Torpille M.X. 33
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Description

Mademoiselle Godin, secrétaire d’un Général de la Défense Nationale, vient faire appel à Alain BARROIS, le Roi des Détectives, pour retrouver les plans d’une nouvelle torpille qui ont été dérobés dans le coffre-fort de son chef et dont elle avait la responsabilité, pendant qu’il était en voyage.


Celui-ci revient dans quelques jours et la jeune femme craint d’être soupçonnée d’espionnage si les documents n’ont pas réintégré leur place d’ici là.


Alain BARROIS, aussi galant homme que patriote, va tout mettre en œuvre pour débusquer le voleur et lui jouer un bien vilain tour...


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EAN13 9791070030325
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Alain BARROIS,
Le Roi des Détectives

TORPILLE M. X. 33
Récit policier

André VALMONT
I
UN VOL D'IMPORTANCE
 
— Il ne faut jamais s'en faire dans la vie, mon cher Alfred, dit Alain Barrois avec un sourire optimiste, tu te désoles parce que tu as subi quelques revers ces temps derniers, bah ! comment aurais-tu réagi à ma place ? Que de fois me suis-je trouvé dans des situations, non seulement difficiles, mais encore inextricables ! Un autre se serait découragé, eût envoyé tout promener, moi pas. C'est justement à cette ténacité, à cette persévérance que je dois la plupart de mes succès. Les obstacles ? Rien de tel pour vous stimuler, vous inciter à poursuivre. La chance aidant, il est bien rare qu'on n'arrive pas à ses fins. À ce propos, je vais te raconter une petite histoire, un de mes « cas » les plus fameux...
Un coup frappé à la porte interrompit le récit du détective. Albert, le vieux serviteur de Barrois, passa sa tête anguleuse dans l'entrebâillement, puis s'avança lentement.
— Je m'excuse, heu... de déranger monsieur, mais il y a une dame heu... qui demande à lui parler d'urgence.
— Tant pis pour l'histoire, mon bon Alfred, fit Alain Barrois se tournant vers son ami, ce sera pour une autre fois. Et s'adressant au domestique : elle n'a pas donné son nom ?
— Si. Quelque chose comme heu... Gobin ou Godin.
— Bon. Introduisez-la.
— Je me sauve, dit Alfred, à bientôt !
— Pourquoi ? Tu ne me déranges pas ; reste, au contraire. Voyons un peu ce que nous veut la gente demoiselle.
Albert, fort cérémonieux et indolent, comme d'habitude, invita la visiteuse à entrer, referma discrètement la porte sur elle.
Une jeune fille, très gracieuse et élégante, pénétra timidement dans la pièce, dévisagea un peu étonnée les deux hommes qui, poliment, s'inclinèrent.
— Veuillez vous donner la peine de vous asseoir, mademoiselle, pria le détective courtois. Je suis Alain Barrois et ce monsieur à mes côtés, est mon ami, Alfred Garnier. Vous pouvez parler en toute franchise. En quoi puis-je vous être utile ?
La jeune femme eut un geste de désespoir, visiblement elle ne savait par où commencer.
— Je m'appelle Jeanne Godin, balbutia-t-elle enfin, quelqu'un de ma connaissance m'a vanté vos mérites, ce qui m'a décidée à venir solliciter votre aide. Je ne vous cacherai pas que je me trouve dans une situation des plus délicates, voire désespérée. Il m'arrive un terrible malheur...
Un sanglot s'échappa de sa gorge serrée et ses yeux s'embuèrent de larmes.
— Soyez assurée que je compatis d'avance à votre détresse, mademoiselle, déclara Barrois apitoyé, vous avez très bien fait de vous adresser à moi, toutefois, je vous demanderai d'avoir l'amabilité de m'exposer plus clairement votre affaire.
— Excusez-moi, mais je suis tellement troublée... Voilà de quoi il s'agit : je travaille au ministère de la Guerre comme secrétaire particulière du Général M... (Pour des raisons que vous comprendrez, je ne puis vous dévoiler son nom). Avant-hier, le Général m'a donné à copier des documents de très haute importance concernant la Défense Nationale et comme il a dû s'absenter pour un voyage urgent, il m'a priée, une fois mon travail terminé, d'enfermer les papiers dans son coffre-fort personnel, ce que je fis effectivement. Ce matin, cherchant un dossier que je croyais avoir rangé par mégarde dans le coffre, j'ouvris celui-ci afin de m'en assurer. Imaginez ma stupeur, mieux, mon désarroi, lorsque je découvris que les documents en question ne se trouvaient plus à leur place ! J'eus beau fouiller partout, peine perdue, pas la moindre trace du précieux dépôt, à en croire qu'il s'est volatilisé. Le Général doit rentrer vers la fin de cette semaine, c'est-à-dire dans trois jours environ. Si, d'ici là, les papiers ne sont pas retrouvés, je dois, non seulement m'attendre à perdre ma place, mais à pire encore, qui sait ? Telle est la pénible situation dans laquelle je me débats. Je mets en vous, monsieur, tout mon espoir ; si vous n'êtes pas en mesure de m'aider, autant que je me jette tout de suite à la Seine.
— Allons donc, pas de bêtises ! Répondez plutôt aux questions que je vais vous poser maintenant, n'omettez rien, car les plus petits détails peuvent être d'une importance capitale. Combien de clés y a-t-il au coffre-fort ?
— Deux. Le Général en garde toujours une sur lui ; moi, j'ai l'autre.
— Une tierce personne ne peut, par conséquent, ouvrir le meuble ?
— À moins de connaître le mot secret, c'est impossible.
— Quel est ce mot ?
— Je regrette vivement de ne pouvoir vous le dévoiler.
— Qu'à cela ne tienne, mademoiselle, je m'arrangerai autrement. Montrez-moi donc un peu la fameuse...

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