Vendetta tardive
182 pages
Français

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Description

Sa mission à Rome réussie, Michel-Arthur Chevalier alias M.A.C, chef des cuisines de Matignon et homme de l’ombre de la F.I.N, est rentré à Paris. Il aspire à présent à un peu de calme.


Le retour à ses fourneaux sera de courte durée puisqu’il est bientôt réquisitionné pour enquêter sur une série de meurtres visant des personnalités européennes. D’étranges symboles astraux identiques sont trouvés près des victimes, orientant M.A.C vers les Carbonari, une société secrète vieille de plusieurs siècles, aussi puissante que mystérieuse.


De 1820 à nos jours, de Paris à Venise, en passant par la Camargue, l’enquête de M.A.C nous embarque dans une poursuite effrénée à la recherche de la vérité.


Richard Louis mêle avec brio l’art culinaire à l’intrigue historique dans ce roman savoureux qui ravit les papilles autant que les méninges !

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9791094543702
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

ISBN : 979-10-94543-51-1 pour l’édition papier ISBN : 979-10-94543-70-2 pour l’édition numérique
© Les Éditions du Loir, Avril 2021
Dépôt légal Avril 2021
Les Éditions du Loir
14 place de la Liberté
28200 CHÂTEAUDUN
Création de couverture : RL Com/ EDL
Illustration de couverture : © Ingimage


retrouvez notre actualité
sur www.leseditionsduloir.fr
Du même auteur, aux Éditions du Loir :
Sans conséquence , Mars 2020
Palais meurtriers , Janvier 2021


Les Éditions du Loir bénéficient du soutien de la Région Centre-Val de Loire, de l'État (DRAC Centre-Val de Loire) et de Ciclic Centre-Val de Loire.




À Marie



« Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, alors que lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est déjà une réalité. L’utopie partagée, c’est le ressort de l’histoire. »
Elder Câmara



1
Jade Hohenberg Deauville, six ans plus tôt
Elle ne savait plus vraiment qui elle était !
Une potiche, une poupée gonflable... sa femme ? Aussi ! Il lui en fallait bien une, pour la galerie, pour la déco, pour épater ses relations ! C’était ainsi depuis des années et cela n’était pas près de s’arrêter ! Il s’était toujours servi d’elle. Il continuait. Finalement, pourquoi changer ? C’était de sa faute ! Sa faute à elle. Elle n’aurait jamais dû le rencontrer, encore moins l’aimer. Quelle nunuche elle avait été !
Pourtant, elle était intelligente. Enfin, elle l’avait été ! Elle avait fait de brillantes études, avait été une avocate reconnue. Pas longtemps, certes ! Il lui avait fait un gamin, très vite, et lui avait conseillé de ne pas retravailler.
Conseillé ? Recommandé ? Ordonné !
Elle ne savait plus vraiment. Quelqu’un avait dit un jour : « Vos désirs sont des ordres » et, très vite, il en avait été ainsi ! Des années plus tard, en cette fin d’après-midi où le ciel et la mer ne faisaient plus qu’un, comme si l’un avait englouti l’autre, elle était là, dans la salle de bains en marbre de sa maison de Deauville, nue devant le grand miroir, à s’inspecter corps et âme. Son corps ? Toujours pas mal malgré son âge. Quarante ans dans quelques jours et, de ce côté, ça pouvait encore aller. « Bien foutue même », comme lui avait lancé l’un de ses jeunes amants. Il n’avait certainement pas osé ajouter « pour une vieille » ! Elle s’en fichait !
Elle voulait exister et se venger.
L’homme qu’elle avait aimé et épousé la trompait depuis toujours. Il était malade du sexe. Tout le temps, n’importe où, avec n’importe qui ! Ça l’avait amusée au début, quand elle faisait partie de ses jeux. Elle était plus jeune et plus insouciante ; il était plus âgé et avec plus d’expérience. Puis elle avait été enceinte et tout avait changé. Elle avait la grossesse heureuse, et la main



sur son petit ventre, qui allait bientôt abriter le digne descendant de sa « belle » famille, elle lui avait fait promettre d’arrêter ses aventures et de ne plus se consacrer qu’à elle. Il lui avait répondu « bien sûr » comme si c’était une évidence.
Ça en était une. Enceinte et malade, la partie était terminée pour elle ! Échec à la reine ! Il avait continué de plus belle. Pour la remplacer, il avait pris une maîtresse officielle. Cela se faisait dans leur monde. Son père en avait bien une ! Elle en avait été très malheureuse. Seule la naissance de David, son fils unique, avait un peu adouci sa peine.
Pour les autres, ils étaient un couple parfait : riches et beaux, un bel appartement à Paris, une résidence secondaire à Deauville, quelques chevaux, un gamin qui reprendrait peut-être un jour les affaires de son père, comme celui-ci avant lui. Ils recevaient souvent, des couples dans leur style, politiques, entrepreneurs, banquiers, quelques personnes du show-biz parfois. Elle savait toutes celles avec lesquelles il avait déjà couché et celles avec lesquelles il coucherait bientôt. Dans les deux cas, elles lui faisaient de grands sourires, la prenaient à témoin pour lui raconter les derniers potins de la dernière soirée à laquelle elles avaient assisté. Dans quelques jours, dans une autre soirée, c’est elle qui serait au centre des ragots !
Il n’avait pas osé inviter l’ officielle . Pourtant, tout le monde la connaissait. Ils s’affichaient dans tous les lieux où il fallait être vu. Elle était très belle, très jeune, très insouciante, certainement. Comme elle, il y a... Une autre vie !
Quant à son âme ? « Bien foutue » aussi, aurait-elle pu dire ! Une peau de chagrin qui rétrécissait de jour en jour... Et dans cette peau, elle avait du mal à se retrouver.
Oui, elle le détestait, pour tout ce qu’il leur avait fait, à elle et à sa famille. Son fils, dont il n’avait que faire – il verrait quand il serait plus grand, disait-il ! Son père, qu’il avait spolié et qui en avait fait une attaque. Et elle, enfin, nue devant son miroir à se demander quel serait son avenir, et si elle en avait réellement un !
Peut-être ! Mais sans lui !



2
Michel-Arthur Chevalier Maillane, de nos jours
Ces vacances commençaient vraiment très mal !
J’avais profité d’un voyage en Amérique du Sud du Premier ministre, Luc Saint-Paulet, pour prendre quelques jours de congé et descendre dans le Midi finir quelques aménagements dans la maison qui, un jour j’espère, deviendrait « principale », mais n’était encore que « secondaire ». Du coup, il y avait toujours des travaux à faire ! En ce moment, je retapais une ancienne remise, qui deviendrait un jour la chambre de Fleur, mon adolescente de fille, et je passais mon temps à faire des navettes entre le magasin de bricolage le plus proche et mon mazet, situé à quelques kilomètres d’Avignon.
Chef des cuisines de Matignon, j’avais également un autre métier à l’occasion. À tempérament , pourrait-on dire ! Et justement, de retour de Casto les bras chargés de pots de peinture et autres rouleaux, je trouvai « l’occasion », en la personne d’Alain Dupuy, confortablement installé dans le canapé du salon, au milieu de divers documents, de ses portables – ordinateur et téléphone – et d’une bouteille de chablis qu’il avait dû apporter.
– Comment es-tu entré ?
– Comme toi, par la porte ! Pour un mec qui fait le job que tu fais, laisser ses clés toujours sous le même pot de fleurs à côté de la fontaine, ça craint un peu !
– C’est pour que les amis puissent entrer et mes voisins s’occuper des plantes.
– Ça tombe donc plutôt bien, puisque je suis ton ami !
Il se leva, me serra dans ses bras et nous nous embrassâmes, comme effectivement deux amis qui se connaissaient depuis longtemps.



– Et cela me fait très plaisir que tu sois là ! Je ne t’ai pas beaucoup vu ces derniers temps. Même si je pense que ta présence ici n’est pas due au hasard.
– Non, malheureusement ! Il y a bien le plaisir de partager avec toi cet excellent chablis, que j’ai récemment rapporté d’Auxerre – et que j’ai commencé en t’attendant. D’ailleurs, je te propose de prendre un verre pour m’accompagner et, si tu avais un petit quelque chose à grignoter avec, ce serait parfait. Et puis, il y a le reste, et ce n’est pas très évident !
Je regardai, totalement navré, la chope publicitaire dans laquelle il s’était servi son vin.
– Je vais même prendre deux verres à vin ! Je ne comprends pas comment tu arrives à boire du vin, et du bon, dans un verre à bière !
– Je n’ai pas trouvé les verres à pied.
– Tu n’as pas dû beaucoup chercher !
– Non, non plus !
– Pour ce qui est de grignoter, j’ai fait une petite terrine de foies de volaille et j’ai du pata negra dont tu me diras des nouvelles !
– Je sais qu’avec toi, on peut mourir, mais jamais de faim !
– Élégant !
– Définitif !
– C’était avant.
– Et il n’y a pas très longtemps.
– Si tu parles de l’Italie, c’était JP !
– Bon, nous ne sommes pas là pour nous chamailler et compter les cad

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