Une nuit sans fin
156 pages
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Une nuit sans fin , livre ebook

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Description

Lorsque trois truands de New-York s’associent pour un dernier coup et kidnappent Goran Barrow, un riche industriel, ils sont bien loin d’imaginer que l’homme d’affaires n’est pas du tout celui qu’ils croient, ni que le terrible secret qu’il cache va donner à leurs existences un tour aussi tragique qu’irréversible. Se retrouvant bientôt pris dans une spirale de violence où s’accumulent trahisons, meurtres sanglants et disparitions inquiétantes, les ravisseurs deviennent les jouets de forces occultes qui dépassent de loin leur entendement. Poursuivis par la police et confrontés au plus redoutable et cruel des adversaires, ils n’ont alors plus d’autre choix que de se lancer dans une course-poursuite mortelle qui les mènera au bord de l’abîme. Réussiront-ils à échapper à cette nuit sans fin, où l’horreur quotidienne côtoie désormais les ombres menaçantes du passé ? Rien n’est moins sûr...
1. L’enlèvement avait été planifié de longue date. Cela faisait en effet plusieurs mois que Travis Moore s’appliquait à en peaufiner les détails, sillonnant les rues de Manhattan au volant de sa fourgonnette Ford en compagnie de ses complices Kyle Tornqvist, dit « Le Suédois », et Derek, le frère de ce dernier, afin de surveiller les allées et venues du millionnaire Goran Barrow, dont ils comptaient se familiariser avec les habitudes afin de trouver l’occasion idéale de mettre leur plan à exécution.L’homme était l’héritier d’une famille qui dirigeait l’une des plus puissantes firmes de biotechnologies du pays, dont le siège était situé au sommet d’une haute tour de verre et d’acier qui dominait la ville. C’est là qu’il passait la plus grande partie de ses journées lorsqu’il n’était pas en déplacement professionnel, notamment pour visiter un des laboratoires ou sites de production que la société possédait aux États-Unis, au Canada et en Europe. À l’instar de beaucoup de dirigeants de grandes multinationales, il cherchait en permanence à optimiser son temps, et il aimait donc mener ses activités selon une routine bien définie.Ainsi, chaque matin, peu avant le lever du jour, une grosse cylindrée aux vitres teintées s’arrêtait devant le perron de la propriété privée des Barrow et, après quelques instants, l’homme d’affaires sortait de chez lui, descendant les quelques marches de l’entrée avec une telle assurance qu’il semblait à peine les effleurer. Puis il s’engouffrait à l’arrière du véhicule, saluant au passage le chauffeur qui se tenait à côté de la portière ouverte.La voiture s’éloignait ensuite des zones résidentielles pour se diriger vers le périphérique sud qui menait directement aux quartiers d’affaires et à la Tour Barrow, empruntant toujours le même trajet, qui durait en moyenne vingt-cinq minutes. Là, elle s’arrêtait à hauteur de la barrière qui gardait l’accès au parking souterrain. La vitre de la portière côté conducteur descendait et une main en sortait, faisant adroitement glisser un badge sur la borne automatique. La barrière se levait d’un coup, et le véhicule s’empressait alors de disparaître dans les entrailles du bâtiment.Lorsqu’il ne travaillait pas, l’industriel aimait se rendre à des dîners et rendez-vous mondains en compagnie de son épouse Vera, comme les trois complices l’apprirent également grâce à leurs nombreuses planques et filatures. Cette dernière dirigeait une galerie d’art contemporain très en vue à Chelsea, et il était rare qu’une exposition, un défilé, un gala ou un vernissage ait lieu sans qu’on y croise les Barrow. Les réceptions qu’ils donnaient dans leur somptueux manoir et les croisières d’été à bord de leur yacht étaient aussi très prisées, bien que réservées à des invités triés sur le volet.L’idée d’organiser cet enlèvement était un jour venue à Travis par l’intermédiaire de l’un de ses compagnons de cellule à la prison de Rykers Island. « Je sais pas mais, finalement, quand on y réfléchit, le kidnapping c’est peut-être ce qu’il y a encore de plus facile pour se faire du fric », avait lâché le récidiviste, semblant davantage s’adresser à lui-même qu’à Travis. Il avait été condamné pour homicide après un braquage et une prise d’otage qui avaient mal tourné. « Ouais, je crois que si c’était à refaire, j’enlèverais quelqu’un de friqué… », continua-t-il. « J’attendrais gentiment que la famille crache le pognon, et hop ! je disparaîtrais dans la nature… Ni vu, ni connu… Parce qu’au final, c’est quand même plus facile d’empocher une rançon que de se faire ouvrir un coffre de banque, non ? Au moins c’est toi qui fixes les règles…».Travis n’avait rien trouvé à répondre, et se dit que de toute façon il valait peut-être mieux laisser l’homme seul avec ses regrets. Mais il s’était ensuite surpris à repenser à ses paroles et l’idée d’organiser un kidnapping avait petit à petit fait son chemin dans son esprit, si bien que lorsqu’il avait retrouvé la liberté quelques mois plus tard, il avait entrepris de contacter son vieil ami Kyle Tornqvist afin de lui soumettre le projet qu’il avait élaboré.Les deux repris de justice s’étaient rencontrés quelque seize ans plus tôt, lors de leur premier séjour en prison. Travis, un peu plus âgé que Kyle, lui-même tout juste majeur à l’époque, avait pris ce dernier sous son aile, et leur association avait par la suite continué avec plus ou moins de succès. Leur spécialité commune était le vol de voitures de luxe, ce qui n’empêchait pas Travis de continuer de tremper occasionnellement dans le trafic de drogue tout en exerçant son activité de « paysagiste itinérant » – ainsi qu’il aimait à décrire lui-même sa petite affaire de travaux de jardinage et de services d’entretien de pelouses et autres espaces verts –, tandis que Kyle, qui avait appris la mécanique sur le tas, arrondissait ses fins de mois grâce à des cambriolages occasionnels avec l’aide de son jeune frère Derek, qui lui passait de petits boulots en missions intérimaires.Lorsqu’un soir Travis vint le voir et lui parla du richissime Goran Barrow, Kyle crut d’abord qu’il venait simplement chercher son aide pour voler une voiture ou cambrioler une maison des beaux quartiers. Mais lorsqu’il réalisa ce que Travis avait réellement en tête, il crut que celui-ci était devenu fou. Même si les deux criminels n’en étaient pas à leur coup d’essai, l’enlèvement n’avait jamais été dans leurs cordes, et encore moins celui d’un type plein aux as qui avait fait la une des journaux.— Je crois que t’as perdu la tête, mon vieux ! avait dit Kyle. Ce genre de truc, c’est pas pour nous. Enlever un mec comme ça, ça pue les emmerdes à plein nez ! Où est-ce que t’es allé chercher une idée pareille ?— T’en fais pas, en cabane j’ai eu le temps de réfléchir à tous les détails, et crois-moi ça peut pas rater ! Tu me fais confiance, non ?— C’est pas la question. Mais un enlèvement, franchement je sais pas trop… Toi et moi on aurait plutôt intérêt à la jouer profil bas, tu crois pas ? Parce qu’à la prochaine connerie, tu sais qu’on risque de pas revoir la lumière du jour avant un petit bout de temps…— Écoute-moi donc, je t’ai dit que c’était sans risque !— Les bagnoles, ça te suffit plus, alors ?— Justement, non ! Sérieusement Kyle, t’en as pas assez toi, des petites combines et des plans minables ? Eh bien moi, si ! Tu comprends pas que ce que je te propose là, c’est une occasion de ramasser suffisamment de blé pour arrêter enfin toutes ces conneries et recommencer à zéro ! Pense un peu à Liz !— Mais de quoi tu parles, là ? Qu’est-ce que ma copine vient foutre là-dedans ?— Je te parle d’un million de dollars. De quoi voir l’avenir en rose, hein ?— Un million de dollars ? s’étrangla Kyle.— Ouais, mon pote. Plus de fric que toi et moi on en verra jamais dans toute notre foutue vie !Kyle resta silencieux quelques instants, semblant peser le pour et le contre.— Et comment tu peux être sûr qu’ils cracheront une somme pareille sans broncher ? Et les flics dans tout ça ? Ça risque de faire du bruit comme affaire, on va forcément les avoir sur le dos !— Il suffit de bien faire comprendre à ces gens de la haute qu’ils ont pas intérêt à prévenir les flics s’ils veulent revoir le vieux vivant. De toute façon, ils seront prêts à faire et à payer tout ce qu’on leur demandera ! Et crois-moi, un million, c’est que dalle pour eux ! Sans compter qu’ils tiendront pas non plus à ce qu’une nouvelle histoire s’étale dans les journaux, rapport à leur réputation et à leurs valeurs en bourse, tu comprends…Travis sentait qu’il avait réussi à éveiller l’intérêt de son associé, mais que ce dernier avait encore des réticences. Or il savait que sans Kyle, il ne pourrait sans doute pas mener à bien son projet, et il entreprit donc de finir de le convaincre.— Écoute Kyle, j’ai vraiment besoin de toi sur ce coup-là. Et puis, ce serait que justice, après tout ! Tu sais que mon paternel a bouffé leur saloperie de produit toute sa vie et qu’il en est mort ! Allez mec, tu peux pas me laisser tomber ! Tu me dois bien ça, après tout…— Comment ça ?— Tu sais, j’aime pas trop remettre ce genre de trucs sur le tapis, mais quand je me suis fait serrer la dernière fois, j’aurais pu te faire tomber avec moi. J’avais qu’un mot à dire. J’aurais peut-être même pu avoir une réduction de peine ! Pourtant j’ai fermé ma gueule et j’ai fait mon temps, pendant que toi tu continuais à…— C’est du chantage ou une menace ? cracha Kyle, en attrapant soudain son associé par le revers de sa veste.Travis ne fit aucun geste pour le repousser, comme pour lui montrer qu’il n’avait pas peur de lui.— T’as une drôle de façon de dire merci, ironisa-t-il. Il sentit l’étreinte sur son col se desserrer légèrement. Tout ce que je te demande, c’est un service. Y a qu’à toi que je peux me fier. Alors, t’en es ou pas ?Kyle le relâcha après quelques instants.— À une condition. Derek vient avec nous. Comme ça, moi aussi j’aurai quelqu’un à qui me fier.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 février 2020
Nombre de lectures 410
EAN13 9782379791338
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0150€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Une nuit sans fin


David Dauer

2020
Cet ebook a été réalisé avec IGGY FACTORY. Pour plus d'informations rendez-vous sur le site : www.iggybook.com
1.
 

 
L’enlèvement avait été planifié de longue date. Cela faisait en effet plusieurs mois que Travis Moore s’appliquait à en peaufiner les détails, sillonnant les rues de Manhattan au volant de sa fourgonnette Ford en compagnie de ses complices Kyle Tornqvist, dit « Le Suédois », et Derek, le frère de ce dernier, afin de surveiller les allées et venues du millionnaire Goran Barrow, dont ils comptaient se familiariser avec les habitudes afin de trouver l’occasion idéale de mettre leur plan à exécution.
L’homme était l’héritier d’une famille qui dirigeait l’une des plus puissantes firmes de biotechnologies du pays, dont le siège était situé au sommet d’une haute tour de verre et d’acier qui dominait la ville. C’est là qu’il passait la plus grande partie de ses journées lorsqu’il n’était pas en déplacement professionnel, notamment pour visiter un des laboratoires ou sites de production que la société possédait aux États-Unis, au Canada et en Europe. À l’instar de beaucoup de dirigeants de grandes multinationales, il cherchait en permanence à optimiser son temps, et il aimait donc mener ses activités selon une routine bien définie.
Ainsi, chaque matin, peu avant le lever du jour, une grosse cylindrée aux vitres teintées s’arrêtait devant le perron de la propriété privée des Barrow et, après quelques instants, l’homme d’affaires sortait de chez lui, descendant les quelques marches de l’entrée avec une telle assurance qu’il semblait à peine les effleurer. Puis il s’engouffrait à l’arrière du véhicule, saluant au passage le chauffeur qui se tenait à côté de la portière ouverte.
La voiture s’éloignait ensuite des zones résidentielles pour se diriger vers le périphérique sud qui menait directement aux quartiers d’affaires et à la Tour Barrow, empruntant toujours le même trajet, qui durait en moyenne vingt-cinq minutes. Là, elle s’arrêtait à hauteur de la barrière qui gardait l’accès au parking souterrain. La vitre de la portière côté conducteur descendait et une main en sortait, faisant adroitement glisser un badge sur la borne automatique. La barrière se levait d’un coup, et le véhicule s’empressait alors de disparaître dans les entrailles du bâtiment.
Lorsqu’il ne travaillait pas, l’industriel aimait se rendre à des dîners et rendez-vous mondains en compagnie de son épouse Vera, comme les trois complices l’apprirent également grâce à leurs nombreuses planques et filatures. Cette dernière dirigeait une galerie d’art contemporain très en vue à Chelsea, et il était rare qu’une exposition, un défilé, un gala ou un vernissage ait lieu sans qu’on y croise les Barrow. Les réceptions qu’ils donnaient dans leur somptueux manoir et les croisières d’été à bord de leur yacht étaient aussi très prisées, bien que réservées à des invités triés sur le volet.
L’idée d’organiser cet enlèvement était un jour venue à Travis par l’intermédiaire de l’un de ses compagnons de cellule à la prison de Rykers Island. « Je sais pas mais, finalement, quand on y réfléchit, le kidnapping c’est peut-être ce qu’il y a encore de plus facile pour se faire du fric », avait lâché le récidiviste, semblant davantage s’adresser à lui-même qu’à Travis. Il avait été condamné pour homicide après un braquage et une prise d’otage qui avaient mal tourné. « Ouais, je crois que si c’était à refaire, j’enlèverais quelqu’un de friqué… », continua-t-il. « J’attendrais gentiment que la famille crache le pognon, et hop ! je disparaîtrais dans la nature… Ni vu, ni connu… Parce qu’au final, c’est quand même plus facile d’empocher une rançon que de se faire ouvrir un coffre de banque, non ? Au moins c’est toi qui fixes les règles… ».
Travis n’avait rien trouvé à répondre, et se dit que de toute façon il valait peut-être mieux laisser l’homme seul avec ses regrets. Mais il s’était ensuite surpris à repenser à ses paroles et l’idée d’organiser un kidnapping avait petit à petit fait son chemin dans son esprit, si bien que lorsqu’il avait retrouvé la liberté quelques mois plus tard, il avait entrepris de contacter son vieil ami Kyle Tornqvist afin de lui soumettre le projet qu’il avait élaboré.
Les deux repris de justice s’étaient rencontrés quelque seize ans plus tôt, lors de leur premier séjour en prison. Travis, un peu plus âgé que Kyle, lui-même tout juste majeur à l’époque, avait pris ce dernier sous son aile, et leur association avait par la suite continué avec plus ou moins de succès. Leur spécialité commune était le vol de voitures de luxe, ce qui n’empêchait pas Travis de continuer de tremper occasionnellement dans le trafic de drogue tout en exerçant son activité de « paysagiste itinérant » – ainsi qu’il aimait à décrire lui-même sa petite affaire de travaux de jardinage et de services d’entretien de pelouses et autres espaces verts –, tandis que Kyle, qui avait appris la mécanique sur le tas, arrondissait ses fins de mois grâce à des cambriolages occasionnels avec l’aide de son jeune frère Derek, qui lui passait de petits boulots en missions intérimaires.
Lorsqu’un soir Travis vint le voir et lui parla du richissime Goran Barrow, Kyle crut d’abord qu’il venait simplement chercher son aide pour voler une voiture ou cambrioler une maison des beaux quartiers. Mais lorsqu’il réalisa ce que Travis avait réellement en tête, il crut que celui-ci était devenu fou. Même si les deux criminels n’en étaient pas à leur coup d’essai, l’enlèvement n’avait jamais été dans leurs cordes, et encore moins celui d’un type plein aux as qui avait fait la une des journaux.
— Je crois que t’as perdu la tête, mon vieux ! avait dit Kyle. Ce genre de truc, c’est pas pour nous. Enlever un mec comme ça, ça pue les emmerdes à plein nez ! Où est-ce que t’es allé chercher une idée pareille ?
— T’en fais pas, en cabane j’ai eu le temps de réfléchir à tous les détails, et crois-moi ça peut pas rater ! Tu me fais confiance, non ?
— C’est pas la question. Mais un enlèvement, franchement je sais pas trop… Toi et moi on aurait plutôt intérêt à la jouer profil bas, tu crois pas ? Parce qu’à la prochaine connerie, tu sais qu’on risque de pas revoir la lumière du jour avant un petit bout de temps…
— Écoute-moi donc, je t’ai dit que c’était sans risque !
— Les bagnoles, ça te suffit plus, alors ?
— Justement, non ! Sérieusement Kyle, t’en as pas assez toi, des petites combines et des plans minables ? Eh bien moi, si ! Tu comprends pas que ce que je te propose là, c’est une occasion de ramasser suffisamment de blé pour arrêter enfin toutes ces conneries et recommencer à zéro ! Pense un peu à Liz !
— Mais de quoi tu parles, là ? Qu’est-ce que ma copine vient foutre là-dedans ?
— Je te parle d’un million de dollars. De quoi voir l’avenir en rose, hein ?
— Un million de dollars ? s’étrangla Kyle.
— Ouais, mon pote. Plus de fric que toi et moi on en verra jamais dans toute notre foutue vie !
Kyle resta silencieux quelques instants, semblant peser le pour et le contre.
— Et comment tu peux être sûr qu’ils cracheront une somme pareille sans broncher ? Et les flics dans tout ça ? Ça risque de faire du bruit comme affaire, on va forcément les avoir sur le dos !
— Il suffit de bien faire comprendre à ces gens de la haute qu’ils ont pas intérêt à prévenir les flics s’ils veulent revoir le vieux vivant. De toute façon, ils seront prêts à faire et à payer tout ce qu’on leur demandera ! Et crois-moi, un million, c’est que dalle pour eux ! Sans compter qu’ils tiendront pas non plus à ce qu’une nouvelle histoire s’étale dans les journaux, rapport à leur réputation et à leurs valeurs en bourse, tu comprends…
Travis sentait qu’il avait réussi à éveiller l’intérêt de son associé, mais que ce dernier avait encore des réticences. Or il savait que sans Kyle, il ne pourrait sans doute pas mener à bien son projet, et il entreprit donc de finir de le convaincre.
— Écoute Kyle, j’ai vraiment besoin de toi sur ce coup-là. Et puis, ce serait que justice, après tout ! Tu sais que mon paternel a bouffé leur saloperie de produit toute sa vie et qu’il en est mort ! Allez mec, tu peux pas me laisser tomber ! Tu me dois bien ça, après tout…
— Comment ça ?
— Tu sais, j’aime pas trop remettre ce genre de trucs sur le tapis, mais quand j

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