Les enfants de Gorre - Tome 1
232 pages
Français

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Les enfants de Gorre - Tome 1 , livre ebook

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Description

Wilfrid, fils ainé du seigneur forestier de Gorre, revient dans son château natal après des années à parfaire sa formation de chevalier. Il y retrouve ses frères, ses sœurs et un père mourant. Wilfrid va ainsi devoir prouver sa valeur et montrer qu’il est digne de gouverner les terres de son père. Mais, une nouvelle ère approche et la fin du règne d’Uther Pendragon risque de plonger le royaume dans la tourmente…

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 juin 2020
Nombre de lectures 28
EAN13 9782491806002
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0995€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
Présentation de l’éditeur
Wilfrid, fils ainé du seigneur forestier de Gorre, revient dans son château natal après des années à parfaire sa formation de chevalier. Il y retrouve ses frères, ses sœurs et un père mourant. Wilfrid va ainsi devoir prouver sa valeur et montrer qu’il est digne de gouverner les terres de son père.

Mais, une nouvelle ère approche et la fin du règne d’Uther Pendragon risque de plonger le royaume dans la tourmente…


Texte intégral : Sylvain Ferrieu
Illustrations : Navigavi
Table des matières Couverture Présentation de l’éditeur Carte Page de titre Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Épilogue Postface Mahô éditions Yume : La rencontre créative Mentions légales Colophon
Points de repère Couverture
Sylvain Ferrieu
Illustrations : Navigavi
« Arrête-toi ! »
« Ne m'oblige pas à te faire du mal, Wilfrid ! Je n'hésiterai pas ! »
Carte
Page de titre

Sylvain Ferrieu
Illustrations : Navigavi
Les Enfants de Gorre
Chapitre 1
Wilfrid, fils aîné du clan Fenrys, avait le cœur lourd alors qu’il avançait sur le chemin de son foyer, sous le couvert des arbres du Bois sauvage. Tirant nerveusement la bride de son cheval, il ignorait s’il devait presser le pas ou rester quelques minutes encore enfermé dans le souvenir de ses aventures passées.
Il prenait plaisir à voir défiler dans sa mémoire ces cinq années passées outre-mer. Tout était riant sur le continent immense, ce monde que ses semblables n’avaient, pour l’immense majorité, jamais arpenté, dont ils n’avaient pas même imaginé les merveilles. Il revoyait les paysages vallonnés, la douceur du soleil et l’élégance des gens, des hommes comme des femmes, même si ces dernières avaient davantage retenu son attention. Le raffinement qui, là-bas, tenait lieu de mode de vie, avait à son arrivée bousculé les habitudes et l’humilité de son caractère celte.
La Gaule, que certains commençaient d’appeler la France, était bien différente de la Bretagne malgré leurs racines communes. L’influence romaine y avait semé une sorte de douceur de vivre qui contrastait avec la gravité des Bretons, perchés sur leur île brumeuse. Le soleil lui manquait déjà.
Le roi Ban de Benoïc et son frère Bohort de Gaunes avaient su lui accorder une hospitalité comme il n’en avait pas connu pendant ses années dans le Nord de son île natale, tant et si bien qu’il ne savait comment les en remercier un jour. Ils lui avaient encore prodigué une éducation de choix, par l’étude de nombreux livres, l’apprentissage de l’art militaire et la formation de chevalier, en tant qu’écuyer du roi. Seuls nuages dans ce ciel magnifiquement bleu, Wilfrid n’avait pas eu l’occasion d’achever cette formation qui aurait dû le conduire sur la route des honneurs et des hauts faits. Le roi Ban, quelque peu réservé quant à son mérite, lui avait recommandé de poursuivre son étude du code de la chevalerie pour en comprendre les enjeux. « Les tâches d’un roi, d’un grand seigneur servent la chevalerie plus sûrement que les prouesses, et le peuple aura autant besoin de toi que les princesses en détresse », lui avait-il dit, en guise d’adieu. Et Wilfrid méditait encore sur ces phrases sibyllines.
Ainsi, il revenait non pas chevalier, mais simple écuyer. Bien formé, certes, prêt à devenir le seigneur des terres de Thorgelsen, mais dénué de tout statut qui permît d’affirmer une autorité quelconque. Il demeurait le fils aîné du seigneur Folkhart, le Loup blanc du Nord, en pâmoison après une blessure terrible reçue lors de la dernière grande guerre, et dont on ne savait s’il avait la moindre chance de guérir. Le domaine restait entre les mains de dame Marianne, l’épouse de son père et mère de ses frères. Lui n’avait guère connu sa génitrice, morte en couches, et cela laissait en lui une sorte d’absence dès qu’il essayait de se figurer l’image parentale. Ban et Bohort avaient représenté ce qui se rapprochait le plus de figures paternelles. Les quitter avait été un déchirement que n’apaisait nullement le retour à la maison, bien au contraire. Loin de s’empresser, le jeune seigneur traînait la patte, écartelé entre deux regrets et deux promesses. Allait-il accepter son destin de futur seigneur forestier de Gorre et gérer les marches du royaume avec sagesse et placidité, ou écouter ses rêves d’enfant et courir l’aventure pour devenir un preux chevalier ?
La vision de la haute tour du château le sortit de ses sombres pensées. Elle se découpait sur le fond du massif montagneux qui s’élevait derrière lui, dominée par le mont Skiddaw. L’édifice était modeste mais solidement accroché aux montagnes, ce qui lui conféraient une défense naturelle remarquable. Les bruits de la forêt avaient laissé place à un silence inquiétant. Il approchait.
Dans son souvenir le plus lointain, des oiseaux piaillaient toujours par milliers autour du donjon de Thorgelsen, cet édifice unique qu’on surnommait la Volière. Le terme n’était pas usurpé, car son père avait en son temps cultivé une passion curieuse pour les volatiles, qui allait de pair avec son caractère étrange. Il avait fait installer ses quartiers tout en haut de la tour et, pour se protéger des intempéries, fait construire un curieux échafaudage en forme de dôme tendu de couvertures, au sommet clos par un matériau précieux qu’on ne trouvait nulle part ailleurs en Bretagne ni même en France, et qu’on appelait le « verre ».
Un jour que Wilfrid avait demandé d’où provenait cette matière magique, son père s’était esclaffé, avant de lui répondre qu’on se procurait ce qu’on voulait quand on était en affaires avec les pirates irlandais. Cela ne disait pas quel recoin du monde ils avaient dû écumer pour trouver un trésor si étonnant ni le prix qu’il avait fallu acquitter pour entrer en sa possession… Cette surface faisait obstacle aux caprices de la nature tout en permettant au maître de garder toujours ses oiseaux à portée de regard, quand cela signifiait encore quelque chose pour lui. Car, à moins que les choses n’eussent grandement changé, le regard de son père devait toujours être ce néant qui reflétait le vide de son esprit. Certes, Folkhart Fenrys était vivant, mais c’était bien tout. Il fallait bien reconnaître qu’il n’était plus vraiment là.
Alors que le jeune homme s’approchait du village de Varghaffen, il gardait le regard rivé sur la Volière qui se découpait dans le ciel et où devait l’attendre, pour ainsi dire, le seigneur absent du château. Thorgelsen avait-il changé au cours de ces cinq dernières années ? Au premier abord, rien ne le laissait supposer.
Il pensa à ses frères et sœurs : Gunnolf et Fanegan, les jumeaux, pourtant si différents, l’espiègle Sofia et Ralf le benjamin. Leur mère, Dame Marianne aurait-elle des mots tendres pour lui ? Il en doutait, s’attendant plutôt à l’habituelle politesse affectée que la dame originaire d’Escavalon avait cultivée toute sa vie. Il espérait davantage de la part de ses frères, la meilleure raison à son retour. Le Loup en sommeil n’était pas voué à se réveiller. Il arriverait bien un jour où sa belle-mère lui reconnaîtrait son droit à diriger le domaine. Ce jour-là, Wilfrid le redoutait. Quelle que soit sa position dans la ligne de succession, l’ambiguïté de la situation le laissait perplexe quant à son avenir en tant que seigneur. Comment succéder à une légende ?
Le couvert de la forêt se trouvait à présent bien derrière. Surpris par le vent froid qui s’engouffrait sur la plaine sans obstacle, il releva le col de sa cape en frissonnant – de froid ou d’émotion, il n’aurait pu le dire – et traversa l’étendue recouverte de boue froide de laquelle quelques paysans tentaient d’extraire quelques maigres récoltes.
Le seigneur des lieux fit son entrée dans le village. Varghaffen semblait tout droit sorti de ses souvenirs, identique et immuable… Sans doute parce qu’il ne s’y passait pas grand-chose, le plus souvent ! Mais aussi parce que, jusqu’à ce jour, il n’avait que rarement prêté attention à la bonne centaine de maisons qui, regroupées autour de la petite place centrale ou dispersées dans la for&

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