The Dark Gates of Madness
104 pages
Français

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The Dark Gates of Madness , livre ebook

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illustré par
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Description


ATTENTION : livre interdit aux moins de 18 ans et réservé à un public adulte averti !



La folie, tout le monde en parle. Mais avez-vous déjà plongé en son sein, dans ses plus abjectes profondeurs ?


Graham Masterton, l’un des plus grands auteurs mondiaux de la littérature horrifique s’associe à Frédéric Livyns le temps d’un recueil. Ils vous convient à un voyage mémorable dans les ténèbres. A travers 6 textes pulps, véritable hommage à l’ancienne littérature horrifique, alliant tour à tour terreur et humour, noirceur et dégoût, les auteurs vous proposent une plongée en apnée dans les tréfonds les plus sombres de l’âme humaine. Ces histoires réservées à un public averti sont brillamment illustrées par Christophe Huet qui a donné vie aux mots à travers des tableaux propres à vous faire toucher du doigt l’aversion engendrée par le caractère extrême de certains récits.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782930880785
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Illustration de couverture : Christophe Huet
Composition graphique : Christophe Huet
Mise en page : Séma Éditions
© Séma Editions, département de Séma Diffusion, pour la présente édition
Ouvrage dirigé par Michaël Schoonjans
Rue Félicien Terwagne 2, 5020 Vedrin, Belgique
Tél : +32 (0)477/57.81.82
Mail : contact@sema-diffusion.com
D/2017/13.731//4
ISBN : 978-2-930880-77-8
Tous droits réservés pour tous pays
Toute reproduction interdite
Imprimé en Pologne
Avertissement


Âmes sensibles, s’abstenir !

Cet ouvrage contient des scènes d’une extrême violence ainsi que des sévices sexuels. Certaines de ces scènes font de plus l’objet d’une illustration réaliste.
Ce livre est par conséquent réservé à un public adulte averti.

Serge remercia son client et referma la porte de son cabinet après avoir jeté un œil dans la salle d’attente désespérément vide. S’il se fiait à son agenda, il avait une heure de libre jusqu’à son prochain client. Le dernier de la journée. Le dernier de la semaine. Il sourit avec amertume face à cette pause forcée. Alors que bon nombre de ses collègues en dentisterie se plaignaient régulièrement de l’afflux de patients, il n’avait encore jamais vu son carnet de rendez-vous exploser. Il comprenait bien qu’il était fort difficile de se lancer dans la profession et que constituer un réseau de clients prenait un temps certain, mais la situation présente l’exaspérait. Il était loin d’être le plus mauvais de sa profession et il était capable de citer bon nombre de ses confrères à qui il n’aurait même pas confié les canines de son pire ennemi. Bien sûr, il n’ignorait pas que changer les habitudes des gens ne se faisait pas du jour au lendemain. Un dentiste, c’est comme un médecin. On n’en change que par nécessité, pas pour le plaisir. Une relation de confiance s’établit avec le praticien, et le changement fait toujours peur. De plus, Serge échangeait très peu avec ses clients, et ses mentors n’avaient de cesse de lui répéter que ce manque d’empathie lui serait nuisible. Pour sa part, il ne voyait pas l’intérêt de converser avec des personnes incapables de répondre, vu qu’il travaillait dans leur bouche. Mais il était forcé de reconnaître qu’ils n’avaient peut-être pas tort. Car lui qui avait toujours cru que cette profession libérale lui permettrait de mener un bon train de vie commençait à désespérer. Peut-être était-ce la faute à une figure paternelle émérite en son domaine ? Un homme faisant autorité en orthodontie et qui avait décidé que son fils, qui rêvait stupidement d’être musicien, mais était trop faible pour s’opposer à son désir de relève, suivrait les mêmes études que lui. Et après tout, bon sang ne saurait mentir, Serge s’était avéré excellent dans son domaine, finissant même premier de sa promotion avec une grande distinction en poche.
Pourtant, ce père qu’il avait toujours considéré comme un roc, un modèle par la force des choses, n’était en fait qu’un château de sable. Décédé d’un arrêt cardiaque en plein adultère, il n’avait pu empêcher la tourmente de souffler sur sa cellule familiale. Lui qui disait qu’il mourrait la fraise entre les doigts, était passé de vie à trépas avec son poireau à la main. C’est alors que la réalité avait rattrapé cette famille que tout le monde considérait comme modèle. Papa était en fait un coureur de jupons doublé d’un flambeur invétéré vivant largement au-dessus de ses moyens. Sa mère s’était réveillée avec des cornes plus longues que celles de Lucifer lui-même et une kyrielle de créanciers à l’affût pour grappiller le peu de miettes qui restaient sur le compte en banque. Alors que ce décès avait entrouvert une porte pour que Serge change enfin d’orientation, sa mère s’y était à son tour opposée. Ils nageaient dans les problèmes d’argent, et elle comptait sur lui, son fils unique, pour subvenir aux frais de la famille. Comme Serge ne se voyait pas abandonner sa pauvre maman malmenée par sa vie qui s’effondrait, il avait accepté de devenir cette source de revenus, même si exercer la profession ne l’enchantait pas plus que cela, voire même le dégoûtait. Il avait donc travaillé comme stagiaire auprès de collègues de son père qui, par respect pour la mémoire de ce dernier, l’avaient pris sous son aile. Cela lui avait permis de faire ses armes, comme on dit. Après des années passées à assister ces dentistes réputés, Serge découvrit un jour sa mère pendue dans le salon. N’en pouvant plus de vivre cette lente déchéance, elle avait décidé de rejoindre dans l’au-delà celui qui les avait mis dans pareille galère. Nul doute qu’elle devait être en train de lui botter les fesses de l’autre côté. Mais de toute cette affliction était né un point positif, sous forme d’héritage. La demeure familiale avait été revendue pour apurer le reliquat des dettes, dégageant ainsi suffisamment de fonds pour que Serge puisse acquérir son appartement et ouvrir son propre cabinet.
Mais ces années passées à apprendre son métier ne l’avaient pas débarrassé de son aversion, même si, avec le temps, il avait fini par en faire abstraction. Car, soyons sérieux, qui aimerait passer la journée à inspecter la bouche des gens ? Avec certains clients, cela s’apparentait à vider un collecteur d’égout à mains nues. Il pensait parfois avec une philosophie non dénuée d’humour que cela aurait pu être pire. Et s’il avait été gynécologue ? Ou proctologue ? Il fallait voir le verre à moitié plein, sous peine de perdre le goût de l’ivresse.
Il en était là de ses pensées lorsqu’on sonna à la porte. Il regarda l’horloge. Serait-ce son rendez-vous qui se pointait avec une bonne demi-heure d’avance ? Il traversa la salle d’attente et ouvrit le battant.
Une dame d’un âge indéfinissable se tenait sur le porche. La peau orangée des femmes abusant du banc solaire en pensant rajeunir, elle trépignait d’impatience.
— Vous êtes le dentiste ? demanda-t-elle d’une voix rocailleuse.
Il s’appliqua à sourire aimablement et à museler sa réflexion ironique : la plaque sur sa façade l’indiquait en toutes lettres, non ?
— Tout à fait, dit-il. En quoi puis-je vous aider ?
— C’est pas pour moi, c’est pour mon jeune fils.
Elle tira un gamin au visage émacié de derrière son dos.
— Il est timide, justifia-t-elle.
Serge ne répondit pas. Il songea
Graham Masterton


Graham Masterton, né le 16 janvier 1946 à Édimbourg, est un auteur écossais. Il est essentiellement connu pour ses romans d'horreur.
Après ses débuts dans le journalisme, Graham Masterton se tourne vers la littérature fantastique et connaît le succès en 1975 avec son premier roman, Manitou , écrit en seulement une semaine et adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal. Graham Masterton vit aujourd'hui en Irlande, près de Cork, où il continue d'écrire les aventures de Jim Rook, un sympathique mais étrange professeur souvent témoin de phénomènes surnaturels chez ses élèves. Il a également écrit de nombreux manuels sur la sexualité ( Comment être un amant parfait ? ) : il était originellement éditeur du magazine pour adulte MayFair et de l'édition britannique de Penthouse .
Frédéric Livyns


Né en Belgique en 1970, Frédéric Livyns est très tôt attiré par le fantastique et s’y adonne avec passion depuis de nombreuses années. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, tant pour les adultes que pour un lectorat plus jeune. On le retrouve également au sommaire de nombreuses anthologies consacrées à la SFFF.
Il a été lauréat à deux reprises du prestigieux Prix Masterton dans la catégorie « Nouvelles » : en 2012, avec « Les contes d’Amy », et en 2015, avec « Sutures ».
Chroniqueur littéraire pour Phenix-Web et musical pour Le Suricate magazine, il a de plus intégré le jury du Prix Masterton de 2014 à 2016.
Depuis cette année, il endosse le rôle d’anthologiste pour la collection « Imaginarium Fantastique » au sein des éditions L’ivre-book.
L’auteur vit près de la frontière française avec son épo

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