Le talisman tibétain
119 pages
Français

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Description


Namdang est une paisible bourgade du Sikkim, au pied de l’Himalaya. Paisible, vraiment ?


Un vieux lama tibétain se passionne pour la photo de Speedy Ping, célèbre acteur chinois. Pourquoi ?


Et quand, réfugié dans la maison que son ami Anil Roy, vedette de Bollywood, possède à Namdang, Speedy Ping échappe de peu à un assassinat, le mystère s’épaissit.


Qui sont ses ennemis ?


Que veulent-ils ?


Gopika, jeune et jolie enseignante, et son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain, vont tenter de résoudre l’énigme. Entre mirages du cinéma indien et mystères du Tibet...



Crimes en Himalaya est la nouvelle série policière de Bernard Grandjean, qui met en scène un duo atypique : Gopika, jeune enseignante indienne et Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain.



Ensemble, sur les terres himalayennes et sur fond de turbulences politiques entre Tibet, Chine et Inde, et de corruptions en tous genres, ils vont mener l’enquête pour résoudre meurtres, intrigues, mystères...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 octobre 2017
Nombre de lectures 10
EAN13 9782374534886
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Présentation
Namdang est une paisible bourgade du Sikkim, au pied de l’Himalaya. Paisible, vraiment ?
Un vieux lama tibétain se passionne pour la photo de Speedy Ping, célèbre acteur chinois. Pourquoi ?
Et quand, réfugié dans la maison que son ami Anil Roy, vedette de Bollywood, possède à Namdang, Speedy Ping échappe de peu à un assassinat, le mystère s’épaissit. Qui sont ses ennemis ? Que veulent-ils ?
Gopika, jeune et jolie enseignante, et son ami Doc Tenzin, médecin traditionnel tibétain, vont tenter de résoudre l’énigme. Entre mirages du cinéma indien et mystères du Tibet…


***




Bernard Grandjean est l’auteur d'une quinzaine de romans. La plupart de ses livres sont centrés sur l’Asie et l’Himalaya, tel Moi, Das, espion au Tibet , sorti en 2014 aux Editions Tensing.
Ces 15 dernières années, l'auteur a publié chez Kailash Editions les biographies romancées de personnages hors du commun de l'Histoire du Pays des Neiges (le VIe Dalaï lama et la reine Bhrikuti), ainsi que 9 titres de la série des enquêtes de Betty Bloch, bien connue des amoureux du Tibet.
Le Talisman tibétain
Crimes en Himalaya #1

Bernard Grandjean
38 rue du polar
Sur cent hommes, il y a un démon. Sur cent femmes, il y a une déesse. Proverbe tibétain
Principaux personnages
Gopika Pathak, professeur d’anglais et de hindi à l’école tibétaine de Namdang (Sikkim, Inde).

Tenzin Mingour, médecin tibétain traditionnel.

Thoubten Norbou, lama au monastère de Namdang.

Speedy (Gyeltsen) Ping, vedette du cinéma chinois.

Anil Roy, célèbre acteur de Bollywood.

Shirley (Namgyel) Bhutia, actrice, épouse d’Anil Roy.

Lalit, garde du corps d’Anil Roy.

Ramesh, gardien de nuit et chauffeur à la maison du grand stupa de Namdang.

Maman Pouspika, intendante de la maison du grand stupa.
CHAPITRE I
Assis sur un muret, comme chaque semaine, ils pique-niquaient.
Devant eux s’étendait un enchevêtrement formidable de crêtes abruptes, émergeant des nuages qui rampaient dans les fonds de vallées. Du vert profond des premiers plans au bleuté des lointains, le Sikkim déclinait les teintes somptueuses de sa subtile palette. À l’horizon, cette estampe aquarellée venait buter, à l’ouest, sur la monstrueuse barrière de neige et de glace du Kangchenjunga, au nord sur le massif du Chörten Nyima. La petite ville de Namdang, en contrebas, avait le bon goût de cacher son béton lépreux et ses tôles rouillées derrière une végétation luxuriante, dégoulinante de pluie. Le soleil qui venait de percer en tirait des milliards de rubis, d’émeraudes et de diamants.
Les pique-niqueurs étaient au nombre de trois : une jeune femme et deux hommes. À leurs pieds, des enfants s’ébattaient sur un terrain de basket vert d’humidité, lisaient ou parlaient assis en rond au soleil. Tous avaient l’allure très britannique des écoliers indiens : jupes plissées pour les filles, pantalons de flanelle grise pour les garçons et, pour tous, le même blazer bleu marine, orné sur la poitrine d’un écusson marqué « NTS », pour Namdang Tibetan School , l’école tibétaine de Namdang réservée aux enfants de familles ayant fui le Tibet voisin, occupé par la Chine. Au-dessus d’eux, les bâtiments de l’école, d’une couleur beige délavée par les moussons, s’étageaient sur la pente abrupte.
Les deux hommes étaient nés au Tibet. Le docteur Tenzin Mingour était de taille moyenne, la silhouette légèrement enveloppée. Il était âgé de quarante-quatre ans, quarante-cinq en comptant à la manière tibétaine qui veut que les enfants aient un an à la naissance – cette année supplémentaire correspondant moins au temps de la gestation qu’au délai mis par l’incarnation précédente pour se réincarner dans un nouvel être humain. Unique survivant d’une famille de nomades de la Grande Plaine du Nord massacrée lors d’une rébellion contre l’occupant, il avait été confié enfant à un oncle qui l’avait élevé et poussé à étudier la médecine traditionnelle tibétaine. Après plusieurs arrestations à Lhassa et un séjour en camp de travail, il s’était enfui en Inde. Le docteur Tenzin Mingour, qui exerçait sa profession à Namdang, effectuait une permanence à l’infirmerie de l’école une matinée par semaine.
L’autre homme s’appelait Thoubten Norbou. Il avait largement plus de soixante-dix ans, était grand et sec et portait l’habit rouge des lamas de Karpo-tchou Gompa, le Monastère de la Rivière Blanche. Quelques heures par semaine, il enseignait à l’école tibétaine la religion du Bouddha. Ses élèves le craignaient et le respectaient, son regard glacial suffisait pour leur enlever toute envie de chahuter.
La jeune femme, quant à elle, s’appelait Gopika Pathak. Elle était née vingt-cinq ans plus tôt dans la lointaine ville de Bombay, et avait mystérieusement atterri dans cette école un beau matin. Les élèves lui avaient donné le surnom légèrement ironique mais très sincère de Moumbêi-métok , Fleur de Bombay, en référence à la fois à la ville dont elle était native et à sa beauté. Car Miss Pathak était jolie, et les grands élèves étaient tous fous amoureux d’elle, d’autant plus que son célibat alimentait leurs fantasmes. Plusieurs photos d’elle, prises en douce au téléphone, circulaient parmi les adolescents. Photographiée de loin, on ne distinguait guère que sa silhouette svelte, drapée dans un sari impeccable. Malgré tout, contempler ces trophées durant quelques secondes dans la minuscule fenêtre d’un portable était un privilège qui se négociait très cher pendant les récréations. La direction avait également saisi plusieurs poèmes qui circulaient parmi ces mêmes grands élèves : des quatrains riches en allusions et symboles, inspirés de la littérature tibétaine classique, qui compte de nombreux exemples du genre. La plupart de ces chefs-d’œuvre avaient été déchirés sans que Gopika ait eu connaissance de leur existence.
Chacun des trois pique-niqueurs avait ses propres habitudes alimentaires :
Le docteur Tenzin Mingour dégustait un riz aux lentilles odorant, qu’il puisait à la cuillère dans une boîte en matière plastique. Le lama se contentait quant à lui de pötcha , le traditionnel thé tibétain salé et beurré, qu’il aspirait bruyamment du bouchon-gobelet d’une bouteille thermos aux couleurs hideuses. Fourrageant du bout des doigts de sa main droite dans un cornet de papier journal, Gopika Pathak en extrayait une mixture de couleur incertaine qu’elle mangeait de bon appétit.
Comme chaque fois, la conversation de ces trois amis improbables roulait sur l’école. C’était entre eux une convention tacite, car pour le reste, leurs centres d’intérêt étaient trop divergents : les deux hommes s’intéressaient en priorité à la situation au Tibet, dont ils auraient pu parler des jours entiers, alors que le seul sujet qui passionnait vraiment Gopika Pathak, en dehors de son métier d’enseignante, était le cinéma.
Autre convention entre eux, la conversation se tenait en langue anglaise. C’était même la raison qui avait amené le solitaire lama Thoubten à participer à ce pique-nique hebdomadaire, puisqu’il représentait la seule occasion qu’il avait de toute la semaine de pouvoir exercer son mauvais anglais. Il avait même demandé à la jeune femme de ne pas hésiter à lui corriger ses fautes.
Au départ, le lama n’avait éprouvé pour Gopika que la compassion que lui inspiraient ses bavardages futiles à propos du cinéma indien et de ses stars clinquantes. Puis, contre toute attente, il avait senti se développer en lui une sorte d’affection pour elle, chez qui il pressentait une blessure profonde. Il était sûr que le docteur Tenzin Mingour, qui était proche d’elle, en savait long à ce sujet, mais qu’il n’en parlerait pas ; il ne l’avait d’ailleurs jamais questionné. Chaque être avait ses secrets, qu’il fallait respecter. Lui-même avait bien les siens…
Ce jour-là, les sujets relatifs à l’école avaient été assez rapidement épuisés, et depuis cinq bonnes minutes personne n’avait rien trouvé à dire. Tenzin Mingour cherchait un moyen de relancer la conversation, et le trouva en avisant la revue qui dépassait du sac de Gopika :
— Petite sœur, je vois que vous avez encore gaspillé votre maigre salaire en dépenses futiles !
— Panorama of the Indian Cinema est la meilleure revue spécialisée de toute l’Inde ! se défendit-elle. Mais vous allez me dire tous les deux que je ferais mieux de lire des soutras !
— Absolument ! approuva le lama.
— Ça vous ferait plus de bien, renchérit le médecin, et ça vous coûterait moins cher, puisqu’on vous prêterait des livres ! Vous feriez mieux de mettre de côté cet argent que vous dépensez en frivolités pour vous constituer une dot, si vous voulez un jour vous marier et fonder une famille !
Gopika, très habituée à l’humour caustique de son ami Doc Tenzin, comme elle l’appelait affectueusement, éclata de rire :
— Me marier, Doc ? Entrer au service de l’un de ces machos moustachus qui me traiterait comme son esclave ? Je suis très bien comme je suis ! Et puis vous savez bien qu’à vingt-cinq ans, je suis un cas désespéré !
— Vous avez raison sur un point, Gopika-la, celui de l’esclavage ! C’est aussi pour ça que moi-même je ne me marie pas : je ne tiens pas à être réduit en servitude par une mégère tibétaine !
Les deux autres sourirent de sa plaisanterie ; il était en effet difficile d’imaginer en mari et père de famille un être tel que Tenzin Mingour, si complètement dévoué à son métier. En dépit du dédain qu’il venait d’exprimer, le médecin s’empara de la revue de Gopika pour la feuilleter :
— Alors, que raconte Panorama , cette semaine ? Encore des articles aussi enthousiastes qu’inconsistants sur des films sirupeux comme du jus de mangue ?
— Et rien sur le Tibet, je suppose ! renchérit lama Thoubten, qui en revenait toujours à la situation de son pays natal quel que soit le sujet de la conversation.
— Et bien ! Vénérable, pour une fois, vous vous trompez ! s’exclama Gopika. Il y a justement ce mois-ci un papier sur le Tibet… ou presque ! On parle d’un célèbre acteur du cinéma chinois très corro

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