Flammes Jumelles
129 pages
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Flammes Jumelles , livre ebook

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Description

Nancy Mighty, adolescente de seize ans, asociale et au sale caractère, déteste sa petite vie dans la célèbre ville sorcière du Massachusetts, et plus que tout, son lycée, le fameux lycée de Salem.
Elle est habituée à son quotidien monotone et à ses petits problèmes d’adolescente.
Qu’elle va être sa réaction lorsque divers changements surviendront dans sa vie à partir de sa rencontre avec le presque parfait et arrogant Irwiss Heavenly ?
Plus jamais ses journées ne seront comme avant. C’est toujours ainsi lorsque des divinités s’en mêlent.
Et dire que tout à commencé dans un magasin pour animaux.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 octobre 2019
Nombre de lectures 17
EAN13 9782312067070
Langue Français

Extrait

Flammes Jumelles
Nancy Loumingou
Flammes Jumelles
Le Lien
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2019
ISBN : 978-2-312-06707-0
À tous mes proches amis et à ma famille, qui m’ont encouragé à terminer cette histoire et qui m’ont inspiré pour chaque personnage.
L’épreuve a pour but de reconnaître la quantité de sacrifice qui est dans une âme ; la connaissez-vous, messieurs, votre quantité de sacrifice ?
Citation de Henri Lacordaire (1897)
Prologue
De ma vision extérieure je me vis tomber au sol. Je ne pouvais pas détacher mon regard factice de celui réel – et maintenant mort – de mon enveloppe charnelle où brillait encore quelque peu la lueur d’acceptation et de détermination que J’avais eu quelques secondes plus tôt.
Je me regardais tomber, impuissante, le temps suspendu comme-ci celui-ci avait été ralenti afin d’augmenter la sensation de brûlure au fond de mon estomac. Le bruit de mon ancien corps s’entrechoquant avec la surface imposante de la neige était semblable au son d’un marteau s’acharnant une dernière fois sur une malheureuse planche de bois. Le fameux son annonçait que le verdict était tombé, et qu’il n’était pas des plus heureux.
Je reportai mon attention sur ce qui fut, jadis, mon corps.
Le liquide rougeâtre commençait à se répondre à partir de mon ventre pour descendre et enfin terminer son chemin sur la poudreuse, mes cheveux bruns légèrement bouclés formaient un éventail autour de mon crâne et ma peau au teint basané faisait un parfait contraste avec la blancheur maladive de la neige.
J’avais tenté le tout pour le tout en essayant de combattre quelqu’un de fondamentalement mauvais pour le bien des miens et voilà ce que je récoltais.
De ce que je savais cette sentence était irrévocable.
La mort.
1. Aperçu
Les vacances d’été allaient bientôt prendre fin.
À mon grand dam, j’avais dû quitter Lausanne. Je regrettais déjà la belle ville suisse bordée par le Lac Léman. Je m’étais attachée aux moindres détails de mon quotidien dans cette ville.
Les doux courants d’air qui me fouettaient le visage à chaque fois que j’ouvrais la fenêtre de ma chambre d’hôtel chaque matin et l’attitude chaleureuse et accueillante des suisses que j’avais pu rencontrer étaient les deux choses qui allaient le plus me manquer de cette ville.
Malheureusement, pensais-je. J’avais dû rentrer chez moi, dans ma ville natale.
Salem. La célèbre ville « sorcière » du Massachusetts. Elle s’étendait sur près de quarante-six kilomètres carrés et comptait quarante-trois mille cent trente-deux habitants. Cette ville avait été spectatrice de bon nombre de mes malheurs, de mes déceptions et de ma rage.
Peut-être était-ce pour ça que je ne pouvais me résoudre à l’aimer, qui sait.
Quoiqu’il en soit, Je ne m’y étais jamais vraiment sentie à ma place et pourtant j’y étais née et y avait vécu durant toute ma vie, mais je préférais de loin Lausanne, une ville où j’avais passé quelques semaines, à cette ville maudite que l’on nommait Salem.
En fait, en y réfléchissant bien, il n’y avait pas que Salem que Lausanne surclassait, malgré tous les endroits du monde que j’avais pû visiter, Lausanne était de loin mon préféré. J’y étais restée, seule, sans pression familiale, et, j’avais un but, une chose à accomplir dans cette ville.
Je devais l’admettre, ça avait été changeant, rafraîchissant.
Bien évidemment, ces deux mois de vacances avaient été mis à profit. J’avais été envoyée à Lausanne – au début ce n’était pas mon intention d’y aller – principalement à des fins éducatives à un stage de vacances dans le domaine de la psychologie, orchestré par le professeur Michel Bierlaire dans la grande et réputée « École Polytechnique Fédérale de Lausanne » ou simplement « EPFL ». C’était une université spécialisée dans les domaines de la science et la technologie – je n’avais jamais pu encadrer cette dernière matière – mais il y existait un programme de psychologie.
Ma famille m’y avait inscrite, jugeant que je n’étais pas assez stable, psychologiquement parlant, et ils avaient raison, j’étais morbide, constamment indifférente à ce qui m’entourait et sujette à pleins d’autres émotions et attitudes négatives. Parler était pour moi un véritable obstacle quand la situation dans laquelle on voulait m’aborder n’était pas une question de vie ou de mort. Parfois certains arrivaient à m’arracher quelques mots et, me laissant prendre au jeu, j’acceptais alors d’engager une conversation. Mais c’était rare sachant que les personnes à qui J’accordais mon attention se comptaient sur les doigts de la main.
Je me savais parfaitement invivable pour ceux qui m’entouraient et je me détestais de leur faire subir ça. Parfois quand l’un d’eux me parlait, que ce soit un ami ou un membre de ma famille, je n’effectuais aucun geste et je pouvais très clairement voir de la tristesse peindre leurs visages. Je haïssais leur faire du mal, détestais ne pas m’ouvrir à eux plus souvent, et regrettais de ne pas encore trouver un moyen de changer de façon d’être.
Malheureusement, aussi longtemps que je m’en souvienne, j’avais toujours été ainsi.
Celui qui a engendré mon départ n’était autre que mon frère, Thierry , qui avait balancé au reste de notre petite famille ce que je lui avais confié. Il leur avait parlé de mes états-d’âmes, mes envies de tout quitter et de ne jamais me retourner, de tirer un trait sur cette ville à tout jamais. Je lui en avais voulu pour ça. Je n’étais pas du genre à dire ce que je ressentais ou ce que je pensais tout le temps et à tout le monde, je gardais tout pour moi, jusqu’à exploser parfois, alors, le simple fait que je lui en ai parlé, était un miracle.
Pourtant, sachant parfaitement ce fait, il n’avait pas hésité à tout balancer ce jour-là, sans compter, qu’en plus d’aller leur raconter tout ça, il avait carrément insinué que j’aurais très bientôt des tendances suicidaires et que ce serait mieux si je changeais d’air avant de commettre l’irréparable.
Sérieusement ? Moi, suicidaire ?
Je n’étais quand même pas déprimée au point où je jugerais bon de gâcher tout le travail que ma mère avait accompli pour que je puisse exister dans ce monde dix-sept ans plus tôt.
Même si ce monde était loin d’être parfait.
Enfin bon, j’avais fini par lui pardonner parce que je devais le reconnaître, j’en avais eu le plus grand besoin, et puis, j’avais aimé ce stage. Il avait été enrichissant et m’avait permis de développer une capacité que je possédais déjà. J’étais douée pour lire les gens. Chaque geste, expressions faciales, tics et j’en passe, étaient, pour moi, facile à repérer et à décortiquer, on appelait ça les micro-expressions . Les micro-expressions sont des mouvements faciaux de petites durées – une demi-seconde – que l’on faisait involontairement en ressentant une émotion comme la tristesse, le bonheur ou la peur. Elles étaient extrêmement brèves, pourtant, j’arrivais à les voir.
J’étais une brillante élève et avait même réussi quatre-vingt-dix pour-cent du test de fin de stage, cependant, j’avais une lacune d’après mon enseignant. J’avais trop foi en la nature humaine selon lui, et cette foi m’empêchait de croire mon instinct lorsque ce dernier me disait de ne pas croire en la bonté d’une personne. C’était une triste vérité. J’y travaillais en m’efforçant à ne pas trouver de bon fond aux criminels.
Peine perdue, je croyais trop au genre humain.
Pourtant, en y repensant bien, il existait, en ce bas monde, des gens dont la cruauté était telle qu’ils ne pouvaient même plus être qualifiés d’êtres humains. Ils étaient démoniaques, fourbes et représentaient à la perfection le cliché américain des lycéens populaires.
Celui que je pouvais le moins encadré était Travis Connor’s .
Il était le créateur de la dictature lycéenne à Salem High School. C’était un grand brun aux yeux marron clair, presque orange, un véritable symbole du narcissisme par excellence.

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