On venait de plusieurs lieues à la ronde à cheval ou en traîneau tiré par un bœuf.
Parfois, un proche apportait une pièce de sous vêtement lorsque le patient habitait dans un
endroit difficile d’accès dans la montagne ou parce qu’il souffrait trop. Le guérisseur travaillait
sur le tissu apporté et o

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