Fondation
275 pages
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Description

En ces temps anciens et troubles, tout détenteur de pouvoirs magiques est pourchassé par les Éclaireurs.


Un soir, la vie d'Ysaure, servante dans une auberge, est bouleversée lorsque ces hommes haïs pénètrent sur son lieu de travail et l'accuse d'être une enchanteresse. Une fuite dans le pays s'en suit, avec l'appui d'Axel Delatour, le Passeur d'enchanteur, pour aller vers une contrée où la magie peut s'exercer au grand jour, comme l'a révélé une prophétie. Ce ne sera pas sans embûches.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9789523400757
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Prologue Partie I : Ici Chapitre I : calme Chapitre II : Fuite Chapitre III : Une cachette Chapitre IV : Discussions Chapitre V : Magie Chapitre VI : Liliane Chapitre VII : Prophétie Chapitre VIII : Dans la cité Chapitre IX : Départ Chapitre X : Ma magie Chapitre XI : Embuscade Chapitre XII : Aveu Partie II : Entre deux Chapitre XIII : Aileen Chapitre XIV : Mort Chapitre XV : Le vieil enchanteur Chapitre XVI : Nouvelles rencontres Chapitre XVII : Refuge Chapitre XVIII : Gédéon Chapitre XIX : Un groupe uni ? Chapitre XX : Prisonnière Chapitre XXI : Mourir… Chapitre XXII : Délivrée Chapitre XXIII : Ensemble Chapitre XXIV : Projet Chapitre XXV : Derniers jours Chapitre XXVI : Piégés ! Partie III : Là-bas Chapitre XXVII : Passage Chapitre XXVIII : Exploration Chapitre XXIX : Rencontre Chapitre XXX : Un lieu magique Chapitre XXXI : Préparation Chapitre XXXII : Chéad Chapitre XXXIII : Face aux démons Chapitre XXXIV : Cachette… Chapitre XXXV : Une ultime explication Chapitre XXXVI : Fondation Épilogue Lexique :
Christelle Dumarchat
Fondation
Les enchanteresses, Tome 3
 
 
Roman de fantasy

 
 
© 2017 Christelle Dumarchat Tous droits réservés
 
Image de couverture : Elisa Dexet  
Publié en septembre 2017, par :  
Atramenta Tampere, FINLANDE
 
www.atramenta.net
 
Prologue
J’ai mis du temps avant de me décider à rédiger cela.
Je m’appelle Ysaure Adélaïde Monflor, enchanteresse De Natura Rerum.
Si je prends ma plume aujourd’hui, c’est parce qu’il est nécessaire que ma fille et mon fils possèdent cette trace écrite. Au sein de celle-ci, je vais regrouper toutes mes connaissances sur l’Autre monde, pour que les événements que j’y ai connus ne se reproduisent pas. Mes enfants et leurs enfants doivent pouvoir y vivre sans redouter les dangers et les peurs causés par nos facultés parmi les Mortels. Mon savoir et mes découvertes s’y ajouteront de même.
J’émets deux souhaits :
Tout d’abord que ce recueil permette à ma descendance de comprendre que la vie est faite de surprise, de hasard, mais qu’avant tout la magie doit être employée pour faire le bien.
Et ensuite que le Liber Majorum soit toujours utilisé à bon escient.
Mes enfants, transmettez-le, complétez-le, et par-dessus tout veillez sur lui, protégez-le afin qu’il ne tombe pas en de sinistres mains.
Partie I : Ici
Chapitre I : calme
C’était étrange.
Je la ressentais de nouveau.
Cette chaleur.
Ce phénomène arrivait de plus en plus souvent. Depuis quelque temps, cela se produisait surtout lorsque j’étais fatiguée, dans des moments où j’éprouvais une émotion forte, ou encore quand une personne mal attentionnée s’approchait de moi, comme un réflexe de défense. Parfois, il y avait aussi ces fourmillements dans mes mains. Cependant, j’avais aussi appris à faire avec et à dissimuler mes réactions, maintenant que j’en connaissais les premiers signes. Néanmoins, j’aimerais tellement avoir des explications sur ce qu’il se passait en moi. Certes, ma grand-mère m’en avait prévenue, mais de manière assez sibylline, sous forme allusive.
Elle m’avait également avertie de n’en parler à quiconque. En effet, c’était trop dangereux à cause de ces hommes vêtus de noirs qui guettaient inlassablement ce genre de manifestation. Les Éclaireurs se montraient sans pitié. Je me rappelais encore cette femme du village voisin qui avait osé le faire. Elle habitait au coin de la rue, à côté du boulanger. Et un jour, nous ne l’avions plus vue. De plus en plus souvent des gens disparaissaient sans aucune raison, simplement à cause d’un mot ou d’une réflexion. Parfois, à voix basse, les plus âgés évoquaient un temps où la magie occupait une place prépondérante dans leur existence. Ma grand-mère avait fait de même. Cependant, actuellement, je me rendais compte que j’aurais dû demander plus d’explications à l’époque.
Je secouai la tête, cessant là mes pensées et je pris les deux seaux, que j’avais remplis presque à ras bord, par leur anse de corde, ensuite je rentrai à l’auberge en suivant la sente un peu caillouteuse qui avait été tracée au fil des passages successifs.
Oui, il valait mieux pour moi que je ne dise rien. J’avais déjà eu tant de mal à trouver cette nouvelle place.
La mère Paulin était peut-être dure, toutefois avec elle je ne risquais pas d’avoir des mains baladeuses sous ma jupe ou sur mon dos, comme avant. Il y avait peu de temps, elle avait remis en place, puis viré avec force, un homme qui s’était permis ce type de liberté avec Élise, tandis qu’elle balayait une des chambres. L’aubergiste considérait que son établissement se devait de conserver une réputation d’honnêteté, et perdre un client qui se comportait de cette manière ne l’affectait pas. Les habitués, les voyageurs et les marchands de passage savaient par le bouche-à-oreille que son auberge était un lieu paisible, confortable et propre.
Je respirai.
Je devais garder le silence pour ne pas me faire remarquer et essayer de trouver par moi-même quelle était la cause de cette chaleur qui se propageait à l’intérieur de moi. Soit, elle n’était pas désagréable, toutefois son caractère imprévisible était agaçant. C’était comme une fièvre légère, mais essentiellement dans mon corps et pas dans ma tête.
Heureusement, cette dernière se dissolvait graduellement. Je pourrai faire mon travail sans y penser. Enfin, jusqu’à la prochaine fois…
Difficilement, je me dirigeai vers la cuisine, pestant contre ce puits qui, bien qu’à côté de l’écurie, me semblait de jour en jour trop loin ! Les seaux paraissaient progressivement plus lourds. J’étais obligée de les remplir à fond, car il fallait toujours une importante quantité d’eau. Le bois des seaux ne séchait jamais puisqu’ils servaient souvent, et même vides ils étaient pesants. De plus, la corde me sciait les mains. Douloureusement. Et cette fois-ci j’avais oublié de les entourer avec du tissu pour les protéger. Néanmoins, je commençais à en avoir l’habitude. De surcroît, j’avais effectué des travaux beaucoup plus durs avant. C’était seulement qu’après le réveil et avec le froid matinal, c’était peu agréable. La mère Paulin tenait à ce que nous exécutions d’abord nos tâches avant de prendre notre premier repas. Les clients passaient avant et beaucoup partaient tôt. En étant attentive, j’arrivai à tout apporter à la cuisine, sans trop en renverser, même si je savais que j’aurais deux nouveaux trajets de ce type à faire dans la journée. J’en avais déjà effectué un, profitant du lever de soleil lumineux. Aujourd’hui, ses chauds rayons m’avaient rendue plus gaie à cause de la belle journée prometteuse qui se profilait. Étant donné qu’il faisait beau, cela avait permis à la terre de sécher. Hier, je m’étais assez vite rendu compte qu’autour du puits, c’était plutôt glissant, cependant j’avais réussi à conserver mon équilibre, malgré quelques dérapages.
La porte de la cuisine se trouvait ouverte, comme je l’avais laissée en partant pour plus de commodité. Je posai mes seaux, puis je tapai mes pieds sur le perron constitué d’une pierre très large, pour faire tomber la terre de mes sabots. Ensuite, je les quittai pour enfiler mes chaussures de cuir plus souples, plus commodes et surtout moins boueuses, que j’employais pour travailler à l’intérieur.
Je restai un moment sur le seuil, savourant les rayons solaires sur mon visage après toutes ces journées pluvieuses. Pourtant, des traces de la gelée nocturne étaient encore présentes sur les touffes d’herbes dans la cour, et le froid pénétrant était toujours assez vif. Les temps étaient durs et le froid pénétrant de l’hiver précédent avait duré fort longtemps. Le printemps, si désiré, semblait éprouver des difficultés à s’installer. Cette douceur matinale nous procurait plus d’espoir pour les jours suivants.
Dans la cuisine, il faisait bon. Contrairement à d’autres endroits, ici ce n’était pas enfumé. La mère Paulin tenait toujours à laisser l’issue entrouverte, ainsi que deux fenêtres, durant la préparation du

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