Les Maux des Mots
105 pages
Français

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Les Maux des Mots , livre ebook

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Description

Les criminels ne sont pas tous comme vous les imaginez.


« Je m’appelle Jack. Je suis un tueur en série, mais j’aime plutôt à m’appeler un scientifique chevronné. »


Jack Shields nous livre ici son parcours de “justicier du web” au travers d'enlèvements, de séquestrations, et autres expériences.


L’œuvre qui lui tient à cœur ne vous sera pas inconnue : la violence verbale sur les réseaux sociaux.Comprendrez-vous le sens des études menées par celui que l’on appelle « le scientifique fou de Trois-Rivières » ?



Tendez l’oreille, ouvrez grand les yeux afin de suivre son histoire, celle d’un psychopathe hors du commun.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782492342073
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table of Contents Prologue PREMIÈRE PARTIE Peggy DEUXIÈME PARTIE Marc TROISIÈME PARTIE Jessica QUATRIÈME PARTIE (L’inutile) Michel CINQUIÈME PARTIE Les Séquestrés Éric et Philippe SIXIÈME PARTIE Les Maux des Mots Le dernier plan Mot de l’auteur Remerciements

R.G. MEMORY
 
 
LES MAUX DES MOTS
 
 
Roman
 
 
 
 
 
 
 

 
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
L’auteur est représenté par Drakkar Editions.
 
Auteur  :
R.G.MEMORY
 
Suivi Edidorial  :
Sophie CLAVELLIER – DUBOS
 
© DRAKKAR EDITIONS 2020
 
Couverture : © Drakkar Editions
Crédit photos Adobe Stock
Réalisation IDesprit
 
ISBN numérique : 978-2-492342-07-3
 
Contact : admin@drakkar-editions.com
Site Internet : www.drakkar-editions.com
Instagram : @drakkareditions
Facebook : facebook.com/drakkareditions
 
 
 
 
 
 
 
Les Maux des Mots est un ouvrage de fiction.
Les personnages, les lieux et les événements sont le produit de l'imaginaire de l'auteure ou utilisés de manière fictive.
 
Cet ouvrage comporte des scènes susceptibles de perturber les plus sensibles des lecteurs.
 
Table des matières
Prologue
PREMIÈRE PARTIE
Peggy
DEUXIÈME PARTIE
Marc
TROISIÈME PARTIE
Jessica
QUATRIÈME PARTIE
(L’inutile) Michel
CINQUIÈME PARTIE
Les Séquestrés
Éric et Philippe
SIXIÈME PARTIE
Les Maux des Mots
Le dernier plan
Mot de l’auteur
Remerciements
 
À Greg, parce que l’humour de Jack est un peu le tien.
À Kenzo, Seigneur, j'espère que tu ne liras jamais ceci.
À mon papa, à ma maman,
Et à mon pépé, évidemment.
 
 
Je suis le maître de mon festin,
Le capitaine de mon âne.
— Jack Shields
Prologue
 
 
 
Je m’appelle Jack. Je suis un tueur en série, mais j’aime plutôt à m’appeler un scientifique chevronné. Je ne tue pas par vengeance ou par jalousie comme dans les films. Je ne tue pas non plus par soif de sang ou par folie passagère. Je ne fais pas partie de ceux-là. Malgré l’avis des médecins, je ne suis pas un psychopathe. J’ai la tête bien ancrée sur les épaules et je vois le monde comme vous le voyez. Peut-être avec un peu moins d’intelligence, certes, de culture ou de pragmatisme, mais j’aime à croire que vous et moi avons quelques points en commun. Je ne suis pas en train de dire que vous êtes fou ou que vous avez l’étoffe d’un meurtrier, que cette idée soit rayée à tout jamais, mais je suggère que vous avez tout ce qu’il faut, là où il faut, pour comprendre mes motivations.
Pourquoi ? Parce que vous et moi vivons dans le même monde. Nous nous levons tous les matins pour aller travailler, travaillons chaque jour pour gagner notre pain, et partageons des articles amusants sur les réseaux sociaux quand l’envie nous prend. Le voilà, le monde réel. Un endroit où nous attendons le bus, scotchés à nos téléphones portables, où nous mangeons d’une seule main pour scroller le fil d’actualité de l’autre, quand nous ne passons pas une demi-douzaine d’heures d’affilée à mater des séries Netflix. Mais mettons tout de suite les choses au clair, je ne vais pas vous faire la morale sur le temps que vous passez devant vos écrans, le temps que vous ne passez pas dehors ou les opportunités que vous gâchez à perdre ainsi vos précieuses heures. Pour tout vous dire, je suis comme vous. Je suis conscient que c’est mauvais, je suis conscient que c’est inutile, mais que voulez-vous, je le fais quand même. Comme vous, comme nous, comme lui, comme elle, comme eux et comme tout le monde. Quand on me fait des reproches, je crie : « Hey mamie arrête de nous saouler avec tes âneries ! ». Et je me sens mieux. À chacun son époque.
Si vous ne possédez aucun écran et que vous n’avez jamais goûté au bonheur d’apprendre comment creuser une piscine à la main dans une forêt indienne en vous perdant dans les tutos YouTube, autant que je sois clair dès le début : ce livre n’est pas pour vous. Je parle ici d’utilisation de Facebook, Instagram, YouTube, au minimum. Si aucun de ces noms ne vous parle, rendez-vous chez vos petits-enfants, arrière-petits-enfants, le voisin ou même la femme de ménage. Mettez-vous à la page. Nous sommes en deux mille vingt-cinq, bon sang !
S’il y a bien une chose qui nous différencie vous et moi, c’est que vous êtes libre. Vous êtes sûrement installé confortablement dans un lit douillet, un canapé moelleux ou assis sur une foutue chaise molletonnée avec un dossier et des accoudoirs en velours. Une lampe éclaire les pages de votre livre ( mon livre), et un chauffage vous conforte. En fonction de la saison, vous pouvez observer les oiseaux gazouiller dans les arbres ou la neige d’argent tomber d’un nuage blanc pour se déposer au sol. Vous pouvez sentir le vent sur votre peau et le soleil brûler votre visage. Vous entendez la brise parcourir les feuilles, le lave-vaisselle qui tourne et retourne, votre voisin klaxonner votre âme sœur qui a (encore) foiré son créneau.
Pour ma part, je suis emprisonné dans un vieux bâtiment réaffecté depuis trois ans, mais à l’usure trop marquée par le passé. Un bâtiment qui, dans une autre époque pas si lointaine, portait un nom qui amusait les touristes : la prison des Gros-Bras. Désaffectée en mille neuf cent quatre-vingt-six pour insalubrité, elle avait servi un temps de monument historique et empli les poches du musée voisin qui organisait des visites guidées à travers les vieux labyrinthes de couloirs et les cellules vétustes, pour le plus grand bonheur de malsains visiteurs. Parce qu’avouons-le, il faut être un brin amoché pour emmener ses enfants à la prison pour une sortie familiale dominicale. Cerise sur le gâteau, le musée avait embauché d’anciens détenus pour servir de guides touristiques, qui livraient leurs histoires personnelles accompagnées d’anecdotes glaçantes sur les lieux à qui voulait bien l’entendre.
Puis il y eut l’an deux mille vingt. Dans cent ans, peut-être, cette année figurera dans l’ensemble des cahiers d’histoire et nous n’aurons plus besoin de l’expliquer. L’année du Coronavirus. Les conséquences furent bouleversantes, tant pour l’économie, le social, la science, la bourse, l’immobilier, la santé, et j’en passe. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est le crime. Bon nombre de prisonniers furent relâchés dans la nature afin de ne pas être infectés et, comme vous le savez sûrement, l’argent manquait à tout le monde. Un délinquant en entraînant toujours un autre, les délits, les vols, les complots, les cambriolages, les infamies explosèrent et, très vite, les établissements carcéraux furent à nouveau pleins. Plus encore qu’à l’avant-pandémie, car les criminels s’étaient reproduits comme de petits pains, entraînant avec eux jeunes instables, adultes en détresse, hommes et femmes déboussolés. Lorsque la courbe de la pandémie fut complètement plate, il fallut construire de nouvelles prisons.
Là, on demanda à ce que chaque ville construise ou transforme de nouveaux établissements pour y loger ses propres détenus et, chez moi, il y avait déjà un endroit qui avait la tête de l’emploi : la vieille prison des Gros-Bras. Comme son nom l’indique, c’est un lieu peuplé de mâles aux biceps d’acier. Et c’est en toute humilité que je reconnais me sentir pleinement à mon aise dans ce milieu empli de muscles saillants ornés de tatouages et puants de testostérone.
Nous suivons un spectaculaire régime alimentaire à base de fèves au lard et de soupe de pois accompagnés quelquefois de pain de viande et les relents de nos effluves corporels sont de toute beauté. Voilà le topo : dans l’aile du centre où je loge, vingt-deux bonhommes vivent confinés dans un espace pas plus grand qu’un appartement de colocataires étudiants, un plafond ridiculement bas, une seule fenêtre tout aussi absurde, trois tables en bois, quatre lumières au plafond. Imaginez le bouquet d’émanations de vingt-deux hommes de taille adulte dans un appartement et qui ont chacun mangé des fèves au lard de qualité douteuse à la cantine. Un vrai désastre.
La question qui se pose maintenant est la suivante : comment en suis-je arrivé là ? C’est bien simple : j’ai consacré deux années de ma vie à mener une étude scientifique d’ampleur internationale. J’ai fait des recherches sociales, anatomiques et psychologiques très sérieuses sur un groupe de populations, et je suis arrivé à des conclusions absolument convaincantes. Mais devinez quoi ? Personne ne m’a pris au sérieux. Absolument personne. Pourquoi ? Parce que le meurtre ne fait pas partie des « bonnes pratiques éthiques » de la science. Pour moi, il était indispensable à ma recherche.
J’avoue tout de même que mes premiers meurtres n’étaient pas commis dans le seul but de servir à mon étude. Mais ensuite, lorsque j’ai compris l’importance de l’acte en lui-même, la beauté de la chose, toute ma carrière en a été bouleversée.
Je vous le répète encore une fois, je ne tue pas par plaisir, et je n’ai jamais ressenti la moindre satisfaction à cet égard. Mais quand un sujet vous passionne, vous êtes bien obligé d’aller au bout des choses, non ? Est-ce que vous passeriez deux heures aux fourneaux à vous concocter votre plat préféré sans jamais le mettre à cuire ? Non, ça fait partie du processus, tout simplement. C’est comme ça que je vois les choses. J’aime me comparer à un Galilée ou un Einstein des temps modernes. Mes recherches ont beau être calomniées par la presse et les autres médias, elles n’en demeurent...

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