Les Recycleurs
145 pages
Français

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Les Recycleurs , livre ebook

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Description

Quatorze ans après le début de la Grande Crise, Léo parcourt les routes au sein de la Confrérie des Amandiers. Comme toutes les caravanes de Recycleurs, ces artisans nomades tentent de relancer une activité économique à échelle humaine, basée sur les principes fondamentaux de la transition : sobriété heureuse, coopération, communication non-violente, créativité

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 avril 2017
Nombre de lectures 2
EAN13 9782364291010
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
Titre

Michel HUTT
Les Recycleurs
Le roman de l’après-crise


Préface de Jean-Claude MENSCH, maire de la commune en transition d’Ungersheim








www.yvesmichel.org
Dédicace

À nous d’imaginer un autre mode d’existence basé sur la réconciliation avec les lois et les cycles de la vie, la modération et le partage des ressources.
Pierre Rabhi
Cet ouvrage fait suite à la publication en 2015 du Cri du Colibri (éd. Yves Michel, préface de Pierre Rabhi). Les deux romans peuvent être lus indépendamment, mais les lieux et protagonistes étant les mêmes, il sera plus agréable pour le lecteur de les découvrir dans l’ordre de publication, afin d’être plus proche des personnages, qui sont les véritables narrateurs de cette épopée humaine. Les renvois en pied de page vers Le Cri du Colibri sont tout à fait facultatifs. Leur seul but est de permettre à celles et ceux qui le souhaitent de retrouver des passages en lien avec l’action en cours.
Remerciements
Je remercie chaleureusement ma merveilleuse épouse Elsi, mes enfants Pierre, Nina et Marie, ma famille et mes amis, tous les compagnons de route de la Transition et des Incroyables Comestibles, connus ou inconnus, proches ou lointains, Dominique mon super-correcteur valentinois, Yves Michel et toute son équipe, Amélie, Jean-François et les bénévoles de la Foire Ecobio de Colmar, Sarah, Laurette, Sylvie, Claudia et tous les libraires qui continuent de se battre pour le livre malgré la rude concurrence des plateformes en ligne et des supports numériques, Jean-Claude Mensch, Jean-Michel Herbillon et Pierre Rabhi pour leurs magnifiques préfaces et leur engagement exemplaire. Special thanks to Rob Hopkins, Mary Clear et Pam Warhurst.
Merci aussi à vous, lectrices et lecteurs qui me suivez depuis mon « éclosion » en 2015 !
Mes excuses à toutes celles et à tous ceux qui m’ont demandé en ami sur les réseaux sociaux et à qui je n’ai jamais répondu : je n’ai que des amis en chair et en os, que je rencontre avec grand plaisir en librairie et lors des salons ou conférences auxquels je participe.
Une pensée émue pour tous mes ex-collègues, qui luttent au quotidien pour continuer d ’assurer un service public d’enseigne­ment digne de ce nom, dans un contexte de plus en plus ­difficile.
Résumé du Cri du Colibri
Paul, quadragénaire parisien, élève seul depuis toujours sa fille Léa, adolescente rebelle en quête de repères. Ébranlé par un accident survenu presque sous ses yeux, il remet brusquement en cause un mode de vie qu’il n’a pas réellement choisi et qui ne le satisfait pas. Le destin lui tend une perche : suite au décès de son grand-père alsacien qu’il n’a pour ainsi dire pas connu, il hérite avec son frère Lionel d’une maison dans un petit village au pied des Vosges. Il part s’y installer avec Léa. Là, père et fille font la connaissance de plusieurs personnes désireuses de s’engager dans un projet citoyen : produire localement de l’énergie hydroélectrique. Un mouvement de transition se construit petit à petit autour de cette réalisation emblématique.
Paul retrouve par hasard Malika, une auto-stoppeuse rencontrée plusieurs mois auparavant, lorsqu’elle fuyait un petit ami radicalisé et violent qui la battait et l’avait mise enceinte contre son gré. Elle a accouché entre-temps d’un petit Léo, dont elle a choisi le prénom en souvenir du trajet en compagnie de Léa et de son père. Une idylle finit par naître entre Paul et Malika. À l’autre bout de la Terre, Lionel, qui est trader, déclenche malgré lui un tsunami boursier qui ébranle l’économie mondiale. Il trouve refuge à Muhlbach, au moment où tout s’embrase et que la France – comme beaucoup d’autres pays probablement – bascule dans le chaos. Grâce aux techniques de résilience qu’ils avaient déjà développées, les habitants de Muhlbach parviennent à maintenir une certaine qualité de vie basée sur l’autonomie, la sobriété heureuse, la solidarité et la collégialité, tandis que la Grande Crise ravage l’Europe.
En pleine tourmente, Malika donne naissance à Elemil, dont le prénom signifie « Espoir ». La petite communauté de Muhlbach est confrontée à deux problèmes majeurs : le risque d’afflux de populations en détresse, qui romprait l’équilibre fragile qu’elle a réussi à maintenir, et la menace nucléaire, puisque depuis le « blackout », les centrales atomiques ont été abandonnées à leur sort. Ce sont les retombées consécutives à l’explosion du site allemand de Grohnde qui seront fatales à une partie des villageois, dont Paul et Malika. Après leur disparition, Léa et son mari Hugo élèvent Léo et Elemil, comme s’il s’agissait de leurs propres enfants.
On retrouve les deux demi-frères dans Les Recycleurs , alors que devenus adolescents, ils éprouvent le besoin de faire leurs propres expériences et de conquérir leur autonomie. À travers eux, on découvre comment la Grande Crise a modifié la société, en dehors de la vallée de Munster , somme toute , très préservée.

Arbre généalogique
Préface de Jean-Claude Mensch,
Maire de la commune en transition ­d’Ungersheim, à laquelle Marie-Monique Robin consacre son film Qu’est-ce qu’on attend ? , sorti en salles fin 2016.
Lorsque la commune d’Ungersheim s’est engagée dans la démarche de Transition (qui n’avait pas encore trouvé son nom) au début de ce siècle, je n’aurais jamais imaginé faire l’objet d’un long métrage de cinéma, ni devenir un personnage de roman. Dans Le cri du Colibri, Michel Hutt transposait à Muhlbach une partie des initiatives que nous avons développées, telles que l’autosuffisance alimentaire, la gouvernance collective, la sobriété énergétique… Dans ce nouvel opus, les « Recycleurs » de la Confrérie des Amandiers font halte ici, dans notre village en transition : une manière de relier la fiction à une réalité bien concrète.
Esprit curieux, Michel s’emploie, à travers des cheminements intellectuels inédits fondés sur le principe de résilience, à vulgariser (au sens noble) le champ des possibles, à instiller et installer des modes de vie plus reliés, plus enrichissants. Avec le roman comme porte d’entrée, il parvient à toucher et à intéresser un large public à la problématique climatique et énergétique.
Écrire une histoire représentative d’une société au fonctionnement somme toute classique, pour l’extrapoler dans un futur où se conjuguent les affres du désespoir et tous les bonheurs de la vie, avec comme corollaire la substantifique moelle de la ­Transition, maintient le lecteur en éveil permanent. Une écriture qui laisse apparaître tout le talent d’un homme, ouvreur de sentiers (car ces chemins-là sont souvent étroits et sinueux), qui fait la preuve de ses thèses par son comportement au quotidien et son investissement personnel.
Ainsi l’auteur des Recycleurs s’exprime sur un mode proche de la biographie, en donnant à voir ce que pourrait être un monde en transition. Il s’inscrit pleinement dans le précepte de Gandhi : « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul » . Comment pourrait-on vouloir transformer la société sans se transformer soi-même ?
Végétarien convaincu, vivant sobre et heureux dans une maison autonome en paille construite en grande partie de ses mains, ce lanceur d’alerte fait vibrer la Transition par ses fictions prophétiques. Dans un dualisme omniprésent, il confronte et réunit le bien et le mal, témoignant de l’urgence à développer nos capacités d’anticipation face à des phénomènes mortifères dont nous sommes nous-mêmes les initiateurs et les promoteurs inconscients. Il rassemble en cohérence des bribes d’histoires individuelles avec pour toile de fond la quintessence de la vie, construisant des scenarii certes pragmatiques, mais aussi éminemment spirituels, allégoriques, voire mystiques. Cette propension à détortiller l’écheveau de situations difficiles découle nécessairement de la plume d’un homme d’esprit et de conviction. Dans ce livre, des solutions ingénieuses basées sur la débrouillardise (comme pour les douches solaires ou le premier « marathon citoyen de l’information ») sont à découvrir, ainsi que bien d’autres épisodes tour à tour truculents, haletants ou dramatiques, mais toujours empreints d’espoir. Ces passages ajoutent leur lot de suspense, inhérent à tout ouvrage romanesque digne de ce nom.
La lecture plaisante et captivante relève de ce trait de génie d’un conteur qui invite le lecteur à s’émanciper du carcan consumériste, pour reconquérir sa liberté en sortant de la caricature de l’homme unidimensionnel. À chaque détour de phrase, dans les &

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