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Description


Nouvelle Fantastique - 36 pages



Une hésitation, une étincelle, un mot, une résolution...




Suivez l’étonnante rencontre de Gary Oliverman et découvrez comment une simple décision peut changer le cours du destin !




...Et si ce livre, là, sous vos yeux, n'avait jamais existé !








Émouvant, le mot est lâché, et ô combien justifié ici.




Horreur.com


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Informations

Publié par
Nombre de lectures 5
EAN13 9782379610042
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

SK
G REG H OCFELL
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G REG H OCFELL







Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-004-2
Photo de couverture : Nick Fox
Les événements et personnages de cette nouvelle sont purement fictifs. Toute ressemblance avec des faits s’étant produits par le passé ou avec des personnages existants, célèbres ou pas, ou ayant existé ne serait que pure coïncidence et ne saurait engager la responsabilité de l’auteur.
Au Monsieur,
et aux fans du Monsieur...
SK
 
C'était une journée comme je les déteste. Celle qui commençait par les mauvais réveils, les mauvaises décisions, les mauvais gestes. J’avais renversé la moitié de mon gobelet de potage velouté de tomates/basilic dans le hall de l’hôtel Rivendsen. Le garçon avait daigné se bouger le séant de son sacro-saint siège, derrière le comptoir de l’accueil, pour apporter de quoi éponger mon pantalon, le seul que j’avais, le seul avec lequel je me présenterais devant Monsieur Everson, pour négocier la dernière phase, la plus importante du contrat avec StoreGarden Components.
Claire était une secrétaire admirable. Le dossier qu’elle m’avait concocté était bien rôdé. Malgré le moral qui était au plus bas à Support & BraceYourself, Claire ne désemparait pas, elle travaillait d’arrache-pied, gardait son sourire d’ange, et nous préparait le meilleur café de tout le Colorado ; elle n’avait pas seulement hérité du sourire de cet ange, elle en avait l’énergie, l’âme, la force. Nom de Dieu. C’était la Crise, la « Super Crise » depuis la période d’expansion des subprimes, les statistiques rejouaient la scène biblique de la multiplication des pains, mais avec des chômeurs. Et mon fils prodigue à moi, analyste-programmeur, pouvait s’estimer heureux de tapiner à mi-temps dans une boîte traitant les archives d’autres boîtes ; il y classait des documents, fumait trop de cigarettes durant les innombrables pauses sauvages, et gagnait tout juste de quoi colmater les fuites qu’engendraient les charges sur son « pouvoir d’achat » gangrené chaque mois. Il galérait, j’avais aussi galéré... le temps de retrouver un job au coin de la rue pendant que dix autres me tendaient la main. Mon branleur s’en sortait à peine mieux qu’un réfugié mexicain gavé de toutes les aides sociales inimaginables, un taf de dix heures par semaine était une bénédiction, le gros lot, la chance qui s’était décidée à se sortir les doigts du cul.
Tiens, à propos de doigt...
J’en étais à deux de la retraite, mais craignais de ne plus en être séparé que par un seul : le majeur, tendu, un doigt d’honneur divin.
Autant dire de suite que j’étais remonté dans ma Dodge de très mauvais poil. J’avais commencé par mettre la radio. On y passait de vieux tubes, d’ordinaire, entrecoupés de rares bulletins d’actualité. Cette fois, la rédaction était en effervescence. Un carton venait d’être commis, à l’occasion d’une avant-première, dans le Colorado même ; Obama et Romney venaient de poser les armes, ils se rassemblaient pour transmettre leur affliction et leurs plus sincères condoléances aux proches des victimes, des victimes qui étaient venues pour se changer les idées, fuir ce monde de plus en plus perturbé en admirant les péripéties d’un sombre superhéros aux ailes membraneuses...
Un fils d’élu (on ne l’apprendrait que plus tard) était venu dans la salle faire sa séance de tir aux pigeons. Probable qu’il avait sourcillé d’étonnement en entendant soudain les pigeons hurler de façon très humaine. Il avait pressé la gâchette de plus belle...
J’avais augmenté le son. Je voulais savoir ce qui avait bien pu se passer dans la tête d’un jeune homme, promis à des études sans fausses notes, à un avenir professionnel brillant (j’avais pensé fort à mon fils, à l’état dans lequel je me retrouverais si j’apprenais qu’il avait endeuillé des centaines de familles, des gens qui ne penseraient qu’à une seule chose pour le restant de leur vie : se venger et maudire les miens et mes descendants jusqu’à la fin des temps, bon sang de nom de Dieu)...
J’avais l’esprit assez noir de merde comme ça pour ne pas ajouter celle que j’écoutais de toutes mes oreilles, ce matin du 20 juillet 2012, où la météo des plus ensoleillées devenait obscène à éclairer de mille feux le malheur de toute une population.
La Dodge a cherché en vain à attirer mon attention pendant le premier quart d’heure du trajet, où je m’étais surpris à plaquer la pédale d’accélérateur plus d’une fois au plancher sur une route d’État des plus surveillées. Elle avait une soif à en allumer tous les voyants du tableau de bord. Je me rappelle avoir lâché un « putain de merde » en ressentant les premiers hoquets. Pas les miens, non, ceux d’une mécanique de monospace frisant les 110 000 kilomètres et qui, jusqu’à ce jour-ci, n’avait jamais failli durant un voyage, aussi long et éprouvant fût-il.

 
Les soubresauts m’ont donné l’impression d’être secoué par des mains de géant, un gros singe genre King Kong (film revu la veille à l’hôtel, ce qui expliquait peut-être l’envolée de mon imagination d’ordinaire assez limitée), un poids lourd aurait tout aussi bien pu choisir de me rentrer dans le derrière, je n’en aurais pas été plus étonné ; pour ma part je me suis contenté d’appuyer deux fois plus sur le champignon. J’ai compris que le boîtier de vitesse automatique...

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