Les Quatre Éléments
341 pages
Français

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Les Quatre Éléments , livre ebook

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Description

Région parisienne, 1981.


Arthur et Lucie, deux adolescents que tout oppose sont entraînés contre leur gré sur les Quatre Éléments, des mondes parallèles qui gravitent autour de la Terre. Ils auront pour mission de mettre fin au conflit engagé par Thalès, un ancien ministre déchu sur le point de s’emparer de ces mondes suite à l’inexplicable disparition de l’Impératrice.


Tous deux se lanceront alors dans une quête pleine de mystères et d’intrigues politiques durant laquelle ils devront affronter d’anciens souvenirs et réunir une amulette légendaire avant Christie, une jeune femme aussi énigmatique que redoutable...


Plusieurs questions les tourmenteront : Qu’a-t-il bien pu arriver à l’Impératrice des Quatre Éléments et quelles sont les vraies motivations de Thalès ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 13
EAN13 9782379600739
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

© Noémie Vernier & Livresque éditions
pour la présente édition – 2019
© Thibault Benett, pour la couverture
© Mélodie Bevilacqua-Dubuis , pour la correction
© Jonathan Laroppe , pour la mise en page
© Mélodie Bevilacqua-Dubuis , Suivi éditorial
ISBN : 978-2-37960-072-2
Tous droits réservés pour tous pays
Conformément au Code de la Propriété Intellectuelle, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, et ce, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation préalable de l’éditeur et de l’auteur.
Prologue

Moscou, 2085
Moreen et Clara

Les lumières du cinéma se rallument et il me faut un moment pour revenir à la réalité. Un sentiment désagréable me hante depuis le début de la journée, mais impossible d’en déterminer la nature. Les conversations battent leur plein. Tous les regards sont tournés vers moi. Visiblement, le public a apprécié l’adaptation filmique de mon dernier roman malgré la faible popularité du genre fantastique. Désormais, le réalisme domine le marché du livre et j’avoue avoir du mal à m’y accoutumer. J’aime l’imaginaire, l’onirisme.
Je sors du cinéma et signe des autographes. Les spectateurs m’applaudissent tandis qu’une foule de journalistes me presse de questions. Je m’apprête à prendre la parole quand… À l’époque où l’espace n’était que néant, quatre sphères volaient dans l’univers encore inexistant . Cette phrase s’impose subitement à moi. Elle m’est familière ; l’ai-je lue quelque part ? Je coupe court à l’échange et pénètre dans ma voiture, pressée de rentrer chez moi où mon mari et ma petite fille Carla m’attendent. Celle-ci me saute au cou et me confie avoir un devoir à faire sur la théorie des quatre éléments élaborée durant la Grèce Antique. Il faut reconna î tre en passant qu’il est rare d’aborder un tel sujet à l’école primaire. Je la regarde, et brusquement, je suis assaillie par l’émotion. Je monte en trombe dans ma chambre.
— Qu’a-t-elle ? s’étonne Carla en me voyant disparaître.
— Une de ses idées folles, sans doute, répond mon époux qui est habitué à mes excentricités.
Une fois à proximité du lit, je me replonge dans mes souvenirs.
— C’était donc cela qui me taraudait ! La nostalgie, le manque.
À ce moment-là, j’entends des voix en bas, entre autres cel le de ma petite fille demandant :
— Grand-mère parle toute seule maintenant ?
— Eh bien, que veux-tu, Moreen reste fidèle à elle-même malgré l’âge ! Elle a souvent besoin d’exprimer ses sentiments à voix haute, explique mon mari avec légèreté.
C’est là que l’idée de tout lui raconter émerge dans mon esprit. J’ai l’envie soudaine de partager mon expérience. Par les mots, je la ferai revivre. Même si je n’ai eu qu’un rôle très secondaire dans cette aventure, j’ai beaucoup de choses à en dire. Je redescends, prends Carla dans mes bras et lui résume mes dernières semaines. Elle a huit ans. C’est une enfant épanouie et elle me ressemble comme deux gouttes d’eau. Elle a toujours aimé que je lui parle de mes romans. Je lui demande si elle désire que je lui conte une histoire.
— Quel genre d’histoire ? veut-elle savoir.
— La plus extraordinaire qui m’est arrivée !
J’attends qu’elle ait montré suffisamment d’enthousiasme pour finalement poursuivre :
— J’accepte de te la narrer, mais seulement si tu promets de la garder pour toi, ce sera un secret entre toi et moi.
Nous allons dans la chambre d’amis, une pièce chaleureuse aux murs violets tapissés d’affiches. Elle comporte un bureau et un lit recouvert de draps orange. Carla s’allonge puis regard e en l’air, impatiente d’entendre le début de mon récit. Je me place en face de ma petite fille et lui relate ce que j’ai conservé inédit jusqu’à aujourd’hui, car j’ai toujours su qu’aux yeux des adultes cela n’aurait aucune crédibilité.

Chapitre 1
Les souvenirs reviennent
Mon histoire commence il y a bien longtemps, l’été de mes treize ans. À cette époque, mon esprit s’égarait souvent dans des contrées connues de moi seule. Je vivais autre part, dans mon univers. Un univers qui restait mon jardin secret ; je n’avais jamais souhaité le partager avec quiconque. Peut-être était-ce pour cette raison que j’avais un tempérament si maladroit, un défaut qui ne m’a d’ailleurs pas quitté. Mais passons, ce n’est pas là l’important.
J’avais fini mes devoirs et mes parents et moi nous rendions chez un cousin éloigné nommé Arthur, que je ne connaissais pas. C’était un homme très agréable, selon ma mère. Mes parents devant partir en voyage d’affaires, il me garderait durant la semaine suivante. Je m’étais habillée à la hâte et j’agissais comme si la situation m’était indifférente. En réalité, j’étais un peu intimidée à l’idée de séjourner dans la demeure d’un étranger.
— Moreen Rivenie, descends tout de suite ! Nous allons être en retard par ta faute ! s’impatienta mon père.
— J’arrive, j’arrive, soupirai-je.
Je dévalai les escaliers à toute vitesse et nous prîmes la voiture. Le trajet fut de courte durée, environ dix minutes. Nous arrivâmes devant une maison plutôt avenante avec des rideaux bleus, le numéro quatre gravé en caractère doré sur la façade. Arthur vint nous accueillir avec un large sourire et je dévisageai cet inconnu aux yeux émeraude avec intérêt.
Ses cheveux argentés étincelaient à la lumière de cette fin d’après-midi. Il était alerte malgré son grand âge, ce qui me surprit. Je l’appréciai immédiatement. Arthur, quant à lui, me détailla, et je sentis qu’il se faisait un plaisir de me rencontrer. Il nous pria d’entrer et me dit :
— Je suis très heureux de faire ta connaissance, on m’a beaucoup parlé de toi.
En examinant le vestibule et les pièces qui suivirent, je m’aperçus que la demeure, plus imposante qu’elle ne paraissait au premier abord, s’étendait sur de longs couloirs. Les pièces spacieuses et habilement meublées annonçaient un hôte raffiné. Sur les murs apparaissaient toutes sortes de tableaux qui décoraient l’habitat. Nous fûmes rapidement imprégnés d’un sentiment de convivialité. Parmi les peintures, une seule attira tout particulièrement mon attention : il s’agissait d’une fée scintillante aux ailes multicolores.
Le dîner fut servi et je me dirigeai vers la table. J’appris qu’Arthur n’avait pas eu d’enfants et qu’il avait divorcé, bien des années avant. J’étais perdue dans mes pensées quand ma mère dit :
— Moreen a toujours voulu devenir écrivain.
Arthur sourit et répondit :
— C’est un beau métier, bien qu’il faille se montrer persévérant.
— Elle est très têtue, assura-t-elle, peut-être qu’un jour ça lui sera utile.
Je m’apprêtai à protester quand je fis malencontreusement un mauvais geste et brisai un verre dont les morceaux se répandirent sur le sol.
— Oh, je suis désolée ! m’exclamai-je confuse.
— Ce n’est rien, assura notre hôte, je vais de ce pas chercher un balai.
— Moreen peut s’en charger, objecta mon père.
Le vieil homme m’indiqua alors où se trouvait le placard à balais. À peine eut-il fini de parler que la sonnerie du téléphone retentit. Il s’excusa et se dirigea vers le fond de la maison pour répondre. Moi, j’allais faire ce que l’on me demandait. J’ouvris la porte du local qui se referma d’elle-même. J’allumai et tendis le bras vers un balai quand un coffret tomba à mes pieds . Je m’agenouillai et le ramassai. La photographie qu’il contenait attira mon attention malgré moi. Elle représentait une très belle jeune fille d’environ dix-huit ans. Elle avait des cheveux d’un noir profond, des yeux bleus glace en amande dans lesquels n’importe quel homme se perdrait, cependant au premier regard on remarquait que ce n’était pas une fille facile à vivre.
Son maintien prétentieux et ses airs supérieurs en attestaient. J’observai aussi que sa peau mate faisait re

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