Un crime impossible
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Description

Un crime impossible a eu lieu dans la commune de Mégrigny !


Le brigadier présent au moment du meurtre de monsieur Ternier est affirmatif : celui-ci s’est écroulé après avoir reçu un poignard dans le dos alors qu’il n’y avait personne derrière lui.


Le médecin amené à constater le décès est, quant à lui, formel : la victime est morte sur le coup, touchée en plein cœur !


Ce drame inexplicable demeurant inexpliqué, le juge chargé de l’affaire décide de faire appel à un policier de la capitale.


L’inspecteur Paul BARRE, auréolé de ses nombreux succès, débarque à Mégrigny et exige qu’une reconstitution soit immédiatement effectuée.


L’événement va attirer une foule curieuse, dont un bien étrange chemineau...

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Informations

Publié par
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EAN13 9791070032565
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

UN CRIME IMPOSSIBLE

Par
Michel CORY
CHAPITRE PREMIER
L'INVISIBLE ASSASSIN
 
— Eh ! bien, monsieur Ternier, vous êtes donc venu faire un petit tour à la fête ?
— Mais oui, monsieur le maire. J'aime ces réjouissances villageoises ! Elles ont un caractère familial. Et je prendrai part avec plaisir à vos divertissements.
Le maire de Mégrigny, M. Ludeau, remercia vivement Jacques Ternier de ses aimables paroles. Celui-ci n'avait que des amis dans ce village qu'il habitait depuis quinze ans. Il demeurait dans une petite maison isolée, où, content de son modeste sort, il vivait paisible et tranquille, s'occupant de poésie, personnage original et pittoresque du village. Il n'y rencontrait guère qu'un seul ami, Henri Brémont, ingénieur à Troyes, la ville voisine, et qui venait souvent le voir en auto.
Quelques minutes après cette conversation, Jacques Ternier et le maire étaient assis dans la prairie, à la guinguette familiale où le brave aubergiste du pays servait la bière et la limonade. L'instituteur du pays, l'honorable M. Jossat, était installé là, lui aussi, avec eux.
Elle était ravissante cette verte prairie à l'herbe fleurie. D'un côté, c'était le village dont on apercevait à quelques centaines de mètres le clocher. Et, en face, tout au bout du grand pré, au-dessus de la petite colline qui la continuait, c'était le château, un vieux donjon historique qui dominait l'espace ouvert devant lui, de sa silhouette romantique et de ses antiques remparts.
— Le point de vue, dit Jacques Ternier, est aussi joli d'un côté que de l'autre !
Il regardait le pays. En face de lui, l'instituteur, l'honorable M. Jossat, examinait le vieux château. Il était féru d'archéologie et s'intéressait à ce domaine et au châtelain lui-même, M. Alexis Cardi, qui avait longtemps voyagé et s'était retiré dans ce manoir.
— Un savant, un vieux savant, à qui, je crois, aucune science n'est étrangère, disait M. Jossat.
Ainsi se mit-on à parler des habitants du pays et de ses hôtes. La conversation tomba sur Henri Brémont que M. Ludeau avait vu l'après-midi même.
— Il garait, expliqua-t-il, son auto dans les sous-bois.
— Et il n'est pas venu me voir ? s'étonna Jacques Ternier.
Le brigadier de gendarmerie du pays s'arrêta un instant pour saluer le maire. Il tendit la main au secrétaire de mairie, puis à Jacques Ternier.
Au même moment, celui-ci, soudain, s'abattit à terre sans pousser un cri.
M. Ludeau et M. Jossat se levèrent. Deux gendarmes qui accompagnaient leur chef se baissèrent avec celui-ci et relevèrent Jacques Ternier.
— Qu'est-ce qu'il a ? dit le maire.
— Une indisposition ? fit l'instituteur.
Les deux gendarmes le tenaient chacun par un bras. Mais le corps était inerte et la tête, très pâle, retombait sur l'épaule.
Un des gendarmes poussa une exclamation. Il s'apercevait que sa main, qui soutenait Jacques Ternier, était toute rouge de sang.
L'autre gendarme poussa, à son tour, un autre cri.
— Voyez !
Et, en même temps, il montrait que l'homme qu'il tenait avait dans le dos un poignard planté jusqu'à la garde.
Ce fut, pour le maire, l'instituteur, le brigadier, les gendarmes, une indicible stupéfaction.
— Il était devant nous, disait M. Ludeau. Personne ne l'a approché. Il n'y avait personne dans la plaine derrière lui. Il est avec nous depuis le commencement de l'après-midi. Nous ne l'avons pas quitté !
— Il se portait fort bien, répétait M. Jossat. Il est tombé tout d'un coup de son banc. Comme vous dites, nul ne l'a approché. On le relève. Il a reçu un coup de poignard dans le dos ! C'est effrayant.
— Et ce qu'il y a de plus fort, conclut le brigadier, c'est que c'est impossible !
Le médecin du pays, le docteur Postel, mandé en toute hâte, ne put que constater le décès.
— Le cœur est atteint, dit-il. La mort a été instantanée, au moment même où il a reçu le coup. Elle a été foudroyante.
Le brigadier, tout de suite, avait commencé son rapport. Cette pièce essentielle du dossier, rédigée, en somme, par un témoin du fait, et dont aucune ligne ne...

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