DUO émotions Frédéric Livyns - Le résident & Entrez...
172 pages
Français

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DUO émotions Frédéric Livyns - Le résident & Entrez... , livre ebook

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Description


2 titres Fantastique paranormal - 350 pages


LE RÉSIDENT : Les maisons ont-elles une âme ?


Derrière leurs vieilles tapisseries usées, sous les charpentes de leur grenier, leurs murs peuvent-ils libérer d’anciennes colères, des drames oubliés ?


Alice et ses parents vont le découvrir à leurs dépens.


... Lorsque l’emprise devient cauchemar !



ENTREZ... : De la nouvelle fantastique au conte noir, ce recueil contient des histoires terrifiantes.


Possession, hantise, folie, phobie : tels sont les ingrédients majeurs de cet ouvrage.


Insidieusement, l’auteur nous entraîne dans les méandres de l’épouvante et nous nous laissons prendre au piège de l’horreur.


Alors, vous qui êtes sur le seuil de l’inconnu, laissez-vous tenter. Entrez...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 13
EAN13 9782379611964
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

DUO émotions Frédéric Livyns – Le résident & Entrez…


Frédéric Livyns


Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-196-4
Le résident

Frédéric Livyns
Chapitre 1




Bertrand acheva de préparer le petit déjeuner. Il vérifia que rien ne manquait et, satisfait de sa rapide inspection, décida d’appeler sa fille.
— Alice ! cria-t-il du bas des marches de l’escalier menant au premier étage.
Il n’obtint aucune réponse confirmant que son appel avait été bien réceptionné mais, de toute façon, il n’en attendait pas.
Il tira à lui une des chaises disposées autour de la table et s’y assit. Il ne lui restait plus qu’à patienter. C’était chaque matin la même sérénade : Alice traînassait dans son lit et, suite à cela, c’était la course. Sur ce point, elle tenait bien de sa mère.
Cette dernière éprouvait également d’énormes difficultés à s’extirper de ses draps et s’apprêtait toujours à la dernière minute.
Il y avait cependant une amélioration par rapport aux autres jours étant donné que son épouse se trouvait déjà sous la douche.
Bertrand réitéra son appel et obtint un « oui » ensommeillé. Alice se trouvait encore dans son lit et allait arriver une fois de plus en retard à l’école !
— Je ne sais pas si tu as vu l’heure, mais il est temps de t’activer un peu ! cria-t-il du bas des marches.
— Ouais, ça va ! J’arrive !
À en juger par le ton employé, Bertrand était sûr que sa fille était maintenant tout à fait réveillée.
Delphine, son épouse, entra à ce moment dans la cuisine.
— Bonjour, chéri ! lui dit-elle en bâillant.
— Salut, ma puce. Tu as bien dormi ?
— Comme un loir ! Et toi ?
— Ça peut aller.
— Tu as l’air bien nerveux.
— À qui la faute ? Je ne voudrais pas te stresser, mais il est temps de se dépêcher si on ne veut pas rater le train.
— Calme-toi ! Si on manque celui-là, il y en aura bien un après.
— Comme tu veux ! capitula Bertrand, voyant bien qu’il ne servait à rien d’insister.
Bertrand et Delphine travaillaient dans le même ministère et bénéficiaient d’un horaire flottant au sein de celui-ci, ce qui leur permettait de s’organiser comme ils le désiraient.
— Alice ne s’est pas encore levée ? demanda Delphine.
— Je suppose que si. Je l’ai déjà appelée deux fois.
— T’a-t-elle entendu ?
— Si j’en crois la façon dont elle m’a répondu, je répondrais par l’affirmative. C’est tout juste si elle ne m’enguirlande pas parce que j’ose la réveiller.
— Il faut dire que tu as toujours eu le chic pour réveiller les gens en douceur.
— Si elle ne mettait pas autant de temps pour se lever, je ne serais pas obligé de donner de la voix.
— Bah ! S’il est trop tard pour qu’elle prenne le bus, nous la conduirons à l’école en allant à la gare. Cela ne nous fera qu’un petit détour.
— Il faudrait quand même que cela ne devienne pas une habitude ! Il serait temps qu’elle apprenne à se lever dès que le réveil sonne. Si elle a déjà une telle propension à la flemmardise à son âge, je préfère ne pas imaginer ce qu’il en sera quand elle vieillira.
— Elle est perturbée par le déménagement. Mets-toi à sa place. Elle change de maison, d’école et d’amis. Ce n’est sûrement pas évident à gérer pour une fille de son âge.
— Arrête un peu ! Elle a 15 ans ! Ce n’est plus une gamine ! Elle est assez grande pour comprendre certaines choses.
— Je ne dis pas le contraire ! Je souligne juste que c’est un changement…
— Pour nous non plus, ce n’est pas facile ! l’interrompit Bertrand. Nous nous sommes éloignés de notre lieu de travail et nous voilà obligés de faire la navette. Si tu penses que ça m’amuse de prendre le train tous les jours ! C’est un rythme de vie totalement différent pour tout le monde, mais il suffit d’y mettre un peu de bonne volonté pour s’adapter.
— Ce n’est pas le même pour elle.
— Elle était quand même bien contente de venir habiter ici !
— Tu as raison, mais ce n’en est pas moins perturbant pour autant. Bon, je vais voir si elle est bientôt prête.
— Laisse, je vais y aller. Déjeune à ton aise.
— Et toi ?
— J’ai déjà eu tout le temps étant donné l’heure à laquelle je suis descendu.
— Tu as encore des problèmes d’insomnie ?
— Non, non. J’ai quitté mon lit par plaisir ! J’adore arpenter la cuisine pendant que tout le monde dort !
— Ce n’est pas la peine d’être sarcastique ! Nous n’y pouvons rien si ton sommeil est systématiquement troublé. Il est néanmoins temps de faire quelque chose pour y remédier.
— Tu as entendu le médecin comme moi. Tant que je ne prendrai pas quelques jours de repos, cela n’ira pas mieux. Et comme il est hors de question actuellement de prendre congé au bureau, je ne suis pas près de me reposer.
— Les certificats médicaux ne sont pas faits pour les chiens. Le médecin voulait bien te couvrir une semaine ou deux mais tu as refusé.
— Tu connais mon chef. J’imagine déjà sa réaction si j’ai le malheur de m’absenter.
— Nul n’est indispensable. De plus, si tu fournis une attestation, il ne peut rien faire de plus que t’envoyer le médecin contrôle.
— Je préfère ne pas tenter le diable.
— D’accord. Il y a une autre solution.
— Laquelle ?
— Si tu laissais tomber temporairement les travaux que tu as entrepris dans la maison et mettre tes soirées à profit pour te relaxer ?
— Si je fais cela, Dieu seul sait le temps durant lequel nous vivrons dans ce chantier !
— Tu exagères ! Ce qu’il reste à faire est secondaire. Il suffit de réaménager les caves et le grenier. Le plus important est fait.
— Si tu le dis !
— Ce ne sont quand même pas des pièces dans lesquelles nous vivons ! Je ne vais à la cave que lorsqu’il me faut des conserves ou des boissons. Quant au grenier, nous n’y avons pas encore mis les pieds depuis que nous avons emménagé.
— Je n’aime pas laisser les choses inachevées.
— Non, mais regarde-toi ! Tu ne pourras pas tenir le coup fort longtemps dans de telles conditions.
— Tu as probablement raison. Je vais quand même prendre congé pour la fin de la semaine.
— À la bonne heure !
À cet instant, Alice pénétra dans la pièce.
— Salut tout le monde !
— Déjà levée ? dit ironiquement Bertrand.
— Eh oui ! Comme quoi tout arrive !
— À qui sait attendre ! renchérit Delphine.
— Ça va ! Ne vous moquez pas de moi. Je suis complètement crevée.
— Tu n’as pas passé une bonne nuit ? demanda sa mère.
— Et longue, surtout ! ajouta son père.
— Je n’ai pas arrêté de faire cauchemar sur cauchemar.
— Ça se voit à ta tête, dit Bertrand.
— Ouais, je sais ! On dirait que je sors tout juste de la nuit des morts-vivants.
— Et encore, le mot est faible, pouffa Delphine. Ceci dit, tu ferais un très joli zombie.
— N’en rajoutez pas, merci !
— Allez ! Dépêche-toi un peu.
— Je n’ai pas faim.
— Mange quand même un petit quelque chose. Il n’y a rien de plus mauvais que de ne pas déjeuner.
Alice avala péniblement un croissant et but une tasse de café.
— Bon ! On va y aller, déclara Bertrand.
— Je vais chercher mes affaires, dit Alice.
Elle remonta dans sa chambre et en redescendit presque immédiatement. Ses parents avaient déjà enfilé leur veste.
— Tu es prête ? demanda son père.
— Ça y est, dit-elle en s’engouffrant dans son manteau, on peut y aller.
Bertrand sortit la voiture du garage. C’était une BMW dernier modèle. Delphine avait consenti à ce qu’il s’octroie cette petite folie. Après tout, ils avaient reçu l’un et l’autre une promotion et la différence de salaire ainsi engendrée le leur permettait. Alice fut la première à prendre place tandis que sa mè

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