Les enfants de gorre t.2 - les bannières de mann
314 pages
Français

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Les enfants de gorre t.2 - les bannières de mann , livre ebook

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Description

Après leur tragique mésaventure avec le Carillonneur, les trois frères Fenrys se retrouvent emprisonnés en Irlande. Une île où il ne fait pas bon vivre quand on est de Gorre ! Alors que les mois passent, Wilfrid s'inquiète : que deviennent le domaine de Thorgelsen sans ses gardiens ? Quant à Gunnolf, c'est le destin de Danna, l'héritière de l'île de Mann, qui occupe ses pensées. Fanegan, de son côté, s'interroge sur ses mystérieux dons. Pourraient-ils se révéler utile dans leur quête pour regagner leur foyer ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 16 juillet 2021
Nombre de lectures 11
EAN13 9782491806101
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0995€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
Présentation de l’éditeur
Après leur tragique mésaventure avec le Carillonneur, les trois frères Fenrys se retrouvent emprisonnés en Irlande. Une île où il ne fait pas bon vivre quand on est de Gorre !
Alors que les mois passent, Wilfrid s’inquiète : que devient le domaine de Thorgelsen sans ses gardiens ? Quant à Gunnolf c’est le destin de Danna, l’héritière de l’île de Mann, qui occupe ses pensées.
Fanegan, de son côté, s’interroge sur ses mystérieux dons. Pourraient-ils se révéler utile dans leur quête pour regagner leur foyer.
 
 
Texte intégral : Sylvain Ferrieu
Illustrations : Navigavi
Table des matières Couverture Présentation de l’éditeur Carte Page de titre Prologue : Le chevalier au Loup Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Intermède : L’Épée dans la pierre Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Épilogue Postface Mahô éditions Mentions légales Colophon
Points de repère Couverture
Sylvain Ferrieu
Illustrations : Navigavi
Les Bannières de Mann
TOME II
« Quelle durée souhaitez-vous donner à votre union ?
— Je souhaite opter pour la durée la plus longue. »
« Tu vas devoir en payer le prix, traître ! »
Carte
Page de titre
Sylvain Ferrieu
Illustrations : Navigavi
Les Enfants de Gorre
Les Bannières de Mann
TOME II
Prologue Le chevalier au Loup
Maintenant que l’obscurité commence à nous encercler et que la nuit avance sur ses ailes membraneuses, je vais vous demander de vous réunir autour du feu. Allons, venez à moi ! Tenons à l’écart les ombres qui progressent lentement dans les couloirs de ce château, et jusqu’au cœur de cette somptueuse salle de banquet. Car l’heure est venue de mon ultime histoire.
Pour vous remercier de votre hospitalité, je vous ai narré les hauts faits des nobles chevaliers qui ont fait la gloire du royaume de Logres. Ces aventures, vous les avez probablement déjà entendues par la bouche d’autres ménestrels avant moi. Mais il en est une que bien peu connaissent, ou que bien peu osent raconter. Il est des légendes qui nous parviennent par une voie détournée, sombre et déformée par un voile de pénombre, à l’image de celle qui guide les protagonistes de ces histoires, en raison de la noirceur qui les hante et de la peur diffuse qu’ils inspirent. Ainsi, je vais vous conter l’histoire d’un être obscur, que vous connaissez sans pour autant tout savoir de lui. Car dites-vous bien que si vous redoutez le hurlement lugubre des loups les soirs d’hiver, ou si ces jeunes seigneurs regardent parfois sous leur lit de peur d’y trouver un monstre, cet homme n’y est pas étranger.
Il vivait dans l’île de Bretagne, à l’époque du grand roi Uther Pendragon, un seigneur modeste qui avait reçu en fief une petite baronnie aux confins du royaume de Gorre, nullement remarquable autrement que par le fait que toutes les bonnes gens l’évitaient. Sitôt que les tours de la citadelle de Thorgelsen étaient en vue, les voyageurs les plus téméraires les avisaient avec angoisse jusqu’à ce que la route bifurquât vers une destination plus accueillante. Ils voyaient le haut donjon toujours entouré d’oiseaux de toutes sortes et, la nuit, pour les rares malchanceux qui seraient restés dans les parages, de chauve-souris. Ce mouvement incessant des nuées au-dessus du domaine prévenait souvent ces bonnes âmes, heureusement pour elles, bien avant qu’elles ne fussent en vue des bâtiments. Car le maître des lieux avait la réputation d’entretenir une relation particulière avec ces animaux, liés à lui par une magie plus sombre encore que les rites païens qui régnaient alors sur ces terres. Et tout ce que l’on disait de lui, aussi dérangeant et inquiétant que ce fût, était très certainement vrai.
On l’appelait le chevalier au Loup. Chevalier, peut-être l’était-il, mais personne ne se souvenait de l’avoir adoubé. Mais personne n’avait non plus oublié d’où il tenait son emblème ! Imaginez une bannière noire, traversée d’une bande écarlate et portant trois loups dorés se préparant au carnage, flottant dans un ciel ensanglanté, au soir d’une bataille. Oui, trois loups d’or sur fond de sable et barré de gueules en signe d’infamie, comme le voulait l’usage du temps. Mais cet être ne s’était pas doté de ses armoiries pour plaire aux hérauts d’armes, car il n’en rencontrait jamais.
Il était venu des lointaines contrées du nord, où l’obscurité l’emporte sur la lumière plus de la moitié de l’année, à la tête d’une horde de pillards qu’on appelait le clan Fenrys. Si ces sauvages étaient redoutables en soi, que dire des loups monstrueux qui les accompagnaient sur le champ de bataille ? On n’en trouvait que vers les neiges du Septentrion, où ils étaient dressés pour l’attaque, pour servir d’éclaireurs, pour semer le chaos avant l’arrivée du gros des troupes. À cette époque, le nord de la Bretagne n’était plus tenu par les légions romaines qui refluaient depuis le mur d’Hadrien alors que l’Empire commençait à s’effondrer. Le Fenrys eut le loisir de se tailler un domaine immense avant qu’une armée digne de ce nom pût marcher contre lui. Il fallut réunir une grande partie de ce que la Bretagne contenait encore de légions, épaulées par maintes troupes mercenaires, pour parvenir à défaire l’envahisseur. Mais le Fenrys ne fut pas occis à l’issue de la campagne, non plus qu’il fût rejeté à la mer : le chef de guerre breton obtint de lui un serment de vassalité. Quant aux loups, ils ne furent même pas chassés, ce qui explique qu’on trouve toujours de ces bêtes monstrueuses au nord de la Bretagne.
En souvenir du pacte, la fidélité de Folkhart, le chevalier au Loup, envers son suzerain était absolue, tandis que le roi de Gorre était le seul qui accordât à son vassal autre chose que la crainte ordinaire que le nom Fenrys inspirait à tous les autres. Il était de notoriété publique que le roi avait conscience de ce que le sang Fenrys pouvait accomplir à son service.
Or donc, il arriva un jour où ce service fut requis.
Nous étions au début du règne du roi Uther Pendragon, qui venait à grand-peine de se défaire de l’usurpateur Vortigern et qui tentait d’unifier la Bretagne sous la bannière unique frappée du dragon celtique. Alors que le sud du pays se ralliait au roi et que les Saxons étaient repoussés, une autre force, plus insidieuse, lorgnait depuis l’autre côté de la mer, caressant l’opportunité que représentait la moitié nord de l’île. Une nouvelle invasion se préparait.
Elle fut lancée depuis l’Irlande, alors sous la coupe d’un des plus téméraires chefs de guerre que son histoire lui eût donnée, le Morholt, un géant redoutable autant par son physique que par sa violence. À cette époque, les Irlandais se payaient régulièrement sur les terres de leurs frères celtes, dont ils se distinguaient par leur mode de vie et leur mépris profond de l’abâtardissement romain. Pauvres mais fiers, les seigneurs de l’Occident affectionnaient la piraterie et les conquêtes armées. Après de multiples incursions au sud, leur soif de guerre avait fini par se porter au nord, car ils avaient été informés que le roi Uther était occupé au sud à guerroyer contre le duc de Cornouailles pour les yeux de la belle Ygraine. Et si chacun peut juger des raisons du roi et des conséquences de ses actes, peu connaissent les implications de cette affaire pour le nord de la Bretagne.
Les royaumes du Nord offraient une prise de choix, et leurs côtes insuffisamment surveillées virent fondre les boutres irlandais comme une nuée d’oiseaux de proie. Le roi Bran de Gorre s’empressa de réunir le ban et l’arrière-ban, envoya de nombreux messagers de par le royaume, et notamment en direction du sud pour demander l’aide du roi Uther qui n’y apporta aucune réponse. Le roi de Gorre se savait pris par le temps et n’eut bientôt d’autre choix que d’avancer vers l’armée d’invasion pour donner à sa capitale le temps de se préparer au siège.
Les armées se rencontrèrent à la Lande meurtrie, sur les terres de Rheged. Urien, son jeune roi, avait également réuni à la hâte ses vassaux pour soutenir son voisin et ami. Mais tous les efforts consentis ne pouvaient rien face

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