86:[Eighty Six] T01
163 pages
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86:[Eighty Six] T01 , livre ebook

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Description

« Une guerre sans pertes humaines », c'est ce que proclame la république de San Magnolia. Attaqué par une armée de drones appelée la « Légion », son gouvernement a finalement mis au point ses propres armes autonomes, les « Juggernauts ». Cependant, en dehors des murs fortifiés protégeant les 85 districts qui composent la république, il existe un 86e secteur. Officiellement inexistants, ces Eighty-Six sont dépouillés de leur humanité et conduisent ces armes « sans pilote » au nom de San Magnolia. Léna, jeune commandante, se retrouve affectée au 1er escadron de défense Spearhead, l'élite des Eighty-Six, une unité tristement célèbre pour son capitaine, surnommé le « Faucheur »...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 décembre 2021
Nombre de lectures 115
EAN13 9782491806163
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0750€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Sommaire
Page de titre
Prologue – Les coquelicots en fleur sur le champ de bataille
Chapitre 1 – Un champ de bataille sans pertes humaines
Chapitre 2 – Rien à signaler sur le front des squelettes
Chapitre 3 – À ta splendeur aux abords de l’outre-monde
Interlude – Le chevalier sans tête
Chapitre 4 – Mon nom est légion, parce que nous sommes plusieurs
Interlude – Le chevalier sans tête II
Chapitre 5 – Putain de gloire à l’escadron Spearhead
Interlude – Le chevalier sans tête III
Chapitre 6 – Fiat justitia ruat caelum – Que le ciel s’écroule, mais que justice soit faite.
Interlude – Le chevalier sans tête IV
Chapitre 7 – Shalom Chaverim – Adieu, chers amis
Épilogue I – Le voyage de la reine ensanglantée
Épilogue II – Reboot
Postface
Page de copyright

« Aucun État ne pourrait être blâmé au prétexte qu’il refuse d’accorder des droits humains à des porcs.
Par conséquent, si l’on définit comme des porcs à forme humaine les individus parlant une langue différente, ayant une couleur différente, ou des ancêtres différents, toute oppression, toute persécution ou tout massacre perpétré à leur encontre ne saurait être vu comme une injustice bafouant la morale. »
Vladiléna Milizé, Mémoires .

 
« Démarrage du système »
« AR M1A4 < Juggernaut > OS Version 8.15 »
Le bruit désagréable des interférences se mêlait aux sons d’un système radio d’un autre âge.
«  Handler-1 à Undertaker. Le radar a repéré des unités d’interception ennemies. Présence d’un bataillon d’artilleurs antichars confirmée, ainsi que d’un bataillon de chasseurs à pied.
— Ici Undertaker. Bien reçu. Nous pouvons les percevoir d’ici.
— Je transfère mon autorité à l’officier de terrain. Montrez votre gratitude pour le pays en faisant barrage de votre corps. Anéantissez les ennemis de la République en sacrifiant votre propre vie s’il le faut.
— Bien reçu.
— Désolé, les gars… Je suis vraiment désolé. »

« Fin de la transmission »
« Verrouillage du cockpit »
« Mise en marche des batteries. Activation del’actionneur. Déverrouillage du mécanisme d’articulation. »
« Stabilisateur : normal. FCS : conforme. Vetronics hors ligne. Mode de recherche des ennemis : passif. »
« Undertaker à tous les personnels. Handler-1 m’a transféré son autorité. Je prends le commandement des opérations.
— Ici Alpha Leader. Bien reçu. C’est comme d’habitude, Faucheur. Qu’est-ce que messire notre maître, ce sale poltron, a dit en dernier ?
— Qu’il était désolé. »
Une voix éclata de rire à l’autre bout du Para-RAID.
«  Ah ! Ces porcs blancs sont toujours aussi irrécupérables. Ils nous foutent dehors, nous enferment, puis se bouchent les oreilles en demandant pardon. C’est n’importe quoi… À tous les membres du peloton. Vous l’avez entendu. Quitte à mourir aujourd’hui, ce n’est pas plus mal que ce soit sous le commandement de notre Faucheur.
— Soixante secondes avant contact avec la cible. Tirs ennemis en approche. Franchissez la zone de bombardement adverse à la vitesse de combat maximale.
— Allez, on y va, les gars ! »

« Lancement des manœuvres de combat »
« Détection des machines ennemies : configurée sur Bogey 1 » « Configurée sur Bogey 2 »
« Bogey 3 » « Bogey 4 » « Bogey 5 » « Bogey 6 »
« Bogey 7 » « Bogey 8 » « Bogey 9 » « Bogey 10 »
« Bogey 11 » « Bogey 12 » « Bogey 13 » « Bogey 14 »
« Bogey 15 » « Bogey 16 » « Bogey 17 » « Bogey 18 »
« Bogey 19 » « Bogey 20 » « Bogey 21 » « Bogey 22 »
« Bogey 23 » « Bogey 24 »…
« Attaque : Bogey 210 »
«  Delta Leader à peloton Delta ! Ne les contournez pas, anéantissez-les ici !
— Charlie 3 ! Ennemi à 10 heures ! Esquive-le… Merde !
— Echo 1 à tous les membres du peloton. Echo Leader est mort au combat. Echo 1 prend le commandement.
— Bravo 2 à tous les personnels… Désolé, les gars. On dirait bien que c’est la fin.
— Alpha Leader à Alpha 3 ! Tiens bon encore une minute ! Je viens à ton secours ! Alpha 1, reprends le commandement !
— Bien reçu. Bonne chance, Alpha Leader.
— Je compte sur vous… Eh, Shin. Undertaker.
— Quoi ?
— Tu n’oublies pas ta promesse, hein ?
— Non… »

« C1 Signal perdu »
« Machine alliée : 0 »
La voix de son supérieur, brouillée par les interférences, sortait du casque qu’il avait retiré et jeté, et se mêlait avec obscénité à la brise du soleil couchant.
«  Hand… les personnels… Handler-1 à tous les personnels. Vous m’entendez ? 1 er escadron, répondez… »
Adossé au fuselage de sa machine à l’apparence organique, pareille à une pupe, il allongea la main dans le cockpit à l’auvent grand ouvert et appuya sur le bouton de l’émetteur radio.
« Undertaker à Handler-1. Les unités d’interception ennemies ont été détruites. Je confirme la retraite de l’ennemi. Opération terminée. Retour au bercail.
—  Undertaker… Combien d’autres que toi ont… »

« Fin de la transmission »
Interrompant la question absurde que son supérieur n’avait ni le besoin ni l’obligation de poser, il coupa le système radio et porta son regard à l’extérieur du cockpit.
Çà et là, partout sur le champ de bataille où les coquelicots en fleur rougeoyaient sous le soleil couchant, le feu brûlait d’une épaisse fumée, des carcasses de bêtes en acier gisant les entrailles mécaniques à l’air et des araignées quadrupèdes projetaient leurs longues ombres silencieuses. De ses ennemis et de ses alliés, voilà tout ce qui restait.
Il n’y avait aucun survivant nulle part. Aussi loin que portait le regard, ce n’étaient que cadavres et fantômes errant après la mort. Le silence absolu. Par-delà la steppe, les rayons écarlates et horizontaux du soleil se couchaient derrière une chaîne de montagnes dessinant une ombre noire.
Dans ce monde illuminé de rouge et teinté d’obscurité, où tout semblait mort, seuls sa machine et lui possédaient encore la force de se mouvoir. Ses longues pattes imitaient celles d’un arthropode. Son blindage brun clair était sali d’innombrables entailles. Des lames à haute fréquence pareilles à des ciseaux équipaient ses bras, et un canon principal remplaçait son dos. Sa silhouette générale évo quait une araignée errante, mais sa figure de quadrupède portant un canon sur le dos rappelait davantage le dard d’un scorpion. Son fuselage sans nez ressemblait aussi à une espèce de squelette qui rampait sur le champ de bataille à la recherche de sa propre tête.
Poussant un soupir, s’appuyant contre le blindage que le vent crépusculaire commençait à rafraîchir, il leva les yeux vers un ciel glorieux à vous figer le corps.
Dans un pays oriental lointain, l’on évoque une fleur née du sang de la favorite d’un roi conquérant qui se serait suicidée. Ailleurs, la légende d’une fleur s’épanouissant dans les fleuves de sang de chevaliers tombés jadis, impuissants à juguler une invasion barbare.
Le ponceau des coquelicots en fleur qui tapissaient le champ de bataille à perte de vue, dans la lumière du soleil couchant qui embrasait le ciel, avait la bea

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