Le Destin des Coeurs Perdus, tome 4 : La Sœur Maudite
191 pages
Français

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Le Destin des Coeurs Perdus, tome 4 : La Sœur Maudite , livre ebook

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Description

De la France à l’Angleterre, découvrez le destin entremêlé des familles Kane et Percival. Dans cette épopée médiévale, trois sœurs que tout oppose en apparence prouveront que l’amour filial peut vaincre toutes les épreuves.
« Quel est l’idiot qui lui avait raconté que seuls l’argent et le pouvoir dominaient le monde ? L’amour dominait le monde. »




Jc Staignier nous emporte avec rapidité et efficacité dans son récit avec des personnages au caractère soigné. Un panel d’émotions qui ne ménage ni nos nerfs ni ses personnages.


Rachel Haag. — Évasion par les mots.




Une splendide saga historique pleine de rebondissements et qui nous fait vibrer. On ne peut qu’aimer la plume assassine, mais émouvante de Jc Staignier.


Magalie Rousseau — Chat-Pitre Suivant.




Une saga historique épique qui nous fait vivre tout un éventail d’émotions. Impossible de rester insensible au destin de la famille de Percival. Un vrai régal pour l’amoureuse d’Histoire que je suis !


Sous ma Plume — Lily Flynn.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 11
EAN13 9782378162320
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Le Destin des cœurs perdus, tome 4 : La Sœur maudite
 
 
[Jc Staignier]
 
© 2020, Jc Staignier. © 2020, Something Else Éditions 
Tous droits réservés.
 
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivant du Code de la propriété intellectuelle.
  
Crédit photo : © Adobestock.com
Illustration : © Martine Provost
ISBN papier : 978-2-37816-231-3
ISBN numérique : 978-2-37816-232-0
Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny
E-mail : something.else.editions@gmail.com 
Site Internet : www.something-else-editions.com
 
Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait totalement fortuite.
 
Biographie de l’auteur
 
 
Originaire du pays noir en Belgique, je trouve dans l’écriture la force de revenir dans la lumière.
L’extrémité du tunnel semble parfois loin, et pourtant, l’espoir pointe le bout de son nez, la malchance devient chance et les larmes se transforment en rire. Le droit au bonheur existe.
Prenez l’ascenseur et laissez-moi vous amener au pays des rêves.
 
Jc Staignier
 
Merci à Julie Ferreira pour ses mots gravés à jamais dans ce roman, en souvenir de Nathanaël, parti bien trop tôt rejoindre les anges.
 
Nathanaël
 
Les étoiles filantes sont belles, mais elles ne restent jamais longtemps dans le ciel. Elles ne font qu’un bref passage illuminant un instant la voûte céleste de leur douce lumière.
Aucun parent ne devrait survivre à son enfant, ce n’est pas dans l’ordre des choses.
Tu étais cette étoile, mon beau Nathanaël.
Tu es parti trop tôt.
Tu es parti trop vite.
On ne meurt pas à quatre ans et demi. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas juste. Tu n’étais même pas malade, tu t’es simplement éteint dans ton sommeil. Tu ne nous as pas dit « au revoir », tu souhaitais simplement que nous te regardions dormir.
«  Maman, dis, tu me regardes dormir ?  » fut la dernière phrase que tu m’as dite ce soir-là.
« Oui, Nathanaël, je te regarde dormir… toujours ! »
Et c’est encore plus vrai aujourd’hui.
Mon Nathanaël, je te jure de continuer à veiller sur toi comme je sais que tu veilles sur nous dorénavant.
Tu étais, tu es et tu resteras notre petit garçon « Soleil ». L’étoile qui guide nos pas jusqu’à ce qu’un jour, nous puissions te retrouver et être enfin réunis à jamais.
J’ai un secret à te dire, mon chéri : je t’aime d’un amour incommensurable, mon petit cœur d’amour.
Ta maman à jamais.
 
 

 
Prologue
 
 
— Père ! Je vous aime ! Père ! Père ! Ne m’abandonnez pas !
Liseron avait tendu la main vers lui, l’avait supplié de ne pas la laisser dans cet endroit sinistre. William avait hésité avant de revenir sur ses pas, mais la mère supérieure s’était interposée entre eux. Sans un regard pour sa fille, il avait obtempéré aux ordres de cette vieille sorcière.
À la merci de trois religieuses qui l’avaient amenée dans une cellule sombre et sale, elle avait aperçu, grâce à la faible lumière d’une grille percée dans le haut du mur, trois paillasses d’une propreté douteuse. Deux gueuses à la chevelure hirsute s’étaient approchées d’elle pour l’examiner de la tête aux pieds. L’aînée avait tâté le tissu de ses vêtements avec envie.
— D’où tu viens, toi ? C’est pas des guenilles qu’tu portes !
L’odeur épouvantable qui se dégageait d’elle avait dégoûté Liseron. Elle s’était reculée d’un pas et d’une intonation hautaine lui avait ordonné de ne plus la toucher. Les nonnes étaient revenues dans la cellule, l’une avait apporté un tabouret, l’autre une paire de ciseaux et la troisième, une robe de bure d’un ton brun grossier.
— Mon père a payé pour que je jouisse d’une chambre confortable, avait protesté Liseron. Je refuse de rester en compagnie de ces pouilleuses !
— Déshabille-toi ! avait ordonné sèchement l’une d’elles.
— Devant vous ?
— Enfile ça ! Ne m’oblige pas à te corriger.
— Je me plaindrai à mon père.
— Ma petite, je crois que tu n’as pas encore compris. Le comte ne remettra plus jamais les pieds ici.
— Vous mentez !
La gifle l’envoya contre les pierres du mur aux arêtes tranchantes. Le sang dégoulina de sa lèvre inférieure pour souiller le col de sa robe.
— Déshabille-toi ! avait répété la sœur, une expression si cruelle sur la figure que Liseron s’était empressée d’obéir.
Une lueur vicieuse au fond des yeux, la plus âgée des nonnes avait tourné autour de l’enfant.
— Tu n’as que la peau sur les os, mais tu me plais, avait-elle affirmé alors que les autres éclataient d’un rire gras.
— Vous êtes grosse et vous me déplaisez ! avait rétorqué Liseron en se dépêchant de se vêtir de la tunique informe.
Du haut de ses dix ans, elle avait compris que cette femme hideuse transformerait sa vie en enfer. Son nez aplati, son teint rougeaud et son excès d’embonpoint accentuaient sa ressemblance avec un porc, même sa sueur rance rappelait l’odeur de cet animal.
— Assieds-toi et baisse la tête !
— Qu’allez-vous faire ? s’était inquiétée Liseron en fixant les ciseaux dans sa main.
— Je vais te couper tes jolis cheveux.
— Vous n’en avez pas le droit, je suis noble de naissance !
— Ici, tu n’es qu’une petite garce parmi tant d’autres. Baisse la tête !
Dans un sursaut de révolte, Liseron avait mordu l’horrible femme au bras. La vieille avait poussé un couinement de douleur avant de se reprendre et de frapper l’enfant qui avait basculé sur les pierres poussiéreuses en s’écorchant les coudes. Puis, les nonnes l’avaient ceinturée et obligée à s’asseoir sur le tabouret. Ses belles boucles rousses s’étaient amassées sur le sol. Les larmes avaient coulé sur son visage et leur sel avait picoté sa blessure à la lèvre.
— On fait moins la fière à présent ! glapit sa tortionnaire. Lorsque tu t’adresseras à moi, tu m’appelleras sœur Agnès. Si tu te montres accommodante, je peux adoucir ta vie entre ces quatre murs, mais si tu ne l’es pas… tes compagnes de cellule t’expliqueront ce qui t’attend.
La porte s’était refermée sur le rire railleur des trois femmes et sur la soudaine solitude de Liseron. La plus âgée des deux filles s’était approchée d’elle pour lui tendre la main.
— Moi, c’est Pauline. Et voici Mathilde. Ça fait des années qu’on croupit dans c’trou pourri. J’peux t’dire que t’as intérêt à écouter la grosse si tu tiens à tes quenottes.
Pour appuyer ses arguments, elle avait ouvert la bouche et pointé du doigt la cavité béante dans ses gencives.
— Elle m’a cassé les dents du d’sus parce que je lui résistais.
— Mais… qu’attend-elle de nous ?
— On doit s’laisser p’loter par elle.
— Jamais elle ne me touchera ! protesta Liseron.
— Si tu fais la dure à cuire, elle te battra ! Montre-lui, Mathilde.
La plus jeune s’était départie de sa robe informe. Gênée, Liseron avait à peine osé jeter une œillade sur le corps nu de sa compagne.
— Fais pas ta timide ! intervint Mathilde. R’garde mon dos, tu vas voir qu’faut pas dire non à sœur Agnès.
Horrifiée, Liseron avait fixé les marques rouges et boursouflées sur sa peau.
— V’là c’qu’

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