Le lycée de la tentation
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Description

Tony est lycéen, homosexuel, entouré d'une famille aimante, mais il manque cruellement de confiance en lui.


Lors de son année de Terminale, il se voit contraint d'effectuer des TIG auprès du nouveau prof de sport.


L'attirance est immédiate, mais si Tony assume son orientation sexuelle, ce n'est pas le cas de ce professeur dans le placard.


En plus de cette frustration , Tony devra affronter l'homophobie de Mathieu, un autre lycéen, peu enclin à lui rendre la vie facile.

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Nombre de lectures 99
EAN13 9782490637867
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


Lors de son année de Terminale, il se voit contraint d'effectuer des TIG auprès du nouveau prof de sport.


L'attirance est immédiate, mais si Tony assume son orientation sexuelle, ce n'est pas le cas de ce professeur dans le placard.


En plus de cette frustration , Tony devra affronter l'homophobie de Mathieu, un autre lycéen, peu enclin à lui rendre la vie facile.

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Le lycée de la tentation
 
 
 
 
Anthony Le Gac
 
Prologue
 
Je reçois un énième coup de poing qui me fait tomber au sol. L’homme me relève et me frappe encore et encore. Je ne me défends pas, je n’en ai plus la force, je le laisse se défouler sur moi en espérant qu’il se lasse. Je finis par le supplier d’arrêter, mais plus je le lui demande, et plus il abat avec violence ses attaques sur moi. Je ne sens plus les muscles de mon visage. Je pense alors avec certitude qu’il va me défigurer à vie.
Il me semble que, pendant l’espace d’un instant, son envie de me blesser le quitte. Une seconde de répit, c’est tout ce qu’il m’offre avant de me frapper à coups de pied dans le ventre. S’il ne s’arrête pas, je vais sortir de ce club dans un cercueil. Je l’implore, lui dit qu’il va me tuer et qu’il aura ma mort sur la conscience.
Il éclate de rire, recule en me faisant croire qu’il en a fini avec moi. J’en profite pour me recroqueviller, du sang me coule dans les yeux, tout mon corps souffre, j’ai beaucoup de mal à respirer et l’impression que je vais périr d’une minute à l’autre.
Le temps ne passe pas, nous sommes enfermés dans cette chambre depuis une éternité. Je n’ai pas le loisir de réfléchir sur la durée de ma captivité, car il revient à la charge, il ne s’est pas calmé. Comment peut-il encore avoir assez de force pour continuer à me frapper ?
Toujours en position fœtale, à même le sol, il n’en finit plus de me rouer de coups. Soudain, une voix interrompt les assauts de mon bourreau. À cet instant précis, cette personne devient mon ange gardien, ma bonne étoile. Ils ont l’air de parler ensemble, mais je suis trop sonné pour comprendre leur discussion houleuse et en toute franchise, c’est le moindre de mes soucis pour le moment.
J’ai à peine le temps d’apprécier cette pause impromptue que l’homme revient vers moi et m’assène un violent coup de pied au visage et je perds connaissance.

1
 
8 h 40 ! Je suis en retard et je sais d’avance que mon cours de biologie va encore mal commencer. Le temps que je me prépare et que je m’y rende, il est déjà 9 h. Je frappe à la porte de la salle et attends que l’on m’invite à entrer. Madame Magenta, la prof, m’ordonne sèchement de bien vouloir prendre place et de sortir mes affaires. Puis elle reprend son cours. Je l’ai échappé belle !
Après plusieurs minutes, elle nous demande le devoir que l’on devait faire pour aujourd’hui sur le corps humain féminin. J’ai complètement oublié. Je lui explique avoir laissé mon document dans ma chambre, mais c’est un mensonge qui ne passe pas auprès de cette femme aigrie.
— Monsieur Ansuli, vous cumulez les erreurs ce matin, vous êtes en retard, vous n’avez pas votre exposé. Prenez vos affaires et allez voir le principal !
Il ne me reste plus qu’à essayer de négocier avec elle.
— Madame, s’il vous plaît, je vous l’apporte à la première heure demain.
— J’y compte bien, monsieur Ansuli, sinon c’est zéro.
— Vous n’en avez pas marre d’être toujours sur mon dos, lui dis-je en me levant de ma chaise.
— On ne parle pas comme ça à son professeur, une heure de colle devrait vous calmer.
J’attrape mon sac, sors de la salle et pars en direction du bureau du proviseur tout en réfléchissant à ce que je vais bien pouvoir dire. Je suis dans le collimateur de cette vieille chouette depuis le début de l’année et cela sans avoir jamais rien fait. Je ne comprends pas pourquoi elle continue d’enseigner si elle n’aime pas son métier.
J’arrive devant le comptoir de l’assistante du directeur et cette dernière m’interroge :
— Pourquoi vous n’êtes pas en cours ?
— Bonjour, madame Magenta m’envoie pour voir le principal, lui répondis-je.
— Bonjour, je suis désolé, mais monsieur Garino est déjà en rendez-vous. Il ne devrait plus en avoir pour longtemps. Je vous laisse patienter un instant, me demande-t-elle en me montrant une chaise dans un coin de l’accueil.
Cinq minutes passent et l’homme que j’attends sort de son bureau en compagnie d’une autre personne.
— Je vous remercie d’être venu aussi rapidement, monsieur Magenta.
— Avec plaisir. J’ai hâte de commencer à travailler dans votre établissement.
L’inconnu se tourne dans ma direction et me sourit tout en saluant le proviseur. Je ne suis pas fan des mecs en costard, mais je reste béat devant sa prestance, il n’y a pas à dire, cet homme est vraiment très beau. Et il a un cul…
— Monsieur Ansuli, que faites-vous là ?
— On m’envoie dans votre bureau, car je suis arrivé en retard au cours de madame Magenta et que je n’avais pas mon devoir.
Monsieur Garino me sourit tout en m’invitant à entrer, puis à m’asseoir. Il prend place dans le fauteuil à côté du mien. Je me demande pourquoi il ne s’installe pas de l’autre côté.
— Tony, ma collègue a un peu surréagi en vous mettant à la porte de son cours. Je peux, si vous le souhaitez, retirer l’heure de retenue qu’elle vous a donnée, mais pour cela, il va falloir faire preuve de reconnaissance à mon égard.
— Que voulez-vous dire, monsieur ?
— Les cartes sont entre vos mains, ajoute-t-il en posant sa paume sur mon genou.
Ses doigts remontent vers mon entrejambe.
— Vous avez tout à y gagner, conclut-il.
Je me lève d’un coup, j’ai bien compris ce qu’il entendait par là, il est hors de question que je rentre dans son jeu. Cet homme me dégoûte.
— Ne me touchez pas, Monsieur Garino ! Je vais porter plainte contre vous pour harcèlement. Vous êtes immonde de profiter de votre statut de directeur.
Il change complètement d’attitude.
— Monsieur Ansuli, la police ne sera pas dupe, ça sera votre parole contre la mienne. Et sachez bien que vous ne ferez pas le poids contre moi. Oublions ce fâcheux accident. J’en conclus que vous avez fait votre choix. Donc je résume, une heure de retenue à laquelle j’ajoute un trimestre de TIG dans le gymnase du lycée.
— Quoi ?
— C’est à prendre ou à laisser ! Si vous ne faites pas ce que je vous dis, je trouverai bien quelque chose pour vous faire renvoyer.
Je comprends avec effroi que je ne pourrais pas négocier.
— Très bien, j’y serai tous les soirs.
— Nous sommes donc d’accord. Vous assisterez monsieur Magenta, le nouveau professeur de sport. Vous pouvez partir, monsieur Ansuli. Et n’oubliez pas, ce qui vient de se passer dans mon bureau reste entre nous, ajoute-t-il en me lançant un regard en coin.
Je sors en claquant la porte. Je refuse de retourner en biologie, la vieille chouette serait trop heureuse de me voir revenir. Alors, j’erre dans le lycée en ruminant encore le comportement de ce vieux pervers. Mais pour qui se prend-il ? Est-ce qu’il fait souvent ça ? Il m’a peloté cet enfoiré !
Je finis par m’asseoir dans les escaliers en attendant la sonnerie annonçant la fin du cours. Quand les élèves affluent dans le couloir, je me dirige sans réelle motivation vers le gymnase pour mes deux heures de sport. Je vais faire la connaissance de ce monsieur Magenta.
J’entre dans le vestiaire des hommes, une odeur de sueur envahit mes narines. L’équipe de football en salle vient de sortir de l’entraînement et se prépare à aller sous la douche. Mathieu, leur capitaine, et accessoirement le mec le plus populaire du lycée, est torse nu. Son short lui arrive au niveau des hanches et laisse apparaître sa musculature de rêve. Mon regard est attiré par les gouttes de sueur qui perlent sur ses abdos de sportif. Ce n’est pas humain d’être aussi bien foutu.
Il se retourne et baisse son short en enlevant son caleçon en même temps. La vision qui m’est offerte est incroyable. Depuis le temps que je souhaite le voir nu, me voilà enfin récompensé. Sa queue est énorme, même au repos. Bien plus grande que toutes celles que j’ai déjà pu apercevoir. J’ai à peine le temps de me rincer l’œil qu’il m’interpelle.
— Tu veux ma bite, Tony ?
Je sors de ma rêverie.
— Euh oui… non, non, pourquoi ? bredouillé-je.
— Ne me mate pas alors, tafiole !
Tous les mecs rigolent et lâchent un chapelet d’insultes auxquelles je pensais être habitué : pédé, tafiole, suceur de queues. Ces mots me font toujours aussi mal. Je donnerais tant pour qu’ils arrêtent enfin de me voir uniquement au travers de mon orientation sexuelle. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir espérer quoi que ce soit de ce genre de types. La honte qu’ils m’infligent me tord le bide et, avant de me ridiculiser devant cette bande de cons, je sors du vestiaire en courant. Ne faisant pas attention, je me cogne violemment contre quelqu’un. Je perds l’équilibre et me retrouve sur les fesses.
— Excuse-moi ! Ça va ?
Face à moi, l’homme qui était dans le bureau du directeur semble inquiet. Il me tend la main pour m’aider à me relever. Autant je le trouvais beau tout à l’heure dans son costume noir, mais là, le voir torse nu me ferait presque baver. J’en perds mes mots.
— Tu vas bien ? Pourquoi courrais-tu comme ça dans le couloir ?
J’essuie discrètement mes larmes en lui répondant.
— Ça va. Désolé, j’étais dans mes pensées.
— Pas de problème, dit-il en souriant.
— Je vais aller me préparer, j’ai cours avec le nouveau prof de sport, je ne voudrais pas être en retard.
— Ne t’inquiète pas, c’est moi. Je me présente, monsieur Magenta.
C’est avec cette bombe que je vais devoir passer toutes mes heures de TIG ? Finalement, ça pourrait être sympa. J’ai presque envie de remercier monsieur Garino.
— Va te changer, on se retrouve dans 15 minutes pour le cours.
Je fais demi-tour, entre dans le vestiaire pour enfiler mes vêtements de sport et je rejoins ma classe dans le gymnase.
 
Dix minutes plus tard, monsieur Magenta arrive. Toutes les filles sont aussitôt en admiration devant lui. Et ça piaille et ça rougit, c’est à celle qui se tortillera le mieux les cheveux pour attirer son attention. C’est sûr, ça nous change du précédent qui était proche de la retraite.
— Bonjour à tous. Je me présente, Kylian Magenta, votre nouveau professeur de sport.
Après cette courte introduction, il nous invite à nous échauffer. Nous voilà partis pour une dizaine d’allers-retours autour du gymnase. Le groupe de filles devant moi n’arrête pas de parler de lui. Bien évidemment, je ne peux m’empêcher de rester auprès d’elles pour mieux les entendre.
 
***
 
Au bout de deux heures, le cours de sport touche à sa fin. Tout le monde se réfugie dans les vestiaires, sauf les midinettes qui, bizarrement, ont toutes besoin de conseils sur les meilleures méthodes permettant de gagner en endurance. Mais monsieur Magenta me demande de venir le voir et tous les regards se tournent vers moi.
Je m’approche de lui et nous nous observons. Il me sourit et attend que les élèves soient sortis avant de prendre la parole.
— Tony, monsieur Garino m’a prévenu pour ton trimestre de TIG. On se retrouve ce soir après ta dernière heure de cours. Ne sois pas en retard.
— Oui, monsieur.
Il me fait un clin d’œil, mettant ainsi un terme à notre trop courte discussion.
La sonnerie annonçant la fin de la journée retentit. Normalement, j’aurais dû voir ma meilleure amie, Sabrina, pour aller boire un verre avec elle, mais comme prévu, je me rends au gymnase. En arrivant, je croise monsieur Magenta qui me demande de le suivre dans son bureau.
— Monsieur, en quoi vont consister mes TIG ?
— Je ne sais pas encore, on va en parler. Tout d’abord quand nous sommes tous les deux, tu peux utiliser mon prénom et me tutoyer. On va passer trois mois ensemble, je pense que ce sera plus agréable. Et je n’aime pas forcément qu’on m’appelle monsieur sans arrêt, j’ai l’impression d’avoir dix ans de plus.
— D’accord, mons… Kylian.
Il rigole.
— Je vais aller me laver, tu peux commencer par ranger tous les ballons du gymnase en attendant mon retour.
Il se lève de son fauteuil et part en direction du vestiaire. Je ne perds pas une miette du spectacle. Même de dos, il me fait fantasmer, ce mec est magnifique. Une fois hors de ma vue, je fais ce qu’il m’a demandé. Mes pensées se dirigent vers cet homme, en train de prendre sa douche à quelques mètres de moi. Je l’imagine nu, se savonnant. Ses mains caressant son corps de rêve et l’eau qui glisse sur lui. Cette image a le don de créer une réaction dans mon boxer.
Ma tâche accomplie, je me rends dans le vestiaire pour savoir ce qui retarde Kylian. J’aimerais retourner dans ma chambre, me laver également pour effacer cette journée de merde qui m’est tombée dessus.
Alors que je suis à la recherche de mon prof, je le trouve sous le jet de la douche. Je ne peux pas m’empêcher d’observer son corps dénudé qui s’offre à moi. Ses épaules et son dos sont si musclés, sûrement grâce à un incalculable nombre d’heures de sport et son cul — waouh, son cul —.
Je ne m’étais pas trompé la première fois que je l’ai vu, il a des fesses bombées avec très peu de poils. Son corps est tellement parfait. Je m’imagine le caresser durant des heures. Je remarque qu’il est en train de savonner lentement son entrejambe.
— Kylian ! crié-je en reprenant mes esprits et de peur de me faire surprendre en plein matage.
Il ne m’entend pas à cause de l’eau qui coule, et finit par se retourner vers moi, la queue entre les mains.
— Tony, qu’est-ce que tu fais là ? demande-t-il.
— Je t’appelle depuis plusieurs minutes, mais tu n’as pas réagi, dis-je en regardant le mur et en faisant semblant de n’avoir rien vu de son anatomie alléchante.
— Alors tu en as profité pour me reluquer, dit-il sur un ton glacial.
— Je ne te reluque pas ! J’ai terminé et je voulais savoir si je pouvais partir, je lui réponds sèchement, un peu énervé de son accusation.
Une fois la surprise de ma présence passée, Kylian est plutôt à l’aise nu devant moi, il faut dire qu’en tant que sportif, il a l’habitude des douches collectives. Il ne faut pas être bégueule.
— Oui, rentre chez toi, ajoute-t-il sur le ton enjoué que je lui connais depuis nos premiers échanges.
— Merci, bonne soirée.
— Tu ne veux pas te laver avant de partir, tu n’as pas eu le temps après le cours. On a le vestiaire pour nous tout seuls, tu sais.
Je suis étonné par sa proposition. C’est bien la première fois qu’un prof me fait une offre pareille.
— Alors, Tony, tu me rejoins ?
— Merci, mais je vais rentrer dis-je un peu hésitant.
Ça se bouscule dans ma tête… Je lui tourne le dos et me dirige vers la sortie. Mais au dernier moment, je fais demi-tour. Après tout, il a raison, nous ne sommes que tous les deux et je ne suis pas sûr de pouvoir me laver tout de suite à l’internat. Je commence à me déshabiller tout en me demandant comment je réagirais si quelqu’un nous voyait. Est-ce que c’est légal ?
Une fois nu, j’efface toutes ces questions en me disant que je ne fais rien de mal.

 
2
 
Je suis là, nu devant lui, intimidé par sa présence.
— Entre, me dit-il en me faisant un signe de tête.
Je cache mon sexe et n’ose le regarder. Je suis tétanisé, à deux doigts de refaire demi-tour. Qu’est-ce que je fous à poil devant lui ?
— Ne sois pas timide, on fait rien de mal, c’est juste une douche entre mecs ! ajoute-t-il avec une voix suave.
Cette voix, je ne la reconnais pas, elle se fait plus érotique, plus grave, plus sensuelle. Il n’a encore jamais utilisé ce ton-là avec moi.
— Monsieur Magenta, c’est la première fois que je me lave avec un prof. Vous comprendrez que je sois aussi gêné.
— Ne t’inquiète pas, tout le monde est parti depuis longtemps. Et je t’ai déjà demandé de m’appeler Kylian ! dit-il pour me rassurer.
Alors qu’il se rapproche de moi, je recule en même temps. Il appuie sur le bouton pour actionner le jet de la douche.
— Tu ne seras jamais propre à ce rythme, dit-il en me poussant sous l’eau.
Sa blague détend un peu l’atmosphère. Il reprend sa place de l’autre côté et se penche pour ramasser le gel douche sur le sol. Est-ce qu’il cherche à m’exciter ? Il commence à se savonner de nouveau et moi, je salive devant son corps. Kylian n’a aucune pudeur, il se caresse comme si je n’étais pas là. Tous ses muscles se contractent au rythme de ses gestes. J’ai l’impression d’être dans un film où le réalisateur abuse du slow motion. Le spectacle est tellement captivant que je n’arrive pas à retenir mon érection qui naît. Je me retourne pour qu’il ne s’en aperçoive pas.
— Tu veux que je te savonne le dos ? me dit-il en rigolant.
Sans réfléchir, je me tourne vers lui.
— Ou autre chose ? ajoute-t-il en regardant mon entrejambe visiblement intéressé.
Je rougis instantanément et ne sais pas quoi dire pour me justifier. S’il y avait un trou de souris, je crois que j’aurais couru me cacher à l’intérieur. Ne répondant pas à sa proposition, Kylian me tend le flacon de gel douche. Le contact de nos doigts fait grossir un peu plus mon sexe. Je n’ai pas tendance à réagir si vite d’habitude et là, je ne comprends pas pourquoi cet homme me fait autant d’effet. J’essaie de cacher la preuve de mon excitation avec mes mains.
— Tu sais, c’est naturel d’avoir une érection sous la douche me rassure-t-il.
— Peut-être, mais pas devant son prof.
— Dis-toi que je suis un ami et détends-toi.
Je me savonne et me rince à la vitesse de l’éclair. Je dois écourter cette douche le plus rapidement possible. Une fois propre, je me dirige vers le vestiaire, mais une main sur mon épaule me retient.
— Tu pars déjà ? demande-t-il.
Je décide de me retourner pour lui répondre en face. Il plonge son regard dans le mien, j’y vois une lueur d’envie et de luxure. Il descend les yeux vers ma bouche et je comprends à ce moment-là que je ne vais pas sortir de cette douche aussi rapidement que je le pensais. Il attrape mon visage entre ses deux mains avant de venir poser un léger baiser sur mes lèvres. Ce simple geste fait monter une vive et agréable chaleur en moi. Je ne réagis sûrement pas comme il en aurait eu envie, car il s’empresse de reculer.
— Désolé, je ne sais pas ce qui m’a pris, me dit-il en baissant la tête.
Je n’essaie pas de répondre, de toute façon, je suis sans voix.
— Oublie tout ça, Tony, et rentre chez toi. On se voit demain, ajoute-t-il renfrogné en retournant sous l’eau.
Partagé entre le doute, mais aussi le désir de lui rendre son baiser, je décide finalement de sortir de la douche. Pourquoi est-ce que je n’ai rien dit ou fait pour lui montrer que j’avais envie de lui ? Je suis vraiment un idiot, ce n’est pas comme si j’avais tous les jours l’occasion d’embrasser un mec si sexy. Je me sens un peu honteux, mais également en colère contre moi-même d’avoir laissé passer une si belle opportunité !
Je m’essuie le plus vite possible afin de quitter le vestiaire. Au moment où j’enfile mon boxer, j’entends l’eau qui se coupe et Kylian apparaît dans son plus simple appareil.
— Tu n’es toujours pas…
Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase et me jette sur lui. Je l’embrasse fougueusement sans réfléchir. Il est surpris, mais il tente de mettre sa langue dans ma bouche, alors j’entrouvre mes lèvres pour le lui permettre. Notre baiser se fait de plus en plus sauvage. Il n’y a pas à dire, il sait ce qu’il fait. Il pose ses mains sur mes fesses pour nous rapprocher l’un contre l’autre, je sens son sexe qui commence à gonfler contre ma cuisse.
À ce moment-là, j’ai conscience que nous n’allons pas nous arrêter là. Je n’ai jamais été timide avec un homme, mais pour ma défense, c’est quand même mon prof. Ne sachant pas si je peux laisser cours à mon imagination avec lui, je lui permets de découvrir mon corps. Il lâche mes lèvres et m’embrasse dans le cou en caressant mon torse. Finalement je n’ai pas besoin de prendre d’initiative, Kylian à l’air d’avoir de l’expérience…
Je lui laisse le loisir de me toucher, il m’effleure un téton avec son nez avant de le lécher. Il se risque même à quelques mordillements, ce qui m’excite terriblement. Toute ma pudeur quitte mon corps, je ne pense plus à rien. Je n’ai qu’une envie, être envahi par le plaisir. Je fais abstraction du lien social et de la différence d’âge qui nous séparent et m’abandonne à des besoins primitifs. Je gémis de plaisir lorsqu’il lâche mon téton pour aspirer le second. Alors qu’il revient à l’assaut de ma bouche, je glisse une main entre nous et attrape son sexe. Je le caresse lentement afin d’augmenter son désir. Il pose son front contre le mien et se mord la lèvre. Son regard me fait comprendre de ne pas m’interrompre.
Je commence à être à l’étroit dans mon caleçon, Kylian tente de me rendre mes attouchements, mais la barrière de tissus l’en empêche. Il s’agenouille devant moi, attrape mon boxer et me l’enlève. Ma queue lui saute littéralement au visage, ce qui nous provoque un fou rire. J’arrête de rire dès que sa langue vient effleurer le bout de mon sexe. Ce contact envoie un million de picotements jusque dans mon ventre. Il prend son temps, lèche mon érection, ainsi que mes couilles et avant même que je lui demande de me sucer, il aspire mon gland et le tète.
— Encore, Kylian, j’en veux plus, lui dis-je en gémissant.
Il descend alors délicatement sur ma bite et elle se retrouve entièrement dans sa bouche. Il joue avec toute la longueur de mon sexe avant de le ressortir tranquillement. Après quelques allers-retours avec cette délicieuse lenteur, sa fellation augmente en intensité. Ces coups de langue se font bestiaux, il me dévore la queue. S’il continue comme ça, je ne vais pas tenir longtemps.
— Doucement, lui demandé-je en le saisissant par les épaules pour le faire remonter vers moi.
— J’en veux encore, dit-il en caressant mon érection.
— Patience, ajouté-je avant d’attraper sa bouche.
Tout en l’embrassant, je le pousse vers le banc qui fait le tour du vestiaire.
— Assied-toi et laisse-moi faire, lui ordonné-je en m’agenouillant devant lui.
Je sais ce que je dois faire, je reprends les rênes de notre échange. Je me retrouve devant son érection et lui lèche le gland pour récolter une perle de precum. Un goût salé envahit mes papilles et m’excite encore un peu plus. Je caresse sa queue avec ma langue de haut en bas comme si je me délectais d’une glace.
— Suce-moi ! gémit-il.
Comment ne pas obéir dans ces moments-là ? Je glisse sa bite entre mes lèvres et entame de lents va-et-vient tout en effleurant ses bourses.
— Oh oui, continues ! m’ordonne-t-il en posant une main de chaque côté de mon visage.
À ce stade, je ne bouge plus la tête, c’est lui qui m’indiquer la cadence qu’il souhaite.
— Mm, tu la kiffes ma queue ?
Impossible de répondre, son sexe remplit ma bouche. Je lui fais un signe de tête, tout en gémissant pour qu’il comprenne que je l’adore.
— Je sais que tu l’aimes ! Vas-y, bouffe-la bien à fond ! T’en veux encore, salope ?
C’est la première fois qu’un mec me parle comme ça pendant que je le suce, mais au lieu de me refroidir, je sens mon excitation monter d’un niveau. Lui aussi est au summum du plaisir, il se lève et commence à me baiser littéralement la bouche. Je ne suis plus Tony, son élève, mais bien son partenaire de sexe, plus aucune barrière n’existe entre nous. Il regarde son membre disparaître entre mes lèvres à chaque aller-retour, ce qui le fait gémir. Je l’observe et je sais que sa jouissance n’est pas loin, il sort sa bite de son carcan humide et me biffle.
— Bouffe-moi les couilles, dit-il en posant sa queue sur mon visage.
J’attrape ses boules, une à une entre mes lèvres et les fais rouler sur ma langue. Je ne me reconnais pas, je n’ai jamais été aussi soumis aux ordres de quelqu’un. Cet homme me fait faire ce qu’il veut et je n’en trouve aucun avilissement. Il remet sa queue dans ma bouche et me la pilonne. Je sens ses couilles contre mon menton à chaque va-et-vient.
— Je vais jouir ! Tu le veux, mon jus ? demande-t-il alors que je sais pertinemment qu’il n’attend pas de réponse.
À peine a-t-il terminé sa phrase qu’il la sort et se branle rapidement devant moi. Dans un râle de plaisir, il éjacule sur moi. Je reçois plusieurs jets de sperme sur le visage et sur les lèvres. Il étale sa semence avec son sexe et me le glisse à nouveau dans la bouche.
— Nettoies ma queue, m’ordonne-t-il.
Il reprend ses va-et-vient, je n’ai pas le choix que d’avaler son foutre et, honnêtement, il n’a pas été radin.
Quelques minutes plus tard, son excitation est redescendue, moi, je n’ai toujours pas joui. Il se retire de ma bouche, je me dis qu’il va me rendre la pareille, mais il attrape une serviette et quitte le vestiaire sans un regard vers moi. Mon érection disparaît en un claquement de doigts.
Je suis là, à genoux, tout seul… Il m’a abandonné comme une vieille chaussette…


 
3
 
Pourquoi est-il parti comme ça alors que c’est lui qui m’a demandé de prendre une douche avec lui ? Peut-être que je ne lui plais pas ? Je ne devrais pas remettre en question ce qui vient de se passer entre nous. Ça ne sert à rien, ce qui est fait est fait. Si je veux être clair avec moi-même, je ne le lui reproche pas, je regrette seulement qu’il ait profité de mon corps pour son simple plaisir. Je ne suis pas un putain de sex-toy que tu utilises et abandonnes au pied de ton lit avant de t’endormir. Je suis un être humain avec des besoins et des sentiments. Je me sens tellement humilié.
Je suis toujours assis sur le sol du vestiaire, nu comme un ver, à me demander ce qui vient de se passer. La chaleur de notre échange disparu, ma peau se couvre de frissons. Je me lève, et avant de m’habiller, je fais une pause devant le miroir qui reflète mon image. Je suis un jeune homme de 18 ans avec des cheveux blond foncé et les yeux verts. Avec mon mètre 80 et mes 75 kilos, mon physique est plutôt correct. De plus, même si j’ai du mal à les accepter, j’ai reçu pas mal de compliments sur mon apparence par le passé ! C’est vrai qu’aucun muscle ne sculpte mon corps comme le sien, mais je ne suis pas dégueulasse à regarder !
Je n’aurai jamais dû prendre cette douche avec lui, maintenant comment vais-je réagir lors de mes heures de TIG ? Dois-je revenir dessus demain afin de mettre les choses au clair avec lui où faire comme si rien n’était arrivé ? Soudain, un bruit de porte me sort de mes réflexions. Est-ce Kylian qui a fait demi-tour pour s’excuser de son attitude ?
J’ai à peine le temps d’enfiler mon caleçon qu’une tête apparaît à l’entrée du vestiaire. Ce n’est pas lui, mais ce connard de Mathieu. J’essuie mes larmes et le fixe du regard.
— Qu’est-ce que tu fous encore ici, petit pédé ?
— Rien ! Lâche-moi !
Vient-il d’arriver ? J’espère qu’il n’a pas croisé Kylian dans le couloir et qu’il ne nous a pas entendus…
— Baisse d’un ton tout de suite, Ansuli !
— Qu’est-ce que tu fais là ?
— Occupe-toi de ton cul !
Mathieu récupère quelque chose dans son casier et se retourne vers moi.
— Qu’est-ce tu fous à poil ? Si tu essaies de m’exciter, tu es loin du compte ! Il te manque une chatte et deux gros seins !
— Je ne cherche rien, alors ferme ta gueule, lui dis-je en enfilant mes vêtements.
Mathieu pousse la porte du couloir. Une montée d’angoisse me submerge. J’ai peur qu’il ait envie de me frapper, car je l’ai insulté. À mon grand étonnement, il ne devient pas violent.
— Tu ne veux toujours pas me dire pourquoi tu es dans le vestiaire à cette heure, dit-il radouci.
— Le proviseur m’a donné des TIG, car j’étais en retard en cours.
— Ça ne m’explique pas pourquoi tu étais à poil.
— Je sors de la douche.
Mathieu s’assoit sur le banc et me fait signe de m’installer à côté de lui en tapotant sur le siège.
— Tu sais quand je suis rentré dans le vestiaire, j’ai vu que tu pleurais. Tu ne veux pas me dire pourquoi ?
Je ne comprends pas son changement d’attitude. S’il pense que je vais me confier à lui, il se met le doigt dans l’œil. De toute façon, il est hors de question que je lui raconte que je viens d’avoir une relation sexuelle avec un prof.
— Explique-toi, Tony. Dis-moi pourquoi tu es triste, personne ne pleure pour rien.
— J’ai appris une mauvaise nouvelle tout simplement.
— Ah d’accord, désolé pour toi. Tu ne veux pas en parler ?
— En fait, euh, je ne sais pas trop comment dire ça, mais j’ai un ami… non, c’est bon, laisse tomber.
— OK, Tony, me coupe-t-il, j’ai bien compris que tu ne te confieras pas à moi. Pas la peine de me mentir. Tu me diras, comment pourrais-tu te livrer au mec qui te rabaisse, t’insulte et encourage les autres à faire pareil ?
Je suis sur le cul. Serait-il en train de se remettre en question ? Découvrant un nouveau Mathieu, gentil et attentionné, je décide de m’asseoir à côté de lui.
— Je peux te poser une question ?
— Bien sûr, je t’écoute.
— Tu ne serais pas un peu bipolaire ?
Il part dans un fou rire et me donne un coup de coude. Son rire est plutôt communicatif, car je me joins à lui.
— Je ne suis pas que le mec con et arrogant qui s’en prend à toi dès que je te croise, répond-il en rigolant.
— Pourquoi est-ce que tu es comme ça avec moi ? Je n’ai jamais rien dit ou fait contre toi !
— Je ne sais pas. Un jour, je t’ai bousculé dans les couloirs et ça a fait rire tous mes potes, alors petit à petit, j’ai amplifié les choses en t’insultant de tous les noms possibles. Ça me plaisait d’amuser la galerie. Tu sais au lycée, il y a les élèves populaires et il y a les autres.
C’est moi qui devais me confier à lui et finalement, j’ai réussi à échapper à sa question. Sans qu’il s’en aperçoive, c’est lui qui s’épanche sur mon épaule. Mathieu peut être un gars bien en fin de compte. C’est la première fois que nous échangeons des propos sans cris et sans injures.
Nous discutons de choses et d’autres, en perdant la notion du temps. Si on m’avait dit un jour que je parlerais autant avec lui, j’aurai rigolé au visage de cette personne.
Alors qu’il me raconte ses projets pour les vacances qui arrivent, un bruit de pas se fait entendre dans le couloir. Mathieu se lève pour quitter le vestiaire et le gardien entre à ce moment-là.
— Que faites-vous ici, tous les deux ?
— Rien, monsieur, c’est l’autre pédé qui a essayé de me tripoter.
— Quoi ? N’importe quoi. J’étais avec le prof de sport en punition, et Mathieu s’est pointé.
— Je me moque de vos explications, il est tard, rentrez chez vous !
Mathieu quitte le gymnase en courant. Je prends mes affaires et sors du vestiaire en maugréant contre ce connard.
Après quelques minutes de marche, je me retrouve dans la chambre d’internat que je partage avec mon demi-frère. J’ai à peine le temps de m’allonger sur mon lit que Fred fait irruption.
Quelques années plus tôt, mon père a décidé de se remarier et m’a présenté sa future femme et son fils du même âge que moi. Le contact entre nous s’est tout de suite super bien passé, c’est pour ça que nous avons demandé à être ensemble.
— Hey, Tony ! Ça va ? Pourquoi tu rentres si tard ? Tu étais où ?
— Fred, ce n’est pas le moment. Je n’ai pas besoin d’être soumis à ton interrogatoire habituel ! Et je t’ai déjà dit de frapper avant d’entrer, tu pourrais me trouver occupé avec quelqu’un !
— Cool, Nini ! Détends-toi ! Comment s’est passée ta journée ? me dit-il en se moquant de ma réflexion.
— Elle a mal commencé. La prof de bio m’a envoyé dans le bureau du directeur.
— Ah bon ?
— Ouais, je suis arrivé en retard et je n’avais pas mon devoir, expliqué-je en lui montrant les feuilles encore au chaud, que je sors de mon tiroir.
— Il a dit quoi, Garino ?
— Un trimestre de TIG !
Je ne lui raconte pas que le proviseur m’a tripoté car, même si j’ai confiance en lui, je ne voudrais pas qu’il en parle à quelqu’un par mégarde.
— Autre chose, ajouté-je. Arrête de m’appeler par ce surnom débile.
— Pourquoi, mon Nini ? répond-il en rigolant. Tout le monde l’utilise dans la famille.
— Justement, je n’en peux plus, dis-je en soufflant.
À aucun moment, je n’évoque la douche avec Kylian et notre parenthèse sexuelle. Rien que d’y penser, les larmes me montent. Je ne prends pas la peine non plus d’aborder la discussion avec Mathieu. Il me propose de venir boire un verre avec ses potes, mais je refuse immédiatement, je n’ai pas la tête à faire la fête ce soir. Je le remercie quand même.
— Ça ne te dérange pas si je t’emprunte quelques fringues ? Je n’ai plus rien à me mettre.
Il se sert dans mon armoire avant de se diriger dans la salle de bain.
— Je n’ai pas répondu, Fred !
Il revient dans la chambre en caleçon.
— C’est bon, frérot, ne fais pas le radin, prête-moi tes vêtements, dit-il en se jetant sur mon lit pour me chatouiller.
Je capitule et il retourne se changer en dandinant ses petites fesses. Je n’ai jamais forcément porté attention à son physique, mais Fred est quand même bien bâti. Il n’est pas très grand c’est vrai, mais son corps musclé est impressionnant comparé au mien. Il est souvent observé, autant par les filles que par les garçons sûrement à cause de sa peau caramel, de ses yeux brun foncé et de ses cheveux noirs rasés. Il est apprécié par tout le monde grâce à son charme et sa gentillesse.
Il est enfin prêt pour sortir. Il me remercie en claquant la porte de notre chambre. Une fois encore, je me retrouve seul. Pourquoi je n’ai pas accepté son invitation ? Ça m’aurait changé les idées et peut-être que j’aurais arrêté de penser à Kylian.
Afin d’oublier tout ça, je me pose sur mon lit et me plonge dans la fin de mon livre. Au bout d’un quart d’heure, mon roman est terminé, il n’y a pas à dire, il est quand même bien excitant ce Christian Grey. Pour refroidir mes ardeurs, je décide d’aller faire un tour dans le parc du lycée. Dix minutes d’errance plus tard, je me retrouve devant le café du campus. J’ai bien envie de prendre un chocolat chaud avant de rentrer me coucher. En arrivant près de l’entrée, je tombe nez à nez avec Kylian qui tient une femme contre lui.
Qui est-elle ? Je ne sais pas quoi faire, rester là comme si de rien n’était ou partir en courant ?
 
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