Les écrous du temps percé Partie 1
133 pages
Français

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Les écrous du temps percé Partie 1 , livre ebook

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Description

Depuis un certain temps déjà, le dieu Loki surveille le quotidien de Marie-Élise Duchet à Montréal, en 2009. En attendant l’arrivée du fils prodige, cette dernière fait son deuil puisque le dieu s’est joué d’elle en tuant sa mère.
Dans la perspective de parfaire l’évolution de son fils, qui deviendra le premier voyageur du multivers, trois gardiennes épient tout le temps. Les sœurs Mortifères, protectrices des écrous, veillent à ce que rien ne s’oppose aux desseins de leur maître.
Après tout, au royaume des géants, Surt parviendra-t-il à en faire un véritable guerrier ?
En effet, sur Midgard, le dieu Loki perturbe les négociations en cours pour la signature du traité commercial visant une alliance avec le roi d’Aboudabard. Il veut récupérer son fils Eivind, seule la reine Gisela ressentira la douleur de la séparation.
Assurément, elle fait bien de s’inquiéter ! Les contrecoups des voyages spatio-temporels s’accompagnent de séquelles… irréversibles.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 janvier 2021
Nombre de lectures 7
EAN13 9782897754280
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0017€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

LES ÉCROUS
DU
TEMPS PERCÉ
Partie 1
 
 
 
 
Matilda Taupee Fortune
 
 
Conception de la page couverture : © Les Éditions de l’Apothéose
Images originales de la couverture : Shutterstock 1278939667 et 1401778256
 
 
 
Sauf à des fins de citation, toute reproduction, par quelque procédé que ce soit, est interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur ou de l’éditeur .
 
 
 
Distributeur : Distribulivre   www.distribulivre.com   Tél. : 1-450-887-2182 Télécopieur : 1-450-915-2224
 
© Les Éditions de l’Apothéose Lanoraie ( Québec) J 0K 1E0 Canada apotheose@bell.net www.leseditionsdelapotheose.com
 
Dépôt légal — Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2020 Dépôt légal — Bibliothèque et Archives Canada, 2020
 
ISBN papier  : 978-2-89775-400-6
ISBN epub : 978-2-89775-428-0
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ÉCROUS
DU
TEMPS PERCÉ
Partie 1
 
 
Prologue
 
 
Dans le royaume d’Ashaagard, le roi Osfrid peaufinait la préparation de ses réunions, entouré de ses sages, même s’il ne les appréciait pas, il se détendait avant le grand moment. Sa femme Gisela, prévenante, l’attendait près de son trône. Elle avait souffert du manque de maturité d’Osfrid après la naissance de l’enfant mais maintenant tout semblait calme, et la reine affichait un air satisfait dans l’atmosphère qui s’en dégageait. Elle aimait que son roi lui rappelle combien son fils était charmant, comme il le fut lui-même autrefois.
Bien que la date des fiançailles ne soit pas arrêtée, la reine avait prévu d’arranger un pacte d’amour avec deux fillettes d’autres royaumes. Le premier était Aboudabard, où ils se rendraient à l’occasion du baptême de la petite Séraphina, son père avait le pouvoir immense d’ouvrir des voies maritimes, ainsi le commerce pourrait s’intensifier entre les différents pays. Ils iraient donc rencontrer le roi à la fois pour traiter des affaires politiques, mais aussi personnelles.
C’est ce qui dérangeait Osfrid, il n’aimait pas se mêler des histoires de cœur surtout à propos d’un fils qui n’avait pas l’âge de se marier   ! À 14 ans, il en avait lui-même fait les frais, et les disputes ne manquaient pas à ce sujet… Mais bon   !
La reine l’avait décidé, il s’y soumettait en acceptant ce compromis si banal comparé au vaste monde qu’était Midgard.
C’est en arrivant audit royaume que le roi Osfrid comprit l’excitation de Gisela, elle embrassait le roi et la reine d’Aboudabard avec chaleur. Avec tout cela, en apercevant la petite Séraphina, elle suggéra sans complexe :
— Voilà une belle demoiselle prête à venir avec nous   ! Oh, pardonnez-moi… je ne voulais pas être… grossière.
— Non, dit la reine en reprenant son enfant, nous avons à faire maintenant.
— Je te l’avais bien dit, rudoya Osfrid, en marchant.
Peu de temps après, la cérémonie se déroula sous le regard fier des parents lorsque le prince Eivind poussa un cri qui faillit briser les tympans des invités. La reine Gisela essaya, tant bien que mal de le faire taire, mais elle dut se rendre à l’évidence, elle devait quitter la salle pour retrouver un semblant de paix. L’horrible sentiment de se sentir comme une étrangère aux yeux des autres la ramenait à son enfance où elle n’était qu’une femme de la campagne. Son titre de reine était bien loin de tout cela, elle respira fort, et tapota la cuisse de son mari en espérant qu’il lui pardonne l’affront. Il resta de glace. Elle se leva et se dirigea vers la sortie.
Gisela ne savait plus où se mettre, elle pria pour que la cérémonie ne durât pas trop.
Elle éprouvait un sentiment de solitude, même si le petit avait cessé de pleurer. À vrai dire, elle se sentait dépassée, elle avait envie de s’enfuir de ce royaume, et elle se rappela la vie qu’elle avait menée avec Ralf et Falco.
— J’espère que là où vous êtes tout va bien, se soucia-t-elle.
Le petit gloussa.
— Oui, c’est ça, fais ton malin.
Plus tard, le prêtre ouvrit la porte. Il prit un instant et s’arrêta près d’elle.
— Il n’a pas pu naître   !
Le visage décomposé, il continua.
— Il sera votre perte   ! Ne le laissez pas vous manipuler. Il n’est pas fait pour vivre   !
— Reprenez votre souffle, dit Gisela en posant la main sur son épaule, et dites-moi de qui parlez-vous, Monseigneur ?
— De lui   !
Quand son doigt pointa délibérément le prince Eivind, les rois et les reines venaient à peine d’apparaître. Gisela semblait confuse, et le temps qu’elle remarque le roi derrière son dos, le prêtre les avait déjà quittés.
 
 
 
Chapitre I
 
 
 
Gisela était à bout de nerfs et le roi Osfrid le sentait, probablement le fait de l’écarter de la cérémonie, se dit-il. Il la ramena près des invités en espérant qu’elle se tienne correctement. Bien que Gisela fût dans la lune, elle les suivit comme une automate.       
— Mais que t’arrive-t-il, bon sang   ? dit Osfrid, énervé et en retrait.
— Je… J’ai vu…
— Veuillez vous approcher. Roi et Reine d’Ashaagard, pourriez-vous nous faire l’honneur de venir à notre table   ? dit la reine du royaume.
— Bien entendu, répondit Gisela encore dans ses tourments.
— Cela serait avec un immense plaisir. Mais qu’est-ce qui te prend   ? la sermonna le roi Osfrid.
Déjà la reine s’avançait vers eux, le sourire aux lèvres. Elle leur demanda si elle pouvait prendre le petit des bras de Gisela. Quelques instants plus tard, quelqu’un le conduisit avec Séraphina dans une chambre commune aux deux enfants.
— Ne vous inquiétez pas, il sera en sécurité. Dans la même chambre. Mais pas dans le même lit   ! s’exclama-t-elle, provoquant l’hilarité de la salle.
Le roi Osfrid dut se contenir pour ne pas désavouer sa femme, mais elle sut se montrer digne et s’installa aux côtés de la reine. Il remarqua sa forte assurance, ses épaules droites et sa rhétorique, il sut pourquoi il l’avait choisi. Au cours des festivités, il parla au roi des changements à apporter au sein de leur nouvelle compagnie maritime, des ponts et des conséquences pour les riverains affectés.
Le roi argua que le bien des vassaux était en jeu et que pour leur plaire à tous, il faudrait des efforts et du financement.
Ils s’associèrent et, le jour suivant, ils signèrent le pacte de libre-échange. Gisela avait accepté – non sans hypocrisie – de demeurer plus longtemps dans la cité d’Aboudabard.
Ce soir-là, à la veille du départ, elle marcha vers la chambre des enfants alors qu’un froid sec emplit la pièce. Elle ferma la fenêtre et déposa un baiser sur le front de son fils en vérifiant que la princesse ne manquait de rien. Puis, elle les laissa dormir.
La fenêtre se rouvrit et le dieu Loki entra. Il fut submergé d’une émotion si intense qu’il faillit crier, c’était la première fois qu’il le voyait ainsi.
Il avait appris à rester en retrait pendant toutes ces années, mais dans quelques jours il l’enlèverait à sa mère et le prendrait sous son aile à la manière d’un vrai père.
Oui, Osfrid connaissait la vérité mais il l’avait refoulée comme une graine coincée au fond de sa gorge dissoute avec le temps. Gisela, elle, n’avait jusqu’alors rien soupçonné.
Loki souleva l’enfant et le petit se mit à agiter ses doigts.
Le dieu du mal n’avait pas perdu sa fougue depuis l’enlèvement de Gisela, quand il avait été araignée. À chaque fois qu’il y pensait, il se remémorait les détails : il lui avait tendu un piège après qu’elle ait succombé au miel . Oh   !
Il lâcha l’enfant et le rattrapa. Il lui fallait partir, mais il reviendrait et cette fois l’étau se resserrerait sur le royaume qui avait v

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