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Sorcières d'Atarah , livre ebook

189

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Français

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2024

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Sorcières d’Atarah – Quand la magie renaît des cendres du ChaosUne héroïne condamnée. Une Déesse en colère. Un Royaume à sauver.Condamnée pour ce qu’elle est — une sorcière —, Freya n’attend plus que la corde.Mais au moment de rendre son dernier souffle, une Déesse lui confie une mission impossible : sauver toutes les sorcières d’Atarah, un royaume ravagé par la peur, la traque et le sang.Et si la mort n’était que le début de sa véritable histoire ?Dans un monde où la Reine Téméra fait régner la terreur et où le Traqueur traque sans relâche les femmes magiques, Sorcières d’Atarah vous plonge dans un univers de vengeance, de foi et de feu intérieur.Freya n’est liée à aucun des quatre Éléments... et pourtant, c’est peut-être elle qui détient la clé du salut.Entre magie interdite, liens fraternels poignants et quête identitaire, ce roman explore la frontière entre le pouvoir et la peur, entre la lumière et l’obscurité. Freya n’est pas une élue. Elle est brisée, perdue, terrifiée par ses propres dons.Mais son amour pour sa sœur, Hazel, la pousse à défier la mort elle-même.À travers des descriptions riches, des rebondissements intenses et une atmosphère sombre et mystique, Sorcières d’Atarah fera vibrer le cœur de tous les lecteurs de fantasy et de dark fantasy, dans la lignée de Throne of Glass ou Le Prieuré de l’Oranger. Commandez dès maintenant Sorcières d’Atarah et plongez dans un monde où les flammes de la rébellion brûlent encore, même sous la cendre.Le Royaume tremble. La magie s’éveille. Et la Déesse réclame vengeance.
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Publié par

Date de parution

02 novembre 2024

EAN13

9782487852082

Langue

Français

Table of Contents PROLOGUE CHAPITRE 1 : LA FIN CHAPITRE 2 : L’ENTRE-DEUX CHAPITRE 3 : LE LIEN CHAPITRE 4 : TERRE DES CENDRES CHAPITRE 5 : LA TRAQUE CHAPITRE 6 : L’INTENTION CHAPITRE 7 : LA CLAIRVOYANTE CHAPITRE 8 : L’INCANTATION CHAPITRE 9 : LE PACTE CHAPITRE 10 : LE JARDIN DE GAÏA CHAPITRE 11 : LE GOÛT DU SANG CHAPITRE 12 : L’ENTENTE CHAPITRE 13 : LES CIEUX CHAPITRE 14 : LA FORÊT DES DÉCHUES CHAPITRE 15 : LA COUR D’ONDINE CHAPITRE 16 : LA JEUNE FILLE DE L’AUBERGE CHAPITRE 17 : L’ÉLÉMENT FEU CHAPITRE 18 : LA GROTTE AUX MIROIRS CHAPITRE 19 : LA TOUR CHAPITRE 20 : LA FUITE CHAPITRE 21 : LE SACRIFICE CHAPITRE 22 : L’EAU CHAPITRE 23 : LE HIÉROPHANTE CHAPITRE 24 : L’ASCENSION CHAPITRE 25 : L’ARCHE DES PASSEURS CHAPITRE 26 : LE RITUEL DU SANG CHAPITRE 27 : LE JUGEMENT CHAPITRE 28 : L’ARCANE SANS NOM ÉPILOGUE Remerciements À propos de Shirley Le Corre Vous avez aimé ce livre ? Les versions du livre
Écrit par Shirley Le Corre
Sorcières d’Atarah
Version numérique
Cordes de lune Éditions
© 2024 Shirley Le Corre – Toulouse
Tous droits réservés (Copyright France)
Cordes de lune Éditions – Collection Fantaisie
https://www.2passions1dream.com/
Couverture : Axel Davis
Ce roman est une œuvre de pure fiction. Par conséquent, toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre.
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
À ma grand-mère, qui elle aussi, m’a offert un pendentif en pierre de lune et a toujours entretenu ma part de magie.
PROLOGUE
Les portes de la salle du trône s’ouvrirent brutalement et le choc des pans en fer forgé contre les murs en granit du Palais résonna dans l’immense pièce. Cela suffit à faire taire tous ceux qui s’y trouvaient. Les courtisanes se figèrent, le visage orienté vers la source du vacarme. Les gardes s’immobilisèrent, leurs doigts serrés autour du manche de leur lance. Quant à la Reine, elle se crispa sur son fauteuil de velours pourpre et manqua presque de lâcher son verre de vin sucré. Tous demeurèrent figés, à l’exception d’un homme, celui qui venait d’entrer, le général Skander.
Les talons de ses bottes en cuir noir martelaient le sol alors qu’il traversait la pièce sous une centaine de regards. Des mains se portèrent soudain aux bouches en signe d’effroi. Nul ne pouvait ignorer les souillures sur la cuirasse argentée du soldat gradé. Son armure était maculée de rouge. De sang. Plus le général s’approchait du trône, plus les yeux de la Reine s’assombrissaient et plus son visage perdait de sa couleur, marquant un contraste avec sa longue chevelure brune.
Quand Skander arriva enfin aux pieds de la souveraine, il ne s’agenouilla pas. Pour la première fois de toute sa carrière, il ne dit rien, comme si les mots lui manquaient ou qu’ils préféraient rester logés à l’intérieur de sa bouche. La Reine Téméra se releva doucement, ne laissant entendre que le froissement du satin de sa robe bleu nuit. Ses yeux étudièrent le sang répandu sur l’armure du général. Ce dernier se redressa, reprit la contenance, prêt à délivrer la macabre nouvelle.
— Ma Reine… commença péniblement Skander d’une voix rauque. Notre Roi… il…
Téméra plaça une main sur son cœur.
— Parle, Général. Que s’est-il passé ? Pourquoi es-tu couvert de sang ?
Skander regarda la Reine gravement. Cette fois-ci, il s’agenouilla.
— Le Roi est mort, ma Reine.
Téméra lâcha son verre. Il explosa sur le sol et répandit un liquide pourpre parmi les éclats de cristal, qui tacha le tapis tissé à ses pieds. Elle s’effondra et le général eut juste le temps de la rattraper avant qu’elle ne heurte le sol. Son visage pâle se marqua de tristesse, pour autant, Skander ne pouvait s’empêcher de la trouver encore plus belle, malgré l’étrangeté du moment.
— Gardes ! s’écria Skander. Allez quérir les suivantes de la Reine pour qu’elles la raccompagnent dans ses appartements.
— Non… interrompit Téméra d’une voix à peine audible. Je veux le voir. Je veux voir Rowan.
Skander consulta ses soldats de faction du regard et l’un d’entre eux acquiesça.
— Entendu, ma Reine, suivez-nous.
Le général aida Téméra à se relever et ils avancèrent vers les portes de la salle du trône dont les battants vibraient toujours, témoins de la brutalité de l’instant. Le mouvement reprit peu à peu et les murmures se transformèrent en brouhaha. Téméra n’ajouta cependant rien. Accablée et quelque peu amorphe, ce fut grâce au soutien du général qu’elle quitta ce lieu où régnait désormais la peine de tout un Royaume endeuillé. Ils descendirent ensemble plusieurs escaliers, traversèrent de nombreuses pièces et des dizaines de couloirs. Perdue dans ses pensées, la Reine manqua de trébucher. Tout allait si vite.
Ils s’arrêtèrent dans le jardin particulier du Roi, un espace du château ouvert sur l’extérieur, où la végétation enlaçait la pierre du Palais. De l’herbe et des fleurs de toutes les couleurs recouvraient harmonieusement le sol. Toutefois, ce n’était pas leur arôme délicat qui se diffusait dans l’air, mais une odeur métallique. Au centre, un bassin d’eau, habituellement d’un bleu turquoise, était teint en rouge. Les axsies, ces créatures aquatiques qui y nageaient d’ordinaire, avaient fui, à l’exception de l’une d’entre elles, accoudée sur le rebord en pierres, sa queue de poisson dissimulée dans l’eau carmin. Son visage gris arborait des écailles dont quelques-unes maculées de sang. Ses iris verts fixaient un point au sol.
— Soldats ! hurla Skander, faites place à la Reine.
Les guerriers s’écartèrent, révélant le corps sans vie de Rowan, inerte sur l’herbe. Du sang imbibait ses habits blancs. Téméra accourut auprès de son époux. Aucune larme ne fit briller ses yeux, occupés à constater le massacre.
Un poignard en plein cœur. Voilà de quelle façon le Roi avait succombé. Elle abaissa les paupières de son époux sur ses yeux éteints. Des gémissements attirèrent alors son attention. Cael Vaughnbaer, le Prince héritier, se trouvait agenouillé sur le sol, ligoté, bâillonné et tenu par deux des meilleurs soldats de Skander. À ses côtés, son ami Fearghal essayait de le calmer en lui parlant, en vain.
Téméra se releva tout en scrutant le fils de son époux. Il n’était ni sa chair ni son sang, mais le fruit d’une liaison hors mariage. Un événement qui avait bouleversé la Reine à l’époque et qui lui laissait encore un goût amer dans la bouche. D’autant que Rowan avait attribué à son bâtard le titre d’héritier légitime au trône. Le coup de grâce. Elle avait dû vivre avec, non sans conséquences.
Les yeux du Prince, noirs, s’agitaient dans tous les sens, comme pris de folie. Il bavait, tel un animal enragé. Sa blouse en coton blanc suintait de sang, tout comme son pantalon. Même ses cheveux, qui lui arrivaient au milieu du cou, en étaient trempés. Il essayait tant bien que mal de se dégager de l’étreinte des gardes. Sa force semblait décuplée, toutefois il n’égalait pas les géants en armure. Téméra pouvait le constater de ses propres yeux, le Prince n’était pas lui-même.
Elle prit conscience de la foule qui s’agglutinait autour de la dépouille de son époux. Des regards curieux sur la scène macabre, des mines horrifiées de la Cour.
— Skander, faites sortir tous ces gens, ordonna-t-elle sèchement. Je souhaite seulement la présence du Premier Cercle.
D’un geste de la main, le général Skander somma ses soldats de vider les lieux. Tous les curieux quittèrent le jardin, un masque de déception sur le visage. Les guerriers fermèrent la marche, mais une femme, dont les longs cheveux blonds dépassaient de sa capuche, résistait aux gardes. Elle tentait de se frayer un chemin, à contre-courant de la foule. À en juger par sa tunique bleu et or, caractéristique des partisanes du temple de Gaïa, elle était une prêtresse et vénérait la Première Déesse, à l’origine de toute vie.
D’un simple signe de la main de Téméra, les soldats s’écartèrent les uns des autres d’un même mouvement afin de permettre un passage. La servante de Gaïa dépassa les gardes et s’agenouilla devant la Reine. Quand cette dernière lui indiqua de se relever, elle repoussa sa capuche, dévoilant son visage couvert d’arabesques argentées.
— Ô, ma Reine. Les étoiles ont toujours été du côté du Prince, il doit y avoir une explication à cette tragique histoire.
Téméra toisa froidement la prêtresse. Ainsi, elle interprétait les messages des Cieux, une sorcière dotée de l’Œil Céleste.
— Je me moque de vos étoiles. Elles n’ont pas empêché le meurtre du Roi, n’est-ce pas ? Pourquoi les écouter à présent ?
La sorcière n’ajouta rien et dissimula son amertume derrière une révérence, avant de se retirer. Téméra attendit qu’elle ait disparu et reporta son attention sur son général, entouré des quelques membres du Premier Cercle.
— Pourquoi traitez-vous le Prince de cette manière ? demanda la Reine.
— Parce que… C’est lui, ma Reine, c’est le Prince qui a assassiné le Roi.
— Un parricide est le pire crime possible ! Nous devons le punir ! s’écria l’un des membres du Premier Cercle.
Téméra resta impassible et empêcha chaque muscle de son visage et de son corps de trahir ses émotions. Elle incarnait l’autorité, la moitié de feu le Roi, tel était son devoir, alors elle garda ses yeux brillants posés sur Cael.
— Ma Reine, que devons-nous faire du Prince ?
— Général, c’est un adolescent et le fils du Roi…
— Il doit répondre de ses actes ! lâcha un autre.
Le reste des membres acquiesça, l

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